La Coordination réunie à l’Ambassade ce 9 mars 2010 a enregistré avec plaisir le succès du premier rassemblement pour la libération des 5 dans la belle ville de Lille en écho de ceux qui se déroulaient dans le même instant à Paris et à Arras. En outre Leyde nous annonce une très prochaine initiative dans la même optique des amis de Cuba de la région Bordelaise. Il va s’en dire que la Coordination s’en trouve encouragée pour la suite de ses combats à mener. De mon côté, au niveau de mes contacts par internet relatifs à ma fonction de coordinateur, je reçois beaucoup de messages qui témoignent de cette volonté qu’ont les militants pro-cuba de sortir de la sempiternelle réunion entre initiés autour d’un mojito pour aller au contact du Public et, l’informer de la réalité Cubaine.
Il est clair que ce qui est possible à Arras Paris Lille et Bordeaux l’est autant à Toulouse Bayonne Nantes Marseille Lyon Strasbourg Metz ou ailleurs ! Les beaux jours revenus, j’invite toutes les Organisations de Province à s’unir sur cet objectif.
Pour sa part la Coordination Nationale a décidé de déposer une autorisation préfectorale pour son prochain rassemblement du 26 Mars à 18 h30 à MENILMONTANT PARIS 20ème Métro Ménilmontant.
D’ores et déjà, les organisations peuvent inviter leurs adhérents et leur amis à y participer avec badges et drapeaux, la carte à envoyer à Obama sera disponible à l’Ambassade pour chacune d’entre elles (20 000) Les Provinciaux de passage à Paris sont invités à s’y approvisionner.
Pour la Coordination Nationale
Jacques MILHAS
La Havane, 8 mars (AIN) - Quatorze personnalités nord-américaines ont sollicité aujourd’hui au gouvernement de Barack Obama que soient délivrés des visas aux épouses de deux des cinq anti-terroristes cubains emprisonnés aux États-Unis depuis 1998.
Dans la lettre qui a été envoyée à la Secrétaire d’État Hillary Clinton et à la Secrétaire du Département de Sécurité Interne Janet Napolitano, les signataires ont plaidé pour la délivrance de visas à Olga Salanueva, épouse de René González et à Adriana Pérez, épouse de Gerardo Hernández.
Parmi les signataires du document se trouvent le linguiste, philosophe, analyste et activiste politique Noam Chomsky, l’historien et intellectuel marxiste Michael Parenti, la maire de Richmond Gayle McLaughlin, l’ex- congressiste Esteban Torres et l’acteur Danny Glover.
On y trouve également les noms de la poète et écrivain Alicia Walker, d’Angela Davis, professeur d’Histoire de l’Université de Santa Cruz (Californie), de l’ex-chef de la section d’intérêts des États-Unis à Cuba Wayne Smith et de l’activiste des droits civils Yury Kochiyama.
Depuis plus de dix ans, l’administration nord-américaine a refusé à Olga et à Adriana le droit d’entrée aux États-Unis, bien que le seul objectif de leur voyage soit de rendre visite à leurs époux emprisonnés. René accomplit actuellement une peine de 15 ans de prison et Gérardo a été condamné à une double peine de prison à vie, plus quinze ans.
René, Gerardo, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et Fernando González ont été condamnés, à Miami, à des peines de prison démesurées pour avoir pénétré des organisations d’extrême droite d’origine cubaine installées en Floride, afin de pouvoir alerter l’île de la préparation d’actions terroristes.
Tous les signataires de la missive sont membres de la Commission Internationale pour le Droit aux Visites Familiales, intégrée par 170 personnalités reconnues de 27 pays différents.
La Commission des Relations internationales de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire de la République de Cuba appelle les commissions des droits de l’homme et des relations internationales, les groupes parlementaires d’amitié avec Cuba et tous les parlementaires du monde à participer au FORUM DÉBAT PARLEMENTAIRE : Une injustice qui dure depuis douze ans qui aura lieu le 18 mars 2010, de 09 :00 h à 12 :00 h sur le site http://foro.jovenclub.cu/
Cinq Cubains – Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Fernando González, Antonio Guerrero y René González – purgent depuis maintenant douze ans de longues et injustes peines dans des prisons étasuniennes pour le seul crime d’avoir défendu Cuba contre les actions des groupes terroristes installés aux États-Unis.
Leur procès dure depuis dix ans sans que justice ait été faite, bien que la cour d’appel d’Atlanta et la cour de Miami qui les a jugés aient reconnu qu’aucun d’eux n’avait causé de préjudices à la sécurité nationale des États-Unis.
Ils ont été victimes durant tout ce temps-là de nombreuses violations de la loi et des droits de l’homme : emprisonnement cellulaire à plusieurs reprises sans cause justifiée ; retard dans la délivrance de visas à leurs parents, si bien que ceux-ci n’ont pu leur rendre visite qu’une fois par an en moyenne, et déni réitéré et systématique de la part du gouvernement étasunien de délivrer des visas aux femmes de Gerardo Hernández et de René González, Olga Salanueva et Adriana Pérez, respectivement.
Durant toutes ces années-ci, de nombreuses prises de position ont exigé la libération des Cinq : des parlements, des centaines de parlementaires, de prestigieuses organisations juridiques, religieuses et des droits de l’homme, des dirigeants de gouvernements et des personnalités éminentes du monde entier, dont dix Prix Nobel.
A ce jour, les autorités étasuniennes n’ont fait aucun cas de ces requêtes. En juin 2009, la Cour suprême des USA a annoncé sans autres explications qu’elle ne réviserait pas le cas des Cinq, ce qui veut dire que les ressources légales dans leur cas ont conclu.
Au terme de douze années de réclusion, il est temps que l’administration Obama sente le poids de cette réclamation internationale et mette fin à cette injustice et aux souffrances infligées à ces cinq hommes et leurs familles.
La Commission des Relations internationales du parlement cubain appelle tous les parlementaires du monde à ouvrir à travers ce forum un autre espace de propositions et d’actions concrètes adressées au gouvernement et au Congrès des USA afin d’exiger que le président Obama libère les cinq Cubains antiterroristes et délivre des visas à Olga Salanueva et à Adriana Pérez, de façon à faire cesser ce qu’Amnesty International a qualifié de « punition gratuite, qui viole aussi bien les normes concernant le traitement humain des prisonniers que l’obligation des pays de protéger la vie familiale ».
Par Gloria Gonzalez Justo
Nadine Gordimer, écrivaine sud-africaine, prix Nobel de littérature, qui se trouve à Cuba en qualité d’invitée d’honneur de la Foire internationale du livre 2010, a lu cette déclaration au Centre de presse internationale.
Hier, mardi 16 février, j’ai rencontré les familles des cinq prisonniers politiques cubains incarcérés aux États-unis depuis 11 ans. J’ai pu ainsi constater le drame que traverse ces familles. Les renseignements qui m’ont été fournis confirment ceux que je possédais déjà.
Le 16 et le 17 juin 1998, le gouvernement cubain a invité deux importants responsables du FBI afin de leur remettre de nombreux documents prouvant la dangerosité de plusieurs personnes résidant en Floride, impliquées dans des actes terroristes contre Cuba. Jusqu’à ce jour, aucune d’entre elles n’a été interpellée par les autorités étasuniennes, malgré les preuves en leur possession.
Trois mois plus tard, le 12 septembre 1998, le FBI a arrêté cinq cubains : Antonio Guerrero, Fernando González, Gerardo Hernández, Ramón Labañino et René González. Leur crime ? Avoir infiltré, au péril de leur vie, des groupes d’origine cubaine responsables de nombreux attentats violents qui ont coûté la vie à de nombreux innocents. Depuis 1959, le terrorisme contre le peuple cubain a causé la mort de 3 478 personnes, et 2099 autres sont restées handicapées à vie.
Après un procès émaillé de nombreuses violations juridiques, les Cinq ont été condamnés à un total de 4 condamnations à perpétuité plus 77 ans, pour avoir combattu le terrorisme.
Depuis plus de 11 ans, ils sont enfermés dans différentes prisons des États-Unis.
Ces cinq cubains ont été soumis à plusieurs reprises à des traitements cruels, inhumains et dégradants. Du jour de leur arrestation au 3 février 2000, c’est à dire pendant 17 mois, ils ont été maintenus dans des cachots, sans aucun contact avec les autres détenus ou leurs gardiens.
Le 27 mai 2005, le Groupe de travail sur les détentions arbitraires des Nations unies a dénoncé le caractère « arbitraire » de la détention des cinq cubains, soulignant le fait que celle-ci violait les normes internationales et il exigeait un nouveau procès.
Le 9 août 2005, trois juges de la Cour d’appel du 11e Circuit d’Atlanta, ayant plus de 80 ans d’expérience, ont décidé à l’unanimité d’annuler le verdict de première instance et ils ont requis un nouveau procès.
Le 28 septembre 2005, le gouvernement des États-Unis a demandé à l’ensemble de la Cour composé de 12 juges, de reconsidérer la décision du
9 août 2005, une démarche très rare, selon les spécialistes juridiques étasuniens.
Le 9 août 2006, après de très fortes pressions politiques, la Cour d’appel d’Atlanta a rejeté la décision des 3 juges et elle a renvoyé l’affaire devant le panel [des 3 juges]
Le 27 août 2007, la défense a présenté un nouveau procès en appel. En 2008, le panel des 3 juges de la Cour d’appel d’Atlanta a ratifié les verdicts de culpabilité des Cinq, confirmant les sentences contre Gerardo et René. Il a annulé celles de Ramón, d’Antonio et de Fernando, les considérant comme incorrectes, et il a renvoyé leur affaire devant la Cour du district de Miami pour que de nouvelles sentences leur soient appliquées.
A cette occasion, la Cour d’appel a conclu à l’unanimité qu’il n’existait aucune preuve d’obtention ou de transmission de renseignements secrets ou relevant de la défense nationale.
En 2009, la Cour Suprême des États-Unis, à la demande de l’administration Obama, a refusé de reconsidérer l’affaire.
Les témoignages des familles démontrent la torture psychologique et morale à laquelle elles ont été soumises par le gouvernement et les autorités judiciaires étasuniens. Olga Salanueva, épouse de René González, ainsi qu’Adriana Pérez épouse de Gerardo Hernández, n’ont toujours pas été autorisées à rendre visite à leur époux. Le 25 juin 2002, après cinq ans d’attente, Adriana Pérez a obtenu un visa pour aller voir son époux emprisonné à Los Angeles. Mais à son arrivée aux États-Unis, le FBI l’a arrêté, l’a interrogée pendant 11 heures, puis l’a expulsé à Cuba, sans qu’elle ait pu rendre visite à son compagnon. Cela fait plus de 11 ans qu’Adriana n’a pas vu Gerardo et 10 ans qu’Olga n’a pas vu René. Une telle cruauté est inacceptable!
Aujourd’hui, après ma rencontre avec les familles, j’ai pu mesurer la dignité et le courage de ces mères et de ces épouses qui endurent, avec une force de caractère saisissante, cette brutalité inhumaine, depuis plus d’une décennie.
Je veux me joindre à leur exigence de justice en faveur de ces cinq cubains innocents. Je demande au gouvernement du président Obama leur libération immédiate. Je lance également un appel aux citoyens du monde : le moment est venu de mettre un terme à la souffrance des cinq cubains et de leur famille.
Nadine Gordimer
La Havane, 17 février 2010
Une autre voix s’est faite entendre dans la même salle en faveur des Cinq: celle de Rask Morakabe, un ancien prisonnier politique pendant l’apartheid sud-africain, qui s’est dit particulièrement sensible à la situation des Cinq, expliquant qu’«en Afrique du Sud, cette affaire est très importante car nous avons vécu pendant des décennies l’emprisonnement de Nelson Mandela, et tout comme nous avons lutté pour sa libération, nous sommes persuadés que nous obtiendrons celle des Cinq.»
La veille, dans la ville de Neuquen, en Argentine, Emir Kusturica, cinéaste et musicien serbe, a aussi réclamé que justice soit faite, et a sommé le président étasunien de lever les condamnations.
Les cinq héros cubains prisonniers aux USA pour avoir tenté de prévenir des actions terroristes contre leur pays ont envoyé un message d’espoir et de solidarité au peuple d’Haïti, récemment dévasté par un puissant séisme.
Dans ce message publié sur le site Cubadebate, les Cinq signalent qu’en ce moment particulièrement tragique et douloureux que traversent les Haïtiens, les patriotes cubains incarcérés tiennent à faire part de leurs condoléances aux familles des victimes de cette catastrophe.
«Nous sommes persuadés que le peuple haïtien saura se montrer ferme et qu’avec le concours de l’aide internationale, il pourra reconstruire son pays. Dans cette tâche, vous pourrez toujours compter sur l’aide solidaire du peuple cubain», précise le document.
Ramon Labañino, René Gonzalez, Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez et Antonio Guerrero terminent en adressant leurs salutations chaleureuses et fraternelles au peuple martyr d’Haïti.
Olga Salanueva, la compagne d'un des cinq anti-terroristes cubains injustement incarcérés aux Etats-Unis, a adressé à La Havane une demande de liberté au président Barack Obama en faveur de ces compatriotes.
«Il est grand temps que le président Obama nous dise pourquoi des hommes qui combattaient le terrorisme sont en prison. Lui seul peut les remettre en liberté», a dit l'épouse de René Gonzalez au siège de l'Institut cubain d'amitié avec les peuples (ICAP).
Lors d'une rencontre avec le groupe de solidarité Cuba Global Exchange, des Etats-Unis, Olga Salanueva a expliqué plusieurs aspect du parcours juridique tortueux auquel ont été confrontés les avocats de la défense des Cinq afin d'obtenir de nouvelles sentences pour trois d'entre eux (Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et Ramon Labañino).
Après avoir fait un bilan des actions terroristes lancées contre Cuba pendant 50 ans, Magalis Llort, la mère de Fernando, a mis l'accent sur la situation paradoxale dans laquelle se sont retrouvés son fils, ainsi que Antonio, René, Ramon et Gerardo, pour avoir aidé à déjouer ce genre d'actions.
«Vous n'avez peut-être pas beaucoup entendu parler de Luis Posada Carriles, d'Orlando Bosch et de Félix Rodriguez, mais nous savons très bien qui ils sont, car ils ont ourdi et continuent d'ourdir des actions criminelles contre Cuba», a déclaré Rosa Aurora Freijanes, la compagne de Fernando, avant de demander à l'assistance de renforcer leur solidarité avec la cause des Cinq.
«Il faut informer les gens de cette affaire, et nous vous invitons à exhorter vos congressistes à s'y intéresser et à œuvrer en faveur de la justice», a-t-elle dit.
Kenia Serrano, présidente de l'ICAP, Mirta Rodriguez et Irma Sehwerert, mères d'Antonio et de René respectivement, étaient également présentes.
Global Exchange, qui à cette occasion a fait le voyage à Cuba avec une centaine de membres, est un organisme de solidarité qui œuvre à la promotion des visites et des échanges avec divers secteurs sociaux cubains. (AIN)
MIGUEL MAURY GUERRERO
Gramna du 30.12.2009
Le ministère de l'Enseignement supérieur a attribué à nos cinq héros la Distinction pour l'Education cubaine, en reconnaissance de leurs mérites exceptionnels dans la défense de la souveraineté et du droit à l'autodétermination de notre peuple, les considérant comme des exemples pour notre jeunesse, porteurs des valeurs humaines les plus nobles dans la lutte contre le terrorisme, et d'une loyauté absolue à leur patrie et à leur Révolution.
Ricardo Alarcon de Quesada, membre du Bureau politique et président de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, a remis la décoration aux familles des Cinq au cours d'une cérémonie pour la Journée du personnel enseignant de l'enseignement supérieur qui s'est déroulée au Mémorial José Marti, sur la Place de la Révolution de La Havane.
«Nous sommes une nation d'enseignants: Varela, Mendive, Luz y Caballero, Marti (...); les conseillers dans divers endroits du monde (...) René, Gerardo, Ramon, Antonio et Fernando, militants exemplaires de la dignité; nos professeurs universitaires et Fidel, qui a exercé le plus brillant magistère politique, social et culturel que nous n'ayons jamais connu», a déclaré Miguel Diaz-Canel, membre du Bureau politique et ministre de l'Enseignement supérieur.
«Nous vous félicitons parce que vous êtes, fort heureusement, d'incorrigibles rêveurs, des sculpteurs opiniâtres de l'âme, de ceux qui croient aux possibilités de perfectionnement de l'être humain», a-t-il dit.
La cérémonie a également comporté la remise de l'Ordre de Frank Pais 1er et 2e Classes, la médaille José Tey, la Distinction pour l'Education cubaine et la Distinction Rafael Maria de Mendive à une vaste représentation d'enseignants.
Etaient également présents José Ramon Fernandez, vice-président du Conseil des ministres; Olga Lidia Tapia, membre du Secrétariat du Comité central; Ena Elsa Velazquez, ministre de l'Education, et Christian Jiménez, président de l'Institut des sports et des loisirs (INDER).
Joel Mayor Loran
Gramna du 23.12.2009
2010
UNE NOUVELLE ANNEE DE LUTTE POUR LA LIBERATION DES CINQ
LE 18 DECEMBRE 2009, LE DEPARTEMENT DE LA SECURITE DU GOUVERNEMENT DES ETAT-UNIS A REFUSE UNE NOUVELLE FOIS LE VISA HUMANITAIRE A OLGA SALANUEVA AFIN QU'ELLE PUISSE RENTER DANS LE PAYS POUR RENDRE VISITE A SON MARI, RENE GONZALEZ, CONDAMNE A 15 ANS DE PRISON.
EXIGEONS LE DROIT DE VISITE POUR OLGA ET ADRIANA
LIBERTE POUR LES CINQ
Santiago Vega, animateur radio et télévision, Aldo Bonavitta, banquier, et Alcides Bonavitta, militante sociale, ont commencé ce 25 Décembre l’escalade de l’Aconcagua.
Ces trois brigadistes de Patagonie espèrent ainsi attirer l’attention sur la demande mondiale de la libération immédiate des Cinq cubains emprisonnés injustement depuis onze ans aux US. Les grimpeurs portent une drapeau orné d’un logo, créé par Gerardo Hernandez, qu’ils planteront au sommet du toit des Amériques : l’Aconcagua qui culmine à... 6959 mètres d’altitude !!! Ce sera une façon supplémentaire d’exiger la liberté pour les cinq et de faire connaître leur cause, malgré la presse silencieuse. Les trois grimpeurs qui relèvent ce défi marchent sur les traces d’un autre jeune argentin, Ernesto Guevara, qui, dans le milieu du siècle dernier avait tenté d’escalader le célèbre Popocatepetl du Mexique. Comme prévu, l’expédition sera de retour le 18 Janvier 2010 dans la ville de Neuquén, après avoir défié les températures extrêmes et les dangers que cela entraîne.
L’Aconcagua est situé à la frontière de l’Argentine et du Chili...
Lou Florian
Source « le grand soir »
« Une très belle journée d'amitié franco-cubaine, un beau combat !
Le 4 décembre 2009, l'UL-CGT d'Arras a organisé en plus de sa 14ème manifestation mensuelle en faveur de la Libération des Cinq Cubains injustement embastillés aux E-U, une réception chaleureuse suivie d'une Conférence de Presse avec M. Orlando Requeijo Gual, Ambassadeur de Cuba en France. Pour cette occasion, une délégation de la Coordination Nationale pour la Défense de la Révolution Cubaine et la Libération des Cinq, s'est rendue à Arras. Merci aux militants Arrageois ! »
Le peuple d'ARRAS solidaire des 5 Cubains : 4 décembre 2009
envoyé par michko2. - L'actualité du moment en vidéo.
Documentaire de Michel Taupin pour Cuba Si (http://www.lesamisdecuba.com/)
Incarcérés depuis 1998, les cinq Cubains Fernando González, Antonio Guerrero, Gerardo Hernández, René González et Ramón Labañino ont été condamnés en décembre 2001, lors d’un procès inique tenu à Miami, à des peines exorbitantes pour avoir « conspiré » en vue d’espionner les Etats-Unis. En réalité, ils n’avaient fait qu’infiltrer les groupes anticastristes radicaux qui, depuis la Floride, multiplient attaques armées et attentats contre Cuba.
Le 4 juin 2008, tout en ratifiant leur « culpabilité », la cour d’appel d’Atlanta constatait qu’aucun délit « contre la sécurité nationale des Etats-Unis » n’avait été commis et estimait les peines infligées à trois d’entre eux disproportionnées. Elle ordonna donc qu’ils soient rejugés. Ils l’ont été, toujours à Miami, par la même magistrate qu’en 2001, Mme Joan Lenard.
Reconnaissant de facto l’injustice flagrante qu’elle avait commise lors du premier procès, et au vu de l’indignation internationale qui s’exprime autour du cas des « cinq », elle n’a eu d’autre solution que de réduire les sentences.
Le 13 octobre 2009, Antonio Guerrero, qui purgeait une condamnation à perpétuité plus dix ans, a vu son châtiment ramené à vingt et un ans plus dix mois de prison.
Le 8 décembre, Ramón Labañino (perpétuité plus dix-huit ans) s’est vu sanctionner de trente ans d’incarcération. Fernando González a, quant à lui, été condamné à dix-sept ans plus neuf mois (contre dix-neuf ans initialement).
Ces réductions de peine, pour positives qu’elles soient, ne mettent nullement un terme à l’injustice dont sont victimes les « cinq », qui continuent à clamer leur innocence. Par ailleurs, René González (quinze ans d’emprisonnement) et Gerardo Hernández (deux peines de perpétuité plus quinze ans) n’ont pas bénéficié d’un nouveau jugement.
Tandis que se déroulaient les audiences, entre le 13 octobre et le 8 décembre, le Secret Service (chargé de la sécurité du chef de l’Etat américain) a lancé une enquête sur une station de radio de Miami, Radio Mambi (WAQ1-710 AM). Le 19 novembre, durant l’émission « A chaud », animée entre 9 heures et 10 heures du matin par Armando Pérez Roura (directeur de la station), Ninoska Pérez Castellón et Enrique Encinosa, un auditeur a, en direct, par le biais d’un appel téléphonique, affirmé que le président Barack Obama devait être éliminé « d’une balle dans la tête ». Ce n’est pas la première fois que, sur cette antenne, des interventions « non filtrées » s’en prennent avec virulence au chef de l’Etat américain. MM. Pérez Roura et Encinosa, ainsi que Mme Pérez Castellón sont liés aux groupes les plus extrémistes de l’exil anticastriste – Conseil pour la liberté de Cuba (CLC), Unité Cuba, Front de libération nationale de Cuba (FLNC) – que les Cinq étaient précisément chargés d’infiltrer.
Maurice Lemoine
Justice, Prison, Terrorisme, États-Unis (affaires extérieures), Cuba
La Havane, 8 décembre, (RHC-Antiterroristas.cu)- Antonio Guerrero, Fernando González et Ramón Labañino, trois des 5 Cubains prisonniers politiques aux États-Unis qui ont reçu de nouvelles sentences injustes ont émis une déclaration réaffirmant leur innocence et dénonçant l’injustice dont ils ont, tous les 5 victimes.
Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de peines de prison aux Etats-Unis. Ils ont été condamnés par la même juge en 2001 au terme d’un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d’espionner bien que des hauts gradés étasuniens aient déclaré à la barre des témoins que les 5 n’avaient en rien cherché à porter atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis. Ils n’avaient fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des actes de terrorisme la prenant pour cible.
La Ramon Labañino a été condamné à 30 ans de prison. Il avait été condamné en 2001 à une perpétuité plus 18 ans.
Fernando Gonzalez a, quant à lui, été condamné à 17 ans plus 9 mois. La juge Lenard l’avait condamné en 2001 à 19 ans.
L’audience de nouvelle sentence contre Antonio Guerrero, qui purgeait une perpétuité plus 10 ans, a eu lieu le 13 octobre. Il a été condamné à 21 ans plus 10 mois de prison.
Nous vous offrons le texte intégral de la déclaration traduite du texte en espagnol paru sur le site www.antiterroristes.cu:
Chers frères et sœurs de Cuba et du monde:
Nous avons déjà purgé plus de 11 ans de prison sans que justice ait été faite dans aucune des instances du système judiciaire étasunien.
Trois d’entre nous, avons été transférés à Miami pour recevoir de nouvelles sentences en vertu d’un ordre du Onzième Circuit de la Cour d’Appel d’Atlanta, qui a déterminé que nos sentences avaient été imposées de façon erronée.
Notre frère Gerardo Hernandez, qui purge deux perpétuités plus 15 ans de prison a été arbitrairement exclu de ce processus de nouvelles sentences. Sa situation reste la principale injustice dans notre affaire. Le Gouvernement des États-Unis connaît la fausseté des accusations portées contre lui et le caractère injuste de sa condamnation.
Celui-ci a été un procès complexe dont chaque détail a fait l’objet d’une analyse minutieuse à laquelle nous avons participé aux côtés de nos avocats. Nous n’avons pas cédé d’un pouce dans nos principes, notre dignité et notre honneur et nous avons toujours défendu notre innocence et la dignité de notre Patrie.
Comme lors de notre arrestation et en d’autres occasions durant ces longues années, nous avons reçu, de la part du gouvernement des États-Unis, plusieurs propositions de collaboration en échange de sentences plus souples. Nous avons une fois de plus rejeté ces propositions. C’est quelque chose que nous n’accepterons jamais en aucune circonstance.
Les résultats de ces audiences de nouvelle sentence sont le fruit du travail de l’équipe juridique et de la solidarité indestructible de vous tous.
Signalons un fait significatif : le gouvernement des États-Unis a été obligé de reconnaître, pour la première fois en 11 ans, que nous n’avons porté aucune atteinte à sa sécurité nationale.
Pour la première fois aussi, le procureur a reconnu publiquement l’existence d’un puissant mouvement international d’appui à notre libération immédiate qui terni l’image du système judiciaire des États-Unis aux yeux de la communauté internationale.
Le caractère absolument politique de cette affaire est confirmé une fois de plus.
On nous puni, nous 5, pour des accusations qui n’ont jamais été prouvées. Bien que trois sentences aient été partiellement réduites, l’injustice se maintient contre nous tous.
Les terroristes cubano-étasuniens continuent à bénéficier d’une impunité totale.
Nous le réitérons: Nous, les 5, nous sommes innocents!
Nous sommes profondément émus et reconnaissants en raison de la solidarité permanente qu’on nous apporte et qui est tellement décisive dans cette longue bataille pour la justice.
Nous lutterons à vos côtés jusqu’à la victoire finale qui ne sera remportée que lorsque le retour des 5 à la Patrie sera obtenu.
Antonio Guerrero Rodríguez
Fernando González Llort
Ramón Labañino Salazar
Miami, le 8 décembre 2009
A toutes les femmes et les hommes du monde, épris de justice.
Au peuple des Etats-Unis
Cinq Cubains courageux : Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et René sont injustement incarcérés, depuis plus de 11 ans, dans des prisons aux Etats-Unis pour le seul délit d’avoir combattu le terrorisme et d’avoir défendu le droit de leur peuple à vivre en paix.
Ces Cinq Héros, qui luttaient contre le terrorisme, qui défendaient les plus justes causes de la dignité et de la liberté humaines, ont gagné le respect de tout leur peuple, de toute l’humanité progressiste.
Ce long procès politisé a permis de commettre contre eux et leur famille les tortures physiques et mentales les plus inconcevables, en violation flagrante des principes les plus élémentaires du droit international, des normes du procès juste et des règles sur le traitement des détenus.
Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique poursuit sa politique de double morale et de deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit de lutter contre le terrorisme : il héberge, protège et soutient les organisations terroristes qui agissent en toute impunité depuis leur territoire, provoquant des victimes, non seulement parmi le peuple cubain mais aussi dans celui d’autres pays.
Pour les raisons exprimées précédemment
Les participants au 5e Colloque international « Pour la libération des Cinq Héros et contre le terrorisme » : militants sociaux, syndicalistes, parlementaires, pacifistes, étudiants, représentants de partis politiques, intellectuels, leaders religieux, ont adopté la Déclaration suivante :
1. Nous exigeons du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique :
2. Nous demandons au président Barack Obama et au gouvernement des Etats-Unis d’Amérique qu’ils rendent la liberté, immédiatement, aux Cinq Héros, car ils sont innocents.
3. Nous lançons un appel à toutes les personnes honnêtes du monde, tout spécialement au noble peuple des Etats-Unis afin qu’ils travaillent intensément à la divulgation de la juste cause pour laquelle luttent les Cinq Héros et qu’ils exigent leur libération, en hommage à l’honnêteté et à la vérité.
4. Nous affirmons aux Cinq Héros et à tous ceux qui luttent pour leur libération que nous ne nous lasserons pas de dénoncer cette injustice et que nous poursuivrons le combat jusqu’à ce qu’ils soient de retour dans leur Patrie.
Participants au 5e Colloque international
« Pour la libération des Cinq Héros et contre le terrorisme »
Holguín, 21 novembre 2009.
Cinq Cubains courageux : Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et René sont injustement incarcérés, depuis plus de 11 ans, dans des prisons aux Etats-Unis pour le seul délit d’avoir combattu le terrorisme et d'avoir défendu le droit de leur peuple à vivre en paix.
Ces Cinq Héros, qui luttaient contre le terrorisme, qui défendaient les plus justes causes de la dignité et la liberté humaines, ont gagné le respect de tout leur peuple, de toute l’humanité progressiste.
Ce long procès politisé a permis de commettre contre eux et leur famille les tortures physiques et mentales les plus inconcevables, en violation flagrante des principes les plus élémentaires du droit international, des normes du procès juste et des règles sur le traitement des détenus.
Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique poursuit sa politique de double morale et de deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit de lutter contre le terrorisme : il héberge, protège et soutient les organisations terroristes qui agissent en toute impunité depuis leur territoire, provoquant des victimes, non seulement parmi le peuple cubain mais aussi dans celui d’autres pays.
Pour les raisons exprimées précédemment
Les participants au 5e Colloque international « Pour la libération des Cinq Héros et contre le terrorisme » : militants sociaux, syndicalistes, parlementaires, pacifistes, étudiants, représentants de partis politiques, intellectuels, leaders religieux, ont adopté la Déclaration suivante :
1. Nous exigeons du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique :
2. Nous demandons au président Barack Obama et au gouvernement des Etats-Unis d’Amérique qu’ils rendent la liberté, immédiatement, aux Cinq Héros, car ils sont innocents.
3. Nous lançons un appel à toutes les personnes honnêtes du monde, tout spécialement au noble peuple des Etats-Unis afin qu’ils travaillent intensément à la divulgation de la juste cause pour laquelle luttent les Cinq Héros et qu’ils exigent leur libération, en hommage à l’honnêteté et à la vérité.
4. Nous affirmons aux Cinq Héros et à tous ceux qui luttent pour leur libération que nous ne nous lasserons pas de dénoncer cette injustice et que nous poursuivrons le combat jusqu’à ce qu’ils soient de retour dans leur Patrie.
Participants au 5e Colloque international
« Pour la libération des Cinq Héros et contre le terrorisme »
Holguín, 21 novembre 2009.
« Si Barack Obama veut vraiment tenter de nous convaincre qu’il souhaite un nouveau début dans les relations avec Cuba et l’Amérique latine, je n’ai rien d’autre à lui demander que d’utiliser ses pouvoirs et de libérer les Cinq », a affirmé Ricardo Alarcon de Quesada, président de l’Assemblée nationale du Pouvoir Populaire, qui a informé les participants à la 8e Conférence internationale des études américaines des dernièrs développements concernant l’affaire des antiterroristes cubains injustement incarcérés aux Etats-Unis.
« C’est une responsabilité qu’il ne peut pas esquiver, il en a la capacité légale et l’obligation morale, les autres recours judiciaires étant épuisées », a-t-il déclaré.
Il a souligné que le processus d’imposition de nouvelles sentences à Antonio – celles de Fernando et de Ramon sont en attente – a démontré l’importance du mouvement de solidarité international « car c’est le seul argument qui a poussé le gouvernement nord-américain à essayer de chercher un accord avec la défense, pour proposer conjointement une condamnation moins sévère pour le prétendu délit que Tony aurait commis ».
Il a aussi assuré que la bataille juridique allait se poursuivre, malgré que les possibilités soient restreintes, surtout dans les cas de Gerardo et de René, auxquels on a refusé une nouvelle sentence.
« En particulier celui de Gerardo, qui ne peut pas être résolu sans une annulation complète, en ayant recours à l’habeas corpus pour lequel nous avons un délai jusqu’au 4 juin 2010. Selon les spécialistes, il y a une possibilité très lointaine, mais nous allons l’explorer », a-t-il précisé.
Considérant que la condamnation à de très lourdes peines de prison pour « conspiration en vue d'espionnage » prononcée, en l’absence de toute preuve, entre le 12 et le 27 décembre 2001, de Fernando Gonzalez , René Gonzalez, Antonio Guerrero, Gerardo Hernandez et Ramon Labañino par le tribunal de Miami ( Etats-Unis) constitue une aberration judiciaire et une détention arbitraire (comme l’a d’ailleurs affirmé, le 27 Mai 2005, le groupe de travail sur les détentions arbitraires de l’ONU).
Considérant que les délais imposés aux familles des cinq prisonniers pour obtenir un visa leur permettant de se rendre aux Etats-Unis et ainsi rendre visite à ceux-ci constituent une torture psychologique.
Considérant que le refus de visa répété qui empêche depuis plus de onze ans Adriana Perez et Olga Salanueva de rendre visite à leurs maris Gerardo Hernandez et René Gonzalez constitue une violation des droits les plus essentiels des personnes incarcérées qui doit être vigoureusement dénoncée.
Premiers signataires:
Jean-Luc Mélenchon (France - Vice Président de la Commission des Affaires Etrangères), Marie-Christine Vergiat (France - militante des Droits de l'Homme), Willy Meyer (Espagne - Vice Président d'EUROLAT), Patrick Le Hyarick (France- Directeur du Journal l'Humanité), Nikolaos Chountis (Grèce), Elie Hoarau (France- Île de la Réunion), Gabriele Zimmer (Allemagne), Kyriacos Triantaphyllides (Chypre), Jacky Hénin (France),
Le 14 octobre 2009,
Nous publions ci-après la traduction de l’article qui est sorti aujourd’hui à la page A22 du quotidien nord-américain The New York Times.

Photo du dessin réalisé par l’artiste de la Cour Fédérale de Miami, Shirley Henderson ce 13 octobre 2009,
de Antonio Guerrero et son avocat de la défense, Leonard Weinglass. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS/Shirley Henderson
Mardi 13 octobre, une juge de la Cour Fédérale de Miami a accordé une peine plus clémente pour un des cinq cubains condamnés en 2001 pour avoir espionné des exilés cubains anticastristes.
Le cas de ces hommes, plus connu sous le nom des « Cinq », a rendu pendant plus de dix ans, les relations très tendues entre les USA et Cuba.
L'an passé, un Tribunal d'Appel a annulé les condamnations de trois d'entre eux, jugeant que la sentence imposée était trop sévère, puisque le gouvernement n'avait pas démontré qu'ils avaient pu obtenir un quelconque « secret » d'État.

Photo du dessin réalisé par l’artiste de la Cour Fédérale de Miami, Shirley Henderson ce 13 octobre 2009,
de Antonio. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS/Shirley Henderson
Vers la fin des années 1990, ils avaient infiltré des organisations cubano-américaines qui s'opposaient au gouvernement de Castro, y compris certains des groupes les plus activistes comme les Frères à la Rescousse, qui effectuaient régulièrement des vols non autorisés sur Cuba en larguant des tracts pamphlétaires.
Cuba dit que les Cinq sont des prisonniers politiques, et le gouvernement cubain a insisté pour leur libération, en faisant valoir le fait qu'ils n'espionnaient pas les USA, mais qu’ils étaient chargés d’enquêter et de découvrir les terroristes d'extrême droite qui voulaient attaquer Cuba.
Mardi, la juge Joan A Lenard, du Tribunal du District Fédéral, a remplacé la condamnation à perpétuité contre Antonio Guerrero, par une peine de 262 mois, ou presque 22 ans de prison, ce qui signifie qu’il sera libéré dans sept ans, en tenant compte de son incarcération depuis son arrestation en 1998 et d’une réduction de peine pour son bon comportement en prison. Les avocats de M. Guerrero avaient demandé une peine réduite à 240 mois.
« C’est curieux », avait exprimé Leonard Weinglass, l’avocat de Guerrero. « Il s'agit d'un homme qui était dans une base militaire, mais qui n’a jamais emporté aucun document classé et personne n'avait déclaré qu'il nuisait à la Sécurité Nationale des USA. Et pourtant, la Juge a quand même rejeté la demande des avocats d’alléger encore plus la condamnation ».
M. Guerrero, citoyen des Etats-Unis, a été condamné pour avoir été un espion de Cuba, alors qu'il travaillait dans une base aéronavale de Cayo Hueso.
En mai 2005, le Groupe de Travail sur les Détentions Arbitraires de la Commission des Nations Unies pour les Droits Humains avait analysé que le jugement avait violé les normes internationales d’un procès adéquat et que les USA devraient revoir leur jugement ou les libérer.
Les Cinq cubains ont été arrêtés en 1998 et ont été déclarés coupables d'avoir agis en tant qu’agents étrangers non déclarés (en certains cas. N.de la rédaction), et de conspirer pour commettre des crimes contre les USA.
L'audience de la sentence pour deux des autres condamnés a été prorogée.
Robert A Pastor, professeur de relations internationales de l'American University, a dit que le cas est préoccupant. « Un jugement contre cinq agents de l'intelligence cubaine se déroulant à Miami est aussi juste qu’un jugement contre un agent de l'intelligence israélienne qui aurait lieu à Téhéran », a dit le docteur Pastor. Celui-ci a été conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter pour l'Amérique latine. « C’est beaucoup plus que d’un bon avocat dont nous aurions besoin pour que nous soyons pris au sérieux ».
• Téléchargez le document de l’audience au format PDF (51 Kb) Sentence de Tony (en anglais)
• Téléchargez le document de l’audience au format PDF (370 Kb) Déclaration de la nouvelle sentence
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Mirta Rodriguez (en fauteuil roulant), mère d’Antonio Guerrero, sortant de la Cour Fédérale de Miami le 13 octobre 2009, où Guerrero, après avoir été condamné à perpétuité en 2001, a reçu ce mardi une nouvelle condamnation de 21 ans et dix mois de prison. Andres Gómez, de la Brigade Antonio Maceo à Miami, poussant le fauteuil roulant. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS
Source: New York Times- “Judge Reduces Sentence for One of Cuban Five”
Article publié le 13 octobre 2009
Traduit en espagnol par CubaDebate et publié le 14 octobre 2009- “Reduce el Juez la sentencia de uno de los Cinco cubanos”
Le gouvernement des Etats-Unis persiste dans sa politique du deux poids deux mesures. La prison pour les cinq antiterroristes cubains, et la belle vie pour Luis Posada Carriles, et à présent pour un autre terroriste notoire répondant au nom de Santiago Alvarez Fernandez-Magriña, qui se promène librement dans les rues de Miami.
Alvarez est sorti d’une prison fédérale ce mercredi, après avoir purgé une peine de moins de quatre ans. Il avait été condamné après la découverte d’un stock de centaines d’armes et de munitions à son domicile dans le Sud de la Floride, et pour obstruction à la justice après avoir refusé de témoigner contre son ami et complice, le terroriste international Luis Posada Carriles.
Alvarez avait admis sa culpabilité aux accusations de possession illégale d’armes. Son arsenal a été découvert en 2005 à la suite d’une perquisition par les autorités fédérales d’un luxueux appartement qu’il possédait dans le nord de Miami, dans le comté de Broward.
Alvarez a également plaidé coupable du délit d’obstruction à la justice pour avoir refusé de déposer comme témoin sur le coup de main qu’il avait donné en 2005 à Posada Carriles pour lui permettre d’entrer illégalement aux Etats-Unis.
Malgré l’important stock d’armes saisi, le Ministère public avait décidé de ne pas retenir le chef d’accusation de terrorisme contre Alvarez, et le juge l’avait condamné à quatre ans de réclusion. Le juge fédéral James Cohn lui a ensuite accordé une réduction de peine en échange de renseignements sur l’emplacement d’un autre dépôt d’armes que la police n’avait pas trouvé
lors des perquisitions précédentes.
Outre l’armement saisi lors de son arrestation, Alvarez a remis aux autorités fédérales 30 mitrailleuses automatiques et semi-automatiques, un lance-obus, plusieurs grenades, près de 100 kg de dynamite, 7 kg d’explosif C-4 et environ 1 200 m de câble pour détonateurs. Une quantité d’armement sans précédent dans le Sud de la Floride. Le parfait arsenal pour commettre des attentats contre Cuba.
Cet assassin est membre fondateur de l’organisation terroriste Alfa 66, et l’un des criminels qui ont attaqué, en avril 2001, un petit village de la province de Villa Clara, dans le centre de l’île. Santiago Alvarez fut également l’un des principaux complices de Posada dans le projet d’attentat avorté contre le leader de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz à Panama en l’an 2000.
Et pour mémoire, rappelons que Santiago Alvarez s’enrôla comme mercenaire de la Brigade 2506 dans le débarquement de la Baie des Cochons en 1961. Voilà les vrais terroristes que les Etats-Unis protègent et chérissent.
Source Granma International 23/10/2009
Lionel DAMMARETZ
Trois Cubains rejugés à Miami (Le Monde diplomatique)
A partir du 13 octobre, trois des cinq agents antiterroristes cubains incarcérés aux Etats-Unis depuis onze ans et condamnés, en l’absence de toute preuve, pour « espionnage » à des peines aberrantes assisteront aux audiences au cours desquelles pourraient être modifiées leurs sentences.
Organisés par les réseaux de l’extrême droite cubano-américaine, depuis Miami, les agressions, attaques et attentats menés contre Cuba, souvent en lien avec la Central Intelligence Agency (CIA), ont fait trois mille quatre cents morts au cours des cinquante dernières années. La plus spectaculaire de ces actions, dirigée par MM. Orlando Bosch et Luis Posada Carriles, eut lieu le 6 octobre 1976, lorsque deux bombes firent exploser, à la Barbade, le vol CU 455 de la Cubana de Aviación, provoquant la mort de soixante-treize passagers.
Pour avoir infiltré les réseaux cubano-américains qui ont perduré depuis cette époque, cinq Cubains, arrêtés à Miami le 12 septembre 1998, ont été condamnés, entre le 12 et le 27 décembre 2001, toujours à Miami, à de très lourdes peines – René González : quinze ans d’emprisonnement ; Fernando González : dix-neuf ans ; Ramón Labañino : perpétuité, plus dix-huit ans ; Antonio Guerrero : perpétuité plus dix ans ; Gerardo Hernández : deux peines de perpétuité plus quinze ans.
Ces cinq hommes avaient été envoyés au début des années 1990 par le gouvernement cubain pour recueillir des informations sur les plans meurtriers d’une nébuleuse d’organisations – Alpha 66, Brigade 2506, Cuba indépendant et démocratique, Comandos F4, Comandos L, Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), Conseil militaire cubano-américain (Camco), Ex-Club, Parti d’unité nationale démocratique (PUND), Commando uni pour la libération (CLU), Hermanos Al Rescate (HAR), etc.
En 1997, après une vague d’attentats à la bombe dans les hôtels de La Havane, le gouvernement cubain, sur la base des informations transmises par « les cinq », communique au gouvernement des Etats-Unis, et particulièrement au Federal Bureau of Investigation (FBI), un dossier exhaustif et précis sur les commanditaires de ces opérations résidant en territoire américain. De même que sur le rôle joué, en Amérique centrale, par M. Posada Carriles dans l’organisation de ces actions.
L’information filtre. L’extrême droite cubaine et certains éléments dévoyés du bureau du FBI de Miami allument en hâte un contre-feu. Le 12 septembre, le FBI procède à l’arrestation… des cinq Cubains.
Pour la loi américaine, s’il est évident que le climat hostile et impartial d’un lieu peut avoir une quelconque influence sur le bon déroulement d’un procès, le juge doit en tenir compte et transférer le procès en un autre lieu. Le climat d’intimidation permanent entretenu par l’extrême droite cubano-américaine à Miami interdisait un jugement impartial des « cinq » dans cette ville. Néanmoins, et malgré les demandes de leurs avocats, qui présentèrent une motion commune pour un déplacement du siège, la juge Joan Lenard refusa le changement de juridiction.
Mis au secret pendant dix-sept mois, les accusés ne purent préparer correctement leur défense.
Après avoir confisqué plus de vingt mille pages de documents appartenant aux inculpés, l’accusation (le gouvernement des Etats-Unis) classa chacune de ces pages sous le sceau « secret » en invoquant les dispositions de la Classified Information Procedures Act (CIPA) – réglementation destinée à empêcher que des accusés puissent rendre publique une information qui, d’une manière ou d’une autre, peut affecter la sécurité nationale des Etats-Unis. Ces documents ne présentaient, en la matière, aucun danger : ils se référaient aux activités des groupes d’extrême droite cubano-américains. En tout état de cause, ils n’ont pu être divulgués et utilisés par la défense pendant le procès, alors qu’ils constituaient précisément la raison d’être de l’action des « cinq ».
Les charges se révélant à l’évidence insuffisantes pour obtenir un verdict de culpabilité, le gouvernement des Etats-Unis dut avoir recours à un subterfuge légal : le délit de « conspiration ». Une conspiration est, en droit, un accord illégal établi entre deux personnes ou plus pour commettre un délit. Point n’est besoin que le délit soit commis. Tout ce que doit faire l’accusation est de démontrer, sur la base d’une preuve circonstancielle, qu’un accord « doit » ou « peut » avoir existé.
A la demande de la défense, plusieurs militaires américains de haut rang ont été appelés à témoigner : le contre-amiral en retraite Eugene Carroll, ex-vice-chef des opérations navales ; le général de division Edward Breed Atkison, instructeur de l’Ecole du renseignement pour la défense pendant dix ans ; le général Charles Elliott Wilhelm, ex-chef du Southern Command (le commandement sud de l’armée des Etats-Unis) ; le général James Clapper, ex-directeur de la Defense Intelligence Agency – les services secrets du Pentagone. Tous ont affirmé à la barre qu’aucun des inculpés n’avait obtenu ou recherché des informations pouvant porter préjudice à la sécurité nationale des Etats-Unis. Ainsi, le contre-amiral Carroll déclarera-t-il : « Beaucoup plus d’informations que tout ce qui a été mentionné par le ministère public peut être acquis par la simple lecture de revues spécialisées telles que Jane’s Defense Weekly . »
La déroute de l’accusation fut telle que, le 25 mai 2001, le gouvernement présenta un appel extraordinaire (Emergency petition for write prohibition) devant une cour supérieure, reconnaissant qu’il avait échoué à prouver les charges principales de « conspiration » d’espionnage et alléguant qu’il rencontrait « un obstacle insurmontable » pour obtenir le gain du procès. Cet appel fut rejeté. Les condamnations n’en tombèrent pas moins. Démesurées.
La plus sévère concerne M. Gerardo Hernández (deux peines de perpétuité plus quinze ans) pour « conspiration d’assassinat ». Celle-ci se réfère à l’opération au cours de laquelle, le 24 février 1996, deux avions Cessna de l’organisation Hermanos Al Rescate (frères du sauvetage : HAR) furent abattus pas la chasse cubaine, dans l’espace aérien de l’île, qu’ils avaient violé. Officiellement, HAR avait pour objet de prêter assistance aux « balseros » — des Cubains cherchant à gagner la Floride sur des embarcations de fortune. Parallèlement à cette action humanitaire, HAR et son fondateur, M. José Basulto (qui fut pilote au sein de la contra nicaraguayenne), s’entraînaient à larguer des explosifs (en particulier au large des Bahamas), dans le but de rééditer l’opération en territoire cubain qu’ils survolaient régulièrement en toute illégalité. S’appuyant sur le droit international, Cuba avait officiellement protesté auprès du gouvernement des Etats-Unis à de multiples reprises. Des représentants officiels de la Federal Aviation Agency (FAA) confirmeront lors du procès qu’ils avaient averti sept fois M. Basulto et son organisation du grave danger que représentaient les vols qu’ils organisaient sur La Havane. Quant à l’accusation, elle ne put prouver que M. Hernández, vivant alors à Miami, avait pu de quelque manière que ce soit transmettre ou exécuter l’ordre d’abattre les avions.
En 2005, le Groupe de travail sur les détentions arbitraires des Nations unies a qualifié d’« arbitraire » la détention des « cinq ». Le 9 août de cette même année, étayant leur décision par une argumentation de quatre-vingt-treize pages constituant la décision la plus élaborée jamais vue sur « l’influence de l’endroit où se déroule un procès », trois juges de la cour d’appel d’Atlanta ont frappé celui-ci de nullité et accordé un nouveau jugement au « cinq ». Mais, décision extrêmement rare, le procureur général des Etats-Unis, M. Alberto González, fit à son tour appel et obtint gain de cause : le 9 août 2006, la cour plénière d’Atlanta rejeta le jugement d’août 2005 et, par dix voix contre deux, ratifia le jugement de Miami. Elle renvoya néanmoins de nouveau les « cinq » devant la Cour d’appel pour statuer sur un certain nombre de points connexes.
Le 4 juin 2008, un panel de trois juges du 11e circuit de la cour d’appel d’Atlanta, par deux voix contre une, a rejeté l’appel présenté par les « cinq » concernant leur non culpabilité et la tenue d’un nouveau procès hors de Miami. Toutefois, il a reconnu officiellement qu’il n’y avait pas eu espionnage et qu’aucune information secrète n’avait été obtenue et transmise par les cinq Cubains. Constatant que, lors du procès de Miami, de nombreuses erreurs ont été commises par la juge Joan Lenard concernant MM. Ramon Labañino, Fernando Gonzalez et Antonio Guerrero, il a annulé les sentences et décidé qu’ils devaient comparaître à nouveau devant cette même juridiction – et donc devant la même juge – pour que leurs condamnations soient revues à la baisse.
M. René González n’ayant pas été reconnu coupable d’espionnage, mais de délits « mineurs », il n’est pas concerné par la révision des sentences. Quant à M. Gerardo Hernández, il est sous le coup d’une double perpétuité. Quand bien même serait annulée la première, pour « espionnage », resterait la seconde pour « conspiration en vue d’assassinat ». Provoquant une grande préoccupation sur son sort, les juges ont donc estimé que son cas ne méritait pas d’être réexaminé.
A Miami, il semblerait que la juge Lenard persiste et signe. Alors qu’un magistrat de cette juridiction a ordonné que le gouvernement américain produise une évaluation précise de la mise en danger de la sécurité nationale des Etats-Unis par les accusés, Mme Lenard s’y est opposée. Elle a, de plus, accordé un délai sollicité par les procureurs fédéraux qui souhaitent davantage de temps pour faire appel de la décision du 11e circuit, estimant qu’elle « exige la divulgation d’informations secrètes du gouvernement ».
De ce fait, seul M. Antonio Guerrero comparaîtra le 13 octobre.
Pendant ce temps…
M. Posada Carriles, a inauguré, le 8 octobre, une exposition de ses peintures au CubaOcho Art and Research Center, à Miami.
Maurice Lemoine
2009-10-13
Traduction Esteban Garcia
Aujourd'hui, 13 octobre 2009, la Cour du District Sud de la Floride a rendu une nouvelle sentence contre Antonio Guerrero, injustement emprisonné depuis plus de 11 ans dans une des institutions pénitentiaires les plus dures, à Florence, dans le Colorado. Considérée par le Guinness des Records comme étant la prison la plus sûre du monde, dans laquelle les condamnés passent la plus grande partie du temps dans des cellules d’isolement. Elle est qualifiée par certains comme « l'Alcatraz des Rocheuses » et son régime carcéral comme « la tombe vivante ».
Comme l’on sait, ce même tribunal avait déjà condamné une première fois, Antonio, à un emprisonnement à perpétuité plus 10 ans de prison. Cette peine avait été jugée excessive, contraire aux normes légales en vigueur et déclarée nulle par la Cour d'Appel du Onzième Circuit qui avait établi que l'accusé n'avait pas eu connaissance ni transmis quelque information que ce soit en rapport avec la sécurité nationale des USA.
La nouvelle condamnation à presque 22 ans d’emprisonnement, est le résultat de la solidarité internationale et de la ténacité de son avocat, Leonard Weinglass. Bien que cette condamnation ne soit pas aussi absurdement exagérée que la première, elle est tout aussi injuste. Il est temps d'amplifier le combat pour la liberté immédiate et inconditionnelle de nos Cinq compatriotes.
Cet épisode est une preuve parmi tant d’autres qui confirment l'arbitraire absolu du processus mené contre ceux qui sont emprisonnés aux USA pour combattre uniquement et exclusivement contre le terrorisme anti-cubain développé par les autorités américaines. La démesure irrationnelle des peines imposées était un des aspects réclamés par la défense par lequel il avait été possible de parvenir à un résultat partial, limité et contradictoire. En 2008 à Atlanta, la Cour d'Appel qui avait antérieurement ratifié les verdicts injustes de la culpabilité des Cinq, avait annulé les condamnations d’Antonio, de Ramón et de Fernando et avait ordonné qu’ils soient une nouvelle fois jugés.
Comme preuve sur l’étrange façon de faire la justice dans ce pays, cette même Cour d'Appel ayant également reconnu qu'il convenait d'agir sur le cas de Gerardo Hernández Nordelo, au lieu d'ordonner le révision du procès elle décida de ratifier la sentence barbare qui pesait sur lui, à savoir, deux condamnations à perpétuité plus 15 ans d'emprisonnement.
Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et René sont innocents et ils n’auraient jamais dû être privés de liberté. Chaque jour qui passe, durant lequel ils seront maintenus en prison, sera la confirmation honteuse de la complicité avec le terrorisme de l'Administration usaméricaine.
Nous faisons cette Déclaration au nom des organisations suivantes: le Comité national des Etats-Unis pour la libération des Cinq, le Comité international pour la libération des Cinq et les organisations de l’émigration cubaine regroupées à Miami au sein de l’Alliance martiste: la Brigade Antonio Maceo, l’Alliance martiste (en tant qu’organisation individuelle), l’Alliance des travailleurs de la communauté cubaine (ATC), l’Association José Marti et le Cercle bolivarien de Miami, en représentation de toutes les organisations et partis politiques qui aux Etats-Unis font partie du mouvement de solidarité avec les Cinq.
A travers cette Déclaration nous réaffirmons notre engagement inébranlable de maintenir et de renforcer nos efforts pour exiger la libération immédiate de nos cinq frères Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez, innocents des chefs d’accusation que le gouvernement leur impute.
Aujourd’hui, 13 octobre 2009, a eu lieu dans cette ville de Miami, à la Cour fédérale du district Sud de la Floride, l’audience de réduction de peines d’un de nos cinq frères, Antonio Guerrero, une des trois qui ont été ordonnées en septembre 2008 par l’ensemble de la Cour d’appel du onzième circuit. La Cour fédérale de district n’a pas encore fixé de dates pour les deux autres audiences de réduction des peines: celles infligées à nos frères Ramon Labañino et Fernando Gonzalez.
En septembre 2008 l’ensemble de la Cour d’appel du onzième circuit a annulé les peines à perpétuité d’Antonio et de Ramon, accusés de complot pour commettre un délit d’espionnage, et elle a aussi annulé la peine de 19 ans de prison de Fernando pour d’autres délits, des peines qu’on leur a infligées en décembre 2001.
Indépendamment du procès judiciaire et des décisions qui en émanent, dans lequel nos cinq frères sont impliqués, notre engagement pour exiger la libération immédiate des Cinq demeure et demeurera inébranlable jusqu’à l’obtention de leur libération.
Le procès judiciaire engagé contre nos cinq frères n’a rien n’à voir avec la justice. Il s’agit, et il s’est toujours agi d’une affaire politique.
Depuis le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, les gouvernements des Etats-Unis, ont maintenu contre le peuple de Cuba une politique d’agression permanente. Le recours à la violence contre le peuple cubain a constitué une part fondamentale de cette politique d’agression. Les gouvernements des Etats-Unis ont été durant ces décennies impliqués directement ou indirectement, à travers des organisations terroristes de l’extrême-droite cubano-américaine, dans d’innombrables actions terroristes contre le peuple cubain, qui ont causé la mort de plus de 3 478 Cubains, et handicapé à vie plus de 2 099 autres, mettant en danger la paix, la sécurité et le bien-être de ce peuple.
Dans un acte d’autodéfense de son peuple, le gouvernement cubain, comme le ferait n’importe quel autre gouvernement responsable, a confié à ces cinq Cubains la tâche d’infiltrer les organisations terroristes de l’extrême-droite cubano-américaine qui à Miami, pendant des décennies, ont impunément mené des campagnes de mort et de terreur contre le peuple cubain. Telle était la tâche des Cinq, la seule.
Au lieu d’arrêter les terroristes et de les traduire devant les tribunaux pour leurs crimes, le gouvernement des Etats-Unis, complice de ces funestes campagnes de mort et de terreur, a arrêté les Cinq, cela fait 11 ans depuis le mois de septembre dernier, et les a maintenu jusqu’ici arbitrairement en prison.
C’est pour ces raisons qu’aujourd’hui à Miami nous réaffirmons et nous faisons savoir à nos cinq frères, à leurs familles, à tous nos camarades du mouvement pour la libération des Cinq aux Etats-Unis et dans le monde, ainsi qu’au peuple cubain, notre décision inébranlable de continuer et d’accroître nos efforts pour obtenir leur libération immédiate.
A Miami, le 13 octobre 2009.
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Mirta Rodríguez (en chaise roulante), mère d’Antonio Guerrero, à la sortie de la Cour fédérale de Miami, le 13 octobre, accompagnée d’Andrés Gómez, président de la Brigade Antonio Maceo à Miami.
Selon les dires, la salle de la Cour de Miami où Antonio Guerrero a reçu une nouvelle sentence, ce mardi 13 octobre, est petite. Du moins elle le paraissait, à 10h du matin, quand les amis du héros-poète qui ont pu assister à la séance s’y sont pressés pour le soutenir ainsi que sa famille, dans ces moments cruciaux.
Certains venaient de l’étranger, d’autres avaient traversé le pays depuis la côte Ouest, le reste vit dans la ville même. Tous ont mis le meilleur d’eux-mêmes et leurs maigres ressources personnelles pour témoigner leur solidarité à cette cause tout au long de ces dix dernières années.
Ils étaient là pour représenter les milliers de personnes unies dans un mouvement qui s’étend sur les cinq continents et qui compte sur le soutien clair de 10 prix Nobel, de plus de 800 intellectuels éminents et de plusieurs chefs d’Etat.
Pour représenter la famille d’Antonio, trois femmes: Mirta, sa mère, Maruchi, sa sœur et Maggie, son amie. Toutes trois, émues et émouvantes, dans leur admirable présence auprès de l’être aimé, qui allait s’asseoir à seulement quelques mètres d’elles. Roberto, le frère de René Gonzalez, avocat et membre de l’équipe d’avocats cubains qui représente les familles, était également présent.
On raconte que quand le héros-poète a traversé la salle, il portait les chaînes au pied, mais on lui avait enlevé les menottes, qu’il s’est avancé droit et digne, sans dévier le regard du lieu qui lui était assigné. La Cour interdit les salutations. C’est pourquoi, cherchant un signe dans son regard profond, quelqu’un crut apercevoir un léger clignement de paupières en signe d’affection. Rien de plus.
Au début de la séance, la juge Lenard annonça qu’elle n’avait pas lu le texte de l’accord entre les procureurs et la défense et elle demanda une interruption de 35 minutes. Ensuite, ce fut le tour des questions de routine et des précisions techniques, la confirmation orale que les termes de l’accord étaient connus et un premier signe que la séance ne serait ni brève ni facile : la juge déclara que la Cour n’avait pas l’obligation de suivre l’accord passé entre les parties, mais le dénommé « Guide des sentences » – le règlement fédéral qui établit la durée et le type de peines -.
Ensuite ce fut le tour de Weinglass, l’avocat de Tony. Tout le monde s’accorde pour dire que sa plaidoirie fut remarquable. Il a parlé de la prouesse unique d’Antonio: pas une seule infraction à la discipline, aucune. Inlassablement, il a mis son savoir au service des autres prisonniers pour permettre leur réhabilitation ; il s’est perfectionné lui-même pendant ces sept années de confinement dans la très dure prison de Florence, placée 30% du temps en lock down (châtiment collectif de la population pénale pour des infractions commises dans le centre, dans lesquelles il n’était pas impliqué), ce qui a entraîné si souvent l’annulation des visites de sa famille. Jamais il ne s’est mis en colère malgré ces conditions et le fait qu’il était condamné à perpétuité, ce qui signifiait qu’il ne serait plus jamais réuni avec sa famille.
Quelqu’un a noté une phrase de Weinglass: «Vous condamnez un homme, un individu, un pays», a-t-il dit à un moment à la juge, avant d’expliquer comment il était arrivé à une négociation avec le Ministère public, ce qui n’a pas été facile du tout. Et il a exhorté la juge Lenard à accepter cet accord entre les deux parties : 240 mois (20 ans), ce qui était une sentence raisonnable.
Ici, il convient de donner une explication : On ne doit pas oublier qu’aucun des Cinq n’a pu obtenir de vraie justice, lors des différents appels depuis juin 2001 où ils ont été déclarés coupables de tous les chefs d’accusation.
La dernière décision d’un tribunal supérieur a été celui de la Cour d’appel d’Atlanta, qui annula les sentences à perpétuité d’Antonio, de Ramon et celle de 19 ans de Fernando, considérant qu’elles étaient démesurées, du fait qu’ils n’avaient ni obtenu ni transmis de renseignements susceptibles de porter atteinte à la sécurité des Etats-Unis.
Ce district ordonna donc de leur dicter de nouvelles sentences en accord avec un nouveau « barême » et la Cour suprême l’a confirmé. C’est-à-dire que les Cinq ont été renvoyés devant la Cour de Miami, là où en était resté le procès en juin 2001, quand ils avaient été déclarés coupables par le tribunal qui en quelques minutes avait décidé du verdict.
La différence cette fois, c’était les onze années de prison accomplies et la certitude que leurs condamnations seraient moins élevées. Mais pas juste. Comme on le sait, depuis que la Cour suprême a fermé les portes de la révision du procès, la liberté des Cinq n’est plus du ressort judiciaire : elle dépend uniquement de l’exigence internationale de justice.
Et on peut affirmer que le résultat obtenu ce mardi se doit principalement à cette revendication morale du monde entier. La Procureure Katherine Heck Miller, l’a confirmé elle aussi d’une certaine manière. En réponse à une question très insistante de la juge qui lui demandait de s’expliquer sur le fait que dans un premier temps, le Ministère public avait demandé une peine à perpétuité plus 10 ans pour Antonio et qu’aujourd’hui il était d’accord pour considérer 20 ans comme une sentence raisonnable, la représentante du gouvernement a reconnu le pouvoir du « retentissement international» autour de cette affaire, au-delà de toutes autres considérations.
Et pourtant, malgré cela, la juge s’est obstinée à suivre le «Guide des sentences» et ce faisant, elle est allée au-delà de l’accord entre les deux parties, ajoutant un an et 10 mois à la condamnation. Elle décidait toute seule de changer une sentence.
C’est pour cela peut-être, que les dernières paroles de l’avocat dans la petite salle ont été pour demander un peu d’humanité dans la décision finale. Combien de personnes seraient capables de sacrifier la meilleure partie de leur vie pour le bien collectif ? a-t-il demandé et il a mis en garde : « Nous parlons ici de couper le cœur de la vie d’un homme qui a deux fils qui l’attendent et pour qui accepter une sentence de 20 ans, après avoir vécu ce qu’il a déjà vécu dans une des prisons les plus dures, n’a pas été du tout facile. Personne ne cède rien ici. Vous ne concédez rien », a-t-il précisé à la juge.
A la sortie du tribunal, peu après midi, Weinglass déclarait à la presse que c’était la première fois, dans sa longue et intense carrière d’avocat qu’une juge n’acceptait pas les accords entre les parties. Et il a annoncé que l’équipe de la défense présenterait un Habeas Corpus l’année prochaine. Il existe de nouvelles preuves qui justifient la réouverture de l’affaire.
Hors de la Cour, les amis envoyaient leurs premières informations à ceux qui attendaient des nouvelles et les détails de ces quelques heures pendant lesquelles la solidarité a pu évaluer le poids déterminant de son pouvoir. Comme l’a dit Gerardo Hernandez il y a un an : dans la lutte pour toute la justice, c’est la solidarité qui aura le dernier mot.
(*) Ecrit à partir d’annotations et de commentaires de Gloria La Riva et les impressions d’Andrés Gómez et d’Alicia Jrapko, et d’autres amis présents dans le tribunal. Il n’y a pas eu de câbles de presse et aucune citation n’est textuelle.

Antonio Guerrero avec un de ses dessins, représentant deux Boliviennes. Photo prise dans la prison par un garde. (archive CubaDebate)
Traduction Gloria Gonzalez
Traduit de CubaDebate
CINQ ACTEURS FLAMANDS CONNUS VONT S’IMPRISONNER POUR SUPPORTER LA CAUSE DES CINQ CUBAINS.
L’année passée, cinq acteurs flamands connus en collaboration avec le Comité Free the Five Belgique, on décidé de lutter pour la libération des Cinq cubains. Ils veulent utiliser leurs notoriété pour convaincre l’opinion publique de réagir contre ce cas injuste. Le 12 septembre, le jour du 11ième année de imprissonement pour Gerardo, Hernando, Ramón, René and Fernando, ils veulent attirer l’attention de s’imprissoner dans une cellule avec le slogan ‘Rejoindre les cinq cubains ‘. ' Cinq heures en prison, pour supporter les Cinq' Ils veulent convaincre des belges pour les rejoindre dans la cellule. Les acteurs seront en contact direct avec l’internet. Sera impressionnant d’avoir aussi des activités similaires partout dans le monde. Nous pouvons publier sur des autres actions sur le même site.
Si il y a un comité intéressé dans cette action international , n’hésitez pas de à contacter : free-the-five@cubanismo.net.
Si vous avez déjà planifier une action durant le weekend 11-13 septembre, prenez contact avec nous !
Merci de nous rejoindre
Free the Five Comité Belgique
Le président de l’Assemblée Générale des Nations Unies (ONU), Miguel D’Escoto, évoquera au sein de cette institution l’affaire des cinq antiterroristes cubains prisonniers politiques aux Etats Unis. Dans des déclarations faites à Prensa Latina, publiées dans Juventud Rebelde, Miguel D’Escoto a annoné que dans son discours de clôture de l’actuelle periode ordinaire de sessions de l’ONU il évoquera la lutte contre le terrorisme et spécialement, l’injustice dont ces Cubains sont victimes.
L’homme politique nicaraguayen, qui est également prêtre, dénoncera le fait que Washington, après avoir été informé par les autorités cubaines des activités terroristes découvertes par les Cinq – dont l’unique délit a été de protéger leur peuple de ces activités – les a arrêtés et ensuite injustement condamnés.
Il a signalé que, parmi d’autres sujets, il abordera à cette occasion la situation en Palestine et la politique de pays como les USA et le Royaume Uni, que s’imaginent être les maîtres du monde et s’efforcent d’imposer leurs positions à la communauté internationale.
Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, René González et Fernando González sont incarcérés depuis presque 11 ans dans différents pénitenciers aux Etats Unis, incarcération que l’ONU a cataloguée d’arbitraire et d’injuste.
Les Cinq, nom sous lequel ils sont connus dans le monde entier à travers la campagne internationale pour leur libération- ont été arrêtés en 1998 pour avoir alerté Cuba au sujet d’actions violentes en préparation organisées par des groupes terroristes du sud de la Floride, et jugés en 2001 lors d’un procès qui s’est déroulé à Miami dans une atmosphère anticubaine virulente.
Ce document PDF de Martin Koppel s'intitule : Comment le gouvernements des Etats-Unis a monté une machination contre les cinq cubains.
Travailleurs cubains et du monde :
Beaucoup d’Indignation, bien que pas de surprise, a causé dans nos travailleurs et travailleuses éduqués dans un profond sens de justice, la décision de la Court Suprême , organisme que devrait représenter l’ échelon le plus haut de la légalité aux Etats-Unis , de ne pas revoir l’affaire des cinq camarades injustement emprisonnés.
Jamais dans la histoire des processus judiciaires des Etats-Unis, autant des personnalités et des institutions de prestige reconnu avaient démontré avec des arguments si irréfutables les arbitrations dont ils sont été victimes cinq compatriotes pour le seul fait de défendre la vie de cubains et des nord-américains contre l’action criminelle des terroristes emparés par le gouvernement de ce pays-ci.
Des parlements, des organisations de juristes, des Prix Nobel de divers pays et l’ organisme spécialisé des Nations Unis contre les détentions arbitraires et même quelque juges nord-américains ont compris que les sanctions hors de mesure reçues par nos héroïques compatriotes, ne sont que le fruit d’ une vengeance politique contre un pays dont le pêche principal a été lever les bandières de sa dignité et sa souveraineté et autodétermination face la prétendue hégémonie d’un voisin puissant et insolent.
On n’est pas surpris parce que cette soi disante Court Suprême, n’a fait que suivre les indications d’un gouvernement dont le seul changement que a eu jusque au maintenant c’est son discours, mais vraiment n’a pas changé dans sa prépotence dell’ Empire dans son agir contre les peuples du monde, notamment contre le peuple cubain, contre lequel maintient un blocus pendant plus de 50 ans.
C’est un Empire chaque fois plus irrationnel que se laisse entraîner par la haine accumulée contre notre peuple qui a résisté un nombreux arsenal des mesures de tout genre, pour avoir choisie le socialisme comme système social.
L’ Empire , le principal coupable de la catastrophe global que le monde vit aujourd’hui, continu a agir hypocritement, car pendant que maintient les injustes condamnes contre eux, hors de toute logique et en ayant violé leur propres lois, des garanties et des procédures légaux, protége a des vrais criminels ayant des contes a payer face la justice de plus d’ un pays , telle est le cas de Luis Posada Carriles, l’auteur du sabotage en plein air d’un avion de CUBANA avec 73 personnes abord. C’est une honte impossible de cacher par plus de temps.
Appelons aux travailleurs et travailleuses du monde entier, ceux qui soufrent plus aujourd’hui les effets de la crise économique global engendrée par le système, imposé par l’ Empire , appelons les a s’ unir a nous dans la dénonciation et convocation de l’ Opinion publique internationale a cause de cette nouvelle action d’ injustice contre René, Antonio, Gerardo, Ramón et Fernando, cinq travailleurs cubains qui ne méritent rester né un jour de plus en prison , par des crimes qu’ ils n’ ont pas commis. L’Empire que les tient en prison c’est le même que doit assumer la responsabilité maxime pour la instabilité que nous les peuples de ce monde sommes en train de subir.
Nous avons le devoir et l’occasion de faire entendre nos voix, de montrer notre force et volonté pou que la justice soit faite.
Nous faisons un appel en spécial au peuple des Etats-Unis, victime des grandes difficultés économiques et plein d’espoir, pourvue qu’il rejoint cette demande de justice et ne permit pas que l’on continu a agir dans son nom contre un peuple et cinq de ses fils les plus dignes, qui ne veulent que vivre en paix pour battre un avenir mieux au bénéfice de toute l’Humanité.
¡JUSTICE POUR NOS CINQ COMPATRIOTES PRISIONIERS AUX ETATS-UNIS !
¡LIBERTE POUR NOS CINQ HEROS !
Conseil National
Central des Travailleurs de Cuba.
Ricardo Alarcón de Quesada, membre du Bureau Politique et Président de l’Assemblée Générale du Poder Popular, a informé la presse de ce qu’aux Etats Unis des documents de soutien avec la défense ont été présentés dans l’affaire des Cinq.
Connus comme Amicus Curiae (Amis de la Cour), ces documents comprennent la participation de dix prix Nobel, de plusieurs parlementaires américains, de députés européens et de collèges d’avocats de différents pays, y compris des Etats-Unis.
« D’après ce que disent les spécialistes, c’est un fait sans précédent, jamais au cours de l’histoire du Tribunal Suprême un groupe d’accusés n’avait reçu autant de marques de soutien que dans ce cas précis. Maintenant nous attendons que le tribunal décide s’il accepte ou non de réviser ce cas ; c’est un pouvoir qu’ont [les membres de la Cour Suprême]. Ils vont devoir tenir compte du fait, démontré par des documents, qu’il y a là une demande qui ne vient pas seulement des avocats de la défense, c’est maintenant une demande du monde entier. »
L’affaire des cinq héros cubains condamnés à des peines de très longue durée pour avoir infiltré des organisations terroristes sur le territoire nord-américain est en attente d’une possible révision par le Cour Suprême des Etats-Unis.
YOSVANI ALVELO. NTV
(trad. A.Arroyo)
Interview de Gerardo Hernández, leader des Cinq Cubains
prisonniers aux Etats-Unis
Infiltré dans Alpha 66
Traduit de l’anglais par Rebelión et Tlaxcala par Ulises Juárez Polanco et revu par Caty R.
Traduit de l’espagnol par Gloria Gonzalez Justo
Cette conversation a eu lieu le 1er avril 2009. Le Département de justice a autorisé notre équipe d’enregistrement à parler avec « le prisonnier » en présence d’un gardien de sécurité dans la pièce. Avant sa détention en 1998, Gerardo Hernández dirigeait les opérations des autres agents de sécurité de l’Etat cubain infiltrés dans de dangereux groupes dans la région de Miami. Ils avaient pour objectif d’empêcher les attaques terroristes contre des sites touristiques à Cuba. Nous avons pris avec soin des notes détaillées.
Quelle était votre mission et pour quelles raisons ?
Aux Etats-Unis en général, et spécialement en Floride, de nombreux groupes organisaient et perpétraient des actes terroristes à Cuba. Notre mission était de rassembler des informations sur Alfa 66, Les Commandos F-4, la Fondation nationale cubano-américaine et Hermanos al Rescate. De nombreuses années ont passé et j’espère ne rien avoir oublié, mais je crois que ce sont les principaux groupes dans lesquels nous avons travaillé (nous étions infiltrés).
Quelles informations avez-vous tirées de votre infiltration ?
Ce qui m’a d’abord impressionné, c’est l’impunité dans laquelle ces groupes opéraient, alors qu’ils violaient les propres lois des Etats-Unis : les Lois de neutralité (de 1790) qui stipulent qu’aucune organisation ne peut utiliser le sol étasunien pour commettre des attentats terroristes contre un autre pays. Dans le cas d’Alfa 66, les agents embarquaient sur une vedette rapide et tiraient contre des objectifs le long des côtes cubaines. Quand ils revenaient à Miami, ils organisaient une conférence de presse et déclaraient ouvertement ce qu’ils venaient de faire. Si quelqu’un leur demandait: « Mais, ce que vous faites, ne viole-t-il pas les Lois de neutralité ? ». Ils répondaient : « En réalité non, parce que d’abord nous sommes allés sur un des cayos quelconque des Caraïbes et ensuite nous sommes allés à Cuba. Techniquement, nous ne sommes pas partis des Etats-Unis ». Ils faisaient cela publiquement et aucune agence étasunienne ne leur demandait des comptes.
En quelle année ?
Cela s’est passé ainsi depuis 1959. Personnellement, j’ai commencé à combattre contre cela dans les années 90. Depuis que je suis ici, à la prison de Victorville (Californie), depuis trois ans, il me semble qu’en 2005, un cubain a été arrêté dans ce même comté avec un arsenal, toute sorte d’armes chez lui. La première chose qu’il a dite a été : « Bon, je suis un membre d’Alpha 66 et j’utilise ces armes pour lutter pour la libération de Cuba ». Voilà ce que fut sa défense.
Les Cinq étaient-ils tous volontaires? Comment se prépare-t-on pour infiltrer un groupe ennemi dans un pays ennemi ? Et ensuite, pour agir comme si tu étais ennemi de ton pays et un de leurs amis ?
Oui, nous sommes tous volontaires. Dans mon cas, je ne suis pas militaire de carrière. J’ai étudié la diplomatie. Il m’a fallu 6 ans pour terminer ma carrière dans les Relations politiques et internationales. Ensuite, je suis allé en Angola, en mission internationaliste volontaire. Alors que je me trouvais en Angola, il semble que j’ai attiré l’attention des services de renseignements cubains et à mon retour, ils m’ont proposé cette mission. Ils m’ont dit : « Nous savons que vous avez étudié la diplomatie, mais vous connaissez la situation particulière dont souffre notre pays, du fait de l’activité de ces groupes terroristes qui viennent de Floride pour commettre toutes sortes de crimes et nous avons besoin de quelqu’un qui aille là-bas pour accomplir cette mission ».
J’aurais pu leur dire: « Non, j’ai étudié la diplomatie, je veux être diplomate », mais les Cubains, ceux qui ont grandi avec la Révolution, nous savons que pendant ces dernières cinquante années, notre pays s’est trouvé pratiquement confronté à une situation de guerre. À Cuba, celui qui ne connaît pas personnellement une victime du terrorisme, est au courant de l’avion qui explosa en plein vol au dessus de La Barbade et dans lequel sont mortes 73 personnes (octobre 1976). Qui n’est pas au courant de la bombe (en 1997) qui a tué Fabio di Celmo (un tourisme italien en vacance dans l’hôtel Copacabana à la Havane). La bombe avait été placée par un Salvadorien qui a affirmé avoir été engagé par Luis Posada Carriles, pour ne mentionner que ces deux exemples ? Une garderie d’enfants a également été incendiée avec une bonbonne de gaz. Ces événements font partie de la conscience collective cubaine. Si bien que j’ai répondu aux officiers de renseignements : « D’accord, je suis prêt à accomplir la mission ».
Comment avez-vous réussi à infiltrer ces groupes? Comment avez-vous réussi à convaincre des personnes comme José Basulto (leader de Hermanos al Rescate), par exemple ?
Pour les Cubains dans ce pays tout est organisé. Les Cubains aux Etats-Unis ont de grands privilèges, des privilèges qu’aucun autre citoyen n’a dans le monde. Les Cubains peuvent arriver par n’importe qu’elle voie, y compris avec de faux passeports. La seule chose qu’ils doivent dire, c’est : « Je viens chercher la liberté », et immédiatement les Etats-Unis leur donnent tous les papiers dont ils ont besoin. Ainsi, dans le cas de Basulto, par exemple, un des nos collègues qui s’est infiltré dans le groupe Hermanos al Rescate avait préalablement « dérobé » un avion de Cuba. René Gonzalez (un des cinq Cubains) a volé jusqu’ici avec son petit avion et, comme à l’habitude, il a été reçu comme un héros. On s’est très bien occupé de lui et ensuite il a rejoint Hermanos al Rescate. Sa mission était de rassembler des informations sur cette organisation. Si vous me demandez comment, je vous dirais que la méthode pour nous infiltrer, c’est d’utiliser ces mêmes privilèges que reçoivent tous les Cubains quand ils arrivent dans ce pays, y compris ceux qui ont séquestré d’autres personnes avec eux, qui ont détourné des avions, ou qui ont mis un pistolet sur la tempe du pilote. Regardez des personnes comme Leonel Matias : (en 1994, il a détourné un bateau à Cuba et a tué un officier naval au cours de son action), il a assassiné une personne sur un bateau, il est arrivé ici dans ce bateau, avec ce pistolet et on a même découvert le cadavre. Et bien, malgré tout cela, il n’a eu à répondre de rien devant la justice étasunienne. À ces personnes, tout leur est pardonné automatiquement. Alors, en utilisant ce même type d’avantages, nous avons réussi à nous introduire à un certain niveau de ces organisations.
Quand je fais référence à Hermanos al Rescate, certains doivent penser: « c’est une organisation humanitaire qui va secourir les balseros ». Pas du tout, si leurs activités se limitaient à secourir les balseros, ils n’auraient aucun problème avec les autorités cubaines. Ce que les gens ignorent, c’est que José Basulto, leader de cette organisation, a un long passé de terroriste. Il a été entraîné par la CIA et s’est infiltré à Cuba dans les années 60. En 1962, il est arrivé à Cuba dans une vedette rapide de laquelle il a tiré contre la côte cubaine, y compris contre un hôtel. Même Basulto, avec cette histoire connue, n’avait pas de problèmes tant qu’il a limité ses actions à secourir les balseros. En 1995, cependant, les Etats-Unis et Cuba ont signé des accords migratoires, spécifiant que les embarcations interceptées en mer ne seraient pas amenées aux Etats-Unis mais qu’elles seraient rendues à Cuba. À ce moment-là, les gens ont cessé de donner de l’argent à Basulto et à son organisation. Ils disaient : « Pourquoi va-t-on donner de l’argent à l’organisation de Basulto si quand la garde côtière sera informée, les balseros seront renvoyés à Cuba ? » Basulto, voyant son négoce en danger, a inventé cette intrusion (en 1995) de l’espace aérien cubain, de façon à ce que les gens continuent de lui donner de l’argent. Cette preuve a été présentée à notre procès. Si la presse n’a pas voulu porter beaucoup d’intérêt au sujet, eh bien, c’est qu’elle ne veut pas toucher un tel matériel, cela n’est pas de son ressort. Je veux parler des medias corporatifs. Les documents montrent parfaitement comment Basulto et Hermanos al Rescate essayaient des armes artisanales pour les introduire à Cuba. Quand Basalto a témoigné à notre procès (2001), nos avocats lui ont demandé ce qu’il comptait faire avec ces armes. Tout se trouve dans les enregistrements du procès, bien que personne ne veuille y prêter attention. Les gens ont tendance à parler de Hermanos al Rescate comme si c’était une organisation humanitaire ; ils omettent la partie sur le terrorisme, de la même manière qu’ils omettent le fait que le FBI était lui aussi infiltré dans ces organisations. Le FBI avait également quelqu’un dans le groupe qui informait sur les activités de Los Hermanos. Pourquoi le FBI irait-il infiltrer une organisation humanitaire ?
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Saul Landau est écrivain, journaliste, réalisateur de documentaires et universitaire étasunien qui a centré son travail principalement sur l’Amérique latine. Actuellement, il réalise (avec Jack Willis) un documentaire sur les cinq Cubains. Ses travaux sont disponibles en DVD chez roundworldproductions@gmail.com. Il est membre de l’Institute for Policy Studies et auteur de A BUSH AND BOTOX WORLD (Counterpunch A/K).
Nous avons reçu un petit message de la part du Comite Libanais de Solidarité pour les Cinq(http://www.lebanese4cuban5.com/french.html) :
Merci à vous camarades!
Ensemble nous arriverons à aboutir a la liberté des Cinq, pour la justice et l'humanité.
L'idée du rassemblement une fois par mois m'a plut beaucoup. C'est une idée excellente!! Nous allons faire quelques choses pareilles ici au Liban.
Votre Site est intéressant aussi.
Nous vous embrassons,
Vive la Solidarité internationale!
Liberté pour les Cinq!
Membres du Comite Libanais de Solidarité pour les Cinq L4C5
JUSTICE ET LIBERTE POUR LES 5!
le Vendredi 17 Avril à partir de 18h30, à la Fontaine St Michel
A l'instar de l'Union Locale CGT d'Arras qui en a créé le principe, la Coordination de Solidarité avec Cuba a inauguré à Paris un rassemblement mensuel pour la libération des 5 héros Cubains retenus illégalement aux USA depuis dix longues années. Devant le succès enregistré à la Fontaine des Innocents, nous convoquons à nouveau les amis de la Révolution Cubaine le Vendredi 17 Avril à partir de 18h30, à la Fontaine St Michel.Les Organisations signataires, outre l"ULCGT d'Arras et nos amis de Cuba Linda sont: AAW-France,AMULP, ALBA France, les Alternatifs, l'ARAC, ATTAC,le Cercle Bolivarien de Paris,Comité Valmy,Consejo pro-Bolivia,Cuba Si France,Cuba SiBretagne,Droit et Solidarité,Espace Che Guevara,FAL,Forum pour un autre Monde,France Cuba, IJAN, La Plume, MJCF,MRAP,NPA,PCF, PG,PH, PRCF,RACINES CUBAINES, Réseau Frantz Fanon,Terre et Liberté pour Arauco,TIO France.Liste non exaustive il va s'en dire.
Rendez-vous donc Vendredi soir au quartier Latin de Paris!
Et aussi le :
15 mai 2009
Place de la Concorde - Paris
devant l'Ambassade des USA
Venez nombreux
Manifester en Soutien
des 5 Prisonniers Politiques Cubains
détenus injustement par les USA
EXIGEONS LE RESPECT DU DROIT DE VISITE
IL EST ENCORE TEMPS D’ENVOYER UN FAX AUX ETATS-UNIS
POUR DEMANDER L’OCTROI DE VISA
A ADRIANA PEREZ ET OLGA SALANUEVA
Avant le 10 avril
Quelques exemples d’une longue histoire de déni de justice, d’humiliation, et de non-respect du droit international… par le pays qui se prétend « défenseur des droits de l’homme. »
Pendant toutes ces années d’injuste prison, le retard dans la délivrance des visas aux membres des familles des Cinq cubains prisonniers aux Etats-Unis depuis septembre 1998, a été tel que, dans la majorité des cas, les parents n’ont pu leur rendre visite, en moyenne qu’une seule fois par an, même si, conformément aux règlements des prisons respectives, ils auraient pu leur rendre visite tous les mois.
À partir de 2006, la mise en place d’une nouvelle procédure pour les demandes de visas temporaires d’entrée aux Etats-Unis a aggravé cette situation. En effet, le temps d’attente d’un visa s’est considérablement allongé, et de ce fait les périodes pendant lesquelles les Cinq n’ont pas reçu de visites.
Quelques précisions à titre d’exemple :
Gerardo Hernández Nordelo (condamné à deux peines à perpétuité plus 15 ans) : il n’a pas reçu la visite de sa femme, Adriana Pérez, depuis son arrestation, le12 septembre 1998.
- à 9 reprises, Adriana Pérez a sollicité un visa pour lui rendre visite et à 9 reprises le gouvernement des Etats-Unis le lui a refusé.
- En 2002, un visa lui a été accordé. A l’arrivée à l’aéroport de Houston, Texas, les autorités l’ont maintenue en état d’arrestation arbitraire pendant 11 heures, les fonctionnaires du Consulat cubain n’ont pas été autorisés à la rencontrer, son visa lui a été retiré,ce qui l’a empêché d’entrer sur le territoire nord-américain.
- Sa sœur, Isabel Hernandez Nordelo, a présenté une demande de visa le 2 novembre 2006. Elle a dû attendre jusqu’au 21 novembre 2007 pour que le visa lui soit accordé, soit une attente de 12 mois.
René González Sehwerert (condamné à 15 ans de prison : Le 16 août 2000, il a reçu la visite de son épouse, Olga Salanueva, pour la dernière fois.
Depuis 2002 et jusqu’à la date d’aujourd’hui, le gouvernement des Etats-Unis a refusé à son épouse, Olga Salanueva, l’autorisation d’entrer sur le territoire étasunien pour effectuer les visites à la prison. A 9 reprises, elle a demandé un visa et à 9 reprises le gouvernement des Etats-Unis le lui a refusé. Lors du dernier refus – le 16 juillet 2008 – il lui a été spécifié par écrit que « son illégibilité avait un caractère permanent ».
Sa mère, Irma Sehwerert a dû attendre 17 mois (depuis le 12 septembre 2006, date à laquelle elle a fait la demande jusqu’au 5 février 2008 pour obtenir son dernier visa.
Son père, Candido René Gonzalez, a demandé un visa le 16 avril 2007, qui lui a été accordé le 5 février 2008, soit 10 mois après l’avoir sollicité.
Ramón Labañino Salazar (condamné à une peine à perpétuité plus 18 ans : cela fait exactement deux ans, depuis juin 2006 jusqu’à ce jour, qu’il n’a pas reçu de visites familiales, à cause des retards dans l’octroi des visas.
- Son épouse, Elisabeth Palmiero et ses deux filles Laura Labañino et Lisbeth Labañino attendent l’octroi d’un visa depuis septembre 2006, date à laquelle elles ont présenté leurs demandes de visas auprès du Bureau des Intérêts des Etats-Unis à La Havane (SINA), sans qu’ils le leur aient été accordés.
- La fille aînée de Ramón, Ailí Labañino, a présenté sa demande de visa le 2 septembre 2006. Il lui a été accordé 12 mois plus tard, le 6 septembre 2007. En arrivant à la prison, celle-ci a été totalement fermée pour des problèmes de désordres, dans lesquels Ramon Labañino n’était pas impliqué. De ce fait, les 29 jours de séjour autorisé se sont écoulés sans qu’elle puisse faire aucune visite.
Fernando González Llort ( condamné à 19 ans de prison) : Il a passé presque un an sans pouvoir recevoir de visites familiales de sa mère, Magali Llort, et de son épouse, Rosa Aurora Freijanes, en raison du retard d’octroi de visa.
- Depuis son transfert à la prison dOxford (Wisconsin) jusqu’en 2007, sa mère et son épouse, les seules personnes à lui rendre visite, n’ont pas été reconnues comme telles par les autorités de la prison, et par conséquent ne figurent pas sur la liste des visiteurs. Outre les difficultés pour obtenir les visas, leurs visites à la prison dépendent d’une autorisation spéciale de la prison.
- Sa mère attend l’octroi d’un visa depuis le 19 mars 2007.
- Sa femme, Rosa Aurora, a présenté sa demande de visa le 15 décembre 2006 ; elle a dû attendre 9 mois jusqu’en novembre 2007, pour obtenir son visa.
Antonio Guerrero Rodríguez (condamné à une peine à perpétuité plus 10 ans) : Il a passé 17 mois sans recevoir de visites familiales à cause du retard dans l’octroi de visa à sa mère, Mirtha Rodriguez et à son fils, Antonio Guerrero.
- En décembre 2003, après avoir reçu les visas et être rentrés aux Etats-Unis, sa mère Mirtha Rodriguez et son fils Antonio Guerrero n’ont pas pu effectuer les visites prévues, car Antonio venait d’être transféré de façon imprévue vers une autre prison. Ils n’obtinrent de nouveau un visa qu’en 2005.
- Mirtha Rodriguez, sa mère, a présenté sa sollicitude de visa le 8 mars 2007. Elle lui a été accordée 10 mois après la demande.
- Son fils Antonio Guerrero Cabrera, a présenté sa sollicitude de visa le 8 mars 2007. Elle lui a été accordée le 5 février 2008, soit 11 mois plus tard.
Etant donné le caractère humanitaire de ces visites et l’obligation morale et légale de les accorder et de les faciliter, aggravés par le temps écoulé depuis leur arrestation en septembre 1998, le gouvernement des Etats-Unis a le devoir d’accorder les visas qu’il n’a cessé de refuser à Olga Salanueva et Adriana Perez, et doit garantir leur octroi au reste des membres des familles dans les délais les plus courts prévus pour les permis d’entrée aux Etats-Unis
Un nombre important d’institutions internationales, y compris des parlements ont condamné l’empêchement et les entraves aux visites familiales des Cinq, considérés comme des violations du droit international.
Dans une lettre adressée au Département d’Etat des Etats-Unis, Amnesty International a déclaré : « Ce refus des visites familiales à des prisonniers condamnés représente, dans tous les cas, un privation fondamentale. Dans le cas présent, la préoccupation est encore plus urgente étant donné les doutes sérieux qui ont surgi à propos de l’impartialité du verdict et elle a ajouté : « cette mesure est inutilement punitive et en violation des normes pour le traitement humain des prisonniers et de l’obligation faite aux Etats de protéger la vie familiale ».
Rappel : Action urgente pour les visas des familles des Cinq
Comité International pour la Liberté des Cinq
Envoyer des FAX avant le 10 avril
Renvoyer une copie de vos courriers à Graciela Ramirez, présidente du Comité international pour la liberté des Cinq :
Courriel : trebol@enet.cu
A tous ceux qui défendent les justes causes:
Le 10 avril, plusieurs membres des familles des Cinq Cubains prisonniers aux Etats-Unis ont rendez-vous à la Section des Intérêts Américains à La Havane pour solliciter leurs visas.
Adriana Pérez, épouse de Gerardo Hernández, viendra pour la dixième fois demander qu’on lui accorde un visa pour rendre visite à Gérardo dans la prison où il purge une peine injuste.
Depuis dix ans, le gouvernement des Etats-Unis refuse à ce couple la possibilité de se retrouver.
Nous vous demandons de participer de toute urgence à une action pour eux et pour leurs familles en envoyant avant le 10 avril des télégrammes, des FAX à la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton en demandant ce qui suit :
1) Que soit immédiatement accordé un visa humanitaire à Adriana Pérez pour rendre visite à son mari Gerardo Hernández y mettre fin à la violation du droit de visite des familles.
2) Que soient accordés des visas multiples à l'ensemble des membres des familles des Cinq Cubains prisonniers aux USA.
Pour contacter le Département d'Etat, s'adresser à:
Hillary Clinton
State Secretary of USA
U.S. State Department
2201 C Street, NW
Washington, DC 20520
Fax: 1-202-647-2283
Concernant le cas d’Olga Salanueva
Nous vous demandons également de contacter la Secrétaire du Département de la Sécurité Intérieure, Janet Napolitano, en lui demandant ce qui suit:
1) Que soit immédiatement accordé un visa humanitaire à Olga Salanueva. En juillet 2008, Olga a été injustement déclarée "indésirable de façon permanente". Demandez à la Secrétaire pour la Sécurité Interne que cette décision concernant Olga Salanueva soit annulée et qu'on lui accorde immédiatement un visa humanitaire pour rendre visite à son mari René González dans sa prison.
Pour contacter le Département de la Sécurité Intérieure, s'adresser à:
Janet Napolitano
Department of Homeland Security
U.S. Department of Homeland Security
Washington, DC 20528
Fax: 202-282-8401
Envoyer copie des courriers à:
Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies:
courriel: InfoDesk@ohchr.org
Action Urgente: Email: urgent-action@ohchr.org
Procédure des Requêtes 1503: Email: 1503@ohchr.org
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Comité Français LIBEREZ LES CINQ
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Le Parlement européen a manifesté son appui à Cuba dans l’affaire des cinq accusés d’espionnage par des cours de justice des Etats-Unis, dit une radio cubaine. Le sujet pourrait être évoqué lors de la prochaine réunion d’euro-parlementaires avec Barack Obama.
Le vice-président du Parlement européen, Miguel Angel Martínez, a affirmé que cet organisme soutient une requête qui demande à la Cour Suprême des Etats-Unis de revoir le cas de cinq Cubains condamnés à de longues peines de prison, a révélé aujourd’hui une radio locale.
Lors d’une rencontre à La Havane avec des membres des familles des cinq Cubains accusés, entre autres charges, de “conspirer à fins d’espionnage », Martínez s’est félicité de la volonté manifestée par le Parlement Européen pour la révision de l’affaire, qui est inscrite dans son agenda comme « thème prioritaire », lors d’une prochaine entrevue avec le président Barack Obama.
“Aucun de nos représentants ne doit cesser de transmettre au nouveau mandataire étatsunien la solidarité de l’Europe avec la cause du peuple cubain ni de dénoncer tous les aspects arbitraires et les irrégularités du procès judiciaire contre ces cinq jeunes gens de l’île », a affirmé Martínez.
Ramón Labañino, Fernando González, Gerardo Hernández, Antonio Guerrero et René González sont en prison depuis plus de dix ans et ont été condamnés en 2001 pour conspiration à fins de commettre des assassinats au premier degré, des actes d’espionnage et des délits contre les Etats-Unis, outre une fausse identité et l’usage de faux papiers.
Cuba reconnaît que les cinq sont ses agents, mais que leur travail consistait à surveiller des groupes anticastristes de Miami, ce pour quoi ils sont considérés comme des « combattants antiterroristes » auxquels Cuba a conféré le titre de « héros ».
Une douzaine de personnalités mondiales, parmi lesquelles les Prix Nobel José Ramón Horta, Adolfo Pérez Esquivel, Darío Fo et José Saramago, plus tous les sénateurs de Mexico et des membres du Congrès du Brésil, de Belgique et du Japon, ont demandé à la Cour Suprême des Etats-Unis de reconsidérer l’affaire.
Un des avocats des Cubains, Léonard Weinglass, qui était en visite à La Havane cette semaine, a signalé que le tribunal suprême nord-américain ne reçoit que 2 pour cent des requêtes qui lui sont présentées, raison pour laquelle il a exhorté à fortifier la solidarité avec les prisonniers.
Selon Weinglass, l’affaire des “Cinq” comme on les désigne dans les campagnes pour leur libération « est en attente et on cherche [à obtenir] une révision des jugements qui ont mené à leur condamnation ».
Il a rappelé que « le problème est que 98 pour cent des cas proposés pour une révision sont écartés, «c’est pourquoi l’espoir consiste à obtenir la faveur de voir révisés les jugements et les sentences”.
Comité International pour la Liberté des Cinq
19 mars 2009
ACTION URGENTE POUR DES VISAS AUX FAMILLES DES CINQ CUBAINS
A tous ceux qui défendent les justes causes:
Le 10 avril, plusieurs membres des famillas des Cinq Cubains prisonniers aux Etats-Unis ont rendez-vous à la Section des Intérêts Américains à La Havane pour solliciter leurs visas.
Adriana Pérez, épouse de Gerardo Hernández, viendra pour la dixième fois demander qu’on lui accorde un visa pour render visite à Gérardo Dans la prison où il purge une peine injuste.
Depuis dix ans, le gouvernement des Etats-Unis refuse à ce couple la possibilité de se retrouver.
Nous vous demandons de participer de toute urgence à une action pour eux et pour leurs familles en envoyant avant le 10 avril des télégrammes, des fax ou des appels téléphoniques à la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton en demandant ce qui suit :
1) Que soit immédiatement accordé un visa humanitaire à Adriana Pérez pour rendre visite à son mari Gerardo Hernández y mettre fin à la violation du droit de visite des familles.
2) Que soient accordés des visas multiples à l’ensemble des membres des familles des Cinq Cubains prisonniers aux los USA.
Pour contacter le Département d’Etat, s’adresser à:
Hillary Clinton
State Secretary of USA
U.S. State Department
2201 C Street, NW
Washington, DC 20520
Numéro de Fax: 1-202-647-2283 / Numéro de Téléphone: 1-202-647-4000
Nous vous demandons également de contacter la Secrétaire du Département de la Sécurité Intérieure, Janet Napolitano, en lui demandant ce qui suit:
1) Que soit immédiatement accordé un visa humanitaire à Olga Salanueva. En juillet 2008, Olga a été injustement déclarée “indésirable de façon permanente”. Demandez à la Secrétaire pour la Sécurité Interne que cette décision concernant Olga Salanueva soit annulée et qu’on lui accorde immédiatement un visa humanitaire pour rendre visite à son mari René González dans sa prison.
Pour contacter le Département de la Sécurité Intérieure, s’adresser à:
Janet Napolitano
Department of Homeland Security
U.S. Department of Homeland Security
Washington, DC 20528
Numéro de Fax: 202-282-8401 Numéro de téléphone: 1- 202-282-8000
Si possible, envoyez une copie de ces actions à:
Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies:
Email: InfoDesk@ohchr.org
Action Urgente: Email: urgent-action@ohchr.org
Processus de Requêtes 1503: Email: 1503@ohchr.org
Alarcon dénonce le silence de la presse autour du soutien international apporté aux Cinq
Juan Diego Nusa Peñalver
Ricardo Alarcon, le président du Parlement cubain, a dénoncé, à La Havane, le silence de la majorité des médias nord-américains et internationaux concernant l’immense soutien international apporté à la requête des avocats auprès de la Cour suprême, en vue d’obtenir le réexamen de l’affaire des Cinq.
Au cours de la célébration de la Journée de la presse cubaine par les députés, Ricardo Alarcon a fait allusion aux antiterroristes cubains Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero et René Gonzalez, qui purgent des condamnations injustes et démesurées aux Etats-Unis, depuis dix ans.
Il a rappelé la présentation à la Cour, le 6 mars, de 12 documents d’amis de la Cour (amici curiae brief), appuyant la requête de la défense des Cinq présentée le 30 janvier dernier, et demandant à la Cour d’accepter la révision de l’affaire.
Le président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire a signalé que le nombre élevé d’amici constitue un fait sans précédent dans la jurisprudence nord-américaine. En effet, il s’agit du plus grand nombre de documents de cette nature jamais présenté devant la Cour suprême des Etats-Unis.
Il a précisé que parmi les signataires figurent 10 prix Nobel : José Ramos Horta, président du Timor oriental, Adolfo Perez Esquivel, Rigoberta Menchu, José Samarago, Wole Soyinka, Zhores Alferov, Nadine Gordimer, Gunter Grass, Dario Fo et Mairead Maguire.
A ces noms s’ajoutent le Sénat mexicain en séance plénière, l’Assemblée nationale du Panama et Mary Robinson, présidente de l’Irlande de 1992 à 1997 et Haut Commissaire de droits de l’Homme des Nations Unies, de 1997 à 2002, entres autres.
La grande presse occidentale, notamment celle des Etats-Unis, a passé sous silence ce soutien international et le fait que chaque ami de la Cour a dû payer deux mille dollars pour que son document soit accepté.
Alarcon a précisé que ces documents doivent être présentés par un avocat nord-américain et que tous ceux qui ont œuvré à cette cause ont renoncé à leurs honoraires, un fait sans précédent dans ce pays, également passé sous silence par l’ensemble de la puissante presse.
Il a rappelé qu’un des Cinq, Gerardo Hernandez Nordelo, membre de l’Union des journalistes de Cuba, a été arbitrairement condamné à deux peines à perpétuité, plus quinze ans de prison.
Celui-ci mérite une reconnaissance toute spéciale à l’occasion de cette journée, a conclu Alarcon. (AIN)
Ci dessous le courrier reçu de l'Ambassade des Etats-Unis de France, suite à l'envoi des pétitions. Les 5.org tient à remercier les camarades qui de toute les régions nous envoient des pétitions que nous retransmettons à l'Ambassade US. Continuons cette mobilisation par voie de pétitions et amplifions les rassemblements mensuels pour les 5 partout dans le pays. Après Arras chaque 1er vendredi du mois, Paris organise désormais son rassemblement chaque 3ème vendredi de 18 à 20 h, devant la Fontaine au Chatelet.

JUSTICE ET LIBERTE POUR LES 5 !
Qui sont les 5 Cubains prisonniers aux États-Unis ?
Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez, Gerardo Hernandez, Ramon Labañino et René Gonzalez avaient infiltré des groupes d’extrème droite tels que « Alpha 66 », « Omega 7 », « Brothers to the Rescue », et la « Cuban American National Foundation » impliqués dans des activités violentes et terroristes : attentats à la bombe, assassinats et actions de sabotage dirigés contre des civils Cubains.
En 1997 une série de sabotages et d’attentats perpétrés à Cuba contre des hôtels de la capitale, coûta la vie à un jeune touriste italien, Fabio di Celmo. A la suite de ce drame Fidel Castro envoya une note au président des Etats-Unis de l’époque, Bill Clinton, par le biais de l’auteur colombien Gabriel García Márquez.
Les conséquences ont été immédiates parce que -fait peu commun- s’est instaurée une sorte de coopération formelle entre La Havane et Washington. Vers la mi-juin, des spécialistes cubains et des officiels du FBI se sont réunis dans la capitale cubaine pour analyser les preuves et les documents sur les actions terroristes qui avaient comme cible Cuba. La sécurité d’État cubaine a fourni au FBI 230 pages, ainsi que des enregistrements et conversations téléphoniques et des vidéos sur les plans en cours. Les agents du FBI ont quitté La Havane avec la promesse de donner une réponse rapide aux inquiétudes cubaines …et… 3 mois plus tard, le 12 septembre 1998, le FBI a procédé à l’arrestation des cinq Cubains : Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez, Gerardo Hernandez, Ramon Labanino et René Gonzalez. Leur crime ? Avoir infiltré, au risque de leur vie, les groupuscules criminels d’origine cubaine responsables de plusieurs attentats violents qui ont coûté la vie à de nombreux innocents. Depuis 1959, le terrorisme contre le peuple cubain a fait 3.478 morts et a rendu infirme 2.099 personnes.
À l’injustice s’ajoute le caractère inhumain avec lequel sont traitées les familles des prisonniers. Les Etats-Unis font tout pour ne pas donner de visas aux familles. Olga Salanueva, l’épouse de René González, et Adriana Pérez, la compagne de Gerardo Hernández, attendent depuis dix ans un visa. Leonard Weinglass, célèbre avocat étasunien qui défend Antonio Guerrero, a souligné que la façon avec laquelle a agi la Justice étasunienne viole toutes les conventions existantes.
En mai 2005, le groupe de Travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires a justement considéré que l’arrestation de ces cubains constituait une détention arbitraire. En août 2005, après que les 5 cubains aient fait appel du jugement devant la 11ème Cour d’Appel d’Atlanta(Géorgie) 3 juges de cette Cour ont rendu public un document de 93 pages dans lequel ils annulaient le verdict. La Troïka a estimé que les 5 cubains n’avaient pas eu un procès équitable à Miami et a ordonné un nouveau jugement. Bien que la Troïka ait ordonné la tenue d’un autre procès, les 5 cubains continuent à attendre. Alberto González, ex conseiller de George Bush et ministre de la Justice des Etats-Unis, est intervenu ensuite devant le tribunal pour lui demander qu’il révise la décision de la Troïka d’Atlanta. Et le 31 décembre 2005 les juges ont accepté de réviser ce qui était déjà révisé.
Les irrégularités du procès contre les 5 sont innombrables, en particulier la première : les accusés n’ont commis aucun crime, n’ont pas attenté contre la sécurité des Etats-Unis, le procès contre eux s’est déroulé à Miami, une ville que la même Cour Fédérale d’Appels des Etats-Unis a considérée comme « hostile et irrationnelle » avec le gouvernement cubain.
Pire encore, les cubains peuvent rester dans ces limbes d’injustice pour un temps indéfini. Nous avons donc décidé d'organiser comme le comité d'Arras,
Pétition à envoyer à : UL CGT Arras – 16 rue Aristide Briand 62000 Arras
LIBERTE POUR LES 5 CUBAINS !
INJUSTEMENT INCARCERES DEPUIS 10 ANS
DANS LES PRISONS DES ETATS-UNIS.
LIBERTE POUR LES CINQ PATRIOTES CUBAINS !
Télécharger la pétition au format PDF : petition_les5.pdf

« Monsieur Barack OBAMA, Président des Etats-Unis,
Nous vous demandons d’interférer dans la libération des cinq Cubains, Antonio Guerrero Rodriguez, Fernando Gonzalez LIort, Gerardo Hernàndez Nordelo, Ramon Labinino Salazar, René Gonzàlez Sehwerert, qui ont été emprisonnés aux USA pour avoir défendu le peuple de Cuba contre des actes de terrorisme. »
Nom, Prénom Ville Pays Signature
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Cette pétition internationale sera adressée par Les 5.org, à Monsieur l’Ambassadeur des Etats Unis en France, avec copie à Free for Five, le comité international pour la libération des 5
Pétition à envoyer à : UL CGT Arras – 16 rue Aristide Briand 62000 Arras
LIBERTE POUR LES 5 CUBAINS !
INJUSTEMENT INCARCERES DEPUIS 10 ANS
DANS LES PRISONS DES ETATS-UNIS.
LIBERTE POUR LES CINQ PATRIOTES CUBAINS !
« Monsieur Barack OBAMA, Président des Etats-Unis,
Nous vous demandons d’interférer dans la libération des cinq Cubains, Antonio Guerrero Rodriguez, Fernando Gonzalez LIort, Gerardo Hernàndez Nordelo, Ramon Labinino Salazar, René Gonzàlez Sehwerert, qui ont été emprisonnés aux USA pour avoir défendu le peuple de Cuba contre des actes de terrorisme. »
Nom, Prénom Ville Pays Signature
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Cette pétition internationale sera adressée par Les 5.org, à Monsieur l’Ambassadeur des Etats Unis en France, avec copie à Free for Five, le comité international pour la libération des 5
Premier Ministre Stephen Harper
28 janvier 2009
Référence : La visite du 19 février du Président Obama à Ottawa, au Canada et la question des violations des Droits de l'Homme aux Etats-Unis envers les Cinq Cubains et leurs familles.
Monsieur Harper,
Dans une entrevue, le 27 janvier 2009, le Dr. Nuris Piñero, un avocat des Cinq Cubains qui sont injustement incarcérés dans des prisons américaines depuis plus de dix ans, a mentionné que les autorités américaines continuent d'imposer des obstacles aux visites des familles de ces Cubains.
Un autre avocat des Cinq Cubains, l'Américain Leonard Weinglass, a écrit abondamment sur ce sujet. Dans une entrevue, il a souligné que la question des droits des familles à visiter des prisonniers fédéraux a été examinée récemment par la Cour Suprême des Etats-Unis. Dans une décision remarquable, la Cour Suprême a maintenu sans équivoque que si un intérêt est protégé par la Constitution des Etats-Unis, c'est l'intérêt du maintien de la famille.
Et dans ce cas, poursuit Weinglass, ils ont maintenu qu'un agence gouvernementale ne pouvait briser une famille en empêchant le détenu qui est en garde à vue de maintenir une relation avec son épouse et ses enfants. Je crois que la Constitution des Etats-Unis l'emporte sur toutes les autres lois, y compris les lois sur l'immigration. Empêcher le maintien de cette unité constitue une violation claire et fondamentale de la Constitution des Etats-Unis.
En ce qui concerne les règlements du Bureau Fédéral des Prisons, ils exigent que les familles soient autorisées à faire des visites, pour la simple raison que les prisons ont constaté par expérience que quand un détenu est visité régulièrement par sa famille, ce détenu devient un meilleur détenu, moins problématique, moins colérique, moins hostile et meilleur pour l'institution.
Ainsi, la Constitution des Etats-Unis et la réglementation pénitentiaire enchâssent clairement les visites des familles. De plus, le gouvernement des Etats-Unis a reçu une lettre de protestation de la part d'Amnistie Internationale indiquant que le droit international exige qu'un détenu soit autorisé à voir les membres de sa famille. Il conclut, sur cette question, en indiquant qu'il s'agit très clairement d'une exigence du droit international humain. Donc, tant sur le plan international qu'au niveau constitutionnel, ainsi que selon les règlements du Bureau Fédéral des Prisons, les familles devraient être autorisées à faire des visites.
À la veille de la visite du Président Obama au Canada, je vous exhorte à aborder cette question avec votre homologue américain.
J'aimerais profiter de l'occasion pour vous rappeler que, l'an dernier, cinquante-six députés du parlement canadien ont pris position publiquement, par écrit, en faveur de la libération des Cinq Cubains et du droit de visite des familles.
Arnold August, Écrivain\Conférencier, Montréal
cc: Lawrence Cannon, Ministre des Affaires Étrangères, Fax: (613) 996-9709
Peter Kent, Ministre d'État des Affaires Étrangères pour les Amériques, Fax: (613) 996-9709.
Interview de Thomas Golstein, avocat chargé de présenter l'affaire des Cinq Cubains devant la Cour suprême des Etats-Unis, par Amy Goodman pour DEMOCRACY NOW¹
6 février 2009
Thomas Golstein est avocat des Cinq Cubains et associé du cabinet Akin Gump. Co-fondateur d'un des blogs les plus lus concernant la Cour suprême, le SCOTUSblog, il donne également des cours dans les facultés de droit des universités de Harvard et Stanford. La revue spécialisée National Law Journal le considère comme un des meilleurs avocats de moins de 40 ans des Etats-Unis.
Présentation de l'affaire par AMY GOODMAN: Les avocats des Cinq Cubains ont présenté une demande d'appel devant la Cour suprême des Etats-Unis pour réclamer un nouveau procès. Les Cinq ont été condamné en 2001 en Floride sous l'accusation de conspiration pour commettre des actes d'espionnage dans le sud de la Floride. Les Cinq sont emprisonnés dans des prisons fédérales du pays. Ils affirment qu'ils n'espionnaient pas les Etats-Unis mais qu'ils surveillaient des groupes de cubano-américains d'extrême-droite qui organisent des attentats contre Cuba. Le jugement des Cinq a été le seul procès judiciaire de l'histoire des Etats-Unis condamné par la Commission des droits de l'Homme. Plusieurs Prix Nobel ont également demandé au Procureur général de Etats-Unis la libération des Cinq. Le leader cubain Raul Castro a proposé le mois dernier de libérer des prisonniers cubains en échange de ces cinq hommes.
AMY GOODMAN: Pouvez-vous présenter cette affaire, l'appel devant la Cour suprême ? Vous êtes un des principaux avocats à la Cour suprême, devant laquelle vous avez déjà présenté 40 cas.
THOMAS GOLDSTEIN: En réalité, il n'y en a pas autant, mais c'est très aimable de votre part de converser avec moi à propos de la Cour. Les juges ont l'autorité de choisir les affaires qu'ils vont entendre, à la différence des tribunaux d'appel ou des tribunaux en général. Ainsi, notre première démarche est de leur demander de décider s'ils vont ou non entendre les arguments de l'affaire. Nous avons dit que l'affaire présente réellement des questions incroyablement importantes concernant la justice, et dans le contexte des relations internationales, en particulier, qu'il est essentiel qu'ils s'intéressent à ce cas. Nous pensons que le fait de croire qu'un procès juste pouvait se tenir dans l'ambiance anticastriste qui règne à Miami était une folie, alors qu'il est question de juger des agents du gouvernement de Castro. Nous sommes également très préoccupés par le problème de la sélection du jury. Nous sommes donc dans la première étape qui est d'obtenir que les juges de la Cour suprême s'intéressent à l'affaire.
AMY GOODMAN: Maintenant, expliquez-nous qui sont les Cinq Cubains, Thomas Goldstein.
THOMAS GOLDSTEIN: Vous l'avez très bien expliqué dans l'introduction que vous avez faite de l'affaire. Ce sont cinq personnes qui travaillaient pour le gouvernement de Cuba. C'était des agents non enregistrés, ce qui fut à l'origine de l'affaire contre eux. Mais ces accusations se traitent généralement sur une base, beaucoup, mais alors beaucoup moins grave. Dans ce cas, nous sommes en présence de personnes, dont 3 d'entre eux sont condamnés à des peines de prison à perpétuité, alors qu'ils n'ont commis aucun acte de violence ni tenter de voler des secrets d'Etat nord-américains. Ils étaient chargés de réunir des informations sur des personnes qui s'opposent de façon violente au gouvernement de Fidel Castro. Selon moi, ils ont été jugés dans une atmosphère où les jurés se sont vengés, dans une certaine mesure, influencés par leur colère contre le gouvernement de Fidel Castro et par leur opinion sur les événements à Cuba.
AMY GOODMAN: Pouvez-vous expliquer le thème du siège du procès ?
THOMAS GOLDSTEIN: Certainement. La Constitution des Etats-Unis demande que vous soyez jugé dans le lieu où le crime est ou a été commis, mais il existe une série de lois qui disent que vous ne pouvez être jugé que là où vous pouvez avoir un procès juste. Nous ne pouvons accepter que vous soyez jugé dans une communauté où il existe une immense hostilité envers vous ou une hostilité envers le groupe dont vous êtes un des membres. Vous pouvez imaginer certains procès dans des communautés fortement racistes à une époque où, disons, un accusé noir était accusé d'un crime violent dont la victime était blanche, ce genre de choses… C'est pourquoi, une loi a été promulguée : celle du « procès juste et équitable » (due process of law), qui dit que vous avez le droit d'avoir un procès juste et équitable, et pas seulement un procès. Nous pensons que cette affaire implique réellement ce principe. De fait, la première fois que la Cour d'appel a entendu l'affaire, elle a révoqué les verdicts de culpabilité, en disant, regardez, dans cette atmosphère anticastriste, particulièrement alors quece procès avait lieu en même temps que l'échec retentissant de l'affaire de Elian Gonzalez, [ Enfant cubain rendu par la Cour suprême des Etats-Unis à son père à Cuba ] , les Cinq devaient avoir un nouveau procès juste. Et pourtant la Cour d'Appel réunie en plénière a rejeté ce jugement et a confirmé leurs condamnations. C'est pourquoi nous devons faire appel devant la Cour suprême.
AMY GOODMAN: Thomas Goldstein, qu'en est-il des jurés qui ont été supprimés du jury?
THOMAS GOLDSTEIN: Et bien, la Cour d'appel a déclaré que le gouvernement était en droit de refuser les jurés sur la base de leur race, pour autant qu'elle n'utilise pas tous ses droits de veto et qu'elle n'élimine pas tous les jurés appartenant à des minorités. Nous pensons que cela est réellement très préoccupant. La Clause de Protection d'égalité (Equal Protection Clause) de la Constitution dit que personne ne peut éliminer de jurés sur la base de leur race. La Cour suprême a toujours préservé ce principe. Réellement, elle réprouve toute forme de discrimination raciale, y compris dans la sélection du jury. Si bien que nous pensons que, dans cette affaire, la Cour d'appel a donné une sorte d'autorisation pour écarter du jury des personnes sur la base de leur race, ce qui est terrible, même si elle l'a fait de manière assez habile. C'est pourquoi nous lui avons demandé d'analyser également ce thème.
AMY GOODMAN: Gerardo Hernandez, un des Cinq Cubains, pouvez-vous nous parler de son accusation pour commettre un assassinat ? Pourquoi dites-vous qu'elle est basée sur une preuve viciée ?
THOMAS GOLDSTEIN: Evidemment. Bien, c'est l'accusation la plus grave présentée contre l'un des Cinq. Les Etats-Unis soutiennent que Gerardo Hernandez, quand il rassemblait des informations sur les vols de Hermanos al Rescate — en fait c'est une organisation très anticastriste, qui vraiment, s'opposait vraiment au gouvernement cubain et qui tentait réellement de réaliser un changement de gouvernement à Cuba, notamment en effectuant des vols qui survolaient le territoire cubain —. En fait Gerardo Hernandez informait Cuba des plans des vols des avions. De toutes façons, les avions étaient visibles sur les radars, et ces informations ne représentaient pas grand-chose. Lorsque Cuba a détruit deux des avions, Gerardo a été accusé de conspiration pour commettre un assassinat, même s'il n'a rien eu à voir avec un quelconque plan pour les détruire, encore moins pour les détruire dans l'espace aérien des Etats-Unis. Vous savez, ceci est inexact, et, il n'existe littéralement aucune preuve de cela. Nous pensons que nous avons là un des meilleurs exemples qui prouve que ce jury, dans cette atmosphère, n'était pas capable d'analyser de façon juste cette affaire. Regardez, il se peut que les Cinq aient été des agents étrangers non enregistrés et on suppose que c'est un acte à ne pas commettre. [Au Etats-Unis], nous avons une manière de traiter ce type d'affaires, mais dans ce cas les accusations étaient beaucoup plus graves. En général, ces affaires se résolvent par la voie diplomatique, et non à travers d'accusations criminelles.
AMY GOODMAN: Et le calendrier ? Nous n'avons plus que dix secondes…
THOMAS GOLDSTEIN: Très bien.
AMY GOODMAN: Pour quand attendez-vous une décision de la Cour suprême concernant l'appel ?
THOMAS GOLDSTEIN: Ils décideront très certainement au mois de mai s'ils entendent l'affaire ou non. S'ils le font, nous aurons une réponse pour la fin de cette année ou en 2010.
AMY GOODMAN: Bien, je veux vous remercier d'avoir été présent parmi nous, Thomas Golstein.
Democracy Now! est une émission nord-américaine d'actualités, d'analyse et d'opinion diffusée en anglais et en espagnol. Elle prête une attention particulière aux sujets que ses producteurs considèrent comme ignorés ou insuffisamment traités par les médias de masse. Democracy Now! est diffusée par plus de 700 radios, chaînes de télévision, bouquets de télévisions (satellites et câblés). (Wikipedia)
Chers amis,
A la fin du mois de janvier, les avocats des Cinq présenteront leur affaire devant la Cour suprême des Etats-Unis. C'est pour Gerardo et René le dernier recours légal.
Pour Ramon, Antonio, et Fernando, ils sont en attente de nouvelles sentences, avant ou après la décision de la Cour suprême de revoir l'affaire.
La Cour n'accepte de revoir que très peu de cas, autour de 2% de ceux qui lui sont présentés.
La solidarité internationale doit continuer de faire pression à travers des pétitions, des amicus curiae, des manifestations, ce qui pourrait éventuellement l'inciter à s'intéresser à l'affaire. Dans tous les cas, il est important que les Etats-Unis et leur nouveau président sachent que les Cinq ne sont pas seuls et que plus de 340 comités de solidarité dans le monde veillent sur eux et attendent que justice soit enfin rendue.
J'ai trouvé sur Internet une lettre-type d'amicus curiae - merci à ceux qui l'ont mise en ligne-(cette lettre permet de s'adresser directement à la Cour suprême). Chacun peut l'envoyer à la Cour, demander à des amis avocats, à des associations, des organisations de le faire. Nous ne pouvons rien faire d'autre que cela: nous manifester de toutes les manières possibles.
Les juges n'ont pas d'adresse mail, il faut donc leur écrire. Voici l'adresse prise sur le site de la Cour et leurs noms tirés d'Internet.
Justice (or Chief Justice) (Justice's Full Name)
Supreme Court of the United States
One First Street N.E.
Washington, DC 20543
Je ne vous dirais pas l'importance extrême de cette démarche.
Les familles des Cinq que nous venons de rencontrer à La Havane avec le FORUM POUR UN AUTRE MONDE comptent sur nous et placent tous leurs espoirs dans notre soutien et nos actions pour avoir une minime influence sur la décision des juges.
Fraternellement à tous,
Pour la libération des Cinq, Hasta siempre!
Mr ..................................
Adresse ..........................
A Mr John Glover Roberts, Jr. président de la Cour suprême
John Paul Stevens, juge
Antonin Scalia, juge
Anthony Kennedy, juge
David Souter, juge
Clarence Thomas, juge
Ruth Bader Ginsburg, juge
Stephen Breyer, juge
Samuel Alito, juge
Cour Suprême des Etats-Unis
Demande de constitution comme Amicus Curiae auprès de la Cour.
J'ai l'honneur, en tant que citoyen français exerçant la profession de ....... ........................... et attaché au respect des droits de l'homme tels qu'ils sont exposés dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948, de me proposer comme Amicus Curiae auprès de votre haute juridiction afin d'appuyer la défense dans les affaires des cinq Cubains Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Ramon Labanino, Fernando Gonzalez et René Gonzalez qui font l'objet d'un procès qui dure depuis maintenant plus de dix ans.
A ce titre, je souhaite faire les observations ci-dessous, afin que votre haute juridiction les prenne en considération, dans sa décision sur ces affaires.
Chacun des 5 Cubains a été privé, lors de son procès, de droits universellement reconnus comme essentiels à toute bonne justice et réunis sous le vocable de « droit à un procès équitable ».
L'article 10 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, repris par l'article 14.3 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 19/12/1966 que votre pays a ratifié, dispose que : « toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de tout accusation en matière pénale dirigée contre elle ».
Les très lourdes condamnations prononcées à l'encontre des cinq Cubains, pour certains d'entre eux la perpétuité, l'ont été par un tribunal de Miami. Or Miami est le siège d'organisations liées à l'extrême droite cubano-américaine telles que la FNCA, Brothers to the Rescue, Alpha 66, et d'autres, impliquées dans l'organisation et la réalisation d'attentats et d'agressions terroristes contre Cuba et sa population, et que les cinq Cubains étaient justement chargés, par leur gouvernement, d'infiltrer afin de prévenir de nouveaux actes terroristes. L'influence locale de cette extrême droite a pesé sur le travail des juges de Miami, enlevant à ces derniers la neutralité, la sérénité et l'impartialité requises. Contre toute logique juridique, la décision des juges de Miami a été confirmée le 4 juin dernier par la 11ème section de la Cour d'Appel d'Atlanta.
Selon l'avis n° l9/2005 du Groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire « le Gouvernement (des États-Unis) n'a pas nié le fait que ( ... ) le climat de prédisposition et les préjugés envers les accusés ont persisté à Miami et ont contribué à ce qu'ils soient présentés comme coupables depuis le début ( ... ) et que Miami n'était pas l'endroit approprié où organiser un procès pour lequel il était prouvé qu'il était quasiment impossible de sélectionner un jury impartial dans une affaire concernant Cuba ( ... ) ».
Le respect des articles 10 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et 14.3 du Pacte relatif aux droits civils et politiques commande donc que les condamnations soient annulées et qu'un nouveau jugement ait lieu, cette fois en dehors de Miami.
Par ailleurs, l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme, repris par l'article 14.3 du Pacte ci-dessus, pose que la culpabilité d'une personne ne peut être légalement établie qu' « au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées ». Or, le Groupe de travail de l'ONU indique, dans son avis, que « le gouvernement (des États-Unis) n'a pas démenti le fait que les avocats ont eu un accès très limité au dossier d'accusation à la suite de l'attribution de la catégorie de « sécurité nationale » à l'affaire, ce qui a influé de manière négative sur leurs possibilités de présenter une argumentation contraire ( ... ) ». L'accès au dossier d'accusation - et aux avocats - a été également limité par les 17 mois d'isolement pendant lesquels les cinq ont été maintenus après leur arrestation. Des pièces non communiquées à la défense auraient été utilisées par le parquet.
Le Groupe note que « ce déséquilibre - compte tenu des lourdes peines édictées contre les personnes concernées par cette affaire - est incompatible avec l'article 14.3 du Pacte relatifs aux droits civils et politiques ( ... ) ». Là encore, le rétablissement des droits de la défense nécessite l'annulation des condamnations prononcées.
Les cinq Cubains n'ont pas eu droit à un procès juste et équitable. Or ce droit, garanti par les textes internationaux cités ci-dessus est universel et doit s'appliquer également à toute personne jugée aux États-Unis. La France et les États-Unis n'ont pas la même culture ni les même systèmes juridiques. Mais ces différences ne font en aucun cas obstacle à une compréhension commune de ce que signifie le droit de tout accusé à un tribunal indépendant et impartial ainsi qu'à l'accès de l'accusé à toutes les facilités requises pour préparer sa défense.
En son temps, le capitaine Dreyfus avait été, en France, privé de ces mêmes droits et condamné à perpétuité. Ce n'est qu'au bout d'une grande campagne publique initiée par Émile Zola que l'affaire a été réexaminée et Dreyfus innocenté. La triste affaire Sacco et Vanzetti, qui s'est déroulée dans votre pays, a fait le tour du monde, et est encore présente dans les mémoires.
Les cinq Cubains on été accusés de conspiration en vue de commettre de l'espionnage, des crimes contre les États-Unis, voire un meurtre (pour Gerardo Hernandez), or la justice n'a pu démontrer qu'ils aient volé ou accédé à des secrets d'État ou attenté à la vie d'autrui. Dans ce contexte, il ne serait pas acceptable qu'ils n'aient pas leurs condamnations annulées et n'aient pas droit à un nouveau jugement.
Merci aux juges de la Cour Suprême des États Unis de bien vouloir accepter de prendre en compte ces observations.
Fait à le ………………………..
signature
Aujourd’hui, le monde est témoin q'un nouveau président est arrivé aux Etats-Unis. C'est le premier président noir dans l'histoire des Etats-Unis. Le comité belge pour les Cinq à décidé de boire un petit
verre de rhum ‘Havana Club’ à la santé du Président Obama afin de lui faire passer le message suivant : “Free the Five, yes you can!”. Entre 17h et 18h, environ 80 personnes ont participé à l’activité, organisée en face de l'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles. Les 5 acteurs qui ont accepté d'être les parrains des Cinq, Dirk Tuypens, Chris Lomme, Joke Devynck, Daan Hugaert et Jonas Geirnaert, ont adressé une lettre à Obama via l’ambassade des Etats-Unis. Les participants de l’action ont tous signé 5 cartes de voeux pour les Cinq afin de leur souhaiter une meilleure année et afin de les assurer que nous continuerons à lutter inconditionnellement pour leur liberté.
On the 20th of Janary, the world witnessed the inauguration of a new president of the United States. It's the first black president in the history of this country. The Belgian Free the Five committee has therefore decided to drink a toast to the new president. We chosed to have a good Cuban rhum
'Havana Club'. We also wanted to give Obama this message: "Free the Five, yes you can!". Between 17 and 18 o'clock, about 80 persons did join this nice activity, organised in front of the U.S. embassy in Brussels. 5 well known Belgian actors, Dirk Tuypens, Chris Lomme, Joke Devynck, Daan Hugaert and Jonas Geirnaert, have recently accepted to be gothfathers of the five heroes. They have written a letter for Obama and during the action they went to the embassy to deliver this letter. The people who joined the action all signed five greeting cards for the Cuban Five. We wanted to wish them a good newyear and we wanted to assure them, that we keep on fighting unconditionally for their freedom.
Free the Five committe Belgium
Bonjour,
en Belgique nous accueillons le 50e anniversaire de la Révolution Cubaine avec une action pour la liberté des Cinq le 20 janvier. Nous vous invitons à faire quelque chose à cette date dans votre pays, selon vos possibilités.
Meilleurs Veux pour 2009
Katrien Demuynck
Coordination européenne pour la Liberté des Cinq

20 janvier de 17h à 18 h : action pour les Cinq devant l'ambassade des Etats-Unis
(boulevard du Régent, 27, entre la rue de la Loi et la rue Belliard – métro Arts-Loi)
Nous saluons Barack Obama pour son élection en tant que premier président noir des Etats-Unis, et nous offrons un petit verre de Havana Club à sa santé, avec l’appel « libérez les cinq, ‘yes you can’ ! »
Les artistes belges, parrains et marraines des Cinq, remettront une lettre à Obama à l’ambassade pendant l’action, pour lui rappeler le cas des Cinq et notre demande en vue d’obtenir leur libération.

Hola,
en Belgica vamos a celebrar el 50 aniversario de la Revolución Cubana con una acción para la libertad de los Cinco Heroes, el 20 de enero. Les invitamos a hacer algo en esta fecha en su pays, segun sus posibilidades.
Les deseamos un feliz año 2009
Katrien Demuynck
Coordinación europea para la Libertad de los Cinco
20 de enero de 17 a 18h delante de la embajada de los EEUU en Bruselas:
Saludamos a Barack Obama como primer presidente negro de los EEUU con un traguito de Habana Club, recordandole: "Libertad para los Cinco, yes you can!"
Artistas belgas, padrinos de los cinco, entregaran una carta a Obama en la embajada, demandando la libertad de los Cinco
Hi,
en Belgium we will celebrate the 50th aniversary of the Cuban Revolution with an action for the Five, on january 20. We invite you to do something in your country on the same date, according to your possibilities.
We wish you a happy 2009
Katrien Demuynck
European Coordination to Free the Five
January 20, from 5 till 6 PM in front of the US embassy in Brussels
We will greet Barack Obama as first black president of the USA, with a glass of Havana Club, reminding him of our demand: "Free the Five, yes you can!"
Belgian artists, gothfathers of the Five, will hand a letter to the embassy demanding the freedom of the Five.
Source : free the five katrien demuynck coor europ pour les 5
WASHINGTON, 25 décembre. — L’appel sur l’affaire des cinq Cubains anti- terroristes, prisonniers politiques aux Etats-Unis, sera présentée devant la Cour suprême avant le 30 janvier, a déclaré un des avocats de la défense.
René Gonzalez, Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Ramon Labañino et Fernando Gonzalez sont emprisonnés depuis le 12 septembre 1998, pour avoir infiltré des organisations contre-révolutionnaires en Floride, afin d’éviter des actes terroristes contre Cuba, rapporte l’agence PL.
Au cours d’une interview accordée au Comité national pour la libération des Cinq des Etats-Unis, l’avocat Richard Klugh, a précisé que l’appel portera sur la révision de toutes les sentences, face au refus du 11e Circuit de la Cour d’appel d’Atlanta d’autoriser le changement de siège du procès, sur la mauvaise conduite du Parquet et le choix incorrect et discriminatoire du jury.
Selon Klugh, le sujet de la révision du siège est un des éléments fondamentaux, au regard de la propre législation nord-américaine et quel que soit le système juridique.
« Si le juge ou le jury est prédisposé à se laisser influencer par les passions ou les pressions locales, alors la sentence sera arbitraire et aucune justice ne sera possible», a-t-il affirmé en référence au procès qui s’est tenu à Miami.
Klugh a ajouté que l’avocat Thomas Goldstein, du cabinet Akin Gump, spécialiste des affaires portées devant la Cour suprême, apportait son concours à la défense.
Du fond des entrailles du monstre,
message de fin d’année
de Ramón Labañino
L’année 2008 se termine et nous voulons profiter de cette occasion pour vous dire que nous vous remercions du fond du cœur, que nous vous sommes très reconnaissants et fiers de vous tous.
En plus de dix années de prison, nous ne nous sommes jamais sentis seuls, car vous nous avez toujours accompagnés. Notre solitude a été peuplée de la plus belle des façons.
Sachez que nous avons besoin de vous pour gagner cette bataille et que nous sommes certains que nous vaincrons. La vie est en train de changer, le monde a besoin de changer et nous sommes sûrs que le futur sera meilleur pour tous.
Nous souhaitons à tous une nouvelle année d’amour, de bonheur et de liberté. Nous vous aimons beaucoup.
Joyeux Noël et Bonne Année 2009 à vous et à ceux que vous aimez.
Cinco abrazos de sus hermanos
Antonio, René, Gerardo, Fernando
y Ramón.
Wall-Street Journal, Mercredi 21 Mars, 2001
Ex-Colonel de l'armée de l'air témoigne sur l'attaque cubaine
Dow Jones Newswires
MIAMI (AP) - Contrairement aux conclusions de l'enquête de l'ONU, un ex-colonel de l'armée de l'air de l'US Air Force a témoigné mercredi, au procès de 5 cubains accusés d'espionnage, que les deux avions américains avaient été abattus loin à l'intérieur de l'espace aérien cubain.
George Buchner, un expert en questions de défense appelé à témoigner sur les circonstances de l'incident de 1996 (où deux avions furent abattus par la chasse cubaine), a indiqué que le pilote du MIG (cubain) a "fait preuve de retenue" en interrompant sa poursuite du troisième avion lorsque celui-ci se dirigea vers l'espace aérien international.
(...)
Buchner s'appuya en premier sur les conversations entre le commandant au sol et les pilotes des MIGs. Il dévoila pour la première fois que la transcription de la conversation provenait de l'agence super-secret NSA, le service d'écoute de l'intelligence US.
L'enquête de l'ONU avait conclu que les avions en provenance de Miami et appartenant au group Brothers to the Rescue avaient été abattus dans l'espace aérien international. Au cours du procès, des témoins à charge avaient affirmé que seul l'avion survivant, piloté par José Basulto, le fondateur de l'organisation, avait effectivement violé l'espace aérien cubain.
Buchner témoigna que les trois avions volaient "de concert" et que Cuba exerçait son droit de souveraineté en les attaquant - y compris dans un espace aérien international - suite à l'incursion de l'avion de Basulto.
"Le point de départ fut lorsque le premier avion traversa la limite territoriale de 12 miles" dit Buchner. "Ceci autorise le gouvernement cubain à exercer son droit souverain à la protection de son espace aérien".
La retranscription en provenance du MIG indique à de nombreuses reprises des distances de moins de 12 miles à partir des côtes cubaines, indiquant que la chasse débuta à l'intérieur de l'espace aérien cubain et que les avions furent abattus à 5 ou 6 miles de Cuba.
Un officier à bord d'un bateau de croisière basé à Miami, appelé à témoigner par les procureurs, avait estimé que les avions étaient entre 20 et 23 miles des côtes cubaines.
L'avocat de la défense, Paul McKenna, souligna que ces chiffres pouvaient être mis en doute parce que le bateau, qui n'avait signalé aucun combat aérien à aucune autorité, naviguait peut-être trop près des côtes cubaines et avait menti sur sa position réélle.
Les avions de Brothers ont été abattus le 24 février 1996 par des missiles après des viols répétés de l'espace aérien cubain par Brothers depuis 1994, et après des avertissements répétés de la part des gouvernements etats-uniens et cubains que les avions pouvaient être abattus.
(...)
Hernandez est le seul accusé inculpé pour cette fusillade. Lui et les autres, qui ont tous avoué être des agents cubains, sont accusés de tentative d'infiltration de bases militaires US et de groupes d'exilés.
Ils nient avoir cherché à obtenir des secrets des US et affirment que l'information rassemblée sur les activités terroristes des exilés était transmise à la FBI.
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Le 24 février 1996, 2 avions de l'organisation Hermanos al Rescate (Frères à la Rescousse) furent abattus par la chasse cubaine. A cette occasion, l'ex-président Bill Clinton approuva - en partie - la loi Helms-Burton. Qualifiée de "meurtre dans les eaux internationales", l'affaire empoisonna, comme il se doit, les relations entre Cuba et les Etats-Unis. Les plaintes déposées (pour meurtre) par les familles des victimes ont aboutis à l'indemnisation des familles par les tribunaux des Etats-Unis, indémnisations ponctionnées sur les avoirs cubains gelés dans les banques etats-uniennes depuis 1959.
A l'écart des premières pages des grands médias, que reste-t-il de cette affaire ? Comme souvent, il reste que la version donnée par les autorités cubaines dés le début soit de plus en plus admise et évidente, mais PAS en première page...
Lettre de Jane Franklin
[Note de Cuba Solidarity Project : Jane Franklin est auteur du livre "USA-Cuba a Chronological History"]
Le journal Wall Street Journal a publié cette lettre le 13 mars 2001. Elle fut écrite le 26 février en réponse au Représantant républicain Christopher Smith qui écrivit un long editorial appelant à la constitution d'un "grand jury" pour décider si les éléments d'indices étaient suffisantes pour procéder à l'inculpation pour meurtre du Président Fidel Castro dans l'affaire des deux avions abattus par les cubains le 24 février 1996.
( site de Jane Franklin : http://ourworld.compuserve.com/homepages/jbfranklins )
Le sauveteur viole l'espace aérien cubain.
L'éditorial du 26 février du représentant Christopher Smith ne donne pas au lecteur ne serait-ce que la plus élémentaire information sur le contexte de l'incident où deux chasseurs MIG cubains ont abattus deux avions le 24 février 1996.
Brothers to the Rescue [Freres à la rescousse - en francais, et Hermanos al Rescate - en espanol] n'est pas simplement un "groupe de pilotes qui recherchent les refugiés perdus en mer". José Basulto, fondateur et dirigeant de l'organisation, a une longue histoire de viols de l'espace aérien cubain et dirigeait le vol le jour de l'incident. Son avion fut celui qui en rechappa.
[Note de Cuba Solidarity Project : l'auteur de cette traduction désir apporter le témoignage suivant. Le lendemain de l'incident, la radio française France Inter, à son bulletin de 7 heures du matin, diffusa un interview de Basulto qui expliquait comment il avait réussi à échapper à deux MIG : "en se cachant derrière les nuages". La prochaine fois que deux MIG vous attaquent, vous saurez quoi faire.]
A la suite d'une enquête, le FAA retira - le 16 Mai 1996 - la licence de pilotage à Basulto pour avoir violé l'espace aérien cubain le 13 juillet 1995 et le 24 février 1996. L'Organisation de l'Aviation Civile des Nations-Unies, dans un rapport publié en Juin 1996, déclare que les données fournies par les radars etats-uniens indiquent que N2506 (l'avion de Basulto) se trouvait "à environ 1.5 miles nautiques à l'intérieur de l'espace aérien cubain". L'Organisation a noté aussi que, ce jour là, les trois avions s'étaient écartés de leur plan de vol.
Depuis cinq ans, M. Basulto tente de rejetter la faute sur à la fois le gouvernement des Etats-Unis et celui de Cuba mais les faits accusent Basulto lui-même. Que se passerait-il si les mêmes provocations devaient être entreprises par des avions cubains au-dessus de la capitale Washington, ou même Miami ?
Jane Franklin
Note de CSP :
Il faut préciser quelque chose à propos des "1.5 miles nautiques à l'intérieur de l'espace aérien cubain" que les autorités etats-uniennes sont disposés à concéder. Cet espace auquel ils se réferent, est l'espace que les Etats-Unis reconnaissent unilatéralement comme étant l'espace aérien cubain. Cuba, comme la plupart des pays dans le monde, revendique une espace de 20 miles. Les Etats-Unis sont un des très rares pays qui refusent d'appliquer la "Loi des traités maritimes" de l'ONU qui fixe ces limites. Les Etats-Unis ont "décidé" dans leur infinie arrogance de ne reconnaitre qu'une limite de 3 miles autour de Cuba.
Merci à "mart" pour cette précision.
Comme résultat plutot inattendu de cette affaire, voici celui d'un groupe de 5 cubains actuellement en procès à Miami pour espionnage au profit de Cuba. Un des accusés risque la peine de prison en vie pour complicité de "meurtre" pour ces avions abattus par la chasse cubaine...
Des questions au tribunal provoquent la colère d'un dirigeant cubain exilé
par JOSE DANTE PARRA HERRERA
Publié par le journal Sun-Sentinel 12 mars 2001, MIAMI
Au cours de ces deux derniers jours, le président de Brothers to the Rescue, José Basulto, a été interrogé sur les tentatives d'acheter des avions de combat et de fabriquer des explosives. L'avocat de la défense (des cubains accusés d'espoinage - NDT) a tenté de ternir son idéalisme en posant des questions précises et en faisant des allusions à son implication dans des actes terroristes.
Durant la deuxième journée d'audition, les questions posées par Paul McKenna ont fait perdre son sang froid à M. Basulto qui s'en est pris au défenseur de Gerardo Hernandez, accusé d'espoinnage. Lorsque McKenna interrogea Basulto sur un voyage effectué en 1995 à Cancun pour y rencontrer une figure politique Mexicaine, Basulto aboya "Monsieur, êtes-vous en train de faire le travail des services secrets cubains ? Parce que je n'y suis jamais allé".
(...)
Basulto, qualifié de témoin clé par la défense, comparait dans le procès de 5 cubains accusés d'espoinnage au service du gouvernement Cubain. Ils sont accusés d'avoir infiltrés des installations militaires états-uniennes et des groupes d'exilés, y compris Brothers to the Rescue.
Hernandez, accusé d'être le dirigeant du réseau, est accusé de conspiration en 1996 dans l'affaire des 2 avions abattus qui appartenaient à Brothers To the Rescue (BTR) et où 4 hommes trouvèrent la mort. Depuis la comparution de Basulto, McKenna le traite comme un témoin à charge en lui posant des questions tendancieuses. Les avocats de la défense argumentent que Cuba n'avait pas d'autre choix que d'envoyer des agents aux Etats-Unis parce que ces derniers ne freinent pas les groupes d'exilés que Cuba accuse de préparer des actes terroristes.
Avant la colère de Basulto, l'avocat lui avait demandé des précisions sur les plans pour fabriquer des engins explosifs à partir de tubes de PVC. Basulto répondit qu'elles étaient destinées à servir de fusée de détresse et être larguées auprès de réfugiés cubains dérivant sur des radeaux. Il dit qu'il avait pensé plus tard à s'en servir comme défense contre les requins en cas de naufrage ou pour abattre des mouettes pour se nourrir, mais décida finalement que c'était trop dangereux et laissa tomber l'idée.
McKenna interrogea ensuite Basulto sur une tentative d'acheter un avion de combat tchéque. Basulto répondit que cela avait été une initiative de Juan Pablo Roque et qu'il n'avait pas été mis au courant.
Le jour précédant l'incident, Roque s'enfuit des Etats-Unis et refit surface à Cuba quelques jours plus tard. "J'ai dit (à Roque) qu'on n'avait pas besoin d'un tel avion. Roque faisait ce genre de choses. C'est un espion."
(...)
(article suivant le lendemain, même source)
Les avocats accusent Basulto de provocation
Après trois mois passés à observer les procureurs marteler leurs accusations sur l'activité d'espionnage des accusés, l'avocat (de la défense) Paul McKenna a concentré ses questions sur un des principaux accusateurs du procès des cinq cubains : José Basulto, président de BTR. Son client, Gerardo Hernández, est souconné d'etre le chef du reseau et est accusé d'avoir infiltré des groupes d'exilés (cubains) et des installations militaires. Hernandez risque la prison à vie s'il est jugé coupable des deux avions abattus en 1996, provoquant quatre morts. Deux des accusés avaient infiltré BTR.
(...)
Les questions posées par McKenna à Basulto semblaient destinées à ternir la crédibilité de ce dernier et à prouver que c'etait bien Basulto qui avait provoqué l'incident. McKenna expliqua comment Basulto avait systématiquement violé l'espace aérien cubain en incident les cubains à se rebeller contre le régime communiste. "Vous vouliez que les cubains vous voient en train de violer la loi, défier les militaires cubains", dit McKenna. "Le message que vous vouliez faire passer était 'regardez-moi'. Vous avez déclaré lors d'un rassemblement que le régime n'était pas invincible".
L'avocat faisait allusion à un incident daté du 13 juillet 1995, lorsqu'une flotille de bateaux naviguérent vers les eaux cubaines en guise de commémoration du nauvrage du remorqueur 13 marzo. L'avion de Basulto survola la Havane, malgré les avertissements du contrôle aérien Cubain, et lacha des tracts appelant la population à lutter pour sa liberté.
Basulto indiqua aux jurés qu'il avait survolé la Havane pour créer une diversion alors que les militaires cubains éperonnaient un des bateaux de la flotille en dessous. (...) Les avions de BTR ont été abattus 6 mois plus tard alors qu'ils cherchaient des naufragés dans le détroit de Floride.
(...)
Basulto admit que le but de son organisation n'était pas seulement de porter secours aux réfugiés en mer, mais aussi de favoriser la démocratie à Cuba. Il dit que ce n'était pas un secret BTR accordait un soutien à Concilio Cubano - un regroupement d'organisations dissidentes de l'île.
COMITE FRANÇAIS LIBEREZ LES CINQ
10 ANS D’INJUSTICE
Les cinq Cubains sont prisonniers aux Etats-Unis depuis le 12 septembre 1998.
Que faisaient-ils aux Etats-Unis ? Ils étaient infiltrés et donnaient des renseignements au gouvernement de Cuba sur les activités des groupes terroristes qui depuis près de 50 ans organisent des attentats à Cuba et dans le reste du monde, depuis le sud des Etats-Unis ; ceci avec le soutien du gouvernement nord-américain qui les a formés et financés, graciant et libérant leurs principaux leaders, des terroristes notoires comme Orlando Bosch et Posada Carriles.
Les Cinq arrivent au bout d’un long procès au cours duquel la politique anticubaine du gouvernement des Etats-Unis a pris le pas sur la justice et au cours duquel les lois de justice internationale, les lois des Etats-Unis ont été systématiquement violées.
Après un procès truqué, ils ont été condamnés à des peines sans commune mesure avec les faits qui auraient pu leur être reprochés, dans le cas d’un procès juste. Les Cinq étaient sans armes et n’ont jamais tenté d’avoir accès à des documents touchant à la Défense nationale des Etats-Unis. Leurs peines, comme agent de renseignement d’un gouvernement étranger, selon les lois mêmes des Etats-Unis, ne devaient pas dépasser 10 ans d’emprisonnement.
Et cependant :
Gerardo Hernández Nordelo 2 peines à perpétuité plus 15 ans
Ramón Labañino Salazar 1 peine à perpétuité plus 18 ans
Antonio Guerrero Rodríguez 1 peine à perpétuité plus 10 ans
Fernando González Llort 19 ans
René González Sehwerert 15 ans
Aujourd’hui … après 7 ans de procès
Pour Antonio, Fernando et Ramon, c’est un nouveau procès qui doit se tenir de nouveau à Miami, avec la même juge qui les a condamnés une première fois à des peines exorbitantes.
Pour Gerardo et René, les peines ont été confirmées. Leur seul espoir : la Cour suprême des Etats-Unis qui a le pouvoir discrétionnaire d’accepter ou de refuser de reconsidérer leur cas.
A cette injustice s’ajoute la torture psychologique infligée aux familles
Les visas d’entrée aux Etats-Unis ont été systématiquement refusés à Adriana, épouse de Gerardo et Olga, épouse de Ramon, qui n’ont pas pu revoir leur époux depuis 10 ans.
Les visas des autres membres sont accordés après des mois d’attente.
L’ ESPOIR DES CINQ
LA SOLIDARITE INTERNATIONALE
qui fera bouger
L’OPINION PUBLIQUE NORD-AMERICAINE
346 comités de soutien dans 109 pays, l’appel des intellectuels, artistes, étudiants, députés, gouvernants du monde, doivent continuer de faire pression sur le gouvernement des Etats-Unis et sur la Cour suprême à laquelle l’affaire sera bientôt soumise et devra décider la recevabilité du cas de Gerardo et de René.
La bataille aujourd’hui :
Exiger que le droit des Cinq d’avoir un procès juste soit respecté, conformément aux lois des Etats-Unis concernant le droit à un procès légal pour tout accusé ; droit qui a été violé dans leur cas.
Ce droit a été reconnu par le panel du 11e Circuit de la Cour d’Atlanta en août 2005 en décidant de révoquer les condamnations des accusés et en ordonnant la tenue d’un nouveau procès. Déjà en mai 2005, le Groupe de détentions arbitraires des Nations Unies avait déclaré que les cinq Cubains étaient prisonniers illégalement.
Où agir ?
Prioritairement aux Etats-Unis où se déroule l’affaire des Cinq et où le cas a été systématiquement passé sous silence auprès de l’opinion publique.
Objectif : Aider à faire connaître l’affaire des Cinq dans l’opinion publique étasunienne
Moyens : Aider matériellement aux campagnes organisées par le
National Committee to "Free the Five"
2489 Mission St., #24
San Francisco, CA 94110
www.freethefive.org
et envoyer des pétitions et autres courriers aux responsables des Etats-Unis et aux grands medias nord-américains
Dans chaque pays: continuer à informer
Adresses du gouvernement des Etats-Unis
Secrétaire d’Etat
USD Department of State
2201 C Street NW
Washington DC 20520
USA
US Department of Homeland Security
Washington DC 20528
USA
Attorney General
US Department of Justice
950 Pennsylvania Avenue, NW
Washington, DC 20530-001
Ambassades, consulats des Etats-Unis dans chaque pays.
Organisations internationales
Nations unies
Bureau du Haut-Commissariat pour les droits de l’Homme
Palais des Nations
CH-1211
Genève 10
Suisse
Bureau du Haut-Commissariat pour les droits de l’Homme
Comité contre la torture
CH-1211
Genève 10
Suisse
Amnesty International
Susan Lee
Directrice Ameritas Regional Programme
FAX : 44 (207) 833 1510
Debbie Jewwell
USA Research Team
Email: djewell@amnesty.org
Division for the Advancement of Women (DAW)
FAX: (212) 963-3463
North America Research Team
Internacional Secretariat
Meter Benenson House
1 easton Street, London WC1X ODW, United Kingdom
Fax: 44 (0)207956 1157
amnesty.org-namrteam@amnesty.org
Ces actions viennent s’ajouter à toutes celles organisées par les différentes organisations : distributions de tracts, manifestations, concerts solidaires, conférences, entre autres …
Toutes les informations sur les Cinq en français, espagnol et anglais
En espagnol et en anglais
Journaux aux Etats-Unis
Washington post
New York Times
Adresse: Public Editor
The New York Times
620 Eighth Avenue
New York, NY 10018
Journaux en espagnol aux Etats-Unis
ImpreMedia : principal éditeur de la presse espagnole aux Etats-Unis
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333 Valencia Street
4th Floor, Suite 410
San Francisco, CA 94103
Tel: (415) 206-7230
Le grand patriote nord-américain Nathan Hale a un jour déclaré : « je regrette seulement de n’avoir qu’une seule vie à donner pour ma Patrie ». C’est cette phrase lourde de sens qui a été choisie par le Héros cubain Gerardo Hernández Nordelo pour finaliser sa plaidoirie lors du procès truqué par lequel il a été condamné à rien moins que deux condamnations à perpétuité plus quinze ans de prison.
Une spectaculaire opération – dans le style des films policiers made in Hollywood – avait été orquestrée le 12 septembre 1998 pour conduire à son arrestation en même temps que celle de quatre autres cubains dont la mission était de protéger non seulement le peuple de leur pays mais aussi le peuple nord-américain des actions de groupes terroristes qui opèrent depuis Miami.
Comme nous le signale le professeur Julio Fernández Bulté, récemment décédé, « toutes les actions terroristes dont Cuba a été victime ont été conçues, organisées, financées et dirigées par différentes agences du gouvernement des États-Unis qui bien souvent ont agi ou se sont cachées derrière des organisations contre-révolutionnaires anticubaines ».
A partir du jour de son arrestation, Gerardo, comme les autres patriotes illicitement détenus, a dû passer par un rosaire d’injustices violant non seulement les normes juridiques des États-Unis mais même les instruments légaux de la communauté internationale en matière de droits humains.
Il suffit de deux exemples pour s’en rendre compte. Paul McKenna, son avocat, s’est référé pendant une audience à l’isolement auquel il a été soumis, en langage des prisons, une « mise au trou ». L’avocat a expliqué : « L’accusé a passé presque un an, peut-être même plus, dans une cellule de la taille d’une coquille de noix, en confinement solitaire. L’espace à sa disposition n’était pas plus grand qu’un placard, mais il devait y manger, s’y laver et utiliser le service sanitaire tout en étant privé de tout contact humain normal dans une prison ».
Une autre évidence : en Juin 2002, Adriana OÇonnor, l’épouse de Gerardo, qui pourtant possédait un visa pour aller le visiter en prison, a été arrêtée par le FBI lorsqu’elle est arrivée à l’aéroport de Houston, Texas. Elle y a été isolée et fichée puis, onze heures plus tard, elle a été obligée de retourner directement à Cuba via Mexico. Depuis cette date il lui a été refusé toute autorisation de revoir son mari.
Le 11 décembre 2001, Gerardo a expliqué au tribunal qui le jugeait : « On nous accuse d’avoir conspiré pour faire de l’espionnage et porter atteinte à la sécurité nationale des États-Unis. On nous a mis au niveau des pires espions sans qu’il existe une seule preuve de poids et sans qu’aucun dommage n’ait été causé, seulement sur la base de suppositions ».
Le docteur Rodolfo Dávalos a affirmé, en se référant à toute la publicité qui a été faite autour du procès, que « le jugement des ‘espions’, comme on les appelle dans la presse et à la télévision de Miami, est devenu le sujet de toutes les conversations dans les bars, les restaurants, et sur les bancs de tous les parques où se réunissent de sinitres personnages rongés par la haine et assoiffés de vengeance ».
Vaillamment et sans aucune peur, Gerardo Hernández Nordelo a déclaré ce jour-là devant le tribunal : « Sachez, messieurs les procureurs, que le seul sang qui pourrait être sur mes mains serait le sang de mes frères tombés ou assassinés lâchement au cours des nombreuses agressions et des actes terroristes perpétrés contre mon pays par des personnes qui, aujourd’hui marchent tranquillement dans les rues de cette ville ».
Gérardo est un homme digne, honnête et simple qui se sent toujours vivre aux côtés du peuple qui l’a vu naître. Malgré la longue condamnation, il se sent sûr de lui-même et de la bataille que livrent pour sa libération un grand nombre de personnes honnêtes de son pays et du monde entier. Il ressent l’immense joie d’aimer et d’être aimé. Même dans les pires circonstances, comme Nathan Hale, il se lamente seulement de n’avoir pas plus d’une vie pour pouvoir l’offrir à son pays.
RICARDO Alarcon de Quesada, président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, a insisté sur la nécessité absolue de faire en sorte que les droits de l’Homme soient respectés sans discrimination, sans sélectivité et sans manipulation, lors de la clôture de l’Atelier international «La Déclaration universelle des Droits de l’Homme: 60 ans après», qui s’est déroulé au Palais des Conventions de La Havane.
«Le chemin à parcourir pour que les principes de cette Déclaration soient respectés est encore long et demandera beaucoup de ténacité et beaucoup d’efforts de la part des peuples du monde. Cette date ne doit pas être oubliée ni minimisée. Elle doit nous servir de stimulant pour poursuivre la lutte jusqu’à la victoire», a-t-il dit.
Au cours de la rencontre convoquée par les chapitres cubain et vénézuélien du Site Internet Pour la défense de l’humanité et la Commission nationale cubaine de l’UNESCO, de prestigieux intellectuels, députés, religieux et militants sociaux ont exigé des Etats-Unis la fermeture immédiate de la prison qu’ils maintiennent illégalement dans la base navale de Guantanamo, la restitution de ce territoire à Cuba, ainsi que la libération des cinq antiterroristes incarcérés aux Etats-Unis.
A cet égard, le président du Parlement cubain a signalé que l’affaire des Cinq est une preuve irréfutable de la véritable nature de la pratique du deux poids deux mesures de la politique de Washington, étant donné que le même régime qui fait preuve d’une extrême dureté à l’encontre de René, Fernando, Ramon, Gerardo et Antonio, a envahi des pays souverains au nom d’une prétendue guerre contre le terrorisme, foule aux pieds les droits de ses citoyens, et protège et défend des groupes qui se sont livrés à des actions terroristes contre Cuba et contre le peuple des Etats-Unis.
A la journée des débats inaugurée par le ministre des Relations extérieures Felipe Pérez Roque, ont participé, entre autres personnalités, la militante pacifiste Cindy Sheehan, mère d’un soldat tué en Irak; le théologien brésilien Frei Betto; le chanteur et compositeur espagnol Luis Eduardo Aute, et le dirigeant nationaliste portoricain Rafael Cancel Miranda.
A la séance de clôture ont été rendu publics des messages d’adhésion à cette rencontre adressés par Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix; José Saramago; Prix Nobel de littérature, et Alfredo Guevara, président du Festival du Nouveau cinéma latino-américain de La Havane.
Par ailleurs le Nord-américain Saul Landau a donné lecture d’une déclaration de la délégation de son pays signée, entre autres, par Cynthia McKinney, ex-candidate à la présidence pour la Parti des Verts, qui critique l’utilisation par les pays riches du thème des droits de l’Homme comme un instrument de politique extérieure contre les nations plus pauvres et faibles.
Le commerce au sein d’une société et entre les pays consiste en échanges des biens et services que produisent les êtres humains. Les maîtres des moyens de production s’approprient les profits. Ils dirigent, en tant que classe, l’État capitaliste et se vantent d’impulser le développement et le bien-être social par marché interposé, ce dieu infaillible auquel il voue un culte.
Dans chaque pays, la concurrence se livre entre les plus forts et les plus faibles, entre ceux qui ont le plus de vigueur physique, qui s’alimentent le mieux, qui ont appris à lire et à écrire, qui ont faits des études, qui accumulent plus d’expérience, plus de relations sociales, plus de ressources, et ceux qui sont privés de tous ces avantages.
Entre les différents pays, elle se livre entre ceux qui jouissent d’un meilleur climat, de plus de terres arables, de plus d’eau, de plus de ressources naturelles dans l’espace où il leur est échu de vivre maintenant qu’il n’existe plus de territoires à conquérir, qui maîtrisent les technologies, qui possèdent plus de développement et manipulent des ressources médiatiques incalculables, et ceux qui ne bénéficient pas au contraire de ces prérogatives. Les fossés sont parfois abyssaux entre les nations qui se qualifient de riches et les nations pauvres.
C’est la loi de la jungle.
Il n’y a pas de différences entre les ethnies sous le rapport des facultés mentales. Ce que la science a largement prouvé. La société actuelle n’est pas la forme naturelle selon laquelle la vie humaine a évolué : elle est une création de l’homme déjà mentalement développé sans laquelle il ne pourrait concevoir sa propre existence. Il s’agit donc maintenant de savoir si l’être humain pourra survivre au privilège de posséder une intelligence créatrice.
Le système capitaliste développé, dont le plus bel exemple est le pays à la nature privilégiée où l’homme blanc européen a apporté ses idées, ses rêves et ses ambitions, est aujourd’hui en pleine crise. Ce n’est pas la crise cyclique qui revient périodiquement, ni même la crise traumatique des années 30 : c’est la pire de toutes depuis que le monde suit ce modèle de croissance et de développement.
Le système capitaliste développé entre en crise alors que l’Empire est sur le point de changer de chef à l’occasion des élections qui se dérouleront dans vingt-cinq jours : il ne manquait plus que ça !
Les candidats des deux partis qui décident de ces élections tentent de persuader les électeurs déconcertés – dont beaucoup ne se sont jamais inquiété de voter – qu’ils sont capables, en tant qu’aspirants à la présidence, de garantir le bien-être et la consommation forcenée d’un peuple qu’ils qualifient de couches moyennes. Ni l’un ni l’autre ne propose le moindre changement véritable à ce que tous deux considèrent comme le système économique le plus parfait qu’ait connu le monde, un monde qui est bien entendu, dans leur mentalité, moins important que le bonheur de trois cents millions et quelque de personnes, soit moins de 5 p. 100 de la population de la planète. Or, le sort des 95 p. 100 restants, la guerre ou la paix, l’atmosphère respirable ou non, dépendront dans une grande mesure des décisions du chef institutionnel de l’Empire, si tant qu’un pouvoir réel soit associé à ce poste à l’époque des armes nucléaires et des boucliers spatiaux gérés par ordinateur en des circonstances où les secondes sont décisives mais les principes moraux de moins en moins en vigueur. On ne saurait ignorer toutefois le rôle plus ou moins néfaste que joue un président de ce pays.
Il existe un racisme profond aux Etats-Unis, où des millions de Blancs ont beaucoup de mal à se faire à l’idée qu’un Noir avec sa femme et ses enfants occupent la Maison qui s’appelle justement ainsi : Blanche.
C’est un miracle que le candidat démocrate n’ait pas subi le sort de Martin Luther King, de Malcom X et d’autres qui nourrissaient des rêves d’égalité et de justice voilà à peine quelques décennies. Il a par ailleurs l’habitude de regarder l’adversaire d’une manière sereine et de rire des embarras dialectiques d’un opposant qui fixe le vide.
De son côté, le candidat républicain, qui cultive sa renommée d’homme belliqueux, a été l’un des plus mauvais élèves de sa promotion à West Point. Il ignorait tout des maths, de son propre aveu, et à plus forte raison, peut-on supposer, des complexes sciences économiques.
Son adversaire le dépasse sans aucun doute en intelligence et sérénité.
Ce qui abonde le plus chez McCain, ce sont les années, et sa santé n’est pas non plus absolument sûre.
Si je mentionne ce dernier point, c’est qu’il se pourrait bien – en cas de problème de santé pour le candidat républicain, s’il était élu – que la dame au fusil et l’inexperte ancienne gouverneure d’Alaska devienne présidente des Etats-Unis. Et elle, alors, elle ne sait rien de rien.
Réfléchissant au sujet de la dette publique étasunienne que le président Bush fait retomber sur les épaules de nouvelles générations dans ce pays – dix mille deux cent soixante-six millions de millions de dollars – il m’est venu à l’idée de calculer combien quelqu’un mettrait à compter cette dette qui a pratiquement doublé en huit ans.
A supposer une journée de travail ininterrompu de huit heures, sans perdre une seconde, donc, et une année de travail de trois cents jours, à raison de cent billets d’un dollar par minute, ce qui est un rythme rapide, notre homme mettrait 710 milliards d’années.
Je ne trouve pas de manière plus imagée de me représenter cette somme d’argent dont on ne cesse de parler tous les jours ces derniers temps.
L’administration étasunienne, pour éviter une panique généralisée, déclare qu’elle garantira les dépôts des épargnants ne dépassant pas 250 000 dollars, qu’elle gérera des banques et des sommes d’argent que Lénine, avec son boulier, n’aurait jamais envisagé de compter.
Nous pourrions nous demander maintenant quelle contribution l’administration Bush fera au socialisme. Mais ne nous faisons pas d’illusions. Quand le fonctionnement des banques se normalisera, les impérialistes les rendront à des mains privées, comme tel ou tel pays l’a déjà fait sur ce continent. En fin de compte, c’est toujours le peuple qui paie.
Le capitalisme tend à se reproduire sous n’importe quel système social, parce qu’il part de l’égoïsme et des instincts de l’homme.
La société humaine n’a pas d’autre choix que surmonter cette contradiction. Sinon, elle ne pourra pas survivre.
Les flots d’argent que les banques centrales des pays capitalistes développés déversent de nos jours dans les finances mondiales frappent fortement les bourses des pays qui tentent de sortir du sous-développement économique et qui recourent à ces institutions. Cuba n’a pas de bourse de valeurs. Des formes de financement plus rationnelles, plus socialistes, verront sans doute le jour.
La crise actuelle et les mesures brutales de l’administration étasunienne en vue de se sauver se traduiront par plus d’inflation, plus de dévaluation des monnaies nationales, plus de pertes douloureuses sur les marchés, plus de chute des cours des marchandises d’exportation, plus d’échange inégal. Mais elles apporteront aussi aux peuples plus de connaissances de la vérité, plus de conscience, plus de rébellion et plus de révolutions.
Nous verrons bien comment se déroulera la crise et ce qu’il se passera aux Etats-Unis dans vingt-cinq jours.
Fidel Castro Ruz
Le 11 octobre 2008 18 h 15
C’est un thème malaisé à expliquer, même s’il paraît très simple. La Réserve fédérale des États-Unis (FED), fruit du capitalisme en plein essor, remonte à 1913. Salvador Allende, que nous évoquons tous comme homme de notre époque, avait déjà quinze ans.
La première guerre mondiale éclata en 1914 après que le prince héritier de l’Empire austro-hongrois, situé en plein cœur de l’Europe centrale et méridionale, fut assassiné à Sarajevo. Le Canada était encore une colonie de la Grande-Bretagne. La livre sterling anglaise jouissait du privilège d’être la monnaie de paiement international. Elle était fondée sur l’or, qui avait déjà été la base métallique, plus de mille ans auparavant, dans la capitale de l’Empire romain d’Orient, Constantinople. Les chevaliers féodaux des royaumes chrétiens d’Occident qui déclenchèrent des guerres sanglantes contre les croyants musulmans au Proche-Orient, arguant de prétextes religieux, visaient en fait à contrôler les routes commerciales et se proposaient des fins terrestres bien moins avouables que je pourrais aborder à une autre occasion.
Les Etats-Unis entrèrent dans la Première Guerre mondiale presque à la fin, en 1917, deux ans après le torpillage du paquebot Lusitania, qui emportait des passagers étasuniens partis de New York, par un sous-marin allemand dont le commandant avait reçu des instructions absurdes : attaquer un bâtiment battant pavillon d’un pays lointain, riche et potentiellement puissant dont le gouvernement, prétendument neutre, cherchait toutefois des prétextes pour entrer en guerre aux côtés de la Grande-Bretagne, de la France et de leurs alliés. Le torpillage avait eu lieu le 7 mai 1915, dans le détroit qui sépare l’Irlande de l’Angleterre. Le paquebot coula en à peine vingt minutes, si bien que peu de passagers purent l’abandonner : 1 198 perdirent la vie.
L’économie étasunienne continua d’enregistrer une croissance soutenue après cette guerre, hormis des crises cycliques que la Réserve parvenait à surmonter sans de trop lourdes conséquences. C’est le 24 octobre 1929, que l’histoire des États-Unis rappelle comme le « jeudi noir », que la crise économique éclata. La Banque de réserve de New York, dont le siège, comme bien d’autres banques et entreprises, est à Wall Street, réagit « à l’instinct », de l’avis de l’Étasunien Milton Friedman, théoricien de droite, économiste réputé, Prix Nobel d’Économie en 1976, et adopta les mesures qu’elle jugea les plus correctes : « mettre de l’argent en circulation ». La Banque de réserve de Washington, accoutumée à faire prévaloir ses critères, finit par imposer le sien qui était tout à l’opposé et qui fut appuyé par le secrétaire du Trésor du président Hoover. La banque de New York céda alors. « Mais le pire allait arriver plus tard », écrit Friedman, qui retrace avec plus de clarté que tous les autres économistes éminents, dont plusieurs de tendances opposées, la séquence des événements :
« Jusqu’à l’automne 1930, la récession économique, bien que grave, ne fut pas alourdie par des difficultés financières ou par les tentatives des épargnants de retirer leur argent. Elle changea radicalement de nature quand une série de faillites dans le Middle-West et dans le Sud des États-Unis mina la confiance envers les banques et entraîna de nombreuses tentatives des épargnants de convertir leurs dépôts en argent liquide.
« La Banque des États-Unis ferma le 11 décembre 1930. Date fatidique : c’était la plus grosse banque commerciale à se déclarer en banqueroute dans l’histoire des États-Unis. »
Trois cent cinquante-deux banques fermèrent leurs portes rien qu’en décembre 1930.
« La FED aurait pu trouver une meilleure solution en achetant à grande échelle les titres de la dette publique sur le marché libre. « Elle suivit une politique encore plus négative jusqu’en septembre 1931, date à laquelle la Grande-Bretagne renonça à l’étalon-or. « La Réserve fédérale, au terme de deux années de dure dépression, réagit en élevant le taux d’intérêt à des niveaux sans précédents dans son histoire. »
On peut constater que Friedman reflète là des vues qui continuent de prévaloir dans les milieux officiels étasuniens presque quatre-vingts ans après.
« En 1932, sous les pressions du Congrès, la FED clôtura sa session et annula aussitôt son programme d’achats. « L’épisode final fut la panique bancaire de 1933. \"La peur s’intensifia durant l’interrègne entre Herbert Hoover et Franklin D. Roosevelt, élu le 8 novembre 1932, mais ne devant entrer à la Maison-Blanche que le 4 mars 1933. Celui-là ne souhaitait pas prendre de mesures draconiennes sans la coopération du président élu, tandis que celui-ci ne voulait assumer aucune responsabilité avant d’avoir occupé son poste. »
Cet épisode rappelle l’attitude du président élu le 4 novembre, voilà moins d’un mois, Barack Obama, qui succédera à Bush le 20 janvier 2009 : seul le délai de l’interrègne a changé, puisqu’il se prolongeait au moins cent dix-sept jours dans les années 30 et qu’il n’en dure aujourd’hui que soixante-dix-sept.
En plein essor économique, signale Friedman, les États-Unis comptaient jusqu’à vingt-cinq mille banques. Début 1933, il n’en restait plus de dix-huit mille.
« Quand le président Roosevelt décida d’annuler, dix jours après, la mesure de fermeture des banques, un peu moins de douze mille furent autorisées à rouvrir leurs portes, à quoi s’ajoutèrent plus tard seulement trois mille. Bref, environ dix mille des vingt-cinq mille banques existant en 1929 disparurent durant ces quatre années par faillite, fusion ou liquidation. « La fermeture d’entreprises, la baisse de la production, la montée du chômage, tout alimentait la nervosité et la peur. « Une fois en marche, la dépression gagna d’autres pays, ce qui provoqua bien entendu une influence réflexe, nouvel exemple de la rétroaction si omniprésente dans une économie complexe. »
Le monde de 1933 dont parle Friedman dan son livre, ne ressemble en rien à celui d’aujourd’hui, absolument globalisé, formé de plus de cent quatre-vingt-dix États représentés à l’ONU, dont les habitants sont tous menacés par des risques que les scientifiques, même les plus optimistes, ne sauraient ignorer et que connaissent et partagent toujours plus de gens dans le monde, dont des hommes politiques étasuniens éminents.
Les efforts désespérés d’importants dirigeants mondiaux traduisent bien les retombées de la crise actuelle.
Selon l’agence Chine nouvelle, le président Hu Jintao de République populaire de Chine, dont l’économie enregistre une croissance soutenue de deux chiffres ces dernières années, a averti hier : « La Chine se trouve sous une pression croissante, du fait de sa population énorme, de ses ressources limitées et de ses problèmes environnementaux. » Il s’agit du seul pays à posséder, que je sache, des réserves en devises de presque deux billions de dollars. Le dirigeant chinois, après avoir énumérer « une série de mesures incontournables en vue de protéger les intérêts fondamentaux de la population et de préserver l’environnement dans le cadre de l’industrialisation et la modernisation de la Chine », signale pour conclure que « la propagation de la crise financière a fait chuter considérablement la demande de produits mondiale ».
Ces mots du dirigeant du pays le plus peuplé de la planète me dispense d’ajouter d’autres arguments pour signaler la profondeur de la crise actuelle.
Fidel Castro Ruz
Le 30 novembre 2008
18 h 15
(Traduction ESTI)
Obama demande qu’on lui envoie des suggestions à travers sa page web. Pour cela, il faut entrer l’adresse suivante: http://change.gov/page/s/yourvision
Quand la page s’ouvre, vous trouverez un formulaire à remplir avec vos coordonnées. Seuls sont obligatoires les champs marqués d’un astérisque rouge. L’un d’entre eux correspond au code postal. Inutile de marquer le vôtre, ni votre pays d’origine, seuls les codes postaux des états US peuvent y figurer. A la place, entrez 1046, 10462, 10463 ou 11219. Il y a aussi un champ où on peut inclure une image ou une vidéo. Si vous avez quelque chose en relation avec les Cinq, ce serait bien de l’y inclure. Si tout se passe bien, vous recevrez un mail comme accusé de réception. C’est un bon moment pour le faire, alors que nous attendons d’un jour à l’autre le transfert de Fernando, de Ramon et de Tony à Miami pour une révision des sentences.
Le vendredi 5 décembre, aura lieu le 4ème rassemblement mensuel de soutien aux 5 patriotes cubains incarcérés depuis plus de 10 ans aux Etats-Unis.
Ce 4ème rassemblement aura une connotation encore plus officielle, puisque des représentants de la République de Cuba en France, seront présents de 16h30 à 17h30 devant la stèle en mémoire des martyrs de la Resistance antifasciste sous les arcades du Beffroi d’Arras.
Nous rappelons que ces rassemblements ont lieu depuis le 12 septembre (date anniversaire des 10 ans d’emprisonnement des 5) chaque 1er vendredi du mois de 16h30 à 17h30 devant le Beffroi d’Arras, avec un seul slogan, celui qui exige la libération des Cinq cubains.
Les Cinq ont été condamnés à de lourdes peines de prison, dont pour deux à perpétuité.
Ils l’ont été pour acte d’antiterrorisme, c\'est-à-dire pour avoir infiltré le milieu contre révolutionnaire cubain installé depuis 50 ans à Miami. Depuis des années, cette mafia organise en toute impunité et sans être inquiété par le gouvernement des Etats-Unis, des attentats meurtriers dans l’ile, qui ont notamment tués un journaliste italien, il y a quelques années.
Ramon Labaninio Salazar, René Gonzalez Sehwerert, Gerardo Hernandez Nordelo, Fernando Gonzalez LLort, Antonio Guerrero Rodriguez sont des pères de famille mais surtout des patriotes qui ont menés un combat pacifique pour empêcher que les intérêts de la nation cubaine et de son peuple ne soient des cibles des bombes aveugles.
Toute la nation cubaine défend depuis 10 ans ses 5 héros et exige que les USA les libèrent immédiatement.
Les militants du Pas de Calais et d’ailleurs qui soutiennent ce combat pour la libération des 5 depuis des années, appellent à grossir les rangs de ce rassemblement mensuel arrageois.