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[Cuba Si France] Rassemblement à la Bastille pour les 5


Devant l'Opéra Bastille, venons nombreux exiger la libération des 5 cubains prisonniers politiques des Etats-Unis. Ils croupissent dans les geôles étatsuniennes depuis 13 ans. Ils y subissent des conditions dégradantes contraires aux conventions internationales. Pourtant, ils résistent, résistent toujours ! Ces 5 héros cubains doivent recouvrer leur liberté car ils sont innocents. Le gouvernement cubain est même prêt à négocier leur élargissement contre celui d'Alan Gross, l'espion étatsunien arrêté en plein trafic à Cuba. Obama, cessez de vous venger de Cuba ! Ce n'est pas digne de votrte Prix Nobel de la Paix.

Vite à la Bastoche !

Écrit le 26/01/2012 à 18:15:28

Communiqué de Cuba Si France


Rassemblement pour les 5 vendredi 27 Janvier à la Bastille. Devant l'Opéra à 18h30

Cuba Si France appelle à un large rassemblement pour exiger la libération immédiate des 5 héros cubains innocents emprisonnés aux Etats-Unis depuis 13 ans et condamnés pour certains à des doubles perpétuités pour avoir dénoncé les projets d'attentats fomentés contre le peuple cubain sur le sol de Floride. René Gonzalez qui a pourtant purgé toute sa peine se voit châtié à nouveau par la "Justice" étatsunienne qui l'assigne à résidence 3 années supplémentaires dans le fief des terroristes mafieux cubains de Miami. Il est en danger de mort ! Il doit retourner libre, sain et sauf dans son pays et retrouver sa famille à La Havane. Ne laissons pas les E-U enchaîner les scélératesses ! Qu'ils cessent leur déchaînement de violences contre Cuba et son peuple !

Écrit le 16/01/2012 à 17:02:38

Les Cinq Cubains : Antonio Guerrero est transféré au pénitencier d’Oklahoma.


Maruchi, sœur d’ Antonio Guerrero, l’un des Cinq militants anti-terroristes, a envoyé un message à tous ceux qui dans le monde ont été solidaires et demandent leur libération.

Le message dit ceci :

Chers amis,

Mon frère a été transféré de la prison de Florence hier vers le centre pénitentiaire d’ Oklahoma, où il se trouve maintenant, peut-être au « trou », comme chaque fois qu’il a eu auparavant à passer par cette prison de transit. Nous ne savons pas pas combien de jours il restera là et quel sera son sort, mais vous pouvez être sûrs qu’en dépit de tout il ne perdra pas l’inspiration pour continuer à créer et apporter de l’amour à tous. Dés qu’il pourra avoir un contact avec nous, nous vous le dirons, vous qui nous accompagnez tous les jours afin de supporter cette injustice et garder l’espoir en son retour.

Merci à tous pour votre solidarité.

Affectueusement,

Maruchi

[Source]

Écrit le 09/01/2012 à 19:20:08

Année 2012 - NOTRE VOEU COMMUN LE PLUS CHER: LIBERATION DES 5 HEROS CUBAINS!


Message du COMITE FRANCE-CUBA LILLE METROPOLE

Chers Amis,
Voici le calendrier 2012 - pour la libération des 5 Héros Cubains - du Comité France-Cuba Lille Métropole.
(à reproduire en couleurs sur feuille légèrement cartonnée format A3, à découper et à coller)

N'hésitez pas à le faire connaître autour de vous.

Écrit le 07/01/2012 à 10:59:30

Un prêtre britannique relève que les 5 agissent comme un seul


Le prêtre catholique britannique Geoffrey Bottoms, qui a rendu visite en prison à Gerardo Hernández, Ramón Labañino et Fernando González, a relevé qu’ils ont des caractères et des personnalités différentes mais qu’ils agissent et pensent comme un seul.

En visite à Cuba et interviewé par l’hebdomadaire Trabajadores, Geoffrey Bottoms qui est le coordinateur du Mouvement de Solidarité avec les 5 en Grande Bretagne, a signalé que depuis sa première visite à Cuba, cela fait deux décennies, il a été impressionné par l’impact du blocus des Etats-Unis sur le peuple cubain.

A son retour à Londres, il s’est joint à la campagne de solidarité avec Cuba et plus tard, lorsqu’il a connu l’affaire des 5, il a figuré parmi les rares Britanniques à entretenir une correspondance avec eux depuis lors.

Il a rappelé que lorsqu’il leur a demandé s’ils aimeraient qu’il leur rende visite, ils ont répondu par l’affirmative. Cependant –a-t-il ajouté- les autorités étasuniennes ne lui ont pas permis de voir en prison Antonio Guerrero et René González mais seulement Ramón, Gerardo et Fernando.

Depuis 2002 il a rendu visite à Gerardo à cinq reprises, à quatre reprises à Ramón et une fois à Fernando. Il dit qu’ils restent fermes en tant qu’ambassadeurs de Cuba dans leurs prisons respectives.

Le père Bottoms a fait savoir que le 1er décembre, le Mouvement de Solidarité avec les 5 en Grande Bretagne organisera une veillée devant l’Ambassade des Etats-Unis à Londres et que l’on a prévu la présence des mères des 5 Héros. Il a annoncé que l’année prochaine, il montera une exposition avec des œuvres d’artistes cubains y compris celles d’Antonio et de Gerardo.

Il a ajouté qu’il a formé dans son église un groupe de solidarité et qu’il dit à ses fidèles dans ses prêches que les 5 l’inspirent dans son travail comme curé et qu’ils lui apprennent que ce qui compte c’est ce que nous partageons avec les autres et qu’un monde meilleur est possible.

[Source 1] - [Source 2]


Écrit le 07/01/2012 à 10:49:34

RASSEMBLEMENT MENSUEL POUR LES 5 A L'OPERA BASTILLE VENDREDI 27 JANVIER DE 18 H à20H


Comme ici l'été dernier, devant le mur des Droits de l'Homme, en compagnie de nos amies de Belgrade du Comité International "FREE FO FIVE", la Coordination Nationale vous invite à vous rassembler à nouveau avec vos emblèmes et vos slogans à partir de 18 heures devant l'Opéra Bastille pour exiger toujours et encore, la libération de nos cinq héros retenus depuis 13 ans aux USA, le Vendredi 27 Janvier prochain. HASTA LA VICTORIA SIEMPRE

les5-bastille

Écrit le 05/01/2012 à 10:28:32

Rencontre de membres des familles des Cinq avec la Brigade nordique de solidarité


Plusieurs membres des familles des Cinq Héros ont assisté à une rencontre avec des participants de la 54e Brigade nordique de solidarité avec Cuba, qui s’est conclue sur l’importance d’accroître la divulgation internationale de l’injustice commise par les États-Unis qui maintiennent les Cinq en prison, et la nécessité de joindre davantage de voix pour exiger leur libération.

Irma Sehwerert, mère de René Gonzalez, a déclaré que lors d’un récent voyage au Royaume-Uni, elle a pu constater un soutien croissant des diverses organisations envers Cuba et la cause des Cinq. Cependant, a-t-elle souligné : « nous avons besoin de l’aide des jeunes afin qu’ils apportent de nouvelles initiatives, notamment dans l’utilisation des nouvelles technologies, des réseaux sociaux et des médias alternatifs de communication.»

Pour sa part, Mirtha Rodriguez, mère d’Antonio Guerrero, a signalé que « ce n’est qu’avec le soutien de la solidarité internationale qu’il sera possible de briser le silence qui règne autour de cette affaire, et que la pression internationale doit jouer un rôle capital pour modifier la position du gouvernement étasunien ».

Suisses, Norvégiens, Finlandais, Danois, Islandais, Irlandais, Britanniques, Slovènes, et Français, composent la brigade nordique qui conclura sa visite le 7 janvier 2012.

ALIANA NIEVES QUESADA - [Source]

Écrit le 03/01/2012 à 13:29:16

Rassemblement du 2 Décembre


Prochain rassemblement le vendredi 2 décembre 2011 de 18h00 à 19h00 Beffroi d'Arras
Des délégations de plusieurs villes organisant également des rassemblement mensuels seront présents ainsi que des représentants de l'ambassade de Cuba en France.

Soyons très nombreux pour toujours et encore exiger la libération des cinq patriotes cubains !
Écrit le 09/11/2011 à 15:40:56

Ecrivons à Obama le 5 novembre


Liberté pour les 5 Cubains !
Le 5 Novembre, élevons nos voix pour eux 

  N'OUBLIEZ PAS !

Ce 5 novembre, envoyons un courrier électronique demandant au président Obama de libérer les 4 patriotes cubains Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero et Ramon Labañino incarcérés aux États-Unis pour avoir défendu la vie. 
Le 7 octobre, René Gonzalez lui, a été libéré, mais a l'obligation de rester trois ans aux Etats-Unis, alors qu'il devrait retrouver sa famille à Cuba! Il n'est donc pas vraiment libre...
Demandons au président Obama, comme Président des Etats-Unis, comme prix Nobel de la Paix, comme avocat, comme père, comme fils, comme citoyen de mettre FIN À CETTE COLOSSALE INJUSTICE EN LIBÉRANT LES 5 IMMÉDIATEMENT !


HTTP://WWW.WHITEHOUSE.GOV/CONTACT
Écrit le 04/11/2011 à 08:55:29

Message de René Gonzalez au peuple de Cuba


Ces mots s’adressent à mon peuple. Je les lui dois depuis le jour où je suis sorti de prison, et je n’avais pas pu les lui envoyer pour des raisons tenant au fait qu’il nous fallait absolument organiser un voyage sûr auparavant.

René GonzalezIl est véritablement difficile de s’adresser à un peuple qu’on aime tant et auquel on appartient pleinement en passant par une caméra, mais j’éprouvais le besoin de communiquer avec vous et de vous dire combien nous vous sommes reconnaissants de ce que vous avez fait pour nous, de vous expliquer que nous nous sommes sentis accompagnés par les milliers de messages qui nous sont parvenus, les lettres des enfants, des collectifs de travail ou d’études qui nous écrivaient depuis Cuba. Ce soutien ne nous a jamais fait défaut et nous a alimentés au fil de ces années d’injustice qui durent depuis trop longtemps.

Ce moment de bonheur que nous partageons est pour moi une parenthèse dans une longue histoire d’abus où le premier geste de justice n’a toujours pas été fait. Le fait que je me trouve aujourd’hui hors de la prison ne signifie que ceci : nous sommes arrivés au terme d’une avenue d’abus dont j’étais la cible, mais il nous reste quatre frères à sauver. Nous les voulons auprès de nous, avec les leurs, avec tout ce peuple pour leur donner le meilleur de lui-même, et pas en ces lieux sinistres où ils se trouvent maintenant, où ils s’éveillent chaque matin, vont dans une cantine où ils ne doivent pas manger, fréquentent des individus qu’ils n’ont pas lieu de fréquenter. Nous devons impérieusement poursuivre la lutte pour les en faire sortir, eux aussi.

Pour moi, ceci est une tranchée, un nouveau lieu depuis lequel je vais poursuivre le combat pour que justice soit faite et que les Cinq puissent rentrer auprès de vous.

Je tiens à saluer tout spécialement les familles des quatre frères, dont la joie m’a réellement ému. On est profondément touché lorsque l’on parle par téléphone avec une personne dont on sait que le fils ou le mari est en prison et qui reçoit votre propre liberté comme s’il s’agissait de celle de l’un des siens. Ceci m’émeut et m’engage à poursuivre le combat : Les quatre autres ne méritent pas d’être là où ils sont.

À tout mon peuple, à tous ceux qui, au fil de ces années, nous ont accompagnés depuis tous les points du monde, à ces milliers d’amis qui nous ont aidés à rompre peu à peu le blocus de l’information, à briser le mur de silence édifié par les transnationales de la presse, je vous exprime, au nom des Cinq, notre plus profonde reconnaissance, mon engagement, ma volonté de vous représenter comme vos le méritez, car c’est en définitive ce que nous, les Cinq, avons fait : nous ne sommes pas que cinq, nous sommes tout un peuple qui résiste depuis cinquante ans et qui continue de résister. Nous nous inspirons de vous car nous savons que nous vous représentons et jamais nous ne manquerons à notre devoir. Nous resterons à la hauteur qui est celle que vous méritez.

Je vous embrasse tous.

Où que nous soyons, nous, les Cinq, tenons à vous exprimer notre affection.

Écrit le 28/10/2011 à 18:16:03

La sécurité de René est en danger aux États-Unis, a dénoncé Alarcon


RICARDO Alarcon de Quesada, président de l’Assemblée nationale de Cuba, a affirmé que la sécurité du combattant antiterroriste René Gonzalez, à qui on interdit de revenir à Cuba, est en danger en territoire étasunien.

Dans son discours de la première journée de la 6e Rencontre continentale de solidarité avec Cuba, qui s’est déroulée dans la capitale mexicaine, Alarcon a dénoncé les déclarations récentes de la congressiste américaine Ileana Ross-Lehtinen, qui incitent à la violence contre le Héros cubain.

Il a signalé que Mme Ros-Lehtinen a toujours été la complice des terroristes anticubains qui, comme Luis Posada Carriles, bénéficient jusqu’à aujourd’hui des services des dirigeants nord-américains. « S’il arrivait quelque chose à René, le gouvernement des États Unis en porterait la responsabilité », a-t-il affirmé.

« Il faut demander au président Obama s’il va continuer de protéger ces terroristes ou s’il va changer cette politique. Il peut permettre à René de sortir de ce milieu hostile et de revenir dans son pays. », a-t-il poursuivi.

« Parmi les restrictions qui lui sont imposées, il lui est interdit de s’approcher des terroristes, ce qui est une reconnaissance évidente de leur existence sur le sol étasunien. »

Durant son intervention, Alarcon a également fait référence aux irrégularités commises contre les Cinq pendant leur procès et leur emprisonnement. Il a critiqué la façon dont les autorités nord-américaines les ont traités et ont transgressé leurs droits en tant qu’êtres humains, en plus de restreindre leur contact avec l’extérieur pendant 17 mois en les soumettant à un régime d’isolement total.

Il s’est rapporté à l’absence de preuves « pour les inculper. Aujourd’hui encore, après 13 ans, alors que nous sommes parvenus au dernier recours possible de ce système judiciaire, on continue d’interdire à la défense d’accéder aux documents que les États-Unis refusent de révéler, et qui permettraient d’annuler la farce judiciaire qui a été orchestrée à Miami » où ils ont été condamnés.

Il a expliqué que la seule culpabilité des Cinq est « de ne pas avoir déclaré aux autorités nord-américaines qu’ils étaient, en réalité, des révolutionnaires cubains envoyés là-bas pour accomplir la difficile mission de surveiller les groupes terroristes et de tenter de découvrir leurs plans contre notre peuple ou d’autres, ou contre les États-Unis, comme ils l’ont fait plus d’une fois ».

« La façon dont ils ont traité nos camarades pour qu’ils ne puissent agir contre les terroristes est la meilleure preuve que Cuba avait besoin de se défendre face à un terrorisme qui n’a jamais cessé », a-t-il affirmé, se référant au « droit à la paix, à la vie et à la sécurité personnelle ».

Il a rappelé que le 16 septembre 2011, « la juge fédérale de Miami, accédant à la demande du gouvernement, a décidé de rejeter la demande de René de revenir à Cuba immédiatement au lieu d’ accomplir là-bas une période de liberté surveillée de trois ans ».

À chacun des Cinq, le Ministère public a demandé « la peine de prison la plus élevée et des mesures après leur sortie, afin de s’assurer qu’ils ne mettront pas en danger les activités des groupes terroristes installés en Floride ».

Alarcon a souligné un élément commun important :

« la campagne déchaînée par la presse de Miami a créé ce que la Cour d’appel a décrit comme une « tempête parfaite » de préjugés et d’hostilité qui rendait impossible la tenue d’un procès impartial pour les Cinq. C’est pourquoi la cour d’appel a ordonné un nouveau procès en dehors de cette ville ».

Les irrégularités qui ont entaché le procès des Cinq ont été possibles grâce à la servilité des médias, « qui ont systématiquement obéi aux ordres du gouvernement. Le comportement immoral de la soi-disant presse de Miami à l’égard des terroristes, et qui plus est envers le gouvernement de leur pays, n’a jamais fait l’objet du moindre scandale », a-t-il dénoncé.

Pour conclure, Alarcon a demandé aux délégués de la Rencontre continentale de solidarité de persévérer dans la lutte en faveur de la cause des Cinq antiterroristes, qui symbolisent l’essence de la résistance cubaine contre l’ingérence politique des gouvernements étasuniens successifs. (Telesur/PL)

source granma internacional

Écrit le 14/10/2011 à 16:38:02

La libération des Cinq cubains serait un acte de justice et une avancée politique


 

René Gonzalez, l'un des cinq Cubains condamnés en 2001, a été libéré après 13 années d'enfermement dans un presque total isolement. Il devra rester en résidence surveillée pendant trois années supplémentaires sans pouvoir rencontrer ni son épouse ni sa mère qui restent interdites de territoire par la justice des Etats-Unis.

René Gonzalez est l'un des cinq Cubains accusés d'espionnage par l'administration des Etats-Unis et condamnés en 2001 lors d'un procès réalisé dans des conditions peu favorables pour l'exercice d'une véritable justice, sous la pression de l'extrême droite exilée à Miami et des médias locaux liés à l'opposition cubaine. L'énormité injustifiable et consternante des peines prononcées à l'encontre de ces cinq Cubains, qui n'ont à aucun moment mené des actions mettant en danger la sécurité des États-Unis, montre le caractère politique et inique de ce procès. L'attitude des autorités de Washington contraste d'ailleurs avec l'impunité et la protection accordées à Orlando Bosch et à Luis Posada Carriles, auteurs de plusieurs actes terroristes dont l'attentat contre un avion de ligne cubain qui a couté la vie à 73 personnes en 1976, et des attentats à la bombe contre certains hôtels à La Havane.

Le Parti communiste français se joint aux appels lancés depuis des années par un grand nombre de progressistes et démocrates dans le monde, notamment les 10 prix Nobel, en faveur d'une libération immédiate de ces cinq citoyens cubains.

Le gouvernement cubain vient de renouveler ses appels à une relation de respect et de dialogue avec les Etats-Unis. La libération des cinq serait un geste d'humanité, de justice et un acte politique permettant une évolution positive et la mise en cause d'une relation anti-cubaine anachronique et stupide qui n'existe que par le refus de Washington de reconnaître au peuple cubain son droit à l'autodétermination et à l'indépendance.

 

 

Écrit le 14/10/2011 à 14:38:31

Le combat pour la liberté des «Cuban Five»


Cuba n’a pas le monopole des décisions arbitraires. Libéré vendredi dernier après treize ans passés derrière les barreaux pour espionnage, Rene Gonzalez devra rester aux Etats-Unis trois années supplémentaires en probation.

Les cinq héros

«Sur le sol américain, Rene est en danger, à chaque coin de rue». Malgré la libération de son mari Rene Gonzalez, Olga Salanueva n’a pas le cœur à la fête. Accusée par les Etats-Unis d’être une agente secrète en relation directe avec les activités de son époux – elle a été arrêtée et déportée à Cuba en 2000 – elle n’a pu se rendre en Floride pour assister à la libération de son mari, faute de visa, et redoute toujours que le pire lui arrive. Un officiel cubain a demandé solennellement à Barack Obama de laisser Gonzalez repartir à La Havane, lors d’une manifestation de soutien qui s’est tenue à Mexico, mais l’administration américaine reste inflexible, alors que quatre membres des «Cuban Five» restent toujours emprisonnés. A sa libération de la prison de Marianna, ses deux filles – la plus jeune n’avait que quatre mois à son arrestation -, son père et son frère l’ont accueilli avec beaucoup d’émotions, a expliqué son avocat Philip Horowitz à l’agence Reuters. «Il était dans un excellent état d’esprit, était très heureux de revoir sa famille, d’être enfin dehors», a-t-il décrit. Bien sûr, l’avocat va déposer un appel contre la probation de trois années aux Etats-Unis, pour des motifs humanitaires – Gonzalez n’a pas de famille qui vit aux Etats-Unis. En attendant un possible retour auprès des siens, le Cubain s’est réfugié à l’écart de toute vie publique, pour d’évidentes raisons de sécurité.

LE «WASP NETWORK»

Arrêtés en 1998, condamnés à de lourdes peines de prison pour espionnage, le sort des cinq membres du groupe appelé «The Wasp Network» - Gonzalez, Ruben Campa, Gerardo Hernandez; Luis Medina et Antonio Guerrero - suscite toujours de violentes polémiques, aux Etats-Unis comme à Cuba. Lors de leur procès à Miami en 2001, la justice américaine a démontré que les agents cubains avaient infiltré un groupe d’exilés cubains pour obtenir un emploi à la base aérienne de Key West Naval Station et ce afin de renseigner La Havane sur les opérations en cours. Le 24 février 1996, deux avions de sauvetage étaient abattus dans l’espace aérien international, tuant quatre citoyens américains. Les condamnations furent exemplaires : deux fois la prison à vie pour le leader du groupe, Hernandez, jugé coupable de conspiration pour  meurtre, la prison à vie pour Guerrero and Luis Medina,  19 ans pour Ruben Campa et  15 ans pour René Gonzalez.  

Si Cuba a admis que les cinq hommes étaient bien des agents du renseignement extérieurs, La Havane a toujours nié leur implication dans les faits du 24 février 1996. Selon le régime castriste, ils avaient été envoyés aux Etats-Unis pour intégrer la communauté des exilés cubains de Miami, afin de surveiller les agissements de l’anti-communiste Luis Posada Carriles, coupable selon lui d’avoir organisé plusieurs attentats terroristes sur le sol cubain. Depuis son élection, Barack Obama a assoupli le blocus économique contre l’île, mais les tensions entre les deux pays subsistent. L’affaire des «Cuban Five» reste une cicatrice profonde dans les relations diplomatiques et un révélateur du chemin qui reste à accomplir. Pour la Républicaine Ileana Ros-Lehtinen, d’origine cubaine, Gonzalez «a du sang américain sur les mains» et il faut continuer à le surveiller activement, et ce malgré le fait qu’il a purgé une grande partie de sa peine… Les appels à la libération de plusieurs prix Nobel n’ont jamais réussi à infléchir la position américaine, même si des réductions de peine ont été accordées -la peine de Luis Medina a été réduite à 30 ans de prison, celle de Guerrero à 22 ans, et celle de Ruben Campa à 18 ans respectivement. Il reste un espoir, pour Olga Salanueva, un échange de prisonnier, après la condamnation en mars dernier pour quinze ans de prison d’Alan Gross, un «mercenaire» du Maryland, convaincu d’espionnage par la justice cubaine, ce qu’il a toujours farouchement nié. «S’ils veulent Gross en échange des cinq, ok, mais ce sera uniquement pour les cinq et pas un de moins”, a déclaré Olga, sur un ton vindicatif. Certaines plaies sont plus longues à cicatriser.

[Source]

Photo Desmond Boylan/Reuters

Écrit le 12/10/2011 à 18:20:39

Déclaration du MJCF sur la liberation des 5 et la levée du Blocus


Cuba Si France
 
à
 
Charlotte Balavoine
Responsable des Relations Internationales
pour le Mouvement des Jeunes Communistes de France
 
 
 
Chère camarade,
 
 
     Nous nous réjouissons à Cuba Si France de la déclaration énergique du Mouvement de la Jeunesse Communiste en faveur de la libération des 5 héros cubains emprisonnés aux Etats-Unis et contre le nouveau châtiment criminel que la "justice" étatsunienne inflige à René Gonzalez qui devrait depuis le 7 octobre, être libre et revenu auprès de sa famille à Cuba.
     Nous partageons votre volonté de voir les Etats-Unis répondre de leur barbarie devant une Cour de Justice Internationale.
     Nous partageons aussi l'exigence de la levée sans préalable, du blocus économique et financier que les USA imposent à Cuba depuis plus de 50 ans et condamné chaque année par la quasi-totalité des nations représentées à l'ONU.
      Aussi, contre les mensonges réitérés sans cesse contre Cuba par les médias occidentaux, contre le blocus inique qu'il subit, fait unique dans l'histoire des nations, pour la libération immédiate et sans conditions des 5 héros cubains, contre la politique anti-cubaine et barbare que mènent les E-U à l'encontre d'un petit pays pacifiste et souverain, comme nous le faisons chaque fin de mois avec la Coordination Nationale, rassemblons-nous nombreux le 28 octobre prochain à 18h30 place de la Bastille à Paris.
     Le Président Obama, malgré ses promesses, a aggravé les sanctions contre Cuba. En laissant René Gonzalez passer 3 années supplémentaires en liberté surveillée à Miami, M. Obama signe son arrêt de mort. Ne laissons pas faire !
 
Tous, tous à la Bastille le 28 octobre prochain !
 
Fraternellement,
 
Michel Taupin
chargé de la communication
Cuba Si France

GSM        : 06 07 10 42 59 
Tél. fixe  : 01 43 36 37 50

e-mail Cuba Si France : cubasifrance@wanadoo.fr
site Cuba Si France      : www.lesamisdecuba.com
vidéos                            : http://www.dailymotion.com/michko2

Écrit le 11/10/2011 à 11:51:22

Pour la libération de 5 et la levée du blocus, la lutte continue!


Mouvement Jeunes Communistes de France

2 place du Colonel Fabien Téléphone : (+33)1 40 40 12 45            -            75019 Paris France Fax : (+33)1 40 40 11 46

 

Déclaration du MJCF:

Pour la libération de 5 et la levée du blocus, la lutte continue!

René Gonzales, âgé de 55 ans à été libéré le 6 octobre dernier après avoir purgé 13 ans de prisons sur les 15 ans de condamnation.

 

Alors que l'arrestation et l'incarcération depuis 1998 de Gerardo Hernandez Nordelo, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez sont considérées comme illégales par la communauté internationale1, les USA ont décidé une fois de plus de faire un pied de nez à la justice en interdisant à René de quitter le territoire étasunien et à sa famille d'obtenir un visa.

 

Pire encore, il devra résider pendant encore 3 ans...en Floride, là où tous les groupes terroristes anti-cubains continuent d'œuvrer impunément avec la complaisance et souvent le soutien actif de la maison Blanche.

 

Les violations systématiques des droits de l'Homme par les Etats-Unis vis à vis de Cuba - en premier lieu le blocus - constituent un acte terroriste et doivent non seulement cesser, comme le demande depuis des années la communauté internationale2, mais les Etats-Unis doivent répondent de leurs actes devant la justice internationale!

 

Le Mouvement des Jeunes Communistes de France réitère sont soutien au 5 héros cubains incarcérés en violation de toutes les normes internationale et étasuniennes et réclame leur libération immédiate et sans condition!

 

Nous continuerons à lutter en France comme ailleurs dans le monde jusqu'à la libération des 5 et la levée du blocus comme pour une information juste sur Cuba, loin de la propagande mensongère que les médias occidentaux véhiculent sur ce pays depuis des années.

 

Vive Cuba, son peuple et sa Révolution!

1 En mai 2005 le groupe de travail sur les détentions arbitraires des Nations Unies, qui fait partie de la Commission des droits de l’homme de l’ONU basée à Genève, a émis un avis qui énonce que les cinq cubains ont été arbitrairement privés de la liberté en se basant sur des erreurs qui n’ont pas permis un procès juste dans divers domaines importants et en violation de la loi international.

2 Le rapport sur le Blocus a été présenté devant l'ONU en juillet 2011 et la résolution sur la « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique », sera examinée, votée, adoptée et approuvée - pour la 20ème année consécutive - par la presque totalité des états de la planète, à l’exception habituelle des Etats-Unis et d’Israël, lors de la 66e Assemblée Générale des Nations Unies qui a commencée le 13 septembre.

Écrit le 10/10/2011 à 22:55:27

Condamnés sans preuves


article sur les 5

Écrit le 10/10/2011 à 22:52:53

René González a été mis en liberté surveillée


L'anti-terroriste cubain René Gonzalez a été libéré ce vendredi après 13 ans de prison à Marianna, Floride (sud-est des Etats-Unis), a indiqué l'envoyée spéciale de Telesur Aissa Garcia. Gonzalez est avec sa famille, a-t-elle ajouté.

« Aujourd'hui, René Gonzalez est devenu le premier des Cinq anti-terroristes cubains incarcérés aux Etats-Unis à être libéré, a mettre les pieds hors de la prison,» indiqué la journaliste qui se trouvait devant la prison.

Le Cubain a été libéré à 4h30, heure locale (10h30 heure française) ce vendredi et se trouve en compagnie de sa famille, selon son avocat Philip Horowitz.

L'avocat a dit à l'envoyée spéciale que René Gonzalez est en bonne santé, après avoir été examiné à sa sortie.

Bien qu'il soit sorti de prison, Gonzalez ne pourra rentrer à Cuba à cause d'une interdiction judiciaire qui l'oblige à rester trois ans de plus en liberté surveillée. Le Cubain est avec ses filles, Ivette et Irmita, son père et son frère, Roberto.

Cependant, il ne peut voir sa mère, Irma Sehweret, ni son épouse, Olga Salanueva car le Gouvernement des Etats-Unis ne leur a pas octroyé de visas pour aller l'attendre à sa sortie.

René Gonzalez est un des « Cinq Héros Cubains » condamnés aux Etats-Unis pour avoir surveillé les organisations terroristes d'origine cubano-américaine ayant leur siège à Miami.

Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez, Ramon Labañino et Antonio Guerrero sont encore prisonniers aux Etats-Unis depuis le 12 septembre 1998.

Leur détention a provoqué de nombreuses protestations en diverses parties du monde, d'intellectuels, de familles, de politiques et d'autres secteurs de la société civile qui ont exigé leur libération.


Telesur

(traduction Gaston Lopez) 

Écrit le 10/10/2011 à 16:13:34

L'épouse de René donne une interview au journal La República


Madrid, (RHC) –Olga Salanueva, la femme de René Gonzalez, l’un des 5 a accordé une interview au journal espagnol La Republica dans laquelle elle insiste sur le fait que si les Etats-Unis disent que René est un danger pour cette société, pourquoi veulent-ils le garder là-bas ?

Après avoir purgé 13 ans de prison aux Etats-Unis, accusé d’être un espion cubain, René González devra vivre les trois prochaines années en liberté surveillée dans le District Sud de Floride.

Lorsqu’on lui demande pourquoi c’est précisément en Floride que devra résider René, Olga Salanueva répond : « C’est une punition parce que les Cinq n’ont jamais regretté ce qu’ils ont fait, on a versé sur eux toute la haine d’un empire et maintenant ils veulent que cela serve de leçon pour que personne n’ose de nouveau déranger des terroristes, qui, de toute évidence, sont protégés par le gouvernement nord-américain. »

L’épouse de René dit craindre pour la vie de son mari, étant donné que René devra résider dans une région où sont implantées des organisations terroristes qui ont tué des milliers de personnes dans notre pays.

Olga Salanueva ajoute qu’elle s’est vue refuser sa demande de visa par les Etats-Unis et qu’elle est interdite d’entrée sur le territoire étasunien de façon permanente. Cependant, l’épouse de René dit ne garder aucune haine et rappelle que les Cinq ont agi avec les sentiments les plus nobles. Elle rêve d’effacer les moments difficiles de sa mémoire, de tourner la page et de vivre avec son époux.

Auteur: Reynaldo Henquen | Source: www.radiohc.cu | 07  octobre 2011

Écrit le 07/10/2011 à 10:39:59

Incessantes demandes pour la libération des Cinq anti-terroristes cubains en France.


 

Paris,5 octobre 2011 – Septembre a été un mois de grande activité en faveur de la libération des Cinq anti-terroristes cubains injustement emprisonnés dans les geôles étasuniennes depuis plus de 13 ans. Les associations de solidarité avec Cuba et des personnes de bonne volonté ont participé à diverses initiatives par tout le territoire français.

Dans un article récent, l'avocat français Alexandre Zourabichvili a raconté le procès truqué contre René Gonzalez, Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Ramon Labañino et Fernando Gonzalez. Celui qui est aussi membre de l'Association Internationale des Juristes Démocrates a rappelé que le président Obama pourrait, avec sa signature, autoriser la mise en liberté de ces combattants contre le terrorisme.

En même temps, le mensuel Le Monde Diplomatique, qui se consacre aux analyses et  à la réflexion sur les thèmes d'actualité, politiques et culturels, a publié un encart publicitaire pour demander la libération de ces hommes à l'initiative de l'association France-Cuba.

A Arras, capitale du Pas-de-Calais, la Confédération Générale du Travail (CGT) et Cuba Si France ont fait connaître ce cas en même temps que le Comité N°31 de France-Cuba organisait une manifestation de protestation face au Consulat des Etats-Unis à Toulouse.

Egalement, comme chaque mois depuis l'élection du Président Obama, la militante Jacqueline Roussie a  envoyé au président étasunien une lettre ouverte dénonçant « les conditions très dures » auxquelles sont soumis ces cinq hommes « victimes d'un complot politique ».

La Fête de l'Humanité fut une autre tribune d'opinion importante. Elle se déroula du 17 au 19 septembre, occasion à laquelle ce thème fut à nouveau mis en avant. Une marche contre cette injustice parcourut les rues de la Fête et attira l'attention de dizaines de personnes qui entendaient parler peut-être pour la première fois de cette détention arbitraire.

En même temps que ces manifestations de solidarité, fut publié dans le « Courrier des Lecteurs » de l'Humanité la note de notre amie Andrée Roland qui dénonçait « la double morale du Prix Nobel de la Paix, le président Obama, dans les cas de Troy Davis et des Cinq Cubains ». De même, la revue « Le Réveil des Combattants » de l'Association des Anciens Combattants et Victimes de Guerre de France (ARAC) a publié un compte-rendu objectif et engagé sur ce cas.

Dans un communiqué envoyé sur la toile à tous les amis de l'Ile, Cuba Si France a dénoncé la décision de la juge Joan A. Lenard du District Sud de Floride qui oblige injustement René Gonzalez, un des Cinq, à rester aux Etats-Unis, à partir du 7 octobre prochain, date à laquelle il doit sortir de prison, après avoir accomplie dans sa totalité son injuste peine de prison.

René « devra accomplir trois ans de liberté surveillée en Floride, nid de terroristes internationaux et surtout antre de terroristes de la mafia anti-cubaine libres et impunis comme le criminel Luis Posada Carriles » a indiqué cette association.

D'autre part, l'Assemblée Générale de l'Organisation Non Gouvernementale Cuba-Coopération s'est prononcée en faveur de la liberté des Cinq et a condamné à l'unanimité le blocus des Etats-Unis contre l'Ile.

Le mois de septembre s'est terminé sur des dizaines d'activités et en amis en route beaucoup d'autres qui se dérouleront sans arrêt jusqu'à ce que la libération des Cinq Cubains ait été obtenue. (AmbaCuba Francia)

Traduction : Gaston Lopez - [Source]

 

Écrit le 07/10/2011 à 10:26:19

Adriana Pérez : « Nous gardons l’espoir qu’ils vont revenir »


La vie de son mari, Gerardo Hernandez, a tous les ingrédients d’un film : cet homme a laissé derrière lui sa famille et son travail et, en faisant usage d’une fausse identité, il a infiltré des groupes terroristes pour empêcher des actions violentes contre la population cubaine. Le Prix Nobel Gabriel Garcia Marquez remit une lettre de Fidel Castro au président Clinton pour l’informer des activités terroristes organisées depuis la Floride. Après avoir pris connaissance de l’affaire, le FBI décida d’arrêter cinq Cubains qui collectaient les renseignements sur ces groupes, comme Hermanos al Rescate (Frères à La Rescousse), et Gerardo fut condamné à deux peines à perpétuité.

Et pourtant, son affaire est aussi réelle que la vie elle-même. Adriana garde son sang froid quand elle explique l’affaire, mais sa voix tremble quand elle évoque l’homme qui se trouve derrière le héros. Au moment de nous séparer, elle me demande en souriant : « Si vous envoyez cette interview à un média nord-américain, pensez-vous qu’elle sera publiée ?

Pensez-vous que les peines infligées à vos maris sont un cadeau à la colonie anticastriste de la Floride?

Nous en sommes absolument persuadés, car aux États-Unis des espions avoués ont même été échangés ou expulsés du territoire, ou ont accompli des condamnations très inférieures à celles qui ont été infligées aux Cinq. Leurs condamnations n’avaient qu’un seul but : satisfaire les exigences des congressistes cubano-américains de la Floride qui ont toujours soutenu ces organisations assoiffées de sang qui voulaient que le gouvernement des États-Unis exerce des représailles contre eux.

Pourquoi ce deux poids deux mesures ?

Parce que ce procès est un procès nettement politique, parce qu’ils sont Cubains, parce qu’ils ont été jugés à Miami malgré la demande de changement de siège qui a été refusée par la cour. Cela explique à quel point cette arrestation n’avait pour but que de satisfaire les pressions de la communauté de Miami.

Si on considère qu’il s’agit bien d’un procès politique, pensez-vous qu’il devrait avoir une issue politique ?

Au début, nous avons espéré qu’à un moment ou à un autre, le système judiciaire nord-américain leur rendrait justice. En fait, depuis 13 ans, nous avons dû faire face à des chefs d’accusation sans preuves, à des jurés sous pression, à une presse payée pour diffuser des informations mensongères, entre autres choses. Et après 13 ans de bataille, nous avons épuisé tous les recours juridiques.

La défense de Gerardo Hernandez a sollicité un habeas corpus. Que demande-t-il concrètement?

Nous considérons comme une nouvelle preuve le fait que le gouvernement nord-américain ait payé les journalistes qui suivaient l’affaire afin qu’ils écrivent contre les Cinq, qu’ils enveniment plus qu’elle ne l’était l’atmosphère qui régnait à Miami, et qu’ils influencent le jury, ce qui a été dénoncé en 2006 par le New York Times.

De plus, la défense de Gerardo n’a pas disposé de tous les éléments techniques, comme les photos prises par le radar étasunien le jour de la destruction en vol des avionnettes de Hermanos al Rescate, en 1996. Celles-ci pourraient démontrer que Gerardo n’a eu aucun lien avec cet événement puisqu’il s’est produit dans les eaux nationales cubaines, après que Cuba ait envoyé 26 notes diplomatiques au gouvernement des États-Unis pour le mettre en garde sur le fait que les avionnettes de cette organisation violaient notre territoire.

Comment les différents gouvernements nord-américains ont-ils traité cette affaire?

Trois administrations se sont succédé : celle de Clinton qui les a inculpés, alors qu’elle aurait pu les expulser de son territoire ; ensuite vint celle de Bush où tout s’est endurci sur le plan juridique et politique. Il n’y a eu aucun type de rapprochement de points de vue, et ensuite l’administration d’Obama, qui n’a apporté aucune solution.

Avez-vous pu voir votre mari depuis 13 ans?

Pendant toutes ces années, le gouvernement des États-Unis nous a refusé systématiquement le visa, à Olga, l’épouse de René Gonzalez, et à moi, pour leur rendre visite, alors que la loi nous y autorise une fois par mois comme membre de la famille d’un prisonnier, et nous réclamons ce droit qui nous revient.

Aux États-Unis, on accuse le gouvernement cubain d’utiliser l’affaire des Cinq pour attiser le conflit bilatéral, ou bien pour cacher des problèmes internes

Le conflit entre Cuba et les États-Unis dure plus de 50 ans. C’est pour cela que nous avons fait la Révolution : parce que nous avions déjà un conflit avec eux. Mais ce qui doit être clair, c’est que ce ne sont pas les Cubains qui ont politisé l’affaire, mais la presse des États-Unis ou la jurisprudence nord-américaine. Nous n’avons pas attaqué les États-Unis, nous ne leur imposons pas de blocus, nous ne prenons pas de mesures contre leur peuple : Alors, qui organise une campagne médiatique ? Nous, les Cubains, la seule chose que nous voulons, c’est vivre en paix !

Votre mari est considéré comme un héros par le peuple cubain, comment vit-on le fait d’être la femme d’un héros ?

L’aspect personnel est le plus difficile pour nous ; du point de vue privé, ce sont les héros de nos vies. Pour moi, Gerardo est un homme doté de nombreuses qualités et de valeurs, dont je suis tombée amoureuse et que j’aime toujours, que je respecte profondément pour son engagement. Mais dans notre quotidien, la blessure est ouverte : être dans cette situation est extrêmement douloureux, avec des moments de grand désespoir qui vous ébranlent mais ne vous font pas céder.

D’où tirez-vous les forces ?

Je ne vous dirai que les forces coulent de source, mais il suffit de penser à eux : s’ils ont résisté aux conditions extrêmement difficiles de la prison, ne pas pouvoir nous voir pendant tant d’années, s’ils ont supporté les pressions, s’ils ont perdu une partie de leur jeunesse, comme ne va-t-on pas pouvoir le faire aussi ? De plus il y a un équilibre entre l’amour et l’engagement politique, non ce qui est banal ou superficiel mais nous partageons ce qu’ils ont fait, car ils ne sont pas différents des autres Cubains. Ici, on pourra critiquer ce qui ne nous plaît pas, mais le jour J, ce peuple se serre les coudes.

Pensez-vous au moment où vous serez réunis ?

Vous dire que non serait mentir, car c’est cette espérance qui nous fait vivre, ce qui nous permet de ne pas perdre espoir. Nous avons beaucoup de projets : d’abord tenter d’oublier tout ce que nous avons traversé, panser et soigner les blessures. Nous avons appris à donner de la valeur à d’autres choses, et nous savons que nous ne sommes pas seuls. Ce que nous avons fait nous a coûté cher, mais cela valait la peine. Pour eux, nous conservons vivant l’espoir qu’ils vont revenir parce qu’on ne peut pas nous voler le droit de rêver à un avenir meilleur. C’est pour cela que nous luttons tous les jours. (Tiré de La Republica)

(*) Journaliste espagnol.

[Source]

 

Écrit le 27/09/2011 à 10:47:22

Appel du Comité International pour la Liberté des Cinq Cubains


 

Comité Internacional pour la Liberté des 5 Cubains

Agis tout de suite !

Nouvelle sanction contre René González   

Le 7 octobre prochain, René González un des cinq patriotes cubains, condamné à 15 ans de prison aux États-Unis pour avoir défendu la vie de son peuple, doit être remis en liberté après avoir purgé sa peine d’emprisonnement.

Le gouvernement des États-Unis prétend maintenant lui interdire de revenir immédiatement dans sa patrie et auprès de sa famille, après qu’il ait accompli jusqu’au dernier jour de son injuste condamnation, et sans avoir eu accès à la procédure d’application de nouvelle sentence.

Pour être de nationalité nord-américaine, René a été condamné à trois ans supplémentaires de liberté surveillée. Il y a sept mois, son avocat a présenté une motion sollicitant la modification de ses conditions de liberté conditionnelle, et demandé qu’au terme de son emprisonnement il soit autorisé à revenir à Cuba pour retrouver son épouse et sa famille, pour des raisons humanitaires.

Le 25 mars, la procureure Caroline Heck Miller a demandé à la juge de s’opposer à la requête. Le 16 septembre, la juge Joan Lenard, a rejeté la motion de la défense, alléguant entre autres arguments, que la cour avait besoin de temps pour évaluer la conduite du condamné après sa remise en liberté, afin de s’assurer qu’il n’est pas dangereux pour les États-Unis.

Nous devons nous souvenir que c’est cette même procureure qui a refusé de juger Luis Posada Carriles comme criminel, et que c’est cette même juge qui a inclus dans les actes de sentence de René une condition spéciale, après sa remise en liberté… : « il est interdit à l’accusé de s’approcher ou de se rendre dans des endroits spécifiques où on sait qu’ils sont fréquentés par des individus ou des groupes terroristes. »

C’est ainsi qu’ont été mis en évidence, y compris par écrit, l’impunité honteuse dont jouissent les groupes terroristes, l’interdiction expresse de les déranger, alors que sont sanctionnés ceux qui comme René et ses quatre compagnons de lutte ont osé les dénoncer.

Il n’a pas été suffisant que René ait purgé sa condamnation complète sans que lui soit décompté un seul jour ; il n’a pas été suffisant d’utiliser l’avenir de sa famille pour lui faire du chantage en lui proposant de lui éviter le procès s’il collaborait avec le gouvernement étasunien en dénonçant ses compagnons ; cela ne leur a pas suffit de faire pression sur René en arrêtant, puis en expulsant son épouse Olga Salanueva des États-Unis, puis en lui refusant pendant plus de dix ans le visa pour aller rendre visite à son épouse en prison.

Pour quelles raisons le gouvernement des États-Unis s’acharne-t-il à sanctionner René et sa famille ?

Les préjugés de la communauté de Miami contre les Cinq ont été dénoncés par 13 juges du 11e Circuit d’Atlanta le 27 août 2005, qui ont admis qui étaient les terroristes, à quelles organisations ils appartenaient et où ils étaient basés.

Obliger René Gonzalez à purger 3 ans de liberté surveillée en Floride, repaire de terroristes internationaux que les Cinq ont dénoncés, c’est mettre en danger l’intégrité physique et la vie de René.

Combien de souffrances supplémentaires les États-Unis prétendent-ils infliger à René Gonzalez et à sa famille ?

Nous appelons tous les amis solidaires dans le monde à dénoncer cette nouvelle sanction et à se mobiliser en exigeant du gouvernement des États-Unis qu’il autorise René Gonzalez à revenir à Cuba pour retrouver son épouse et sa famille dès sa remise en liberté.

Écrivez sans tarder au président Barack Obama et au procureur général Eric Holder afin de solliciter le retour immédiat de René Gonzalez dans sa patrie et auprès de sa famille.

POUR COMMUNIQUER AVEC LA MAISON-BLANCHE

Écrivez une lettre au Président Barack Obama

President Barack Obama

The White House

1600 Pennsylvania Ave, NW

Washington, DC 20500

EE.UU.

ou

Envoyez un courrier électronique au président Barack Obama: HTTP://WWW.WHITEHOUSE.GOV/CONTACT 

 

POUR COMMUNIQUER AVEC LE DÉPARTEMENT DE JUSTICE

Écrivez une lettre au procureur général Eric Holder

US Attorney General Eric Holder

U.S. Department of Justice

950 Pennsylvania Avenue, NW

Washington, DC 20530-0001

ou

Envoyez un courrier électronique à Eric Holder AskDOJ@usdoj.gov


Comité International pour la Liberté des Cinq

Comité Internacional por la Libertad de los 5 Cubanos

Pour avoir plus d’informations sur l’actualité des Cinq, visitez le site :  

www.thecuban5.org  

 

Écrit le 21/09/2011 à 18:54:36

L’absurde et cruelle décision de la juge Lenard contre René


VENDREDI, une juge fédérale de Miami a pris une décision absurde et cruelle contre un des cinq Cubains, dont la peine d’emprisonnement s’achève le 7 octobre prochain : La juge Joan Lenard a déclaré que René Gonzalez, qui a purgé 13 ans de prison pour ne pas s’être inscrit comme agent du gouvernement cubain, sera obligé de vivre les trois prochaines années à Miami, en « liberté surveillée ».

M. Gonzalez avait demandé l’autorisation de revenir à Cuba pour retrouver sa femme Olga et ses filles Ivette et Irma. Il y a plusieurs années, le Département d’État avait décidé de ne jamais donner de visa à Olga afin qu’elle puisse rendre visite à son époux.

Même s’il est citoyen étasunien de par sa naissance, René Gonzalez a été élevé à Cuba et il a la double nationalité. À la demande du gouvernement cubain, il est retourné aux États-Unis afin de surveiller les groupes terroristes de Miami, qui depuis leurs bases dans le Sud de la Floride mènent des actions terroristes contre la population cubaine. Cependant, en s’abstenant d’informer le Département de la Justice de ses activités aux États-Unis, René Gonzalez a violé la loi. Par contre, le FBI n’a jamais arrêté les terroristes que René surveillait : ils sont toujours libres, protégés, et passent des beaux jours à Miami.

Quel intérêt peut bien avoir le gouvernement étasunien pour continuer à sanctionner une personne dont le seul délit est d’avoir lutté contre le terrorisme ? Pourquoi l’obliger à rester à Miami – un foyer de terrorisme anti-cubain – pendant les trois prochaines années ? Qu’importe si les terroristes – depuis leurs bases aux États-Unis – ont assassiné 3 478 Cubains et laissé handicapés 2 099 autres, au cours des 50 dernières années ? De plus, comment la juge veut-elle que M. Gonzalez applique les conditions de sa « liberté surveillée » à Miami ?

Parmi les conditions imposées par la Cour à René Gonzalez figure l’interdiction de « s’associer avec des individus ou des groupes terroristes, ou avec des membres d’organisations qui prônent la violence ». Elle lui interdit également de « s’approcher ou de se rendre dans des endroits spécifiques où qui pourraient être fréquentés par des individus ou des groupes terroristes ». Cela ne veut-il pas dire que pour accomplir la sentence, Miami est précisément le lieu où il ne devrait pas vivre, cette ville étant le sanctuaire des terroristes aux États-Unis.

Les terroristes que René était chargé de surveiller vivent toujours à Miami. Ils soutiennent ouvertement le recours à la violence contre Cuba. En avril dernier, Luis Posada Carriles, le commanditaire du sabotage d’un avion civil cubain dans lequel sont morts 73 personnes, et d’une campagne de terreur contre La Havane, qui comprenait la pose de bombes dans les plus grands hôtels et restaurants cubains, a réaffirmé son engagement dans la lutte armée contre le gouvernement cubain. Or Posada Carriles et ses acolytes vivent à Miami.

Pourquoi mettre en danger la vie de René et l’obliger à vivre les trois prochaines années côte à côte avec les mêmes terroristes qu’il surveillait à Miami lorsqu’il était agent du gouvernement cubain ?

Ce sont des terroristes cubano-américains qui ont assassiné Orlando Letelier (l’ancien ministre chilien des Affaires étrangères) aux États-Unis, Ronni Karpen Moffitt (une citoyenne nord-américaine), Eulalio Negrin et Carlos Muniz Varela (un Cubano-américain favorable au dialogue pacifique avec le gouvernement cubain), et aussi Felix Garcia Rodriguez (un diplomate cubain à l’ONU).

Dans une enquête réalisée la veille du procès contre les cinq Cubains, la psychologue Kendra Brennan a conclu que les Cubano-américains de Miami maintiennent « une attitude guerrière contre Cuba ». En outre, une étude sur la communauté cubano-américaine de Miami, publiée par Americas Watch, a révélé que « les forces dominantes et intransigeantes de la communauté des exilés cubains à Miami », tentent de faire taire par la violence les opinions divergentes sur Cuba.

Par exemple, des bombes ont été posées dans des stations de radios et dans les bureaux de revues de Miami. Les personnes qui plaident pour des changements dans la politique à l’égard de Cuba ont été menacées de mort. « Plus d’une dizaine de bombes ont été posées, dirigées contre ceux qui défendent l’idée d’une ouverture plus modérée envers le gouvernement de Fidel Castro », conclut le rapport.

Il est donc irresponsable et dangereux d’obliger René Gonzalez à rester dans cette atmosphère de violence et de terrorisme pendant les trois prochaines années. Sa vie est en danger.

La juge Lenard a expliqué qu’elle ne peut évaluer exactement les circonstances du délit, ou l’histoire et les caractéristiques du condamné ».

Sérieusement, Mme la juge ? Mais si les «circonstances du délit » sont que René Gonzalez n’est pas venu aux États-Unis pour commettre des actes d’espionnage contre le gouvernement ou pour commettre des crimes. Sa seule mission consistait à surveiller les terroristes qui agissent en toute impunité aux Etats-Unis, et dont les cibles sont des civils innocents à Cuba. Son seul objectif était de rassembler des preuves que Cuba a ensuite remises aux FBI pour que Washington agisse contre ces gens.

Ainsi, les terroristes cubano-américains ont préparé une série d’attentats à la bombe dans les hôtels et les restaurants les plus célèbres de La Havane, y compris le prestigieux Hôtel National et le légendaire restaurant La Bodeguita del Medio. La campagne terroriste  avait pour objectif de détruire l’industrie touristique à Cuba, et ainsi porter un coup à l’économie du pays qui était déjà affaiblie après la chute du bloc socialiste de l’URSS et de l’Europe de l’Est.

Après les attentats du 11 septembre, les États-Unis ont affirmé avoir comme priorité de punir les terroristes et de récompenser ceux qui combattent le terrorisme. S’il en est ainsi, ils devraient alors permettre à René Gonzalez de retrouver sa famille à Cuba, au lieu de l’obliger à rester à Miami entouré de terroristes qui veulent lui régler son compte.

La juge Lenard allègue dans sa décision que, si elle permet à René de revenir à Cuba le 7 octobre, elle ne pourra pas « évaluer si le peuple étasunien est protégé des futurs crimes que le condamné pourrait commettre ». Mais le seul crime commis par René a été de ne pas s’inscrire comme agent étranger ? Comment pourrait-il représenter un danger pour le peuple étasunien s’il retourne dans son pays ? De combien de temps la juge Lenard a-t-elle besoin pour évaluer exactement quelque chose d’aussi clair que l’eau de roche ?

La juge a également argué qu’elle a besoin de plus de temps pour que les États-Unis puissent donner à René « une préparation, une éducation et des services médicaux de la façon la plus efficace ». Pardon ? René a déjà déclaré qu’il n’a aucune intention de rester vivre aux États-Unis.

Son avocat a exprimé clairement que René a proposé de renoncer à sa citoyenneté étasunienne pourvu qu’il puisse rentrer chez lui à Cuba. Il n’a besoin ni de l’éducation, ni de la préparation des États-Unis pour l’aider à se réinsérer dans la société étasunienne. Il souhaite tout simplement revenir à Cuba auprès de sa famille, et ne pas recevoir d’instructions sur la manière de vivre dans ce pays, et passer trois ans de plus séparé de son foyer. Somme toute, à Cuba, il aura à sa disposition les meilleurs soins médicaux, sans aucun frais ni pour les États-Unis ni pour lui-même.

Sans aucune surprise, la procureure de l’affaire, Caroline Heck-Miller, a rejeté la requête de René sollicitant son retour à Cuba au terme de sa peine d’emprisonnement. C’est cette même juge qui a décidé de ne pas inculper Posada Carriles pour terrorisme, bien que l’avocate du Département de Sécurité le lui ait demandé.

La seule issue de l’inexplicable et étrange décision de la juge Lenard est qu’elle laisse la porte ouverte à René pour une nouvelle demande de retour à Cuba, « si les circonstances justifient une modification de sa sentence. »

Quelles circonstances la juge Lenard attend-elle? Qu’un terroriste quelconque à Miami tire sur René ?

 

* José Pertierra est avocat à Washington D.C. Il représente le gouvernement du Venezuela dans l’affaire de l’extradition de Luis Posada Carriles.

 

José Pertierra*

 Traduction Granma International

 

 

Écrit le 21/09/2011 à 18:47:44

Il y a treize ans aujourd’hui


Lorsque Gerardo Hernández, Fernando González, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et René González ont été arrêtés à Miami le 12 septembre 1998, une chape de plomb s’est abattue sur eux pendant dix-sept mois jusqu’à l’ouverture de leur procès en novembre 2000. Le 8 juin 2001 le jury les déclarait coupables de tentative d’espionnage.

Trois mois plus tard s’écroulaient les tours jumelles du World Trade Center, faisant plus de 3000 morts, et cette immense tragédie restera comme une cicatrice dans la mémoire de l’humanité tout entière. Il reste que c’est pratiquement le même chiffre que celui des victimes cubaines du terrorisme cubano-américain basé en Floride. Mais de ces victimes-là, on ne parle jamais. Pas plus qu’on ne parle des victimes anonymes des agressions de l’Occident qui n’auront jamais de monument érigé à leur mémoire… L’histoire est toujours écrite par le plus fort.

C’est dans ce contexte qu’en décembre 2001 sont tombées les sentences contre les cinq. Dans la haine qui révulsait Miami et les USA et l’indifférence du reste du monde.

Aujourd’hui, treize ans après, pour des milliers et des milliers de gens, ces hommes sont devenus les Cinq Héros antiterroristes de Miami. Aujourd’hui, treize ans après, il existe près de 330 comités de solidarité avec les Cinq, répartis sur 110 pays à travers les cinq continents et qui luttent pour leur libération. Que de chemin parcouru depuis leur arrestation! Mais malgré des avancées significatives, il reste encore beaucoup à faire à la solidarité internationale pour qu’enfin Gerardo, Ramon, Tony, Fernando et René retournent dans leur patrie. Ecoutons Olga Salanueva, l’épouse de René

« Toute aide provenant de n’importe quel pays du monde pour faire connaître la réalité occultée par les grands medias est une  bonne chose. Bien qu’il existe plus de 300 comités de solidarité tout autour [des 5], il a été difficile de divulguer les véritables intentions des monstres [qui dirigent] les transnationales qui gardent le silence sur les faits et les déforment. […] Il ne suffit pas d’expliquer l’injustice devant les Nations Unies, les organisations des Droits de l’Homme ou en faveur des droits des Femmes, il faut en appeler aux peuples et aux mouvements sociaux. »

Et Olga précise qu’en octobre prochain, René, son mari, aura accompli 85% de sa peine et qu’il doit être libéré tout en restant soumis à résidence pendant trois ans, en tant que citoyen américain. «  Pour lui, continue Olga qui n’a et n’aura pas de visa pour rendre visite à René, l’injustice va continuer au-delà des grilles, car il sera libre mais il devra rester en Floride. La juge a dit qu’il ne peut s’approcher de lieux fréquentés par des gens qui appartiennent au crime organisé, mais elle l’oblige à demeurer dans cet état, ce qui constitue pour lui un danger éminent. »

La place de René n’est pas en Floride, mais à Cuba. Comme pour Gerardo, Ramon, Tony et Fernando. Tant que cela ne sera pas, tant qu’Obama n’aura pas signé leur libération, comme le lui permettent ses prérogatives de président, la solidarité ne cessera pas le combat. Plus que jamais il nous faut- et ce par tous les moyens -  faire connaître l’histoire des Cinq, qui est indissociable de celle que mène Cuba pour la dignité et la liberté.

« Nous vaincrons, affirme Olga Salanueva. Ils pourront s’acharner contre nous comme ils l’ont fait [depuis si longtemps]. Ils ont déversé toute leur haine, mais nous sommes maîtres de notre espoir et le droit est avec nous ».

Annie Arroyo

Kubako Etxea – France Cuba

Écrit le 14/09/2011 à 17:55:21

La situation actuelle des cinq antiterroristes incarcérés aux États-Unis


 

RICHARD Klugh, membre de l’équipe de la défense des cinq Cubains antiterroristes incarcérés aux États-Unis depuis 13 ans, a donné des informations sur la situation actuelle de nos cinq Héros.

Dans une interview diffusée par Radio Habana Cuba, Klugh a précisé que Gerardo Hernandez, un des Cinq (comme ils sont connus dans les campagnes internationales en faveur de leur libération), a présenté une requête en habeas corpus en mars dernier sur la base d’une nouvelle preuve. Le 25 avril dernier cependant, le gouvernement nord-américain a répliqué en exprimant son opposition à la demande de Gerardo.

Hernandez, de même que Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez, est emprisonné depuis le 12 septembre 1998 pour avoir averti Cuba des projets de subversion ourdis contre Cuba depuis le Sud de La Floride.

Le juriste a expliqué que l’équipe d’avocats de Gerardo Hernandez a présenté une réplique complète, ainsi que des mémorandums et des affidavits supplémentaires en réponse à l’opposition de Washington à la demande d’habeas corpus.

Dans sa réponse, la défense estime avoir répondu aux arguments du gouvernement, en présentant en outre un affidavit de Gerardo Hernandez et un autre supplémentaire de Paul McKenna, son avocat précédent, qui confirme les arguments essentiels exposés dans la requête.

Selon Klugh l’équipe d’avocats estime avoir réalisé de grands progrès pour prouver l’innocence de l’antiterroriste cubain, et la véracité de tous les arguments avancés.

Quant à Antonio Guerrero, il a annoncé qu’il avait également présenté sa réponse à la réplique du gouvernement, dans laquelle il insiste sur le fait que le gouvernement a fait appel à des journalistes de Radio et de TV Marti, rémunérés pour rédiger des articles contre les Cinq pendant le procès à Miami.

La réplique de Guerrero comporte des affidavits qui expliquent comment la preuve est apparue progressivement, démontrant que les États-Unis ont tenté de porter préjudice aux Cubains pendant le procès à travers des articles destinés à provoquer un sentiment d’hostilité contre les Cinq.

Il a précisé que les documents présentés par Hernandez et Guerrero concernent également René Gonzalez, et que le moment n’était pas encore venu pour Ramon Labañino et Fernando Gonzalez de solliciter un habeas corpus.

Leurs requêtes, dans lesquelles seront inclus certains de ces mêmes points pour étayer leurs demandes, seront présentées prochainement, a souligné le membre de l’équipe de la défense des Cinq.

« Nous estimons être arrivés à un moment où la preuve est accablante, et qu’elle témoigne de l’atmosphère réellement et délibérément hostile dans laquelle le procès des cinq patriotes cubains s’est déroulé », a-t-il dit. 

« Le fait que le gouvernement des États-Unis refuse d’admettre que sa conduite a perturbé l’atmosphère du procès est une violation fondamentale de leurs droits », a-t-il dénoncé.

Les avocats estiment également que les arguments présentés, notamment concernant Gerardo Hernandez, établissent son innocence et démontrent l’injustice des condamnations, car la preuve apportée est à ce point convaincante qu’elle ne saurait être ignorée plus longtemps. (PL)

Source

Écrit le 14/09/2011 à 15:46:23

LIBERTÉ POUR LES 5 CUBAINS


COMITÉ TOULOUSAIN FRANCE-CUBA

 

LIBERTÉ POUR LES 5  CUBAINS

PRISONNIERS AUX ÉTATS UNIS 

 

LA MOBILISATION DOIT ÊTRE JUSQU'À LEUR LIBÉRATION

 

RASSEMBLEMENT LE 15 SEPTEMBRE A 17H00

DEVANT LE CONSULAT USA

25 ALLÉE J. JAURES TOULOUSE

Écrit le 02/09/2011 à 11:57:37

Comienza en Francia campaña por la liberación de los Cinco.


 

París, 1ro de septiembre de 2011. Varias son las iniciativas organizadas en Francia para exigir al gobierno de Estados Unidos la liberación de los cinco luchadores antiterroristas cubanos presos injustamente en ese país hace 13 años.

Como cada mes después de la elección del presidente Barack Obama, la activista Jacqueline Roussie, dirigió al mandatario estadounidense una carta pública denunciando “las condiciones extremadamente duras” a las que están sometidos estos cinco hombres “víctimas de un complot político”.

Señaló en su misiva que con la liberación de los Cinco, Obama se arriesgaría a perder algunos electores de La Florida, pero ganaría la estima y el respeto de millones de ciudadanos en Estados Unidos y en el mundo.

En Arras, la Confederación General del Trabajo de esa localidad norteña organiza para el 2 de septiembre una manifestación con el objetivo de dar a conocer la situación de René González, Antonio Guerrero, Gerardo Hernández, Ramón Labañino y Fernando González.

Impregnada de humor político se inaugurará el próximo 17 de septiembre una exposición de caricaturas sobre el tema en la gran fiesta del diario francés “L’Humanité”, iniciativa que reúne anualmente a más de 500 mil personas.

Asociaciones de solidaridad, cubanos residentes y personas de buena voluntad en todo el país galo permanecen atentos al curso de la apelación de Hábeas Corpus de Gerardo Hernández, quien penado a doble cadena perpetua más 15 años y confinado en una penitenciaría de máxima seguridad en Victorville, espera que la corte decida revisar su sentencia y que sus derechos fundamentales sean respetados.

 

Écrit le 02/09/2011 à 11:56:35

Les « 5 » dans Le Monde diplomatique


Pour la première fois en treize ans d'emprisonnement  injuste, un important journal français va publier un encart payant à propos des « 5 ». A l'initiative de notre Association France-Cuba, celui-ci paraîtra dans l’édition de septembre du Monde diplomatique (pdf) :

LosCinco

Écrit le 31/08/2011 à 18:00:42

Les jeunes solidaires du monde élèvent leurs voix pour les Cinq


Des membres de la 3e Brigade internationale des étudiants étrangers, des représentants du Comité international de solidarité avec les Cinq, et plusieurs de leurs proches, ont fêté ce jeudi le 48e anniversaire de Fernando Gonzalez, un des cinq Héros cubains incarcérés aux États-Unis pour avoir défendu sa patrie de groupes terroristes protégés par le gouvernement de ce pays.

Magalis Llort, mère de Fernando, a exprimé ses remerciements à tous les jeunes pour leur présence, et elle a partagé avec eux le message de son fils, qui lui a confié : « Je suis très honoré que ces personnes de différentes nationalités se rencontrent pour fêter mon anniversaire ».

« Fernando, a-t-elle déclaré, se sent rempli d’espoir à l’idée que tant de jeunes dans le monde se mobilisent pour la solidarité et se battent pour la justice. »

Danses, chants, et témoignages des étudiants de différentes universités de La Havane ont animé la rencontre, au cours de laquelle la libération des Cinq a été exigée en plusieurs langues.

Les participants réunis au Campement international Julio Antonio Mella, dans la commune de Caimito, province d’Artemisa, ont reçu les dernières informations sur le procès injuste et truqué auquel doivent faire face Fernando, Antonio Guerrero, Ramon Labañino, René Gonzalez et Gerardo Hernandez.

Graciela Ramirez, coordinatrice du Comité international, était présente à cette rencontre organisée par l’Institut cubain d’amitié avec les peuples (ICAP).

« Savoir qu’un tribunal de mon pays n’a pas agi avec justice nous place, en tant que citoyens, dans la même situation, car si nous devions faire face demain à une situation semblable, nous pourrions subir le même sort, d’où la nécessité de changer cet état de choses », a affirmé David Lavender, un jeune Nord-américain.

« Nous savons ce qu’ils sont en train de souffrir, car nous avons plus de 10 000 camarades prisonniers ; nous comprenons et nous continuons de soutenir ce combat. C’est une cause juste, dont la solution est dans la solidarité et dans l’unité de nos forces », a affirmé Mohamed Abu Srou, le représentant palestinien.

Source : Granma Internacional 19.08.2011

Écrit le 31/08/2011 à 17:44:10

Vidéo Manif Montpellier 26 juillet 2011


Voici la Vidéo de la Manif du 26 juillet 2011 organisée par France Cuba Hérault, Boulevard Louis-Blanc à Montpellier au pied de la statue de José Marti, pour célébrer la fête Nationale Cubaine et pour la Libération des 5 héros cubains. Votre serviteur de Cuba Si France était présent.
 
N'oubliez pas de les passer en HD (il faut cliquer sur l'image)
 
Bonne Visu,

 

Michel Taupin
Cuba Si France

GSM : 06 07 10 42 59
Tél. fixe : 01 58 64 26 60
Fax : 01 58 64 26 61

e-mail : micheltaupin@aol.com
site : http://micheltaupin.blogspot.com/
vidéos : http://www.dailymotion.com/michko2
Écrit le 13/08/2011 à 12:42:13

Déclaration du Comité International


12 août 2011

La semaine prochaine, le délai pour la présentation du Recours en Habeas Corpus présenté par Gerardo Hernández Nordelo, condamné sans preuve à une double perpétuité et auquel le gouvernement des USA continue de refuser son droit élémentaire à être entendu devant la justice, arrivera à son terme.
Il ne faut pas oublier que le 25 avril dernier, la Procureur Caroline Heck Miller, au nom du gouvernement des Etats-Unis, a demandé au tribunal fédéral de Miami de refuser son appel extraordinaire.
A cette occasion nous nous posons une question..."Que redoute le Parquet de Miami en refusant une audience à Gerardo, Héros de la République de Cuba pour avoir empêché des actes terroristes contre son peuple, détenu depuis près de 13 ans dans une prison de sécurité maximum, à qui on refuse la visite de son épouse depuis plus d’une décade, qui comme ses quatre frères qui luttaient pour cette même cause, a été reclus à plusieurs reprises dans des cellules d’isolement maximum sans avoir commis un quelconque manquement à la discipline, et qui sollicite le droit basique à ce que ses arguments  soient écoutés et que soient produites les preuves supposées exister contre lui ?".
Récemment a été publiquement révélée la manipulation du gouvernement américain consistant à payer à des journalistes de Miami un quart de million de dollars pour diaboliser les Cinq afin de convaincre à l’avance le jury de leur culpabilité. Ceci constitue une prévarication de la part du gouvernement des USA et c’est l’un des arguments que Gerardo doit présenter devant la justice.
Depuis 12 jours, le Parlement de la République de Cuba dénonce l’arbitraire des Etats-Unis contre Gerardo auquel est refusé l’accès aux documents légaux en relation avec son affaire.
Pour paraphraser les récentes déclarations d’Obama, nous dirons avec 10 Prix Nobel, des milliers d’intellectuels et d’artistes, des Parlementaires et des Gouvernements: « Il est temps que Gerardo Hernandez et ses quatre compagnons soient libérés », « Même si ce n’est que pour des raisons humanitaires, nous croyons qu’il est temps, après 13 ans d’un enfermement injuste que les cinq soient libérés ». « Nous n’attendons rien d’autre des cours nord américaines, mais nous croyons que le gouvernement des USA devrait prendre la décision correcte de permettre le retour des Cinq dans leurs familles ».
Obama peut libérer les Cinq en faisant usage des prérogatives que lui confère la Constitution des USA en tant que président. Il est temps qu’il mette fin à cette injustice et qu’il écoute la clameur de l’humanité.

Nous vous prions instamment d’envoyer à la Maison Blanche et aux ambassades de vos pays respectifs des télégrammes, des fax, des courriers électroniques exigeant que cesse le traitement illégal et arbitraire contre Gerardo Hernandez.

Site web de la Maison Blanche:
HTTP://WWW.WHITEHOUSE.GOV/CONTACT
Tel: 1 + 202. 456-1111
Fax:1 +202. 456-2461

Adresse :
President Barack Obama
The White House
1600 Pennsylvania Ave, NW
Washington, DC 20500
EE.UU.

Au sein de la solidarité internationale nous ne cesserons pas un instant de lutter jusqu’à ce que les Cinq retrouvent leur Patrie et leurs familles.


Comité International pour la Libération des Cinq
(trad : A. Arroyo)

Écrit le 13/08/2011 à 12:41:31

Les prochaines semaines sont décisives pour Gerardo, Ricardo Alarcon de Quesada


L'été est pour beaucoup une période de vacances. Cependant, nous allons intensifier, encore aujourd'hui, un travail systématique et cohérent pour mettre en œuvre les résolutions du VIème Congrès du Parti et les décisions de cette Assemblée et du Gouvernement pour actualiser et perfectionner le socialisme cubain.

De même nous devons élever à un niveau supérieur  la lutte pour la libération de Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González.

Il est temps de  multiplier sans cesse l'action pour démolir le mur du silence qui permet à Washington de perpétuer l'injustice. Nous devons exiger qu'il fournisse les informations  cachées sur la conjuration avec les soi-disant «journalistes» de Miami, qui ont calomnié nos compagnons, et aussi provoqué et menacé des membres de la cour, malgré les protestations d'un juge, nous exigeons également  qu'il montre les images satellites cachées depuis quinze ans, probablement parce qu'elles minent le mensonge US sur l'emplacement de l'incident du 24 Février 1996, nous devons réclamer à nouveau ,que les dénommés "médias d'information" cessent la censure imposée sur le document selon lequel le Washington admettait il ya dix ans, qu' il était impossible de soutenir l'accusation principale contre Gerardo.

Les prochaines semaines sont cruciales pour la conclusion du processus de l'Habeas Corpus de Gerardo, et,  comme cela s'est passé lors des précédentes occasions, il fait face à de nombreux et sérieux obstacles qui s'ajoutent à sa très difficile situation en prison et constituent une claire violation de ses droits et aux propres normes nord-américaines.

Dans cette étape cruciale  des difficultés supplémentaires pour communiquer avec ses avocats et les agents consulaires cubains sont apparues, on lui restreint restreint ou interdit l'accès à la correspondance, y compris de nature juridique liée à son cas. Compte tenu de cette situation, je propose que nous adoptions la résolution suivante :

L'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire exige que les autorités américaines arrêtent immédiatement le traitement illégal et injuste contre Gerardo Hernandez et appelle à la solidarité plus large des parlementaires et des honnêtes gens afin d'obtenir la liberté pour nos cinq  camarades  et leur retour immédiat et inconditionnel dans leur patrie.

La Havane, le 1 août 2011
Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire

Comprometámonos a esta lucha sin perder un día.  Hasta la victoria siempre.

Source : cubadebate , http://cubasilorraine.over-blog.org/article-les-prochaines-semaines-sont-decisives-pour-gerardo-ricardo-alarcon-de-quesada-80755208.html,

Écrit le 06/08/2011 à 03:03:08

Free Them


To the Cuban people and the Cuban Five from Mighty Gabby
Écrit le 05/07/2011 à 11:57:50

REPORTAGE MONTREAL.


Piquetage pour exiger la libération des CINQ à Montréal le 09 juin 2011.
Écrit le 23/06/2011 à 18:59:48

LE PROCES DES CINQ CUBAINS PRISONNIERS AUX ETATS-UNIS, LE TERRORISME ET LE DROIT INTERNATIONAL


Le 4 juin 2011, un colloque organisé à l’initiative de juristes et d’intellectuels français, sous le patronage de M. François Assensi, Député et Vice-Président du groupe d’amitié France-Cuba a réuni  plus de 120 personnes autour d'avocats et de juristes français et internationaux, des parlementaires, des diplomates,  des scientifiques et diverses associations pour faire le point sur le procès des Cinq Cubains prisonniers aux Etats-Unis et sur le terrorisme contre Cuba à la lumière du droit international. Il nous semble intéressant de retenir les points forts du colloque tout en soulignant la dimension politique accentuée prise par ce procès non seulement aux Etats-Unis mais encore en Europe, en France et au delà et de voir les perspectives actuelles de la défense des 5 Cubains ainsi que des actions de mobilisations concrètes en faveur de leur libération.A l'ouverture,  un film Dans les serres  de l'Empire a relaté la stupéfaction générale causée par l'arrestation de 5 Cubains le 12 septembre 1998 à 6 h du matin à Miami. Puis les visages de ces 5 hommes, Ramón Labañino Salazar, René Gonzalez Sehwerert, Fernando Gonzalez Llort, Gerardo Hernandez Nordelo et Antonio Guerreo (Guerrero) Rodriguez, qui ont été accusé de conspiration d’espionnage ( !)  alors que leur seule activité était de recueillir des informations sur les groupes qui, depuis Miami, préparaient et organisaient des attentats à La Havane  Comme l’ont montré des témoins au procès, parmi lesquels des officiers de l’armée U.S, nulle information classée secret défense et visant la sécurité des Etats-Unis n’avait été recueillie. Depuis cette date, les 5 sont en prison. Puis sont venues des images du procès, l'appel, la décision à Atlanta, le 4 juin 2008,  la décision de la Cour Suprême de justice des Etats-Unis du 15 juin 2009. Ensuite, une lecture a été faite pour les nombreux messages de soutien, en particulier celui de M.Richard Mallié[1] et de la mère d'Antonio Guerreo.  Dans son allocution de bienvenue, M. François Assensi, a tenu à dire sa satisfaction d’accueillir à l’Assemblée nationale, ce colloque consacré au procès des 5 prisonniers cubains aux Etats-Unis .Il a déclaré que la qualité des intervenants réunis - juristes, journalistes, chercheurs -  permettrait de mieux cerner les enjeux géopolitiques et juridiques autour de l’emprisonnement injustifié, illégal et inhumain de ces 5 héros..Cela afin de mieux lutter pour leur libération. Alors que Cuba a ouvert la porte au dialogue, à la condition du respect de sa souveraineté, les USA ont campé sur leurs positions. Nous nous émouvons,a édclaré M. Assensi, à juste titre, de l’embargo imposé sur Gaza. Mais rappelons que Cuba continue de souffrir l’embargo américain, pourtant condamné à maintes reprises par l’ONU depuis 18 ans. Sur l’ensemble du continent latino-américain, la même politique étasunienne a prévalu, c’est à dire: la préservation coûte que coûte des intérêts de la superpuissance, avec par exemple les coups d’Etat au Vénézuela ou au Honduras. S’intéresser à la question des 5 amis cubains emprisonnés sans traiter ces questions, ce serait manquer une partie du problème et de la solution. Me Roland Weyl, vice - président  de l'AIJD propose d'aller  au delà des campagnes répétitives et de passer à une étape supérieure, par exemple en organisant, vers la fin de cette année 2011, un tribunal international d'opinion, c'est à dire faire un contre procès des 5 Cubains afin d'avancer vers une justice équitable.Les travaux ont porté sur trois sessions, les deux  du matin présentent des aspects scientifiques et juridiques coordonnées par M. Michel Taupin de l’association Cuba Si France alors que la troisième de l'après-midi coordonnée par Mme Nguyen Dac Nhu-Mai , hisorienne des Relations Internationales, est consacrée à la mobilisation internationale pour la libération des Cinq. Concernant l'affaire des 5 Cubains et les perspectives actuelles de leur défense : Me Tecla M.Faranda du Barreau de Milan (Italie) à informé sur les nouveaux éléments de preuve dans le procès des Cinq à savoir les révélations sur le paiement, par le pouvoir des Etats-Unis, de journalistes de Miami pour mener une campagne médiatique destinée à influencer l’opinion des jurés du tribunal de Miami, les nombreux obstacles posés au travail des avocats de la défense (fortes restrictions à l’accès aux pièces d’accusation).Me Steve Cottingham, Barreau de Londres (Royaume -Uni) a commenté le Rapport d'Amnesty International sur les 5 Cubains du 25 mai 2008 qui souligne le caractère injuste et partial du procès et dénonce le refus de visa opposé à deux des épouses, Olga Salanueva et Adriana Pérez. Le rapport parle aussi de l'insuffisance de preuve et de la conduite inadéquate du Ministère  Public des Etats Unis. Sur le droit de la famille à visiter les Cinq, Amnesty International a ajouté que cette mesure est inutilement punitive et violatrice des normes pour le traitement humain des prisonniers et de l'obligation des Etats de protéger la famille.Me Edith Flamand, Barreau d'Anvers (Belgique) a exposé  la procédure Habeas Corpus, qui a été déposée au nom de Gerardo Hernandez Nordelo devant la cour fédérale de Miami. Il s'agit du dernier recours légal le concernant dans le cadre du système juridique américain. Dans cette démarche, engagée après le refus du tribunal suprême de reconsidérer son affaire le 14 juin 2009, ont été présentées de nouvelles preuves de l'injustice, en particulier les révélations récentes de paiements effectués par l'administration américaine à des journalistes qui pendant le déroulement des différents procès ont publié des articles incitant à la haine des Cinq et insistant sur leur culpabilité. Rappelons que  l'habeas corpus  est une action intentée en justice pour demander la libération d’une personne détenue ilégalement. Le remède peut être réclamé par le détenu ou par une autre personne à venir à son secours. L'Habeas corpus est originaire du système juridique anglais, mais il est maintenant disponible dans de nombreux pays. Il a toujours été un instrument juridique important en préservant la liberté individuelle contre l'action arbitraire de l'Etat.Me Augustin Kemadjou, Barreau de Paris, Président de l'Association des Avocats Africains, Antillais & Autres de France, a donné une explication sur l'application du droit international et de sa violation par les Etats-Unis. Pour que la justice soit rendue équitablement, tous les documents sur laquelle se fonde l’accusation doivent être mis à la disposition de la défense et les chefs d'accusation doivent être clairement exprimés. Sinon les droits sont bafoués, ce qui est le cas pour les Cinq Cubains.  Concernant le terrorisme contre Cuba et le droit international : M. Maurice Lemoine, journaliste, auteur du livre Cinq Cubains à Miami, l'Affaire Posada Carriles et les  organisations anticubaines de Miami[2] a retracé longuement les différentes étapes de la vie du terroriste le plus protégé de la planète par les Etats-Unis car Posada Carriles possède tous les attributs du terroriste international. Ses crimes sont à ce jour impunis. En le punissant, tous les revers de la médaille de la "bassesse américaine" seraient mis à jour d'où ce chantage qui lui a valu son acquittement lors d’un récent simulacre de procès à EL Passo (Etats-Unis).Salim Lamrani, journaliste auteur du livre "Ce que les médias ne vous diront jamais" a pointé tous les impacts de la guerre économique et le terrorisme d'Etat. Il a fait l'historique des relations économiques de Cuba et des Etats-Unis et du blocus, économique, commercial et financier à l'égard de Cuba par les États-Unis mis en place le 7 février 1962 à la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines. Il assure que les seuls moyens des EUA de provoquer le désenchantement des Cubains pour le régime actuel serait la pénurie engendrant la famine et le désespoir. Or, le  27 octobre 2010, l’Assemblée générale de l’ONU a de nouveau exhorté les Etats-Unis à lever l’embargo économique qu’ils imposent à Cuba depuis 50 ans. Ce blocus est resté en vigueur après l’arrivée au pouvoir du président Barack Obama, malgré sa volonté d’ouverture en direction de ce pays. Le vote de la résolution a réuni 187 voix pour et deux voix contre, celles des Etats-Unis et d’Israël.   Alexandre Zourabichvili, Barreau de Paris et du Ceará (Brésil) a analysé la Résolution 1373 du Conseil de Sécurité des Nations avec ses aspects normatifs contraignants pour les Etats en matière de lutte anti terroriste: obligations de vigilance (notamment pour des personnes qui se servent du territoire d'un Etat où ils se trouvent pour préparer des attentats contre le territoire d'un autre Etat), obligations de répression (application du principe "juger ou extrader"), obligation de coopération entre Etats etc..Il a attiré également l'attention sur les lacunes de la Résolution 1373, notamment en matière de conséquences juridiques de la violation, par un Etat, de ses obligations de lutte contre le terrorisme. Ces lacunes ont des implications pratiques,  les Etats-Unis refusant toujours d'inculper et de juger ou extrader Luis Posada Carriles, auteur présumé de l'attentat contre l'avion de ligne de la Cubana (73 victimes fatales) et d'autres attentats. Cela alors qu'en 2007, la sous-commission des Droits de l’homme de la Chambre des représentants des États-Unis a établi la responsabilité de Luis Posada Carriles dans plusieurs actes terroristes, dont celui contre le Vol 455 Cubana.M. Stephen Wilkinson, Directeur du Centre de Conseil et de recherches Caribéennes et latino-Américaines de l'Université Métropolitaine de Londres (Royaume-Uni) a présenté un exposé sur les Relations entre les Etats-Unis et la politique de l'Administration Obama vis à vis de Cuba. Bien que la presse et les média aux Etats-Unis entretiennent une atmosphère malsaine qui se résume à souhaiter la mort de Fidel Castro, le nouvel élu de la Maison Blanche, lui, semble vouloir engager une ouverture timide vis à vis de l'Amérique Latine en général et de Cuba et du Vénézuela en particulier, tout en appliquant la politique de la carotte et du bâton. Alors que les 5 Cubains sont prisonniers dans différents endroits aux Etats-Unis, Obama semble, lui, prisonnier des intérêts défendus par le lobby mafieux de Miami et des forces les plus conservatrices.  Concernant les Cinq et la mobilisation internationale pour leur libération,  les associations de solidarité ont déployé de multiples étendards en matière de mobilisation nationale et internationale. M. Charly Bouhana (Cuba Si France), a énuméré toutes les actions engagées par son association, du dossier de presse sur les 5 au désir de location de panneaux et affiches pour leur libération, en passant par les pétitions, les manifestations, les publications sur la toile et divers soutiens de journalistes et d'artistes. Il invite tous les citoyens de bonne volonté à travailler ensemble avec une grande qualité d'engagement, une vraie détermination et une belle confiance dans la libération des 5 héros.Mme Annie Arroyo ( France Cuba) a détaillé les engagements des membres de son association par la distribution de tracts lors des rassemblements, des projections de films ou d'ouvrages consacrés aux Cinq de Miami. Elle donne aussi des informations de toutes les actions en France mais ailleurs tels les actions médiatiques aux Etats-Unis "Free thes Five" ou encore le mouvement de solidarité de la Fondation Nationale Cuba Américaine  (FNCA). Par ailleurs, l'impact des articles  dans les journaux américains ou encore les correspondances avec les 5 à travers courriels, messages et autres serait à exploité.M. Stephen CHO, Directeur de l'Institut de la Recherche Coréenne du 21è siècle, a exprimé la solidarité d'un militant Coréen pour l'indépendance et la démocratie envers les Cinq et à travers lui, le soutien du peuple coréen. Il déplore certains traitements injustes tels que le droit de séquestration solitaire après l'arrestation, la courte libération du jury et l'atmosphère de chasse aux sorcières du procès de Miami, détails qui font que "nous sommes retournés au Moyen âge et non au 21è siècle". Cuba et le monde entier se souviendront de ces cinq héros et en même temps auront plus de courage et de détermination à impacter sur toutes les actions justes. La finalité de Fidel Castro "l'Histoire m'absoudra" serait à modifier pour les Cinq, "l'Histoire vous a déjà absous"Mme Katrien Demuynck, Coordinatrice la libération des Cinq de l'ensembe de l'UE et du Comité des Cinq de Belgique, a rappelé qu'en 2009, les Cinq ont reçu un soutien unique dans l'histoire judiciaire des Etats-Unis de 12 amicus curiae à leur demande de révision du procès par la Cour Suprême. Parmi les signataires des amicus se trouvent en particulier, Dix Prix Nobel, le sénat mexicain entier, Mary Robinson ancienne haut Commissaire des droits de l'homme et ancienne présidente d'Irlande, deux présidents et trois vice- présidents du Parlement européen ainsi que de nombreuses associations du barreau américain et étranger et organisations des droits humains. En Belgique, les Cinq ont obtenu le soutien de l'Ordre des barreaux flamand, francophone et germanophone  c'est à dire de tous les avocats en exercice en Belgique.Mme Gloria Gonzalez Gusto, (Comité International pour la Libération des Cinq) a informé tout le travail fait par le Comité international dans la mobilisation. A La Havane même, des personnes de tous âges, de milieux sociaux professionnels différents venues de tous les pays travaillent. Travail d'explication de base mais encore les campagnes de cartes postales à Obama, relayé par l'initiative d'une action tous les 5 du mois. Toutes les propositions et actions en faveur de la Libération des Cinq seraient les bienvenues à travers les réseaux internationaux de communication (sites, blogs, facebook)Mme Colette Finet,  Maire de Longueau (la Somme, Picardie) de retour d'un récent voyage à Cuba organisé par la CGT de Marseille, a informé que sa commune va distinguer les 5 Cubains en Cinq Citoyens d'honneur. Elle suggère aussi que leurs photos soient mises sur les frontons de toutes les mairies de France et ce, jusqu'à leur libérationLa déclaration finale a été lue par Me  Augustin Kemadjou (voir en Annexe).LA déclaration rappelle que l’affaire des Cinq héros cubains d’une part et l’absence de punition contre les auteurs des attentats contre Cuba d’autre part sont une illustration d'une approche "deux poids deux mesures" des Etats-Unis en matière de lutte contre le terrorisme. Cette approche est dangereuse. Le terrorisme, déclaré menace à la paix et à la sécurité internationales par le Conseil de sécurité de l'ONU, ne peut être combattu que de façon équilibrée. Le terrorisme doit être combattu par l'ensemble des Etats. C’est pourquoi la déclaration s’adresse aux députés et sénateurs Français. Il est important que les parlementaires de France informés de l'affaire Posada Carriles comme de l'affaire des 5 prisonniers Cubains et qu'ils abordent ces questions dans leurs échanges avec leurs homologues du Congrès des Etats-Unis. La déclaration finale du Colloque demande aussi aux députés et sénateurs de proposer que la France, lors des réunions importantes qui ont lieu cette année au Comité de lutte contre le terrorisme (Comité créé et géré par le Conseil de sécurité ) demande aux EUA des explications sur leur comportement et sur ces questions.S.E.M. OrlandoRequeiro Gual, Ambassadeur de la République de Cuba en France, a clôturé le colloque en remerciant vivement les participants et intervenants pour la qualité de leur travaux  et la solidarité manifestée dans la mobilisation à travers tous les moyens. Il a exprimé le souhait d'une prompte libération des Cinq. Nguyen Dac Nhu-MaiLauréate 2010 des Mots d'or de la Francophonie pour la Presse écrite.

 

[1] Ne pouvant être des votres aujourd'hui, j'ai tout de même voulu, par le biais de mon collègue  François Asensi, vous souhaiter la bienvenue à l'Assemblée nationale.Amoureux de Cuba, j'ai eu l'occasion d'être informé et sensibilisé sur l'affaire des Cinq cubains prisonniers aux États-Unis, sujet pour lequel vous êtes réunis pour ce colloque. Il y a un mois, le Président de l'Assemblée Cubaine, Ricardo Alarcon de Quesada, m'en parlait à la Havane. Dans cette histoire qui dure depuis maintenant 13 ans, une seule chose est sure : le doute est omniprésent aussi bien dans l’arrestation que lors du procès à Miami de ces 5 hommes qui recueillaient des informations sur des attentats potentiels contre Cuba.Dans un lieu si symbolique pour notre pays et pour la démocratie, votre mobilisation de ce jour apportera nécessairement de l'espoir à tous, et je pense avant tout aux familles de ces 5 cubains. Bien amicalement
[2] voir son article publié sur le site de mémoire des luttes, le 27 avril 2011.

Écrit le 10/06/2011 à 12:10:48

Mobilisation pour les 5 ce vendredi à 18H30 devant l'opéra Bastille à Paris


JUSTICE ET LIBERATION IMMEDIATE DES 5 !

MOBILISATION  POUR LES 5 :

VENDREDI 27 MAI de 18H30  à 20H

Devant l’Opéra Bastille

Roxana, El Otro Correo,

' : 06 17 62 51 11

roxana.elotrocorreo@orange.fr

 

Bonjour à tous et à toutes,

Rendez-vous ce Vendredi 27 MAI  à 18H30 place de l’Opéra Bastille pour réaffirmer votre soutien aux  5 Cubains détenus depuis  septembre 1998  dans les prisons étasuniennes, arrêtés alors qu’ils tentaient d’assurer la protection de leur pays en déjouant les tentatives d’attentats terroristes contre la population de Cuba.

 

4641 JOURS D’EMPRISONNEMENT C’EST TROP !

EXIGEONS DU  PRESIDENT OBAMA QUE LEUR DETENTION NE DURE PAS 1 JOUR DE PLUS !

 

Bonne  semaine solidaire

Roxana

 

 


MERCREDI 25 MAI, de 14h30 à 16h30, à la Maison de l'Amérique latine, 217 Boulevard Saint-Germain, Métro : Solférino ou Rue du Bac, R.E.R. : Musée d'Orsay, Bus : 63, 68, 69, 73, 83, 84, 94

Rencontre sur l'Alliance Bolivarienne des Peuples de Notre Amérique  ,ALBA

Avec la participation de Andrés Bansart, professeur émérite de l’Université de Tours, Directeur de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine et des Caraïbes (Caracas), Manuel Cerezal, professeur au Centre d’études en économie et politique de l’Université Bolivarienne (Caracas) et conseiller du Centre d’études politiques et sociales auprès de l’ALBA, Eudomar Tovar, économiste, Vice-président de la Banque Centrale du Venezuela (BCV), Président du Conseil Monétaire régional du SUCRE et Alejandro Uzcategui, Président et fondateur de EMPREVEN (Entrepreneurs pour le Venezuela).                                 Ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela en France

MERCREDI 25 MAI, à partir de 19h, Place de la Bastille

MOUVEMENT "DEMOCRATIE REELLE, MAINTENANT !"

Comme en Espagne, donc, dans plusieurs villes françaises, des gens se regroupent pour occuper des places, et y camper, afin de demander - et d'organiser dès maintenant - une démocratie réelle.

Vous pouvez rejoindre ce mouvement en vous rendant directement sur les lieux de ces campements (acampadas, en espagnol) de votre ville ou en initier de nouveaux.

Assemblée générale tous les soirs - 19h - à Paris, place de la Bastille.

JEUDI 26 MAI, de 19h à 21h, à la Maison de l'Amérique latine, 217 Boulevard Saint-Germain, Métro : Solférino ou Rue du Bac, R.E.R. : Musée d'Orsay, Bus : 63, 68, 69, 73, 83, 84, 94

RENCONTRE AVEC RAYMOND AUBRAC ET PASCAL CONVERT

A l'occasion de la parution de la biographie Raymond Aubrac. RESISTER, RECONSTRUIRE, TRANSMETTRE

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

VENDREDI 27 MAI DE 18H30 A 20H,

DEVANT L’OPERA      BASTILLE,

12 ans/ 4641jours, c’est Trop!

Pas 1 Jour de Plus!

JUSTICE ET LIBERTE POUR LES 5 !

Ramon Labañino, Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero, Gerardo Hernandez, et René Gonzalez qui avaient infiltré des groupes d’extrême droite impliqués dans des attentats à la bombe, assassinats et actions de sabotage contre des civils Cubains ( bilan depuis 1959: 3 478 morts, 2 099 infirmes) ont été arrêtés le 12 septembre 1998 et sont emprisonnés depuis plus de 12 ans aux Etats-Unis, déniant à Cuba le droit internationalement reconnu d’assurer la protection de son peuple et de faire respecter l’interdiction du recours à la force sur son territoire.

Les Etats-Unis violant toutes les conventions existantes refusent les visas aux épouses de René et de GérardoLe procès entaché d’irrégularités,  s’est déroulé à Miami, ville reconnue par la Cour Fédérale d’Appel des Etats-Unis  « hostile et irrationnelle » vis-à-vis du  gouvernement cubain, d’où des condamnations à des peines alourdies, confirmées par les « resentences » reflétant la dimension politique de la sanction infligée à travers les 5 à Cuba pour son choix d’un autre système économique et politique :

Pour la LIBERATION DES 5, El Otro Correo vous invite au RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE     

Vendredi 27 Mai de 18H30 à 20H, Place de la Bastille, devant l’opéra              

12 Ans / 4641 Jours, C’EST TROP! PAS 1 JOUR DE PLUS!

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Écrit le 31/05/2011 à 16:13:50

LE PROCES DES CINQ CUBAINS PRISIONNIERS AUX ETATS-UNIS, LE TERRORISME ET LE DROIT INTERNATIONAL


Paris, Assemblée Nationale, 4 juin 2011

Le colloque porte sur le procès des 5 Cubains prisonniers aux Etats-Unis et sur les conséquences juridiques des actes de terrorisme organisés depuis plusieurs décennies contre Cuba à partir du territoire des Etats-Unis.

C’est avec l’arrestation à Miami, il y a treize ans, de Cubains qui recueillaient des informations sur plusieurs organisations préparant des attentats contre leur pays, qu’a commencé ce qui est à ce jour le plus long procès de l’histoire des Etats-Unis. Un procès qui concentre un grand nombre d’irrégularités de procédure et de violations du droit constitutionnel et pénal américain ainsi que du droit international. Quelles sont les perspectives actuelles de la défense des 5 Cubains ?

La dimension politique croissante qu’a pris ce procès non seulement aux Etats-Unis mais au-delà suscite une attitude de plus en plus embarrassée des autorités de Washington à son égard. Elle est en outre amplifiée par le problème de l’activité des organisations anti cubaines qui préparent et organisent des attentats contre Cuba à partir du territoire étatsunien. Dans ce contexte qui ne contribue pas à l’amélioration des relations entre Cuba et les Etats-Unis, quelle est la responsabilité des Etats-Unis par rapport à la résolution 1373 (2001) du Conseil de sécurité des Nations sur la menace à la sécurité internationale résultats d’actes terroristes ?

En réunissant autour d’avocats et de juristes français et internationaux, des parlementaires, des diplomates et diverses associations, le colloque a pour ambition de faire le point sur les questions ci-dessus, liées au droit international et sur leurs issues possibles, juridiques, politiques et diplomatiques.
Le Colloque se tiendra le 4 juin 2011 à l’Assemblée Nationale, salle Lamartine, 101 rue de l’Université, Paris 7e de 9h à 13h et de 14h à 15h30.

Programme:

  • 9h accueil : enregistrement des participants
  • 9h30 : Ouverture par la projection du film (15 min.) : « Dans le cercle de l’Empire »
  • 9h45 : Allocution de bienvenue : M. le député François ASENSI, Vice-président du groupe d’amitié France – République de Cuba à l’Assemblée nationale.
  • 10h – 10h15 : Communication de Roland Weyl, avocat, Barreau de Paris, Vice-président de l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD).
  • 10h15 – 11h15 :
    • L’affaire des Cinq Cubains et les perspectives actuelles de leur défense
    • Tecla M. Faranda, avocate, Barreau de Milan (Italie) : Les nouveaux éléments de preuve dans le procès des Cinq
    • Steve Cottingham, avocat, Barreau de Londres (Royaume-Uni) : Le rapport d’Amnesty International sur les Cinq Cubains
    • Edith Flamand, avocate, Barreau d’Anvers (Belgique) : Les Cinq Cubains et la procédure « Habeas Corpus ».
  • 11h15 : Pause café/thé
  • 11h30 – 13h :
    • Le terrorisme contre Cuba et le droit international
    • Maurice Lemoine, journaliste, auteur du livre « Cinq Cubains à Miami » : « L’affaire Posada Carriles et les organisations anticubaines de Miami »
    • Salim Lamrani, journaliste, auteur du livre « Cuba : ce que les médias ne vous dirons jamais » : La guerre économique et le terrorisme d’Etat
    • Alexandre Zourabichvili, avocat, Barreau de Paris : Les Etats-Unis et la résolution 1373 du Conseil de sécurité des Nations Unies
    • Dr Stephen Wilkinson, Directeur du Centre de conseil et de recherches carribéennes et latino-américaines de l’Université Métropolitaine de Londres : L’état des relations entre les Etats-Unis et Cuba. La politique de l’Administration Obama vis-à-vis de Cuba.
  • 13h – 14h : Collation offerte
  • 14h – 15h15 :
    • Les Cinq et la mobilisation internationale pour leur libération.
    • Communication du Dr. Stephen Deok-Weon CHO, Directeur de l’Institut de Recherches Coréennes pour le XXIè siècle (ICR).
    • Témoignages et initiatives des diverses associations.
    • Déclaration finale.
  • 15h15 – 15h30 : Synthèse des travaux
  • 15h30 :
    • Clôture : S.E.M. Orlando REQUEIJO GUAL, Ambassadeur de la République de Cuba en France.
    • Inscription obligatoire (pour pouvoir entrer dans l’Assemblée Nationale)
    • auprès de Mme Mai :    courriel: nguyendac.nhumai@free.fr
Écrit le 31/05/2011 à 12:33:50

Comité International pour la Liberté des 5 Cubains


Le 5  juin, élevons nos voix pour eux

N'OUBLIEZ PAS !

CE 5 JUIN, ENVOYEZ un fax, ou écrivez un courrier électronique, ou téléphonez et/ou envoyez un télégramme demandant au président Obama de libérer les 5 patriotes cubains incarcérés aux États-Unis pour avoir défendu la vie. Demandez à vos amis et à vos relations de faire de même.


Demandons au président Obama de faire usage des facultés que lui confère la Constitution des États-Unis, comme avocat, comme père, comme fils, comme époux, comme prix Nobel de la Paix, et de mettre FIN À CETTE COLOSSALE INJUSTICE EN LIBÉRANT LES 5 IMMÉDIATEMENT !


ENVOYEZ CE MESSAGE À UN AMI POUR QU’IL SE JOIGNE À CETTE CAMPAGNE

Il est nécessaire d’escalader les montagnes, de descendre dans les profondeurs des mers, pour briser le silence médiatique, afin que le monde connaisse l’histoire des Cinq. BRISONS LE MUR DE SILENCE EN ORGANISANT TOUTES LES ACTIVITÉS POSSIBLES LE 5 DE CHAQUE MOIS JUSQU’AU RETOUR DES CINQ DANS LEUR PATRIE AUPRÈS DE LEUR FAMILLE.

Le 5 de chaque mois pour les Cinq
http://www.youtube.com/watch?v=M-GaK-_qALI

DIFFÉRENTES FAÇONS DE COMMUNIQUER AVEC LA MAISON BLANCHE

Par téléphone : 202-456-1111
Si vous téléphonez en dehors des États-Unis, marquez le code international de votre pays + 1 (code des États-Unis) 202.456.1111
Par fax: 202 456-2461

Si vous envoyez un fax en dehors des États-Unis, marquez le code international de votre pays + 1  (code des États-Unis) 202-456.2461
Par courrier électronique : http://www.whitehouse.gov/contact

Instructions pour les personnes qui ne lisent pas l’anglais pour envoyer un courrier électronique au président Obama 
Ne remplir que les questions comportant un astérisque (*)

Où est écrit First Name, écrivez votre prénom
Où est écrit Last Name, écrivez votre nom
Où est écrit E-mail, écrivez votre courrier électronique
IMPORTANT : « Type » n’a pas d’astérisque mais vous devez cliquer sur « Internacional » pour pouvoir continuer.

Où est écrit Country, vous devez écrire votre pays
Où est écrit Subject, choisissez "Foreign Policy"
Où est écrit Message, écrivez votre message sans dépasser les 2.500 caractères.
À la fin écrivez textuellement la phrase qui apparaît sur l’écran qui dit « type the two words », en laissant un espace entre les deux mots.
Pour envoyer le message, vous devez cliquez sur Submit


Pour envoyer un télégramme

President Barack Obama
The White House
1600 Pennsylvania Ave, NW
Washington, DC 20500
EE.UU.

Ce mois-ci, Gerardo Hernandez et Ramon Labañino passeront un autre anniversaire derrière les barreaux, loin de leurs familles. L’anniversaire de Gerardo est le 4 juin, et celui de Ramón le 9 juin.
Si vous souhaitez leur envoyer un message, merci d’écrire aux adresses suivantes :

Gerardo Hernandez
#58739-004
USP Victorville
P.O. Box 5300
Adelanto, CA 92301

Pour écrire à Ramon, écrivez impérativement sur l’enveloppe le nom suivant :

Luis Medina
#58734-004
FCI Jesup
2680, 301 South
Jesup, GA 31599

Écrit le 31/05/2011 à 12:25:03

BÉZIERS: TOUJOURS POUR LA LIBÉRATION DES CINQ !


Vendredi 22 avril 2011, durant plus d'une heure à l'entrée du marché dela place du 14 juillet à Béziers, les adhérents de France Cuba Hérault ont distribué 500 tracts demandant la libération des 5 cubains toujours emprisonnés aux États-Unis au mépris des lois internationales et de la lutte anti-terroriste...

 

Source : http://www.lepost.fr/portfolio/2011/04/28/2479461_beziers-toujours-pour-la-liberation-des-cinq.html

Écrit le 19/05/2011 à 11:50:23

La COORDINATION de SOLIDARITÉ


La COORDINATION de SOLIDARITÉ avec le peuple cubain organise une manifestation AU HAVRE  le 21 mai à l’occasion du contre sommet du G8 ET G20 de DEAUVILLE en France et appelle à venir nombreux avec vos banderoles et drapeaux et donner un coup de main pour distribuer les tracts et faire signer la pétition.

RENDEZ-VOUS A LA GARE DU HAVRE A 14 HEURES.

L’organisation est assurée par l’ESPACE CHE GUEVARA.

Pour toute information :

Sergio : espacecheguevara@aol.com

Écrit le 18/05/2011 à 16:44:32

Comité toulousain


COMITÉ TOULOUSAIN FRANCE-CUBA
LIBERTÉ POUR LES 5 CUBAINS
PRISONNIERS AUX ÉTATS UNIS

LA MOBILISATION DOIT ÊTRE JUSQU'À LEUR LIBÉRATION

RASSEMBLEMENT LE 19 MAI A 17H00
DEVANT LE CONSULAT USA

25 ALLÉE J. JAURES TOULOUSE

Écrit le 17/05/2011 à 12:13:13

TRACT DU 24 /04


Les Élus PCF du 12ème arrt de Paris,

le Front de Gauche,

la Coordination Nationale pour la Libération des 5,

avec la participation active de Cuba Si France,

appellent à un rassemblement

 vendredi 29 avril 2011,

place de la Bastille à 18h30 (devant l'Opéra)

 

Nous exigeons la Libération immédiate et sans conditions des 5 patriotes et anti-terroristes cubains qui n'ont fait que dénoncer les projets d'attentats contre Cuba par des terroristes anti-cubains notoires comme Posada Carrilès et leurs affidés depuis leur bastion de Floride. Après un procès inique (le plus long procès qu'ont connu les E-U), ils ont été injustement condamnés par des juges à la solde des maffieux cubains de Miami, à des peines cruelles qui dépassent l'entendement. Incarcérés dans des conditions inhumaines, ils croupissent dans les geôles étatsuniennes depuis 13 ans. L'ONU comme Amnesty International ont stigmatisé le caractère partisan du procès et son déroulement en violation de toutes les règles de droit international en matière de défense. Cet acharnement d'une rare violence qui s'apparente à une vengeance politicienne contre Cuba a été condamné par l'ancien Président Jimmy Carter (Prix Nobel de la Paix 2002). En mars 2011, lors de sa dernière entrevue avec Fidel Castro, il a rappelé linjustice subie par ces 5 hommes innocents et s'est engagé à plaider leur cause auprès du Président Obama (Prix Nobel de la Paix 2009) et à lui conseiller leur libération immédiate.   

Écrit le 21/04/2011 à 18:16:37

Trois nouvelles expositions des œuvres d’Antonio Guerrero aux Etats-Unis


à San Diego, le vendredi 6 mai

à Houston, le samedi 4 de juin
à San Antonio, au mois de juillet

Les œuvres de Tony ont été exposées à plusieurs reprises dans diverses villes des Etats-Unis avec un succès constant. Le but de ces expositions, réalisées par le Comité National américain pour la Libération des Cinq Cubains est de révéler au public la terrible injustice qui frappe les Cinq, qui purgent depuis plus de douze ans des peines de prison démesurées
pour avoir lutté contre le terrorisme qui frappe leur patrie et d’amplifier la lutte pour leur liberté.

Ces expositions mettent également en relief l’art d’Antonio Guerrero qui en prison s’est révélé un extraordinaire talent en
peinture comme en poésie.

Après ses peintures d’oiseaux endémiques de Cuba qui ont été exposées avec succès aussi bien aux USA qu’à
l’étranger – à Alénya (France) en septembre 2010 - Tony prépare actuellement toute une série de papillons endémiques
 de son île. Nul doute, en voyant les portraits, les animaux ou les paysages qu’il a déjà réalisés, que ce sera un
bonheur de les admirer.

Plus d’infos : info@freethefive.org

Web: http://www.freethefive.org

Écrit le 20/04/2011 à 13:00:28

Comité Internacional por la Libertad de los 5 Cubanos


Gran Concurrencia en Cine de San Francisco conoce las Razones de los 5 Cubanos

Cuando el Cine Brava abrió sus puertas a las 6 de la tarde del sábado 16 de abril, una larga fila de personas esperaba impaciente comprar sus entradas para  ver el nuevo documental de Saul Landau. El cine, situado en el corazón del distrito de la Misión, con capacidad para 356 butacas, resultó pequeño para la exhibición de este documental. Muchas gente se retiró sin poder verlo. La proyección del documental "¡Por favor que el Verdadero Terrorista se Ponga de Pie!  atrajo a personas de toda el Área de la Bahía de San Francisco.
Coincidentemente, la presentación del documental tuvo lugar en el 50 aniversario de la invasión de Bahía de Cochinos cuando la CIA envió una fuerza de exiliados anticubanos  para derrocar al gobierno de la Revolución cubana. La invasión fue derrotada en lo que se conoce como la Victoria de Girón, pero 50 años después, este documental muestra que la violencia que promueve y apoya EEUU contra Cuba no ha cesado por décadas.
El film incluye entrevistas con notorios elementos terroristas como Luis Posada Carriles y Orlando Bosch,  José Basulto y otros connotados integrantes de la mafia anticubana de Miami.
Aparecen  entrevistas con Fidel Castro y Danny Glover.  Archivos fascinantes sobre Cuba y una entrevista excepcional grabada desde la prisión con Gerardo Hernández, uno de los 5 Cubanos. Esos hombres están cumpliendo largas condenas en prisiones de EEUU por tratar de prevenir el terrorismo contra su país.
La propaganda alrededor de este evento, propició 8 entrevistas en distintas estaciones de radio y un periódico de la localidad (Cobertura Mediatica). Por primera vez, un canal local de TV de Univisión hizo una entrevista sobre el documental y le dio publicidad al evento. El Tecolote, un periódico de San Francisco entrevistó a  Saúl Landau y el articulo salió  publicado el 6 de abril.
La velada comenzó con música de los Cowboys Cubanos cuyo estilo es una mezcla de música tradicional y rebeldía.
La media hora de entretenimiento de este reconocido grupo musical fue recibida con mucho entusiasmo por la audiencia.  Una de las canciones, "El Danzón de Noventa Millas"  fue escrita por el director del grupo, Jorge Navarro, específicamente para el documental  "¡Por Favor que el Verdadero Terrorista se Ponga de Pie!" 
Alicia Jrapko, del Comité Internacional por la Libertad de los 5, le dio la bienvenida a la audiencia y agradeció a Saúl Landau  su gran contribución por haber realizado este documental. "Para todos los que estamos envueltos en la lucha por la libertad de los 5 Cubanos, el documental es una importante herramienta para explicar las razones que motivaron a  esos Cinco hombres venir a los Estados Unidos" dijo Jrapko.  
Concurrieron a la muestra del documental Gayle McLaughlin, la Alcalde de Richmond, quien siempre ha apoyado el caso de los 5, el Presidente del Partido Demócrata de California John Burton, Tony González, Director del Movimiento Indio Americano del Oeste y  James Cockcroft, historiador y autor. Algunos locutores de programas radiales que hicieron entrevistas y que pudieran ver el documental previamente, quedaron muy asombrados por los actos de violencia de EEUU contra Cuba y concurrieron a la función del cine Brava.
Después de una hora y veinte minutes de este cautivador film, se encendieron las luces y Danny Glover, el amado actor y activista, subió al escenario frente a un resonante aplauso. El presentó un discurso filosófico e inspirador sobre como el imperio está destruyendo el planeta, el cual se encuentra al borde del colapso. Un momento particularmente cjava-scriptdor de su presentación fue cuando mencionó que junto a Saul Landau, ha tenido el  honor de visitar a Gerardo Hernández,  en tres ocasiones.
Glover describió a Gerardo como un ejemplo de lo que significa el ser humano en el más alto sentido de la palabra. Luego Saul Landau respondió un número de preguntas por parte de la audiencia.
Las personas fueron informadas que solo hace unos días Luis Posada-Carriles,  responsable del atentado al avión cubano en el que perdieron la vida 73 personas y una serie de acciones terroristas contra Cuba, fue absuelto por un jurado en El Paso, Texas.
Respondiendo a una de las preguntas de la audiencia, Landau mencionó la hipocresía de la guerra contra el terrorismo de EEUU:.."los terroristas  están libres mientras los anti-terroristas están encerrados".
El evento culminó con una recepción informal, donde los asistentes tuvieron la posibilidad de visitar mesas con información, muchos solicitaron se los mantenga informados sobre el caso de los 5 Cubanos.
Entre las entrevistas radiales, la publicidad previa y el propio evento, un gran número de personas del Área de la Bahía de San Francisco, pudieron descubrir y conocer las profundas razones que tuvieron  los 5 Cubanos para proteger a su país contra el terrorismo.    

El evento fue organizado por el Comité Internacional por la Libertad de los 5 Cubanos. 

Écrit le 20/04/2011 à 12:59:56

Libertad de los Cinco


Barcelona, 12 de abril de 2011

Los Cinco cubanos, Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Fernando González, Ramón Labañino y René González, están cumpliendo largas e injustas condenas en cárceles de EE.UU. el único delito  cometido fue proteger del terrorismo  a su pueblo, informaron  de las acciones terroristas que grupos anticubanos organizaban contra Cuba.

Ya llevan 12 años presos y  por eso este 12 de abril, de nuevo hemos salido a la calle, en esta ocasión en La Rambla de Canaletas de Barcelona, para exigir la LIBERTAD DE LOS CINCO, Iniciando la campaña europea “UN MILLÓN DE FIRMAS POR LA LIBERTAD DE LOS  CINCO” para enviar al presidente Barak Obama. Se han repartido trípticos sobre el caso de Los Cinco para dar a conocer a la opinión pública catalana de la tremenda injusticia que se está cometiendo con estos Cinco luchadores antiterroristas y con sus familias, con los que se han violado en numerosas ocasiones los más elementales derechos humanos.

El presidente de EE.UU. puede y debe ordenar la libertad de Los Cinco.

DEFENSEM  CUBA

Écrit le 18/04/2011 à 17:28:54

Carter en faveur de la libération des Cinq


La déclaration de Carter en faveur de la libération des Cinq reçoit le soutien d'un groupe d'artistes nord-américains

La Havane, (acn) Le groupe étasunien d'Acteurs et d'Artistes Unis pour la Libération des Cinq a manifesté sa satisfaction pour l'appel lancé par l'ex-président James Carter en faveur de la libération des héros cubains prisonniers politiques du pays nord-américain. Selon un communiqué émis à Los Angeles et diffusé, par Internet, par le Comité International pour la Libération des Cinq Cubains,  la déclaration a été signée, entre autres, par Danny Glover, Susan Sarandon, Jackson Browne, Martin Sheen, Bonnie Rait, Pete Seeger, Elliot Gould et Oliver Stone.


Dans le message adressé, samedi dernier, à l'ex-président démocrate nord-américain, les vingt signataires citent les propos de Carter: « Je crois que le maintien en prison des cinq cubains n'a pas de sens, des doutes ont existé au sein des tribunaux des États-Unis et aussi dans des organisations des droits de l'homme du monde entier».


Les acteurs et artistes étasuniens solidaires avec Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Fernando González, Antonio Guerrero et René González considèrent qu'il serait bon que, dans le futur, Carter puisse se réunir avec le président Barack Obama et la secrétaire d'État Hillary Clinton  pour analyser cette injuste situation.


Pour sa part, Danny Glover a souligné que la sagesse du président de la Fondation Carter et le courage dont il a fait preuve en lançant un appel en faveur de la libération des cinq cubains, constituent un véritable soutien à Obama pour qu'il corrige cette injustice et leur octroie une Clémence Exécutive.


Au cours d'une journée célébrée en Angola en faveur de la libération des antiterroristes cubains emprisonnés depuis 12 ans aux Etats-Unis, des angolais et des cubains ont commémoré la victoire de Playa Girón, dont  sera bientôt célébré le cinquantième anniversaire.


En Namibie, des résidents cubains membres de l'Association « Patria », des namibiens membres de NAMCUFA, d'anciens élèves des écoles cubaines de l'Association d'ex-étudiants, des collaborateurs cubains et fonctionnaires de la Mission Diplomatiques de Cuba à  Windhoek, ont fait connaître les principaux mots d'ordre qui accompagneront la célébration du samedi 16 avril.


Dans le cadre des activités de commémoration de la Victoire de Girón, seront exigés la libération immédiate des Cinq Héros et  la levée du blocus nord-américain. Le procès truqué mené contre Luis Posada Carriles  par un tribunal de El Paso, Texas,  qui s'est terminé par son acquittement, sera également dénoncé.


http://www.ain.cubaweb.cu/idioma/frances/2011/12eg-La-declaration-de-Carter-en-faveur-de-la-liberation-des-Cinq.htm

Écrit le 18/04/2011 à 17:27:09

Avec Jimmy CARTER exigeons le retour à Cuba de nos cinq héros ! La COORDINATION au marché d'Aligre Dimanche 24 Avril à 10 heures 30


Gerardo Hernández  2 peines d'emprisonnement à vie et l'interdiction persistante de ne plus recevoir la visite de son épouse depuis plus de 11ans

Ramón Labañino  condamnation à vie peine réduite par la suite à 30 ans

Antonio Guerrero  condamné à la perpétuité plus 10 ans peine réduite à 22 ans  Automne 2009

Fernando Gonzáles  condamné à une peine de19 ans réduite à 17 ans et 9 mois

René González  condamné à 15 ans d'emprisonnement et l'interdiction persistante depuis de 10 ans de recevoir la visite de son épouse

 

Les Élus PCF du 12ème arrt de Paris,

le Front de Gauche,

la Coordination Nationale pour la Libération des 5,

avec la participation active de Cuba Si France,

appellent à un rassemblement

 vendredi 29 avril 2011,

place de la Bastille à 18h30 (devant l'Opéra)

 

Nous exigeons la Libération immédiate et sans conditions des 5 patriotes et anti-terroristes cubains qui n'ont fait que dénoncer les projets d'attentats contre Cuba par des terroristes anti-cubains notoires comme Posada Carrilès et leurs affidés depuis leur bastion de Floride. Après un procès inique (le plus long procès qu'ont connu les E-U), ils ont été injustement condamnés par des juges à la solde des maffieux cubains de Miami, à des peines cruelles qui dépassent l'entendement. Incarcérés dans des conditions inhumaines, ils croupissent dans les geôles étatsuniennes depuis 13 ans. L'ONU comme Amnesty International ont stigmatisé le caractère partisan du procès et son déroulement en violation de toutes les règles de droit international en matière de défense. Cet acharnement d'une rare violence qui s'apparente à une vengeance politicienne contre Cuba a été condamné par l'ancien Président Jimmy Carter (Prix Nobel de la Paix 2002). En mars 2011, lors de sa dernière entrevue avec Fidel Castro, il a rappelé linjustice subie par ces 5 hommes innocents et s'est engagé à plaider leur cause auprès du Président Obama (Prix Nobel de la Paix 2009) et à lui conseiller leur libération immédiate.   

Écrit le 11/04/2011 à 18:56:04

5 avril Pour les Cinq


Amis de la solidarité avec les Cinq, mardi nous serons le 5 avril, envoyez un message au Président Obama pour lui demander de libérer les cinq cubains Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez, Gerardo Hernandez, Ramon Labañino et René Gonzalez, en cliquant sur:

www.whitehouse.gov/contact

C'est le bon moment d'écrire, alors que J. Carter vient de s' engager à parler de la libération des Cinq avec le Président Obama .

Cet ex-président des Etats-Unis, et lui aussi prix Nobel de la Paix (en 2002) lors de sa récente visite a Cuba a déclaré:
 
 « Je crois que la rétention des cinq cubains n’a pas de sens, les tribunaux états-uniens et aussi les organisations de droits de l’homme dans le monde ont eu des doutes. Maintenant, ils en sont à 12 ans passés en prison et j’espère que dans un futur proche ils seront libérés afin de rentrer dans leurs foyers."

Écrit le 04/04/2011 à 18:10:00

Jimmy Carter et les Cinq


AHORA MAS QUE NUNCA TENEMOS QUE REDOBLAR LA LUCHA POR EL REGRESO, ESTE AñO ES DECISIVO . (Maintenant plus que jamais nous devons redoubler [d'efforts dans] la lutte pour le retour, cette année est décisive)

 Gracias a todos por su solidaridad, sin ustedes no es posible. (Merci à tous pour votre solidarité, sans vous ce n'est pas possible)

Maruchi

*****

 CARTER ET L’AFFAIRE DES CINQ

L’ex président des Etats-Unis James Carter, lors de la conférence de presse qu’il a tenue à la fin de son voyage à Cuba et pendant l’interview donnée à la télévision cubaine, a fait référence à l’affaire des 5.

  « Je crois que la rétention des cinq cubains n’a pas de sens, les tribunaux états-uniens et aussi les organisations de droits de l’homme dans le monde ont eu des doutes. Maintenant, ils en sont à 12 ans passés en prison et j’espère que dans un futur proche ils seront libérés afin de rentrer dans leurs foyers.

J’ai rencontré deux des mères des prisonniers (1) et trois de leurs épouses (2), je leur ai fait part de mes sentiments, et j’espère que dans le futur ils seront libérés, selon le droit états-unien. »

 « Je crois que les cinq cubains doivent être libérés parce qu’ils ont déjà  passé 12 ans en prison et que les circonstances originales de leurs procès ont été considérées comme suspectes, même par les juges et le système judiciaire états-unien. »

…………………..

«  Dans des conversations privées avec le président Bush et avec le président Obama, j’ai abordé le sujet de la libération de ces personnes. »

« Je reconnais les limitations à l’intérieur du système judiciaire des Etats-Unis, et j’espère que le Président pourra concéder cette grâce; mais c’est une décision que seul peut prendre le Président, en fait je n’ai pas à dire au Président ce qu’il doit faire. Mais le Président, aussi bien avant que maintenant, sait que mon opinion est que le jugement des Cinq a été très douteux, que des normes ont été violées, et que les restrictions concernant leurs visites ont été extrêmes. »

« Je sais maintenant que les membres de leurs familles ont pu leur rendre visite (3) et j’espère que dans le futur cette grâce puisse leur être accordée, et qu’il puisse aussi y avoir un meilleur accès des familles à ces prisonniers aux Etats-Unis. »

Des fonctionnaires m’ont, par exemple, informé que l’accrochage avec le petit avion (4) sur La Havane, qui a causé la mort de deux des pilotes, a eu lieu après que les Président des Etats-Unis ait informé les leaders cubains [des associations contre-révolutionnaires de Floride, ndt] qu’il n’y aurait plus de vols. Les fonctionnaires cubains m’ont dit qu’ils avaient signifié très clairement au Président des Etats-Unis qu’on ne pouvait permettre le survol de la capitale par des appareils, et qu’ils se devaient de protéger la souveraineté de Cuba. Ainsi, quoique il s’agisse là d’un fait sérieux, c’est un fait très sérieux, j’ai des doutes sur ces longues condamnations qui ont été infligées à ces personnes. Mais quand je rentrerai, je pense avoir une conversation avec le président Obama. Ceci est ma déclaration publique, j’ai déclaré auparavant la même chose à d’autres leaders nord-américains, et nous avons parlé en faveur de la libération des Cinq. Une des raisons, qu’ils soient ou non coupables, c’est qu’ils ont effectué un long séjour en prison, plus de 12 ans. En fait, s’ils sont coupables, ils ont déjà été suffisamment châtiés.


 sources : Assemblée Nationale de Cuba – traduction : A . Arroyo

Notes du traducteur :

            1- Magali Llort (mère de Fernando) et Irma Sehwerert (mère de René). Mirta Rodriguez est actuellement à Florence (Colorado) où elle rend visite à son fils, Tony.

            2- Olga Salanueva (René), Rosa Aurora Freijanes (Fernando), Elizabeth Palmeiro (Ramon).

            3- Olga et Adriana n’ont toujours pas pu bénéficier de visas pour rendre visite à leurs maris…

            4- Allusion à l’accrochage survenu en 1996 entre deux petits avions de Hermanos al Rescate et la chasse cubaine, causant la mort des quatre membres d’équipage. Gerardo a reçu une perpétuité pour assassinat dans le cadre de cette affaire.

Écrit le 04/04/2011 à 18:08:22

Cuba Sí - Cuba Linda à Créon, avec les 5


les5

Créon (Gironde) : En cette soirée du 25 mars, nous étions une quarantaine réunis par "Cuba Sí France-Gironde" et "Cuba Linda" sous la banderole de nos 5 camarades Cubains injustement emprisonnés aux USA.


Celles et ceux qui auront l’honneur d’être invités, cette année, à la tribune du défilé du 1er mai à La Havane, ont pu interroger les "anciens" présents à la soirée et, notamment, leurs accompagnateurs de "Cuba Linda" sur la préparation de leur voyage à Cuba. Très vite, s’en est suivi une discussion très animée sur les conquêtes de la Révolution Cubaine et sur les difficultés qu’elle rencontre. Difficultés dues, essentiellement, à l’embargo économique que font peser les USA sur ce petit pays depuis près de 50 ans sans réussir à faire plier ce Peuple courageux. Au cours de ce débat, ont été également évoqués les nombreux actes de terrorismes perpétrés contre l’île et l’héroïque combat mené par les 5 Cubains infiltrés à Miami pour tenter de les empêcher. Ceux-ci sont emprisonnés, à la suite d’un procès truqué, et condamnés à des peines injustes et démesurées. Ils peuvent compter sur la solidarité active de leurs amis de Cuba Sí France-Gironde…

A l’issue de la réunion, un délicieux repas typiquement cubain a été servi pour le plus grand plaisir des convives…

Écrit le 28/03/2011 à 18:30:08

Leonard Weinglass est parti.


Agur, compañeros.

 

            Hier, tout juste hier, je me suis décidée  à vous annoncer que Leonard Weinglass, l’avocat des Cinq, était au plus mal.

            Il y avait un bon moment que je savais qu’il livrait sa dernière bataille, mais je retardais le moment de l’écrire. Peut-être une vague superstition pour éviter d’attirer l’attention de la mort sur lui… Peut-être parce que j’espérais malgré tout qu’il allait gagner cette bataille-là aussi…

            Peut-être un peu des deux.

            Mais quand je vous ai dit hier que Len dormait paisiblement, je savais au fond de moi, « entrañablemente », comme disent les Cubains, que Leonard Weinglass ne se réveillerait pas.

            Il est mort dans cet après-midi du 23 mars, jour de son 78° anniversaire. Il n’a pas pu lire le dernier message que je lui avais envoyé le matin même et dans lequel je m’étais permis de l’embrasser très fort, en mon nom et en votre nom à tous. Je suis certaine que vous ne m’en voudrez pas.

            Len Weinglass est parti l’âme en paix. S’il existe un paradis pour les hommes de bonne volonté, je suis sûre qu’il nous y attend. Il a fait sa part, à nous de faire la nôtre.

          Mais ça ne diminue pas le chagrin de son absence. Je ne pensais pas qu’on pouvait pleurer la mort de quelqu’un qu’on n’a jamais rencontré comme je pleure aujourd’hui la mort de Leonard Weinglass. Et ce n’est pas une simple formule littéraire.

            Je lui offre ici une des chansons que je préfère et je vous embrasse.

            Annie

 

Tu aurais pu vivre encore un peu

Tu aurais pu vivre encore un peu
Pour notre bonheur, pour notre lumière,
Avec ton sourire, avec tes yeux clairs,
Ton esprit ouvert, ton air généreux.

Tu aurais pu vivre encore un peu
Mon fidèle ami, mon copain, mon frère,
Au lieu de partir tout seul en croisière
Et de nous laisser comme chiens galeux !

Tu aurais pu vivre encore un peu…

T'aurais pu rêver encore un peu,
Te laisser bercer près de la rivière
Par le chant de l'eau courant sur les pierres
Quand des quatre fers l'été faisait feu.

T'aurais pu rêver encore un peu
Sous mon châtaignier à l'ombre légère,
Laisser doucement le temps se défaire
Et la nuit tomber sur la vallée bleue.

T'aurais pu rêver encore un peu…

Jean Ferrat

Écrit le 25/03/2011 à 11:42:56

RASSEMBLMENT POUR LA LIBERATION DES CINQ CUBAINS OTAGES DES ETATS- UNIS


Je vous rappelle notre rassemblement mensuel pour la libération des cinq cubains injustement prisonniers des Etats-Unis pour avoir prévenu des attentats préparés par des terroristes avec le soutien de la CIA.
                         VENDREDI 25 MARS A 18h.30  DEVANT L'OPERA BASTILLE PLACE DE LA BASTILLE A PARIS

Dans le contexte d'agressivité de l'impérialisme tant au Moyen-Orient, en Afrique qu'en Amérique Latine, il est important et nécessaire de ce mobiliser pour l'un des plus bel exemple de résistance et d'apporter notre soutien au cubains qui ont su si bien résister à toutes les pressions impérialistes.

Un effort camarade, soyez présents ce Vendredi 25 à 18h.30 Place de la Bastille en soutenant les cinq vous exprimerez aussi votre répudiation de toutes les formes d'impérialisme.

Hubert Cuilleron
PS. Faites suivre le message au maximum de vos connaissances.
Merci

Écrit le 25/03/2011 à 11:42:10

Message de la coordination nationale


La marmite de l'injustice doit exploser tôt ou tard, ces nouveaux témoignages en sont la preuve, nous devons continuer la pression sur l'opinion publique et notamment en participant nombreux au prochain rassemblement ce VENDREDI 25 MARS à 18H30 DEVANT L'OPERA BASTILLE à PARIS

Pour la Coordination Nationale

Jacques MILHAS

Écrit le 23/03/2011 à 17:05:32

Présentation des 5


Baptême de Léandro

 

            Quand Eric m’a annoncé, il y a de cela quelques mois, que Masy et lui désiraient que les Cinq soient les parrains d’honneur de leur fils Leandro, j’ai trouvé l’idée géniale. Et pas un instant je n’ai douté de la réponse de Tony, de Gerardo, de Ramon, de Fernando et de René. Ils m’ont donné raison en acceptant ce parrainage avec enthousiasme.

 

            Nous voilà réunis pour fêter l’évènement. Certes, les parrains ne sont pas là physiquement, mais chacun de nous aujourd’hui, madame la Consul, le président de France Cuba, la secrétaire de l’association, les représentants des divers comités et de différentes associations, tous les amis des Cinq qui se sont retrouvés ici, nous tous nous les représentons.

 

            Ainsi donc, Leandro Epitalon a maintenant pour parrains cinq Héros de la République Socialiste de Cuba, c’est leur titre officiel et prestigieux, des héros que la solidarité internationale, appuyée par dix Prix Nobel, dont Nelson Mandela, a proposé pour le titre de Prix Nobel de la Paix en 2009, prix octroyé cette année-là à Barack Obama, pour son œuvre à venir…  Pourtant les Cinq méritaient ce titre, eux qui ont déjoué plus de 170 attentats en infiltrant les milieux terroristes de l’exil cubain, là-bas, dans ce paradis de cinéma qu’est Miami, sauvant ainsi des centaines de vies. Cinq héros qui depuis plus de douze ans payent dans des prisons des Etats-Unis leur amour de leur patrie, leur amour de leur peuple, leur amour de la vie.

 

            Mais les Cinq de Miami, ainsi qu’on les appelle à travers le monde entier, sont bien plus que cette image véhiculée par les campagnes de solidarité. Leandro doit savoir qui sont ces cinq hommes que ses parents lui ont choisis pour parrains et auxquels, désormais, le rattachent des liens privilégiés. Bien plus que des héros, ils sont avant tout des hommes que je voudrais lui présenter.

 

            Commençons par parrain Tony.

            Papa de deux grands garçons, Tonito et Gabriel, il craque devant les gamins. Il n’y a pas de meilleur « babby sitter » que lui ! La patience et la gentillesse faites homme! L’idée d’être parrain d’un petit Léandro ne pouvait que le faire fondre !

 

            Tony - Antonio Guerrero Rodríguez – est né le 16 Octobre 1958, à Miami. Il est le deuxième enfant de Antonio Guerrero et de Mirta Rodríguez. Il a une grande sœur, María Eugenia, qu’on appelle Maruchi. Quelques mois après la naissance de Tony, la Révolution cubaine triomphe. C’est le retour au pays. C’est sans doute de son père, ex pelotero professionnel, que Tony tient son amour des sports. Basket, natation, football, base-ball, il s’essaie à tout. C’est la pratique du sport qui va faire fondre les rondeurs du petit garçon gourmand qui aimait tant les glaces, surtout celles du Parc Coppelia, à La Havane. Et peut-être aussi le plaisir de danser la salsa, en bon Cubain qu’il est! Tony est un étudiant doué, brillant dans le domaine des mathématiques. Il aime le sport et les arts, mais c’est vers le Génie Civil qu’il oriente sa carrière. Il obtient une bourse d’études pour devenir ingénieur à Kiev, en Ukraine, en 1980. Il y découvre l’hiver, la neige, le froid, un monde aux antipodes des Caraïbes. Il en garde des images fortes qu’il transcrira dans des poèmes, et des amitiés solides. De retour à Cuba, il est chargé malgré sa jeunesse, de réaliser l’agrandissement de l’aéroport Antonio Maceo à Santiago. Fidel Castro en personne le félicitera du résultat. Mais les intérêts de Cuba envoient Tony à Miami, parce que c’est de là que vient le danger. Et voilà Antonio Guerrero à Key West. Lui, le brillant ingénieur, devient homme à tout faire dans la base aéronavale de Cayo Hueso, ce qui lui permet de surveiller l’activité des avions de « Hermanos al rescate » qui sortent quasi quotidiennement pour des raids sur Cuba et d’avertir La Havane.

A Miami, les gens aiment bien ce jeune homme sympathique, au sourire communicatif, qui danse si bien la salsa et qui est toujours prêt à rendre service. Parce que Tony est comme ça, dans la vie de tous les jours. Quand s’ouvrira le procès, en 2000, ses amis de Key West viendront témoigner en sa faveur, et leur amitié ne s’est jamais démentie au cours des longues années de sa détention.

 

            Tous ses amis du monde entier attendent que justice soit rendue et que Tony retrouve la liberté. A Cuba aussi, tout le monde l’attend .Mais celle qui attend avec le plus de ferveur, c’est sa mère.

            Mirta Rodríguez est une vieille dame à cheveux blancs, qui vit à la Havane dans la petite maison remplie de fleurs, de plantes vertes et de photos de Tony. Dans le couloir, une volée de placards métalliques qui prennent plein de place et qui sont remplis des courriers reçus par le fiston. Elle gère tout ça, « pour quand il reviendra ».

            En prison, Tony s’est découvert une passion pour la poésie. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes. Ces trois dernières années, c’est surtout la peinture qui l’occupe et il a un véritable talent. Mais il continue à s’intéresser au sport, son préféré restant le football (européen) et une de ses équipes favorites… les Girondins de Bordeaux! D’ailleurs, en ce moment, il se fait pas mal de souci pour eux !! Il vaudrait peut-être mieux qu’il s’initie au rugby et à Toulon ! Peut-être que son filleul pourra l’y aider!

 

            Parrain Gerardo

 

            Gerardo Hernandez Nordelo est un homme attachant. Il est né à La Havane le 4 Juin 1965.  Etudiant de l’Institut Supérieur des Relations Politiques Internationales, il est sorti major de sa promotion  à tout juste 23 ans! Brillant, travailleur, généreux, un brin sentimental comme tout bon Cubain, et doté d’un humour ravageur, tel était – et tel est encore – Gera. Excellent  caricaturiste, il cache sous un trait de crayon incisif une âme romantique.

          Marié à Adriana Perez O’Connor, il n’oublie jamais de lui envoyer un mot tendre pour l’anniversaire de la date où ils se sont rencontrés, dans la guagua qui les menait à l’université. Pendant des semaines, il est arrivé en retard aux cours pour pouvoir prendre le même bus qu’Adriana, avant d’oser l’aborder à la faveur d’une pile de livres renversés. Un poème dédié à «la muchacha de la guagua» suivi d’une balade en bord de mer, une demande en mariage sous un flamboyant scelleront leur amour. Le destin les a brutalement séparés. Adriana, qualifiée de «dangereuse pour la sécurité des Etats-Unis» (1m58, à peine 50 kilos!) se voit systématiquement refuser le visa qui lui permettrait comme elle le dit joliment «de se regarder dans les yeux de l’homme qu’elle aime».

            Condamné à une double perpétuité plus 15 ans de prison, Gerardo n’a jamais perdu confiance en l’avenir et reste convaincu d’avoir fait son devoir. Entre deux poèmes et trois dessins, il trouve le temps de répondre à un courrier chaque jour plus imposant. La plus grande angoisse de cet homme que rien ne semble pouvoir abattre, c’est de recevoir un coup de téléphone de La Havane. Parce que, dans son immense bonté, l’administration pénitentiaire américaine autorise exceptionnellement les proches à téléphoner pour annoncer une catastrophe familiale. Comme ce 2 novembre 2009, où son Adriana en larmes lui a annoncé la mort de Carmen, sa maman, sa « mamucha ».

            Son seul regret, lui qui est déjà «grand-oncle», c’est de ne pas avoir eu un enfant d’Adriana. «Et là, dit-il, le temps joue contre nous.» Alors, être parrain de Leandro, c’est quelque part être papa par intérim. Un vrai bonheur.

 

Parrain Fernando

            Fernando González Llort, qui est né à La Havane le 18 Août 1963, est un homme calme, réfléchi et sérieux. Qui pourrait imaginer, à part ses proches, le gamin bavard et facétieux qu’était Fernandito – Tito pour ses amis?

            Et pourtant! Dès son plus jeune âge, il a manifesté un besoin impérieux de communiquer, au point que sa maîtresse de maternelle devait trouver des activités supplémentaires pour occuper ce bavard impénitent qui avait toujours tout fini avant les autres! Sa mère, Magaly Llort, se souvient de son fils qui quelques années plus tard, rentrait de l’école ventre à terre et expédiait ses devoirs – impeccables au demeurant!- pour se consacrer à sa passion : le base-ball. Un amour qui va de pair avec son goût pour la lecture. Il est capable de lire deux ou trois livres en même temps, sans perdre sa capacité d’analyse ni la rigueur de sa réflexion. 

            Fernandito grandit. En 1981, il entre à l’«Instituto Superior de Relaciones Internacionales » dont il sortira parmi les meilleurs grâce à un travail assidu et des capacités intellectuelles remarquables.            A cette époque, Cuba est l’objet d’attaques de plus en plus nombreuses et violentes de la part des contre-révolutionnaires de Miami, formés et soutenus par la CIA. Fernando ne pouvait pas rester indifférent.

            En 1995, il laisse Rosa Aurora, sa fiancée, à La Havane et gagne Miami où, sous le nom de Ruben Campa, il réussit à infiltrer les réseaux terroristes au point qu’Orlando Bosh, le chef de la bande, le remarque, lui accorde sa confiance et en fait … un de ses conseillers! Poste ultra dangereux s’il en est, mais qui permettait à Fernando de renseigner efficacement sa patrie sur les agissements des terroristes. Si son « patron » s’était douté un seul instant de la véritable activité de son jeune « assistant », nul doute que notre Fernando serait allé admirer les fonds sous-marins de Miami avec des chaussures en ciment!

 

            Arrêté en 1998, en même temps que Tony, Gerardo, Ramón et René, il a été condamné à 19 ans de prison. Malgré les rigueurs de l’enfermement, il garde intact son amour de la vie, de la justice et de son pays. Il sait qu’il reviendra un jour ou l’autre, ne serait-ce que pour prouver ses talents de danseur de salsa à son épouse qui en doute fortement, et, malgré l’âge, taquiner un peu ses sœurs, Marta et Lurdes, comme au bon vieux temps!

 

            Et pouvoir enfin embrasser son filleul, lui que le destin a privé du bonheur d’être père!

 

 Parrain Ramón

 

            Ramon Labañino Salazar est né le 9 juin 1963 à Marianao, dans une famille modeste. Il est le premier né de la nichée. Comme il faut bien nourrir tout ce petit monde, les parents travaillent. C’est donc à Ramón, l’aîné de la troupe, que revient l’obligation de s’occuper des petits, ce qu’il fera consciencieusement.

 

            Ramón, c’est le grand frère idéal. Dans le genre gros nounours gentil et protecteur, mais intraitable quand il s’agit du devoir. Il trouve toujours un moment pour jouer aux billes ou au base-ball. Il n’a pas son pareil pour vous faire voyager à travers son atlas, et près de lui, on ne risque rien : il est ceinture noire de karaté! Par contre, pas moyen d’échapper au bain le soir ni de regarder la télé en arrivant de l’école: les devoirs et les leçons passent d’abord! Mais il accepte de prêter ses chers livres pendant qu’il prépare le repas!

           

            C’est parce qu’il sait la valeur de l’éducation que Ramón étudie aussi sérieusement, tout en assumant, dans toutes les écoles où il est passé, des responsabilités sportives, éducatives, culturelles. Alors qu’il étudie l’économie à l’Université de la Havane, il participe à diverses compétitions de karaté et même aux Jeux de la Caraïbe! Ce qui ne l’empêchera pas de réussir ses examens!

 

            Son diplôme en poche, Ramón va assumer des missions à l’étranger pour le gouvernement cubain. A partir de 1990, il est envoyé aux Etats-Unis pour surveiller les groupes anti révolutionnaires de Miami qui, aidés par les services américains, multiplient leurs activités terroristes contre l’Île, et s’installe à Tampa, en Floride, dans un minuscule appartement. Pendant des années, sous le nom de Luis Medina, il parcourt Miami pour livrer des médicaments aux pharmacies, tout en faisant des petits boulots, à l’instar de nombreux exilés latinos. Pas grand-chose à voir avec la vie dorée d’un James Bond! Comme Tony, Gerardo, Fernando et René, il sera arrêté le 12 Septembre 1998, et condamné à la perpétuité plus 18 ans de prison. Une sentence qui sera « réduite » à 30 ans de prison en décembre 2009.

 

            Malgré ses longs séjours hors de Cuba, il trouve le temps de se marier. Il aura trois filles: Ailí, avec Ilia Cardoso, puis Laura et Lisbeth avec Elizabeth Palmeiro. Elles grandissent loin de leur père qu’elles vont voir de temps à autre, au gré des visas accordés ou non. Entre deux activités pratiquées en prison pour garder la forme, Ramón répond – à son rythme – au courrier qui arrive du monde entier et, en bon Cubain, écrit des poèmes. Car, outre ses filles et sa femme, Ramón a deux amours: la poésie et les parfums!

 

            Il a accepté avec joie ce rôle nouveau pour lui, de parrain de Leandro. Mais il y a mis d’entrée une condition: que des photos de son filleul lui soient régulièrement envoyées toute sa vie ! Ce qui prouve qu’il n’a pas l’intention d’être un parrain d’opérette !

 

            Parrain René

            Chicago, Illinois, 13 Août 1956: le petit René vient de naître dans le foyer d’Irma et René González, deux Cubains qui ont émigré aux Etats-Unis pour fuir le régime de Batista.  Le père a trouvé un petit boulot dans la sidérurgie, la mère fait des ménages. On n’est pas riche, à la maison, et on a la nostalgie de l’Île… Et quand la famille décide de retourner au pays, en 1961, le petit René se sent chez lui à La Havane. La fratrie s’agrandit avec Roberto, Iván, Dayana et Alina.

             René aime jouer avec ses frères et sœurs – il adore  démonter et remonter leurs jouets !- et aujourd’hui encore une profonde tendresse les unit. Il entre à l’école militaire « Camilo Cienfuegos » à Baracoa. Grand sportif, René pratique la plongée sous-marine avec Roberto, le base-ball, le basket, le volley, la natation. Il entre en 1972 à l’institut Combatientes de América. En 1977, il effectue en tant que conducteur de char T-34 une mission en Angola au cours de laquelle il obtiendra la médaille du Combatiente Internacionalista. A son retour, il réalise enfin son rêve: il devient pilote d’avions! Il épouse Olga Salanueva qui lui donne une première fille, Irma. Il est chef d’escadrille à la base de San Nicolás de Bari, responsable de la section d’aéronautique sportive et enfin, en 1990, membre du Parti Communiste cubain.

 

            Il accepte pourtant de sacrifier ce bonheur tranquille pour partir en mission à Miami. Il fait semblant de voler un avion de l’armée et atterrit en Floride où il est reçu en héros. Il infiltre l’extrême droite des exilés cubains en tant qu’instructeur de pilotage. Pendant huit ans, il vivra au sein de cette mafia, accumulant les renseignements qui permettront de déjouer des dizaines d’attentats contre sa patrie. En 1997, Olga l’a rejoint à Miami et Ivette est venue au monde. Et puis le 12 septembre 1998, c’est l’arrestation de René. Le FBI débarque en force, armé jusqu’aux dents. René est menotté et embarqué dans les hurlements, Olga est jetée à terre, Irmita pleure, Ivette est terrifiée. Elle n’a que quelques mois: elle ne reverra son père, enchaîné et au milieu de policiers, que pendant quelques minutes plusieurs mois plus tard. Sa mère, après trois mois passés en prison, est renvoyée à Cuba. A partir de là, aucun visa ne lui sera accordé pour rendre visite à son mari, et Ivette, trop petite pour voyager seule, grandit loin d’un père qu’elle ne connaît qu’à travers des photos ou par le téléphone. René ne pourra voir sa petite dernière que huit ans plus tard, en 2006.

            Pour des millions de Cubains, René est devenu un héros, au même titre que cet homme qui un jour, barbu et souriant, était venu à son école et s’était penché pour embrasser le petit René qui tirait sur sa veste. Cet homme, c’était Ernesto Che Guevara.

            Aujourd’hui, c’est lui, René, qui depuis sa prison de Marianna en Floride se penche en souriant vers Leandro, son filleul.

 

            Voilà qui sont les cinq parrains de Leandro Epitalon. Qu’ils soient pour leur filleul un modèle dans la vie qui s’ouvre devant ce tout petit bonhomme dans lequel Cuba s’unit à la France. Souhaitons lui d’être le digne héritier de deux révolutions et de suivre l’exemple de ses prestigieux parrains.

            On dit que tout filleul a quelque chose de son parrain. Si cela se vérifie, Leandro Epitalon sera un grand bonhomme : il aura de qui tenir!

            Ses parents lui diront qu’il pourra compter sur Tony, sur Gerardo, sur Fernando, sur Ramon, sur René et sur nous tous pour lui montrer le chemin à suivre. Même si ce n’est pas toujours le plus facile. Mais Marti le disait : « l’homme véritable ne regarde pas de quel côté on vit le mieux mais de quel côté est son devoir ».

            C’est la devise de ses parrains.

Annie Arroyo

Carnoules, 12 mars 2011

 

 

 

 

Écrit le 21/03/2011 à 19:14:36

Intervention Baptême Leandro - Carnoules 12 mars 2011.


Monsieur le Maire,

Madame la Consul,

Chers amis, chers camarades,

 

Merci d’avoir répondu nombreux à l’appel de France-Cuba, d’Eric et de Masy son épouse pour cet évènement exceptionnel : le baptême républicain de Leandro avec des parrains tout aussi exceptionnels que sont Antonio GUERRERO, Fernando GONZALEZ, Gerardo HERNANDEZ, Ramon LABAÑINO et Rene GONZALEZ, appelés plus couramment les Cinq de Miami.

Aujourd’hui, aurait pu être un jour de fête mais notre joie ne sera pas complète car Barak Obama en a décidé ainsi malgré notre demande pressante de libérer les Cinq à l’occasion de cet évènement. Ce petit prix Nobel de la Paix a préféré, une fois de plus, faire la démonstration de son mépris des affaires de justice dans son pays et dans le monde. Cette semaine il a préféré se déplacer pour voir Jeb Bush, gouverneur républicain de Miami, peut-être pour se sentir encore plus proche de Luis Posada Cariles  actuellement jugé, si je peux parler ainsi de ce simulacre de jugement à El Paso.

Chacun ici connait l’histoire des Cinq cubains, des cinq héros cubains qui ont été condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement parce qu’ils ont décidés de consacrer leur temps, leur famille, leur vie à la défense de leur Patrie suite aux odieux attentats organisés et perpétrés par la mafia cubano-étasunienne de Miami, mais Annie reviendra certainement plus longuement sur leur histoire.

En cette année de 50ème anniversaire de la création de France-Cuba, nous tenions à marquer de notre présence l’évènement d’aujourd’hui et réaffirmer, une fois de plus, que France-Cuba sera toujours présent au côté du peuple cubain à chaque fois que cela sera nécessaire comme cela a été le cas durant ces 50 dernières années. Aujourd’hui, c’est une forme de soutien, certes plus festif, mais que l’on se doit d’honorer de la même façon que si c’était une manifestation contre le blocus, une manifestation pour la libération des Cinq ou toutes autres manifestations. Nous ne devons pas rater une occasion de la présence de l’association dans toutes les affaires qui peuvent éclairer l’opinion publique des injustices que subit le peuple cubain et Cuba depuis le triomphe de sa Révolution. Depuis 51 ans, Cuba est attaqué de toutes parts par l’impérialisme parce que sa forme de socialisme représente un danger qu’il faut à tout prix éviter de propager dans son environnement immédiat et particulièrement en Amérique latine. C’est pour cela que Cuba est attaqué, c’est pour cela que Cuba a aussi le droit de se défendre. En envoyant les Cinq infiltrer la mafia cubano-américaine de Miami,  Cuba n’a fait que de se défendre. Les Cinq ont été arrêtés, mais rassurons-nous Cuba continue de se défendre, des Cinq ils en existent encore, il en existera toujours. Dernièrement les exemples de l’agent Vladimir ou de l’agent Emilio, tous deux infiltrés dans les rangs de la « dissidence cubaine» devraient faire réfléchir les Etats-Unis : NON ! Cuba n’est pas disposé à se laisser faire !

Avant d’en terminer, je voudrais, pour honorer les Cinq vous lire un petit poème écrit par Tony du fond de sa cellule lorsqu’il était au « mitard » et qui s’intitule « Aujourd’hui j’ai écrit »

Aujourd’hui j’ai écrit à plusieurs amis,

à aucun je n’ai conté le rosaire

des vicissitudes que j’ai subies

(plus que ce que chacun imagine).

Dans ces lignes je leur fais savoir

que cette cellule, sans rien et sans personne,

est pour moi un lieu de retraite

où je me libère de mes chaînes.

Comme d’autres fois dans ma vie, ce mitard,

sans hâte je le remplis de lumière

pour qu’au sein du vide affleure

la splendeur qui fait de mon cœur

une source de l’amour,

de cet amour avec lequel à tous j’ai écrit.

 

Dimanche 7 février 2010.

 

Antonio Guerrero (trad. Annie Arroyo)

Écrit le 21/03/2011 à 19:13:39

Coordination Nationale


Vania RAMIREZ, Coordinatrice du Comité Suédois pour la Libération des 5 nous informe que la Suède adhère à la campagne européenne " Cinq jours pour les 5",
cette bonne nouvelle nous appelle à être nombreux à Paris, ce Vendredi 25 Mars à 18h30 devant l'Opéra Bastille! A vos drapeaux et banderoles!
Pour la Coordination Nationale
Jacques MILHAS

Écrit le 21/03/2011 à 19:12:45

CAMPAGNE EUROPÉENNE - UN MILLION DE SIGNATURES POUR LIBÉRER LES CINQ


AU PRÉSIDENT DES ÉTATS UNIS D’AMERIQUE

Monsieur BARAK OBAMA

Le 12 septembre 1998, cinq citoyens cubains René González, Gerardo Hernández, Fernando González, Ramón Labañino et Antonio Guerrero ont été arrêtés et emprisonnés aux USA où ils résidaient à cette époque.

Au terme d’un procès, sans aucune des garanties judiciaires dues à des accusés et sans preuves, ils ont été condamnés à des peines injustes qui vont de 15 ans de prison à deux perpétuités. Cette absence de preuves a été reconnue par le Procureur Général des Etats-Unis lui-même (2001). Malgré tout, les Cinq continuent à purger ces dures peines de prison dans différents établissements pénitentiaires américains.

Que les Cinq aient été victimes d’un procès politique et que la justice étasunienne ait démontré que, dans ce pays, être Cubain et révolutionnaire soit un élément suffisant pour être emprisonné est une opinion amplement répandue.

Le Comité contre les Détentions Arbitraires de l’ONU s’est penché sur cette affaire et s’interroge, lui aussi, sur les conditions dans lesquelles s’est tenu ce procès lors duquel ils ont été condamnés.

Après 12 ans passés à défendre sans broncher leurs convictions, les Cinq sont maintenant reconnus un peu partout comme des hommes qui se sont battus contre le terrorisme qui vise Cuba. Leur unique crime est d’avoir fourni des informations sur les actions terroristes que certaines personnes préparaient sur le sol états-unien contre le peuple cubain, et d’avoir dénoncé des projets des terroristes opposés à Cuba et de leurs organisations qui mettaient en danger le peuple états-unien lui-même.

Depuis leur détention, des mesures d’une particulière rigueur concernant leurs conditions d’incarcération ont été appliquées aux Cinq : séjours en isolement dans ce qu’on appelle « el hueco », le mitard, refus continuels de la part du gouvernement de visites de membres de leurs familles, violations multiples de lois états-uniennes elles-mêmes et des plus élémentaires des Droits de l’Homme.

Le président des Etats-Unis peut et doit ordonner la libération des Cinq. Les signataires de cette pétition, citoyens des peuples de l’Europe, nous exigeons que justice soit faite et nous demandons leur libération immédiate.

Écrit le 14/03/2011 à 16:44:18

RASSEMBLEMENT POUR LES CINQ DE MIAMI DU MOIS DE MARS à PARIS


Chers amis, nous avons posé en Préfecture une autorisation à manifester le Vendredi 25 Mars à 18 h 30  devant l'Opéra Bastille dans le 12 ème. Selon toute vraisemblance ce sera donc à cet endroit que se déroulera notre prochaine action en faveur de la libération de nos 5 amis cubains.
Pour la Coordination Nationale
Jacques MILHAS
Écrit le 03/03/2011 à 11:49:52

Comité Toulousain France-Cuba


COMITÉ TOULOUSAINFRANCE-CUBA

LIBERTÉ POUR LES 5  CUBAINS
PRISONNIERS AUX ÉTATS UNIS 

LA MOBILISATION DOITÊTRE JUSQU'À LEUR LIBÉRATION

RASSEMBLEMENT LE 17 FEVRIER A 17H00
DEVANT LE CONSULAT USA

25 ALLÉE J. JAURES TOULOUSE    

Écrit le 14/02/2011 à 18:34:51

VENDREDI 4 FEVRIER 2011


Comme tous les 1er vendredi de chaque mois et depuis plus de deux ans, notre prochain rassemblement pour exiger la libération des 5 héros cubains aura lieu:
VENDREDI 4 FEVRIER 2011
DEVANT LE THEATRE D ARRAS
DE 18H00 A 19H00
Nous comptons sur la participation de tous, depuis plus de 12 ans nos 5 camarades sont enfermés dans les prisons étasuniennes.
Ensemble le plus nombreux possible et partout dans le monde notre voix doit être entendu par le président Obama
A vendredi
UL CGT ARRAS
Écrit le 03/02/2011 à 14:50:15

Pour la libération des 5 Cubains, agir le 5 février


Nous vous avons invité à assister, le 2 décembre 2010, à une conférence-débat organisée par un collectif dont nous faisions partie. Le conférencier, Maurice Lemoine, nous a longuement informé du cas des "Cinq Cubains à Miami", titre du "roman de la guerre secrète entre Cuba et les Etats-Unis" qu'il vient de publier (pour en savoir plus: http://www.lesamisdecuba.com/cinq_cubains.htm et http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article2735.html )
De nombreux participants à cette soirée ont souhaité savoir comment agir pour mettre fin à cette injustice.
Depuis le début de l'année 2011, la coordination internationale pour la libération des Cinq a décidé d'une "cyberaction" mensuelle. Elle invite tous les amis des cinq Cubains emprisonnés depuis plus de douze ans aux Etats-Unis, à agir pour leur libération. Pour cela, il suffit d'envoyer un message au Président Obama le 5 de chaque mois lui demandant de grâcier Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, René et Fernando Gonzalez et Antonio Guerrero à l'adresse: 

http://www.whitehouse.gov/CONTACT

Il faut remplir les cases marquées d'un *

Dans l'ordre:
First name: nom
Last name: prénom
email
zip: code postal
subject: other
message: Vous pouvez par exemple copier-coller celui-ci:

Libération immédiate des 5 Cubains

Monsieur le Président Barack Obama,

Comme vous le savez, 5 Cubains sont injustement emprisonnés depuis plus de 12 ans aux Etats-Unis. Toutes les preuves vous ont été fournies, ainsi qu´à la justice de votre pays, qu´ils sont innocents, qu´ils n´ont jamais été armés ni menacé la sécurité des Etats-Unis, et que la seule raison de leur présence à Miami était de surveiller les organisations terroristes qui y ont leur siège, pour éviter de nouvelles morts de personnes innocentes.
En conséquence, nous vous demandons instamment qu´en tant qu´avocat, père, fils, mari, homme épris de justice, et comme Prix Nobel de la Paix, vous fassiez usage des facultés que vous confère la Constitution des Etats-Unis pour METTRE FIN A CETTE COLOSSALE INJUSTICE EN LIBERANT IMMEDIATEMENT LES 5 CUBAINS.

reproduire les deux mots indiqués

Cliquer sur "submit".

Merci de vous associer à cette action. Si vous décidez d' y participer régulièrement et souhaitez recevoir un bref message de rappel quelques jours avant chaque échéance mensuelle, merci de nous l'indiquer en adressant un message au Comité Amérique Latine: cal14@nordnet.fr
Si vous désirez que votre adresse soit retirée de cette liste d'information des activités publiques du Comité Amérique Latine, merci de nous l'indiquer à cette même adresse.

Écrit le 03/02/2011 à 14:48:59

APPEL à un large RASSEMBLEMENT


APPEL à un large RASSEMBLEMENT
le vendredi 4 février 2011 à partir de 18h30
Place DENFERT-ROCHEREAU
devant le RER

Le Groupe Communiste de la Ville de Paris et Cuba Si France appellent à un ample rassemblement de tous les démocrates attachés à la justice, pour exiger la libération des 5 héros cubains innocents qui croupissent dans les geôles étatsuniennes depuis plus de 12 ans.

Leur faute ? Avoir infiltré, au péril de leurs vies, des groupes d'origine cubaine responsables d'actes et d'attentats violents qui ont coûté la vie à de nombreux innocents. Depuis 1959, le terrorisme contre le peuple cubain a causé la mort de 3478 personnes et 2099 autres sont restées handicapées à vie.

Après un procès émaillé de violations juridiques flagrantes, les 5 cubains ont été condamnés à des emprisonnements à vie assortis de conditions de détentions inhumaines stigmatisées par les instances internationales.

M. le Président Obama mais néanmoins Prix Nobel de la Paix, nous exigeons leur libération immédiate, sans conditions. Vous en avez le pouvoir et le devoir.

CUBA SI FRANCE

Écrit le 02/02/2011 à 16:08:07

Volveran !


Ils reviendront ! Cette clameur que les supplétifs cubains de la CIA espéraient voir s’éteindre au bout de douze longues années continue à monter de leur ile verte en s’amplifiant  de plus en plus à l’unisson du vent de liberté et de justice qui souffle sur le monde (Tunisie  Egypte Algérie etc.)   L’organisation internationale FREE FOR FIVE enregistre quotidiennement de nombreux       ralliements  en faveur de la libération de nos cinq héros anti-terroristes, des prix Nobel, des autorités religieuses et philosophiques et quantité de citoyens ordinaires rejoignent notre combat. Notre Coordination Nationale  a la satisfaction de voir dans notre capitale,  Ian BROSSAT, Président du groupe Communiste Front de Gauche de la Mairie de Paris nous rejoindre et nous inviter au prochain rassemblement pour la libération des 5 de Miami le Vendredi 4 Février prochain à 18 h 30 à DENFERT ROCHEREAU à PARIS 14 devant l’entrée de la gare du RER .

LA COORDINATION NATIONALE APPELE LES FRANCILIENS A VENIR NOMBREUX AVEC BANDEROLLES TRACTS ET DRAPEAUX. VENCEREMOS !

Pour la Coordination Nationale

Jacques MILHAS

Écrit le 31/01/2011 à 18:13:14

L’affaire du Miami Herald


L’affaire du Miami Herald

Le 26 décembre dernier, le Miami Herald publiait sous la plume de Jay Weaver un article dans lequel on pouvait lire: “Le chef des espions cubains [Gerardo Hernández] reconnaît maintenant que le mitraillage contre Hermanos al Rescate a eu lieu en dehors de l’espace aérien cubain » et ajoutait : « Dans un changement radical d’attitude, l’espion cubain dit que les avions ont été abattus dans les eaux internationales ». Ce qui revenait à dire que Gerardo démentait la version de son propre gouvernement.

Cet article faisait allusion à l’accusation de “Conspiration afin de commettre un assassinat en soutenant et en mettant en pratique un plan destiné à abattre des avions civils étatsuniens en dehors des espaces aériens de Cuba et des Etats-Unis.

La nouvelle ne m’avait pas étonnée outre mesure. Nous savons tous de quoi peuvent être capables des journalistes payés par un gouvernement, et ceux du Miami Herald en font partie. Je m’étais dit que c’était une mesquinerie supplémentaire dont le résultat serait de mettre Gerardo en rogne, et que ce n’était pas un hasard si l’article paraissait au moment où se prépare l’Habeas Corpus présenté par la défense de Gerardo.
C’était une erreur. Il ne faut jamais sous-estimer l’adversaire.
Outre le fait de « chauffer » l’opinion publique de Miami où doit être examiné l’Habeas Corpus (on ne sait pas encore si ce sera la juge Lenard, ou si elle en chargera un autre juge de Miami), l’article en question visait à semer le doute chez les gens peu ou pas informés. Je l’ai vérifié auprès d’un tout nouveau membre de la solidarité qui m’écrivait : « Et si c’était vrai ? »…

Eh bien non, ce n’est pas vrai !
La défense de Gerardo n’est en aucun cas un démenti envers son gouvernement. C’est une simple remise en cause de la stratégie de défense présentée au procès. Pour parler en clair, ce sont les erreurs de la défense assurée par Paul McKenna, l’avocat commis d’office à l’époque, qui sont la cible de la nouvelle équipe de défenseurs de Gerardo, équipe dirigée par l’avocat chevronné qu’est Leonard Weinglass.

Le point essentiel de la double condamnation à perpétuité de Gerardo est cette accusation de conspiration pour assassinat.
Rappelons les faits. Le 24 février 1996, deux petits avions d’Hermanos al Rescate sont abattus par la chasse cubaine, alors qu’ils venaient de balancer des tracts sur La Havane. Un troisième appareil dans lequel se trouvaient José Basulto, le patron de H al R, et trois « invités » fait prudemment demi tour aux premières sommations, tout en commentant le drame en direct pour une radio de Miami. L’affaire avait fait un grand scandale dans le monde et Cuba avait été accusée par les USA et la communauté gusana de Floride d’avoir descendu les deux avions dans les eaux internationales. Les Cubains affirmaient que non. Le Conseil de Sécurité de l’ONU, saisi par les yanquis, chargea l’OACI (l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale), sa branche spécialisée dans l’aviation, de faire une enquête. Celle-ci révéla qu’entre les informations fournies par les radars cubains et les radars étatsuniens, il y avait « des différences significatives et irréconciliables », ce qui veut dire que les Américains avaient une estimation des eaux territoriales cubaines nettement en dessous de la réalité… Les tergiversations de l’ONU agacèrent Madeleine Albright, alors secrétaire d’état de Clinton, qui imposa au Conseil de Sécurité un texte condamnant Cuba !
Ce qui permit d’indemniser les familles des quatre victimes et les avocats en puisant dans les avoirs cubains gelés aux USA.

Gerardo Hernández était le responsable du réseau Avispa. C’est ce réseau de dix agents, qui étaient sous surveillance de la CIA depuis un certain temps, qui a été démantelé le 12 septembre 1998. Sur les dix, cinq  acceptèrent de négocier avec le procureur en  plaidant coupables contre des peines très réduites et une « green card », c’est-à-dire un permis de résidence et de travail. Un onzième échappa de peu à la rafle. Il s’appelle Juan Pablo Roque, a un physique à la Richard Gere et une histoire digne d’un film d’espionnage. Recruté comme agent de renseignements par l’état cubain, il a un beau jour rallié la base yanqui de Guantànamo à l’aide d’un équipement de plongée sous-marine. Il déclare être un  pilote de l’armée cubaine écœuré par une mise à pied injustifiée et demande l’asile politique. Transféré à Miami, il y est reçu en héros. La FNCA va même financer une publication de ses «mémoires», au contenu adapté, bien entendu, au public local. Basulto, conquis, le prend sous son aile et l’incorpore à Hermanos al Rescate, où il retrouve notre René Gonzàlez, lui aussi devenu pilote de l’association après être arrivé aux USA dans un avion militaire soi-disant volé à Cuba. Tous deux informent Cuba des plans d’Hermanos al Rescate, mais informent aussi le FBI sur les trafics d’armes et de drogue qui sont les activités annexes de l’association… Mais Roque a le mal du pays, sa famille lui manque. Il ne supporte pas la pression terrible qui pèse sur chacun des infiltrés. Il demande son rapatriement. Le 26 février, c’est l’anniversaire de son fils et il voudrait être là. Alors le gouvernement cubain organise « l’opération Venetia » pour organiser son retour. C’est Gerardo qui est chargé de mener à bien l’opération. Le 23, il réussit à le faire embarquer sur un avion de ligne et peut le 24 envoyer à La Havane le message suivant : « La operación a la que aportamos un granito de arena terminó con éxito ». Message intercepté comme 350 autres par la CIA ! Ce qui aurait dû faire un scandale de premier ordre parmi la mafia de Miami est quasiment passé inaperçu car ce jour même la chasse cubaine abattait les deux petits avions. Ce qui permit à l’accusation de donner au message de Gerardo un tout autre sens et de dénoncer un plan entre Gerardo et le gouvernement cubain pour assassiner les quatre occupants des petits Cessna de l’armée américaine aimablement fournis à Hermanos al Rescate. Des avions militaires qui permettait à Basulto de faire du rase-mottes sur la Havane, de mitrailler des hôtels, de balancer de la propagande et des médailles religieuses, et de perturber les communications entre la tour de contrôle de José Marti et les avions de ligne, ce qui aurait pu singulièrement perturber les atterrissages, en braillant au micro des âneries du genre :  « Como “cubano libre” tengo derecho a violar el espacio aéreo restringido de cualquiera »… Le qualificatif qui me vient à l’esprit étant indigne d’une personne bien élevée, je m’abstiendrai de le dire ici.

C’est sur des éléments aussi peu probants que Gerardo Hernandez a été condamné à une seconde perpétuité. Le fait d’avoir été déclaré coupable de la mort des quatre occupants des Cessna a fait de Gerardo le bouc émissaire de la mafia de Miami, rendant encore plus difficile pour Obama de lui accorder une grâce présidentielle. C’est aussi cette seconde perpétuité qui l’a écarté de toute révision de sentence concernant l’accusation de tentative d’espionnage contre la sécurité des USA. Autre effet souvent ignoré de cette affaire, le vote de la loi Helms-Burton, une loi que le Congrès US renâclait à voter depuis plusieurs mois et contre laquelle Clinton avait menacé d’opposer son veto. Après la destruction des petits avions d’Hermanos al Rescate, la loi fut votée sans problème…

Voilà le fond de l’histoire.
Aujourd’hui seule une demande d’Habeas Corpus peut changer la situation des Cinq et plus encore celle de Gerardo, puisque tous les recours juridiques ont été épuisés, ce qui est la condition sine qua non pour lancer  la procédure. Ce qui ne veut pas dire qu’elle sera acceptée puisque cela dépend essentiellement de la juge Lenard, celle-la même qui a condamné les Cinq il y a dix ans. De plus pour que l’Habeas Corpus soit examiné il faut des éléments nouveaux.
Grâce à l’action du Comité National US de Gloria La Riva, cet élément nouveau nous l’avons depuis le 3 juin 2010. Une enquête commanditée par ce Comité a révélé, preuves et chiffres à l’appui, que des journalistes des principaux médias de Miami ont été payés pour créer un climat propice à la condamnation des Cinq.  Heidi Boghosian, directrice de la Corporation Nationale d’Avocats, a déclaré : « De cette  manière a été interdit aux accusés le droit affirmé par le Sixième amendement de la Constitution américaine, qui garantit le droit à un juste jugement et à un jury impartial. Il n’y a aucun doute que les articles trompeurs et les écrits méprisants des reporters payés par le gouvernement ont eu un impact direct sur l’opinion publique, sur le tribunal et sur la cour d’appel  dans le cas des Cubains ».

L’équipe d’avocats qui s’occupent collégialement des Cinq depuis plusieurs années a donc présenté cette demande d’Habeas Corpus au nom de Gerardo Hernandez, demande qui pourra ensuite être éventuellement étendue aux autres co-accusés. Ce qui est une autre histoire.
L’audience préliminaire se tiendra lorsque toutes les conclusions des parties auront été déposées, sans doute entre mars et juin 2011.

Il reste très peu de temps à la défense pour présenter ses conclusions. Elles sont basées essentiellement sur la dénonciation d’erreurs de la défense de l’époque.
Une des erreurs les plus graves a sans doute été de ne pas informer Gerardo de son droit à exiger un procès séparé pour la charge de conspiration en vue de commettre un assassinat, empêchant ainsi les autres co-inculpés, et essentiellement René, de témoigner en faveur de Gerardo. De plus, Paul McKenna, le jeune avocat commis d’office, s’est tellement arc-bouté sur ce point qu’il n’a pas plaidé contre les autres charges, contrairement à la demande de son client !
Une autre erreur majeure de la défense a été de vouloir remettre en cause la décision du conseil de Sécurité de l’ONU sur la détermination du lieu de l’intervention de la chasse cubaine. Avec pour seul résultat d’indisposer davantage les jurés contre Gerardo. McKenna n’a même pas demandé le recours aux informations satellitaires nord-américaines  qui auraient pu résoudre le problème une fois pour toutes !
Dans ce procès, ce point était absolument secondaire : que Cuba ait eu le droit de se défendre contre une menace imminente est un fait indiscutable.
Pour condamner Gerardo Hernandez, le gouvernement avait besoin de prouver l’existence d’un plan pour descendre les avions d’Hermanos al Rescate hors de l’espace aérien cubain, que l’accusé était au courant de ce plan et qu’il était d’accord pour y participer. Or l’OACI a mis en évidence que le largage des tracts avait eu lieu depuis l’espace aérien cubain, ce que Basulto lui-même avait dit à la radio, mais curieusement ces faits ont été oubliés…
Les trois juges d’Atlanta qui en 2005 avaient cassé le jugement avant d’être désavoués par la Cour plénière ont fait par de leurs réserves sur le cas de Gerardo. Ainsi Phyllis Kravitch a-t-elle déclaré : « Il ne suffit pas que le gouvernement indique simplement qu’il y a eu une attaque dans l’espace aérien international, il doit prouver au-delà de tout doute raisonnable qu’Hernàndez était d’accord pour que cela ait lieu ». Le juge Birtch, quant à lui, a affirmé a propos de la condamnation de Gerardo qu’il s’agissait « d’un cas très très douteux »… Ce qui en dit long.

Vers la fin du procès, McKenna semble s’être rendu compte qu’il s’était fourvoyé dans sa défense. Il expliqua alors au jury que toutes les preuves qu’il avait présentées depuis le début ne devaient pas être prises en considération. Ce qui ne fut pas du goût des jurés qui souhaitaient avant tout que tout cela finisse pour revenir à leur quotidien.
Aujourd’hui, Paul McKenna reconnaît courageusement ces erreurs, dues à la démesure d’un procès qui dépassait le jeune et inexpérimenté avocat commis d’office et a accepté d’en témoigner à l’audience d’Habeas Corpus afin de permettre de démontrer que Gerardo Hernandez a droit à un nouveau procès. On ne peut que saluer le courage de cet homme qui dans un premier temps a accepté de défendre un accusé alors que plusieurs de ses confrères ont refusé, craignant pour leur carrière et pour leur tranquillité. Lui a pris ces risques.

Quant à Gerardo, isolé dans sa prison d’Adelanto, en plein désert de Californie, il garde le moral. Même la brutale mise au secret du 21 juillet au 3 août 2010, au moment où  ses avocats mettaient en place les bases de l’appel en Habeas Corpus, n’a pu entamer sa détermination et sa foi en la victoire. Il dit que tous les efforts de la solidarité pour obtenir sa libération « son como el agua que cae sobre una roca, e incluso las rocas más duras ceden con el tiempo».
Ce qui signifie : « C’est comme de l’eau qui tombe sur un rocher, et même les rochers les plus durs cèdent avec le temps ».

Annie Arroyo
21 janvier 2011

Écrit le 26/01/2011 à 15:28:43

MEME à MIAMI LES 5 S’AFFICHENT AU NEZ ET à LA BARBE DES GUSANOS


Grace au courage de notre ami Andrès GOMEZ leader de la Brigade Antonio MACEO, composante de l’Allianza Martiana, les 5 héros Cubains ont nargué la mafia cubaine de Miami… Ceci démontre bien qu’inexorablement le rapport de force évolue en notre faveur et que nos luttes ne sont pas vaines.

Notre Coordination Nationale qui a été créée pour obtenir leur libération ainsi que la levée du blocus, et, la fermeture du camp de Guantanamo continue d’enregistrer des ralliements notoires, bien sûr,  certains n’ont été que des météores, parfois brillants, souvent bruyants et pour le moins n’ont pas eu la constance dans l’indignation d’un Stéphane HESSEL, étaient –ils passés pour bâtir ou démolir ? « That is the question » ! Toutefois nous constatons chaque jour de nouvelles initiatives dans tout le pays, nos diverses associations se développent, la cause Cubaine n’est plus confidentielle surtout depuis que Jean Luc MELENCHON interpellé sur le sujet par les médias a clairement déclaré sa solidarité pour notre cause  avec sa verve habituelle.

A Paris la prochaine initiative se déroulera donc à partir de 18 heures 30, le VENDREDI 4 FEVRIER à DENFERT- ROCHEREAU devant la gare RER à l’invitation du Maire Socialiste du 14 ème et du Groupe Front de Gauche de la Mairie de Paris. Nous vous y convions donc tous avec vos badges et vos tracts appelant nos compatriotes à l’action sous toutes les formes en faveur de la Révolution Cubaine et de ses 5 Héros captifs de l’Empire.

Pour la Coordination Nationale

Jacques MILHAS

Écrit le 24/01/2011 à 18:55:32

Comité Toulousain France Cuba


COMITÉ TOULOUSAIN FRANCE-CUBA

 

LIBERTÉ POUR LES 5  CUBAINS

PRISONNIERS AUX ÉTATS UNIS

 

LA MOBILISATION DOIT ÊTRE JUSQU'À LEUR LIBÉRATION

 

RASSEMBLEMENT LE 20 JANVIER A 17H00

DEVANT LE CONSULAT USA

 

25 ALLÉE J. JAURES TOULOUSE

Écrit le 18/01/2011 à 12:16:40

Un panneau géant en faveur des Cinq en plein cœur de Miami


valla-12eneroMIAMI, 11 janvier.- A l’angle de la 37e avenue et de la 4e rue, en plein cœur de Little Havana à Miami, exactement en face du Dog Casino, vient d’être apposé un panneau avec le portrait des Cinq Cubains anti-terroristes injustement incarcérés aux Etats-Unis : Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez, Ramon Labañino et René Gonzalez.

Ce panneau qui porte la légende Free the Cuban Five  (Libérez les Cinq Cubains), est signé par l’Alliance José Marti, d’après une dépêche de Radio Miami.

 

 

Source

Écrit le 13/01/2011 à 14:29:01

Demande de la grâce présidentielle


La coordination internationale invite tous les amis des cinq Cubains emprisonnés depuis plus de douze ans aux Etats-Unis, à agir pour leur libération. Pour cela, il suffit d'envoyer un message au Président Obama le 5 de chaque mois lui demandant de gracier Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, René et Fernando Gonzalez et Antonio Guerrero à l'adresse : http://www.whitehouse.gov/contact/

Cette action commence aujourd'hui. Il faut remplir les cases marquées d'un *

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message: demande de la grâce présidentielle

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Merci à Jacqueline ROUSSIE, kakine.roussie@orange.fr

Écrit le 05/01/2011 à 18:06:24

Une initiative belge au-delà des partis pour des prisonniers cubains aux Etats-Unis


Il y a 12 ans, cinq Cubains, les dénommés Cuban Five, ont été arrêtés aux Etats-Unis. Quatorze parlementaires belges, de différents partis et des deux côtés de la frontière linguistique, ont exprimé leurs inquiétudes personnelles relatives à la détention des Cuban Five. Ils ont écrit une lettre commune à leurs collègues de la Chambre de Représentants américaine avec la demande explicite de rouvrir le débat concernant les Cuban Five et de prendre les droits de l’homme à cœur.

Le 12 septembre 1998, les Cuban Five ont été arrêtés aux Etats-Unis. Il s’agit de cinq Cubains résidant à Miami où ils dressaient la carte des activités de groupes terroristes locaux, afin d’éviter des attentats à Cuba. Ils ont été accusés de faire partie, eux-mêmes, d’une mouvance terroriste.

Les députés flamands Kurt De Loor (sp.a), Fatma Pehlivan (sp.a), Sven Gatz (Open VLD), les députés fédéraux Dirk Van der Maelen (sp.a), David Geerts (sp.a), Karin Temmerman (sp.a), Karel Uyttersprot (N-VA), Peter Luykx (N-VA), Zoé Genot (Ecolo), Celine Delforge (Ecolo) ainsi que les sénateurs Eva Brems (Groen!), Dirk Claes (CD&V), Saïdi Fatiha (PS) et Arnaud Dricot (PS) ont envoyé une lettre à Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre de Représentants américaine, ainsi qu’aux chefs de fil des deux plus grands partis, Steny Hoyer et John Boehner.

Kurt De Loor, qui a pris l’initiative, est satisfait du combat unanime, au-delà des frontières de parti. “Une campagne pour la liberté des Cuban Five est menée au niveau mondial, appuyé entre autres par dix lauréats du prix Nobel et par des centaines de personnalités. En outre, Amnesty International pose des questions quant à la procédure judiciaire. Je suis très content qu’en Belgique, au-delà des frontières linguistiques et de parti, nous pouvions donner un signal indiquant que même pour une superpuissance comme les Etats-Unis les droits de l’homme ne puissent rester lettre morte. Dans notre lettre nous invitons nos collègues d’outre-mer et le président Obama d’amnistier les cinq Cubains.”

L’initiative s’est concrétisée après le rencontre, organisé par le Free-the-Five Committee belge, entre Olga Salavueva et Adriana Pérez, deux des épouses des Cuban Five, et un groupe de parlementaires belges. Douze années déjà Olga et Adriana se voient refuser un visa d’entrée aux Etats-Unis, ce qui les empêche même de rendre visite à leurs époux.

Écrit le 27/12/2010 à 17:38:22

Appel à la solidarité internationale : jugement le 10 Janvier du terroriste Posada Carriles


Des manifestations dans le monde entier, le 10 Janvier, au même moment que le jugement à El Paso (Texas) sont nécessaires.

Par le Comité National pour la Libération des Cinq Cubains :

25 Décembre 2010 - Le jugement de Luis Posada Carriles, abondamment retardé, commencera le 10 Janvier, après que la juge ait refusé la demande présentée par la Défense de le repousser une nouvelle fois. A La Havane, le complice de Posada, Francisco Chávez Abarca, après avoir admis que sa mission avait été de poser des bombes dans des hôtels de La Havane, a été déclaré coupable et condamné à 30 ans de prison comme complice de Posada.

Le gouvernement des États-Unis continue à ignorer la demande d’extradition de Posada émise par le Vénézuéla. Les États-Unis refusent l’extradition, mais la loi internationale oblige le gouvernement à juger Posada pour l’assassinat de 73 personnes à bord de l’avion cubain, vol 445. Au lioeu de cela, le gouvernement le jugera seulement pour parjure.

Seule une campagne d’appui mondial massive serait susceptible de rendre justice aux victimes du vil 445, à Fabio di Celmo et aux nombreuses victimes de Posada Carriles. Une protestation mondiale étendue est nécessaire, demandant que le gouvernement des Etats-Unis accepte l’extradition de Posada afin qu’il affronte un jugement pour ses véritables crimes.

Tandis que Posada, Orlando Bosch, et d’autres terroristes, jouissent d’une impunité totale à Miam, le gouvernement des Etats-Unis maintient en prison les Cinq Cubains Antiterroristes qui n’ont jamais fait de mal à personne et dont la mission était d’arrêter les attaques terroristes contre Cuba. A El Paso, nous brandirons nos pancartes pour les Cinq et demanderons à l’administration d’Obama de libérer les Cinq immédiatement.

Le Comité National pour la Libération des Cinq Cubains, la Coalition A.N.S.W.E.R. et d’autres organisations seront à El Paso le 10 Janvier, au début du procès de Posada, manifestant en face du Tribunal.

Nous appelons tous ceux qui sont solidaires avec les Cinq Cubains à manifester en même temps ce jour-là devant les ambassades des États-Unis et autres lieux appropriés, aux États-Unis et partout dans le monde.

Unissez-vous à nous quand nous élèverons notre voix pour demander :
- Extradez Posada !
- Libérez les Cinq Cubains !
- Mettez fin au blocus contre Cuba !


En nous informant de vos plans d’action, vous nous aiderez à les publier sur nos pages Web et sur Facebook

Si vous habitez au Sud-Ouest des USA, nous vous demandons d’organiser une marche vers El Paso et de participer au "Tribunal Populaire" avec Ramsey Clark et d’autres orateurs le dimanche 9 Janvier(...).

Source

Écrit le 27/12/2010 à 17:36:04

L’affaire des cinq Cubains prisonniers aux Etats-Unis


Si les récentes révélations de Wikileaks mettent en accusation les méthodes du pouvoir exécutif des Etats-Unis, il est une affaire – celle des cinq Cubains de Miami – qui révèle les méthodes du pouvoir judiciaire américain, son manque d’impartialité en même temps que de fortes contradictions dans le discours antiterroriste officiel de la Maison Blanche.

Rappelons que les « Cinq » sont emprisonnés depuis 12 ans après avoir infiltré à Miami des organisations paramilitaires de l’extrême droite d’origine cubaine spécialisées dans l’organisation d’un certain nombre d’actions terroristes dirigés contre des objectifs civils cubains (avion de ligne, hôtels, restaurants etc.). Chargés par leur gouvernement de rassembler des informations sur ces organisations en vue de prévenir de futurs attentats, les Cinq ont été arrêtés à Miami lorsque les informations récoltées ont été transmises, dans une logique de coopération, par le gouvernement cubain au gouvernement des Etats-Unis. C’est alors qu’a commencé ce qui est à ce jour le plus long procès de l’histoire des Etats-Unis, procès qui concentre par ailleurs un grand nombre d’irrégularités de procédure et de violations du droit constitutionnel et pénal américain ainsi que du droit international. L’organisation Amnesty International s’est elle-même emparé du dossier avec un récent rapport qui met tout particulièrement en doute le caractère équitable du procès.

La notion de « procès juste et équitable » est bien au centre de ce procès. Elle comprend essentiellement le droit de tout accusé à être entendu équitablement par un tribunal indépendant et impartial et à disposer du temps et des facilités nécessaire à la préparation de sa défense, droits inscrits à l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, à l’article 14 du Pacte international des droits civils et politiques (ratifié par les Etats-Unis) et au 6è amendement de la constitution des Etats-Unis.

Les cinq Cubains ont été jugés par un tribunal de Miami, ville où se situent les états-majors des organisations qu’ils ont infiltrées et où ces dernières disposent de puissants réseaux d’influence. Ces réseaux ont exercé des pressions – y compris par l’intermédiaire des médias locaux – sur les jurés : méthodes de sélection partiale des jurés, visages de ces derniers et plaques d’immatriculation de leurs véhicules montrés à la télévision etc... Dix-sept avocats désignés d’office par le tribunal ont refusé de défendre les accusés, craignant les répercussions que pourrait avoir sur leur travail le fait de défendre ce que certains médias locaux désignaient comme des « espions cubains ».

De fait, les jurés (dont certains se sont d’ailleurs plaint auprès du juge des pressions exercées) n’ont pas posé une seule question aux accusés et ont prononcé le verdict en un temps relativement court (5 jours) par rapport à la longueur (7 mois) et à la complexité du procès (50 000 pages de documents, 110 volumes de témoignages). Les condamnations prononcées ont été extrêmement lourdes par rapport à l’absence de preuves sur les délits imputés (conspiration en vue d’espionnage, conspiration en vue de commettre un assassinat) : deux des Cinq ont été notamment condamnés chacun à deux peines de prisons à vie plus 15 ans. Des généraux de l’armée U.S avaient pourtant témoigné, à la barre, de l’absence d’espionnage dans l’affaire, ce qu’a confirmé par la suite le Pentagone. Le choix de « conspiration d’espionnage » comme chef d’accusation principal n’était pas innocent car il permettait au juge de restreindre l’accès de la défense au dossier d’accusation et n’exigeait pas, pour les accusateurs, la production de preuves matérielles : l’élément d’intentionnalité suffit à constituer le délit.

Sur la base de ces éléments, un groupe d’experts de l’ONU sur la détention arbitraire a, en 2005, appelé à la révision du procès et à la libération des cinq Cubains, ce qui a conduit la même année un panel de 3 juges de la Cour d’appel du 11è circuit d’Atlanta à annuler les peines et à ordonner la tenue d’un nouveau procès dans un lieu cette fois neutre, décision qui s’appuyait également sur la propre jurisprudence américaine en matière de changement de lieu de procès. Mais c’était sans compter sur la réaction furieuse d’Alberto Gonzalez, le fameux ministre de la justice de George Bush, qui a demandé à ce que cette décision soit revue par un nouveau panel de 12 juges. Ces derniers ont, en 2006, annulé la décision du panel précédent et ont confirmé la décision initiale du tribunal de Miami. Dans son rapport sur l’affaire, Amnesty International note que les 12 juges n’ont pas, dans leur arrêt, dissipé les « doutes inquiétants portant sur l’impartialité du tribunal de Miami ».

Après divers rebondissements judiciaires, les avocats des cinq Cubains ont porté l’affaire devant la Cour Suprême des Etats-Unis en 2009, les arguments étant appuyés par des « Amicus Curiae » provenant de nombreux pays du monde dont l’association française Droit Solidarité. 10 prix Nobel se sont également mobilisés. Le rejet non motivé, par la Cour Suprême, de la demande de réexamen de l’affaire a été critiqué par le rapport d’Amnesty International qui relève que la justice des Etats-Unis n’applique pas aux Cinq Cubains les critères qu’elle applique dans d’autres affaires, notamment en matière de changement de lieu du procès et d’égalité des armes entre la défense et l’accusation.

Avec les diverses violations des droits à la défense des 5 Cubains évoquées ci-dessus, la justice des Etats-Unis donne au monde une mauvaise image d’elle-même, celle d’une justice manipulable politiquement par des réseaux d’intérêts mafieux et par un pouvoir exécutif toujours avide de punir des Cubains fidèles à l’indépendance et au système politique et social de leur pays.

Notons que la justice des Etats-Unis maintient depuis 12 ans en prison ces cinq Cubains venus à Miami combattre la préparation d’actes terroristes contre leur pays alors que cette même justice refuse, à ce jour, de poursuivre, d’incarcérer et d’extrader Luis Posada Carriles et Orlando Bosh. Ces derniers, avec d’autres auteurs présumés de plusieurs attentats meurtriers contre des objectifs civils cubains, se trouvent en Floride et apparaissent de temps à autre dans des réunions publiques. Ce comportement incohérent des Etats-Unis en matière de lutte anti-terroriste n’engage-t-il pas leur responsabilité internationale au regard de la Résolution 1373 du conseil de Sécurité des Nations Unies (votée le 28 septembre 2001 à la suite des attentats du 11 septembre) ?

En juin dernier, les avocats des 5 Cubains ont présenté des demandes d’habeas corpus devant la Cour du District Fédéral de Miami en se basant sur de nouveaux éléments indiquant par exemple qu’une dizaine de journalistes locaux couvrant l’affaire recevaient des paiements de la part du gouvernement des Etats-Unis. Mais les regards des défenseurs des Cinq Cubains et des organisations de la société civile des Etats-Unis, de Cuba et d’ailleurs se tournent de plus en plus vers le président Obama qui pourrait, s’il le voulait, user de son droit de grâce.

Alexandre Zourabichvili

Article tiré du "Le Grand Soir" site d'information sur le web

Écrit le 20/12/2010 à 16:47:07

Une grâce présidentielle pour les Cinq


LA HAVANE, 14 décembre 2010 (IPS) 

             Après qu’aient été épuisés les recours aux instances judiciaires ordinaires d’appel aux Etats-Unis, le gouvernement de Cuba accentue la campagne qui cherche à obtenir la grâce du président Obama pour les cinq agents cubains emprisonnés dans ce pays depuis plus d’une décade.

             « La pression de l’opinion publique est nécessaire pour que Obama soit réceptif et signe la libération de nos proches, dont l’unique délit à été de tenter d’éviter des actions terroristes contre notre pays” a dit Adriana Pérez, l’épouse de Gerardo […].

            Elle a reconnu qu’une décision du chef du gouvernement [US] dans ce sens pourrait être plus difficile maintenant que son  parti, le Parti Démocrate, a perdu la majorité parlementaire lors des élections de novembre. « Mais il conserve ses prérogatives constitutionnelles et pourrait accorder une grâce pour que nos proches reviennent à la maison”, a-t-elle avancé.

            Elle a ajouté que le processus légal concernant l’affaire ne permettra pas la libération de « Los Cinco », comme on les appelle à Cuba et dans le monde entier, « bien qu’il existe suffisamment de preuves de leur innocence ». « L’administration d’Obama a été moins agressive (…). Nous espérons qu’elle se montre plus réceptive à notre appel », a-t-elle déclaré.

[…]

            Un recours en appel extraordinaire a été présenté en juin pour Gerardo Hernàndez, mais Adriana Pérez ne fonde guère d’espoir sur cette démarche qui explique que « C’est un processus légal qui ne nous garantit pas que nous obtiendrons la liberté de nos compañeros, bien qu’il y ait suffisamment de preuves de leur innocence ».  

            Le gouvernement de Cuba ne se montre pas non plus optimiste concernant cette instance; Pour Ricardo Alarcon, le président du parlement de l’île, un processus dans lequel « à une unique reprise un prisonnier a la possibilité de solliciter de cette même juge qui l’a condamné en première instance l’annulation du procès [qu’elle a dirigé] et la reconnaissance de son innocence » est « peu porteur d’espoir ».

[…]

            Alarcon n’a pas voulu évoquer la possibilité d’un échange entre les Cubains et Alan Gross, un Etatsunien qui est emprisonné à La Havane depuis un an [depuis le 3 décembre 2009,ndt] mais sans que des charges judiciaires concrètes lui aient encore été signifiées. « Ce sont deux affaires différentes », a-t-il affirmé.

            « Je suppose qu’on l’informera des charges retenues contre lui en son temps» a-t-il déclaré, avant d’accuser Gross d’avoir violé la souveraineté nationale et d’avoir commis des délits très sévèrement punis aux Etats-Unis. Il a ensuite ajouté : « Son cas sera traité de manière adéquate conformément à nos lois, en respectant toute la règlementation».

 

            Gross est un entrepreneur lié à l’USAID (l’Agence US pour le Développement International) qui selon les autorités cubaines devait principalement, entre autres projets, financer des groupes de la dissidence à l’intérieur du pays. Dans cette optique, elles accusent l’homme d’avoir introduit du matériel de communication satellitaire  pour des opposants, ce que nie Washington. Une récente déclaration du département d’Etat (le ministère des Affaires Etrangères) des Etats-Unis a insisté sur le fait que Gross a voyagé à Cuba pour aider des membres de la communauté juive de ce pays à se connecter à d’autres communautés à travers le monde, et a considéré son arrestation comme un important obstacle à l’avancée d’un dialogue entre les deux pays.


Extraits d’un article de Patricia Grogg (trad. A. Arroyo)

 

Écrit le 20/12/2010 à 16:03:31

Ricardo Alarcón réafirme que le Président des Etats-Unis peut faire libérer les 5


La Havane. Lundi 13 décembre,CCN/RHC - Le Président de l’Assemblée Nationale de Cuba, Ricardo Alarcon, a réaffirmé que le Président étasunien Barack Obama a les facultés constitutionnelles pour faire libérer les 5 Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis.

Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités. Ils ont été accusés de conspiration afin d’espionner. Ils n’avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

Clôturant le Forum de la Société Civile Cubaine pour la Liberté des 5, Ricardo Alarcon a ajouté que le droit de ces antiterroristes cubains à rester aux côtés de leurs proches a été violé de même que celui de millions d’Étasuniens de savoir qui sont les véritables terroristes qui se promènent dans la rue sous la protection de groupes contre-révolutionnaires de la Floride.

Au cours de la rencontre, une représentation de la société civile de Cuba et d’organisations internationales ayant leur siège à La Havane ont également signé la Déclaration Finale pour la Libération de Ramón Labañino, René González, Gerardo Hernández, Fernando González et Antonio Guerrero.

Auparavant, des activistes du mouvement de solidarité avec Cuba avaient demandé en Allemagne la libération des 5 au cours d’un meeting organisé par le Réseau de Solidarité avec Cuba dans ce pays européen et par le Comité « « Basta ya » (Ça suffit !).

Écrit le 15/12/2010 à 18:13:23

Journée Internationale des Droits de l’Homme


Journée Internationale des Droits de l’Homme

Unissons Nos Voix pour Eux

5 JOURS POUR LES 5

 

Sur proposition des délégués de l’Amérique Latine et d’Europe réunis  à Holguin lors du VI° Colloque International pour la liberté des 5 Héros et contre le Terrorisme, il a été résolu de réaliser sans attendre une action pour le 10 décembre, Jour International des Droits de l’Homme.

Ce jour-là, de 9h du matin à 5h de l’après-midi*, et cela pendant cinq jours consécutifs, téléphonez, envoyez un fax, un mail ou un télégramme pour demander au Président Obama de libérer les 5 Patriotes Cubains détenus aux Etats-Unis pour avoir défendu le droit à la vie.

 

Cette date a été choisie parce que le 10 décembre 1948, l’Assemblée Générale des Nations Unies a approuvé la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, déclarant ce jour « Journée Internationale des Droits de l’Homme ».

Dans un communiqué envoyé le 13 octobre 2010, Amnesty International a demandé au gouvernement des USA de réviser l’affaire et de compenser toute injustice à travers le droit de grâce ou par n’importe quel autre moyen adéquat, dans le cas où de nouveaux appels légaux se révèleraient inefficaces.

 Le président Obama a des preuves plus que suffisantes de l’innocence des 5 Cubains, du fait qu’ils n’ont jamais constitué une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis, qu’ils n’avaient pas d’armes et que leur seul objectif était de contrôler des organisations terroristes basées à Miami pour éviter d’autres morts de personnes innocentes.

 Lors de la Journée Internationale des droits de l’Homme, usant des possibilités que confère la Constitution des Etats-Unis, que nous soyons avocat, parent, enfant, époux ou épouse, ou simplement une personne honnête, attachée à la justice, nous exigeons du Président Obama, en tant que Prix Nobel de la Paix, qu’il mette un terme à cette COLOSSALE INJUSTICE ET QU’IL LIBERE LES 5 DÈS MAINTENANT !!!

*heure des USA, soit de 16h à minuit, à peu près, pour la France – ndt

COMMENT COMMUNIQUER AVEC LA MAISON BLANCHE

Par téléphone: 202-456-1111

Si vous appelez hors des Etats-Unis, indiquez le code international de votre propre pays (pour la France, c’est le 33,ndt) + 1 (code des USA) 202-456.1111

Par fax: 202 456-2461

Si vous envoyez un fax hors des Etats-Unis, indiquez le code international de votre propre pays (pour la France, c’est le 33,ndt) + 1 (code des USA) 202-456.2461

Par courrier électronique: HTTP://WWW.WHITEHOUSE.GOV/CONTACT


Pour envoyer un télégramme

Presidente Barack Obama

The White House

1600 Pennsylvania Ave, NW

Washington, DC 20500

EE.UU.

 
CETTE ACTION COLLECTIVE NE POURRA ETRE EFFICACE QUE SI DE NOMBREUSES PERSONNES AUX ETATS UNIS ET PARTOUT DANS LE MONDE APPELLENT PAR TELEPHONE OU ENVOIENT DES FAX, DES MAILS OU DES TELEGRAMMES DU 10 AU 14 DECEMBRE. SI PERSONNE NE REPOND AU TELEPHONE, LAISSEZ UN MESSAGE.

 

TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS Y ARRIVER!

 

Comité International pour la Liberté des 5 Cubains

 

(Traduction : Annie Arroyo – 3  décembre 2010)

Écrit le 06/12/2010 à 17:40:47

Connaître et défendre Cuba Socialiste


France Cuba

Écrit le 03/12/2010 à 12:16:12

RASSEMBLEMENT LE 16 DECEMBRE A 17H00


RASSEMBLEMENT  LE 16 DECEMBRE A 17H00

DEVANT LE CONSULAT USA 25 ALLEE J. JAURES TOULOUSE

 

 

MOBILISONS NOUS JUSQU A LEUR LIBERATION

 

Antonio Guerrero (Miami, 1958) Ingénieur en construction d’aérodromes, poète, deux fils.


Fernando Gonzalez (La Havane, 1963) Diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Ministère des Affaires étrangères, marié.


Gerardo Hernandez (La Havane, 1965) Diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Ministère des Affaires étrangères, marié.


Ramon Labañino (La Havane, 1963) Licencié en Économie de l’Université de La Havane, marié, trois filles.


René Gonzalez (Chicago, 1956) Pilote et instructeur de vol, marié, deux filles.

 

A DIFFUSER LARGEMENT AUTOUR DE VOUS

Écrit le 01/12/2010 à 18:50:50

Stop au blocus, liberté pour les cinq cubains !


STOP AU BLOCUS,

LIBERTÉ POUR LES CINQ

 

JUSTICE ET LIBÉRATION POUR LES CINQ

 

MOBILISATION  POUR LES 5

LE JEUDI 16  DECEMBRE

de 17H00  à 18H30

Devant le consulat U.S.A.

25 ALLES JEAN JAURES

Écrit le 29/11/2010 à 17:02:32

12 ans, 4 459 Jours, c’est trop ! Pas un jour de plus !


12 ans,  4 459 Jours, c’est trop ! Pas un jour de plus !

Comme dans des dizaines d’autres pays, comme dans d’autres villes de France (Arras, Lille, Béziers, Toulouse, …) un  rassemblement mensuel pour les 5  Cubains est organisé de nouveau ce mois-ci à Paris.  Nous vous donnons rendez-vous

Vendredi 26 Novembre 2010 de 18H30 à 20H, 
à la sortie du métro Ménilmontant

 

pour manifester notre solidarité avec les 5 Cubains qui ont désormais passé plus de 12 ans dans les prisons américaines, alors que Posada Carriles, Orlando Bosch et tous les autres terroristes organisateurs d’attentats à Cuba dont les  5 antiterroristes cubains  s’efforçaient de déjouer les plans  restent en liberté et continuent à œuvrer  en toute impunité à Cuba et dans les différents pays de l’Alba.

Apportez votre soutien aux 5 comme le font en France, le chanteur Manu Chao, les journalistes Maurice Lemoine, (auteur des « 5 Cubains de Miami »), Ignacio Ramonet, Hernando Calvo Ospina, Monseigneur Gaillot…et dans le monde  entier : Sean Penn, Benicio del Toro, Danny Glover, Susan Sarandon, Oliver Stone et Martin Sheen, Chrissie Hynde des Pretenders , 10 Prix Nobel de la Paix dont Maired Maguire et Adolfo Perez Esquivel, les  cinéastes Michael Moore, Ettore Scola, Oliver Stone, le philosophe et linguiste étasunien,  Noam Chomsky, l’écrivain espagnol Alfonso Sastre, Frère Betto, théologien brésilien de la libération et de Tristan Bauer, réalisateur argentin.

Une expression de solidarité à l’échelle internationale qui seule pourra infléchir la décision du Président Obama de mettre fin à cet emprisonnement pour « conspiration »  se prolongeant depuis plus de 12 ans,  alors venez nombreux, nombreuses Vendredi 26 Novembre à 18H30 à la sortie du métro Ménilmontant avec banderoles, tracts, prise de parole afin de faire entendre au-delà des murs de leurs prisons les voix des 5 !

Venez nombreux, nombreuses Vendredi 26 Novembre à 18H30 à la sortie du métro Ménilmontant réaffirmer que plus de 4 400 jours d'emprisonnement c'est trop et exiger du président Obama que leur détention injuste ne dure pas  jour de plus !

Écrit le 22/11/2010 à 16:42:41

Rassemblement le 18 Novembre à 17h00


RASSEMBLEMENT  LE 18 NOVEMBRE A 17H00

DEVANT LE CONSULAT USA 25 ALLEE J. JAURES TOULOUSE

MOBILISONS NOUS JUSQU A LEUR LIBERATION

 

Antonio Guerrero (Miami, 1958) Ingénieur en construction d’aérodromes, poète, deux fils.


Fernando Gonzalez (La Havane, 1963) Diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Ministère des Affaires étrangères, marié.


Gerardo Hernandez (La Havane, 1965) Diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Ministère des Affaires étrangères, marié.


Ramon Labañino (La Havane, 1963) Licencié en Économie de l’Université de La Havane, marié, trois filles.


René Gonzalez (Chicago, 1956) Pilote et instructeur de vol, marié, deux filles.

 

A DIFFUSER LARGEMENT AUTOUR DE VOUS

Écrit le 15/11/2010 à 14:51:21

COMITE TOULOUSAIN FRANCE-CUBA


COMITE TOULOUSAIN FRANCE-CUBA
LIBERTE POUR LES 5 CUBAINS PRISONNIERS AUX ETATS UNIS

Qui sont les 5 Cubains prisonniers aux États-Unis ?

Antonio Guerrero (Miami, 1958) Ingénieur en construction d’aérodromes, poète, deux fils.
Fernando Gonzalez (La Havane, 1963) Diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Ministère des Affaires
étrangères, marié.
Gerardo Hernandez (La Havane, 1965) Diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Ministère des Affaires
étrangères, marié.
Ramon Labañino (La Havane, 1963) Licencié en Économie de l’Université de La Havane, marié, trois filles.
René Gonzalez (Chicago, 1956) Pilote et instructeur de vol, marié, deux filles.

Pourquoi étaient-ils aux États-Unis ?

Ils sont partis pour ce pays afin de recueillir des informations sur les plans des organisations terroristes qui ont installé,
depuis de longues années, leurs bases d’opérations à Miami : La Fondation Cubano-américaine (FNCA), le Conseil pour la
Liberté de Cuba (CLC), Frères du Secours, Mouvement Démocratie, Alpha-66, et bien d’autres dont les activités délictueuses
sont bien connues.Les actes de terrorisme de ces groupes, parmi lesquels on compte de nombreux sabotages et attentats,
ont fait des milliers de morts, de blessés et causé de gros dégâts à l’économie ; ils se sont livrés au trafic de drogue et de
personnes, ont élaboré des centaines de plans d’assassinats du Président cubain, Fidel Castro, et ont même réalisé des
attentats sur le territoire étasunien et dans d’autres pays hormis Cuba.

Violations des normes juridiques

Les 5 ont fait l’objet d’un procès truqué qui a eu lieu à Miami, une ville totalement hostile et dominée par la maffia
d’origine cubaine, où il était impossible de réaliser un procès juste et impartial, conformément aux lois étasuniennes et au
Droit international. Les milieux anti-cubains ont déclenché une forte campagne de propagande calomnieuse pour faire
pression sur l’opinion publique et le jury. Cet état de fait a été dénoncé à de nombreuses reprises par les avocats des 5 qui
ont présenté plusieurs motions sollicitant un changement de siège, ce qui leur a été refusé

Des peines injustes et démesurées

Au terme d’un procès illégitime, la juge, qui n’a accepté aucune des circonstances atténuantes que la défense a présentées
et qui a admis toutes les circonstances aggravantes proposées par le Parquet, a édicté des peines démesurées et injustes, a
appliqué la peine maximum pour chacun des chefs d’accusation, alors que des preuves n’ont pas pu être fournies pour
étayer les charges principales. Cela a constitué une violation, entre autres, de l’Article 14 du Pacte International relatif aux
Droits Civils et Politiques des Nations Unies qui stipule : «… Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue
publiquement, avec toutes les garanties requises, par un tribunal compétent, indépendant et impartial… »

Dans de nombreux pays des personnalités importantes (prix Nobel, députés, juristes, intellectuels,
comités, associations…) demandent la libération immédiate des 5 cubains.


LA MOBILISATION DOIT ETRE JUSQU A LEUR LIBERATION

www.france-cuba.fr– francecuba.comite31@yahoo.fr

_________________________________________________________________

France-Cuba – comité toulousain - 11 rue du colonel Driant - 31400 Toulouse

Téléphone 1 : 05 61 42 04 85

Écrit le 10/11/2010 à 17:55:23

COMMUNIQUE CUBA-SI-FRANCE ALSACE.


Le samedi 13 Novembre 2010 de 14h30 à 18h Cuba-si-France Alsace organise son premier rassemblement en faveur des cinq , au pont du marché à Strasbourg prés de la vieille synagogue Cette manifestation  à l'initiative de notre ami R STOECKLIN sera animée part notre antenne d'Alsace ,distribution de tracts, pétitions, débats d'information.

Pour la libération des cinq et contre le blocus imposé par les Etats- unis depuis 1962 .

Écrit le 09/11/2010 à 19:54:41

Justice pour les Cinq !



Mémoires des Luttes et l'Association France Cuba 
ont le plaisir de vous inviter à la la conférence débat 

Justice pour les Cinq !

Le jeudi 7 octobre 2010 à 19h00

Mairie du 14ème arrondissement
2, Place Ferdinand Brunot - 75014 Paris 
Métro Mouton Duvernet - Bus 28-38-58-68

 

Soirée d'information sur les cinq agents antiterroristes cubains injustement emprisonnés aux Etats-Unis depuis douze ans, avec la participation d'Adriana Pérez et d'Olga Salanueva, épouses de Gerardo Hernández et de René González, et de Maurice Lemoine, qui présentera son ouvrage Cinq Cubains à Miami (ed. Don Quichotte). En présence de Mme Maria de los Angeles Florez, ambassadeur de Cuba auprès de l'UNESCO

Écrit le 24/09/2010 à 11:04:04

Paris - Rassemblement pour les 5 à Ménilmontant à 18H30


vendredi 24 septembre 2010

12 ans, 4 393 Jours, c’est trop ! Pas un jour de plus !

Les rassemblements mensuels pour les 5 se multiplient dans toute la France, nous vous donnons rendez-vous à Paris

ce vendredi 24 Septembre 2010 de 18H30 à 20H,

à la sortie du métro Ménilmontant

pour manifester ensemble notre solidarité avec les 5 Cubains qui ont désormais passé plus de 12 ans dans les prisons américaines.

Apportez votre soutien aux 5 comme

Sean Penn, Benicio del Toro, et les personnalités du monde culturel états-uniens : Danny Glover, Susan Sarandon, Oliver Stone et Martin Sheen, Chrissie Hynde des Pretenders ,

10 Prix Nobel de la Paix dont Maired Maguire et Adolfo Perez Esquivel

Noam Chomsky, philosophe et linguiste étasunien,

Alfonso Sastre, important écrivain espagnol,

Frère Betto, théologien brésilien de la libération

et Tristan Bauer, réalisateur argentin.

Une expression de solidarité à l’échelle internationale qui seule pourra infléchir la décision du Président Obama et mettre fin à cet emprisonnement pour « conspiration » se prolongeant depuis plus de 12 ans, solidarité dont les 5 nous remercient

alors à vendredi 18H30 à la sortie du métro Ménilmontant en attendant la sortie du livre de Maurice Lemoine "Cinq Cubains à Miami"

Écrit le 24/09/2010 à 11:03:33

Rasseùblement


14 octobre 2010 à 19h30

au Cinéma Le Rio MJC de Villerupt

( 6 , r u e C l e m e n c e a u )

 

Soirée de Solidarité

avec la participation

d’Adriana Perez et d’Olga Salanueva,

épouses de Gerardo Hernandez et René González

organisée

par le Comité "Liberté pour les Cinq" - Luxembourg et

la Mairie de Villerupt

Écrit le 23/09/2010 à 09:28:50

LE FESTIVAL LATINOAMERICAIN DE PAU (FRANCE) EXIGE LA LIBERATION DES CINQ CUBAINS


Cinq agents cubains de Renseignement sont détenus aux Etats-Unis depuis onze ans. Ils avaient infiltré les milieux mafieux de Floride afin de prévenir les actes terroristes contre Cuba. Alors qu'ils ne mettaient nullement en cause la sécurité des Etats-Unis, ils ont été arrêtés, lourdement condamnés par des juges de Miami, partiaux, et par des tribunaux partisans. Ils sont devenus de véritables prisonniers politiques. Ils subissent un traitement carcéral des plus durs: maltraitance, brimades, humiliations, etc.

L'association CulturAmérica et le Festival latino-américain de Pau exigent la libération immédiate de ces cinq Cubains emprisonnés depuis trop longtemps et victimes d'un acharnement injustifiable.

Écrit le 23/09/2010 à 09:28:06

Lettre d'Antonio Guerrero depuis le pénitencier



Aux participants de l’exposition CUB@RTE,

Alors que je peignais les Oiseaux d’Amérique, lors d’une fermeture totale de la prison qui a duré presque un an, suite à un grave incident dont ma mère et ma sœur furent en partie témoins, dans une autre prison éloignée de la mienne un petit oiseau qui ne pouvait pas voler fut remis entre les mains d’un prisonnier. Je vous invite à apprendre l’histoire de Gerardo Hernandez et de ce petit oiseau qu’il avait appelé Cardenal – Cardinal. Je vous invite à apprendre la cruelle histoire de sa séparation d’avec sa jeune épouse, qui dure depuis plus de douze ans. Je vous invite à apprendre les condamnations et les sentences injustes qui lui ont été imposées. Je vous invite à apprendre comment René Gonzalez a été séparé de ses filles et de sa femme, à apprendre pourquoi Ramon Labañino a dû voir grandir ses filles de loin, à apprendre pour quelles raisons Fernando Gonzalez a dû se marier en prison. En connaissant leurs histoires, vous connaîtrez la mienne, durant ce long séjour en prison, que nous avons passé en grande partie dans un isolement  total dans des cellules de châtiment.

C’est pour cela que ces oiseaux représentent les Cinq, représentent l’unité que nous savons possible entre tous les peuples du monde pour qu’il n’y ait plus de guerres et que règne la paix, pour qu’il n’y ait plus de terrorisme et que nous vivions dans la tranquillité, pour qu’il n’y ait plus de blocus à cause desquels meurent des enfants d’une maladie bénigne que l’on pourrait soigner, pour que les richesses soit distribuées avec équité et qu’une fois pour toutes finisse la faim et la pauvreté pour des millions d’êtres humains.

Nous continuerons à créer. « La vérité exige l’art. Seul triomphe ce qui est beau ».

Cinq saluts et cinq accolades.
Merci beaucoup.
Antonio Guerrero Rodriguez

Écrit le 23/09/2010 à 09:25:52

Soirée de Solidarité


Le Comité "Liberté pour les Cinq" - Luxembourg et la Mairie de Villerupt vous invitent à participer à  une

SOIREE DE SOLIDARITE

le jeudi 14 octobre 2010 à 19h30 au Cinéma Le Rio à la Maison des Jeunes et de la Culture de Villerupt (6, rue Clemenceau)

 

à laquelle participeront Adriana Perez et Olga Salanueva, respectivement épouses de Gerardo Hernández et de René González, de représentants de l'Ambassade de Cuba en Belgique et en France, ainsi que de Maurice Lemoine, journaliste et rédacteur en chef du Monde Diplomatique, qui vient de publier le livre "Cinq cubains à Miami".

 

Les Cinq sont emprisonnés aux Etats-Unis depuis douze ans. Leur crime : avoir déjoué 170 attentas, organisés par des terroristes cubano-étatsuniens de Miami, qui auraient dû avoir lieu à Cuba, et dont les victimes seraient venues s'ajouter aux 3.478 morts et 2.099 handicapés à vie que ce terrorisme à déjà fait à Cuba depuis le début de la révolution.

 

Malgré les appels réitérés de 10 prix nobels, de plus de 1.000 parlementaires et de milliers de personnalités et d'intellectuels du monde entier, ainsi que des innombrables actions organisées dans 140 pays par plus de 300 comités de solidarité avec les Cinq, pour réclamer leur libération, les autorités étatsuniennes ne semblent pas disposées à les libérer.

 

Il est important de souligner qu’Adriana Perez et d’Olga Salanueva n'ont pas été autorisées à revoir leurs époux depuis leur emprisonnement.

 

Avec le soutien de:

Amistad Luxemburgo - Cuba / Cuba Si France / Cuba Si Lorraine / Front de Gauche Longwy-Villerupt / Jeunesse communiste luxembourgeoise (JCL) / Parti communiste luxembourgeois (KPL) /  Section des frontaliers français de l’OGB-L / Section d'Audun le Tiche du P.C.F. / Section de Villerupt du P.C.F. / Union locale CGT Longwy - Villerupt.

 

Pour plus d’info sur les Cinq surwww.freeforfive.org et www.cubasilorraine.over-blog.org

 

ContactComité "Liberté pour les Cinq"  ℅ Iogna Prat Ivano 1, rue Omar N. Bradley  L-1279 Luxembourg Tél. : 446066-22 Mail : iiognaprat@zlv.lu

Écrit le 23/09/2010 à 09:23:03

Aux Parlements et aux peuples du monde


Ce 12 septembre 2010 marque les 12 ans de l’injuste incarcération, dans des prisions aux Etats-Unis, de Gerardo Hernandez Nordelo, Ramon Labañino Salazar, Antonio Guerrero Rodriguez, Fernando Gonzalez LLort et René Gonzalez Sehwerert.

Aux Parlements et aux peuples du mondeDepuis leur arrestation et tout le long d’un procès ubuesque qui aboutit à des peines démesurées, y compris la réclusion à perpétuité à l’encontre de deux d’entre aux et deux fois l’emprisonnement à perpétuité pour un autre, ces cinq Cubains se sont heurtés à de nombreux obstacles pour exercer leurs droits et ont été soumis à des traitements cruels, y compris à de longues périodes dans des cellules d’isolement, et deux d’entre eux, Gerardo et René, ont même été privés du droit de visite de leurs épouses.

Pendant toutes ces années, notre peuple, aux côtés de leurs familles et de leurs proches, a dénoncé cette injustice et s’est mobilisé en faveur de leur libération, convaincu de leur innocence, leur seule mission, mais non moins importante, ayant consisté dans la surveillance des groupes terroristes qui depuis plus de 50 ans agissent impunément contre Cuba. Aucune de leurs actions n’a jamais menacé la sécurité des Etats-Unis. Ce que savent parfaitement les autorités étasuniennes et ce qui a même été reconnu pendant le procès par le Ministère public et plusieurs hauts chefs militaires de ce pays.

S’il fallait une seule raison pour prouver toute l’injustice et la logique revancharde qui ont entaché ce procès, au-delà de leur innocence démontrée, il suffirait de dire que pendant les dernières décennies jamais personne dans ce pays ayant été accusé et reconnu coupable d’espionnage, y compris dans des actions violentes contre les Etats-Unis, n’a été condamné à des peines aussi lourdes, et beaucoup de ces personnes condamnées ont été remises en liberté.

Douze ans se sont écoulés et, alors qu’avec le refus de la Cour suprême de revoir cette affaire, toutes les possibilités ont été épuisées sur le plan juridique, la situation de nos cinq compatriotes reste extrêmement difficile ; alors que deux d’entre eux ont vu leur peine légèrement modifiée, Gerardo Hernandez continue de purger, dans des conditions de détention extrêmement rigoureuses, ses deux condamnations à perpétuité assorties d’une peine de quinze ans.

Insistant sur l’importance de la solidarité pour obtenir la justice, le juriste étasunien Leonard Weinglass, l’un des avocats de la défense des Cinq, signalait : « La pire des choses qui puisse arriver à quelqu’un dans le système de justice des Etats-Unis est de se retrouver seul. La solidarité est nécessaire, non pas pour intimider la Cour, mais pour montrer que le monde reste vigilant et que la loi doit être appliquée ».

Nous sommes convaincus que la bataille en faveur de leur libération, à laquelle se sont associés des peuples, des organisations sociales, politiques et de professionnels, des gouvernements et des parlements du monde entier, dans un geste exceptionnel de solidarité envers cette juste cause, continuera de s’amplifier.

Aujourd’hui, il est plus nécessaire que jamais d’exiger à l’Administration des Etats-Unis de mettre un terme à cette injustice et de libérer immédiatement ces cinq Cubains.

Assemblée nationale du Pouvoir populaire

 

Source : ttp://www.granma.cu/frances/cuba-f/13sept-Parlements.html

Écrit le 14/09/2010 à 12:03:43

Leyde Ernesto Rodriguez Hernandez


les5

Rassemblement pour les 5, le vendredi 24 septembre 2010

A LILLE

les

Écrit le 14/09/2010 à 11:12:48

Aux USA, on demande à Obama de libérer des cubains


Danny Glover, Edward Asner, Susan Sarandon, Oliver Stone, Martin Sheen, Pete Seeger, Ry Cooder, Bonnie Raitt, Chrissie Hynde, Haskell Wexler, Graham Nash et Jackson Browne, entre autres, enverront une lettre au président Barack Obama pour lui demander de libérer les cinq Cubains emprisonnés.

Glover et Asner, chargés de l’organisation « Acteurs et Artistes Unis pour la Liberté des Cinq Cubanos », ont lancé un appel à leurs collègues aux Etats-Unis pour qu’ils ajoutent leurs noms à la missive pour demander à Obama qu’il émette un pardon exécutif pour les cinq citoyens de Cuba.

Ils n’ont commis aucun crime !

Dans la lettre, les acteurs et les artistes affirment: « Nous sommes profondément consternés parce que les cinq Cubains, qui n’ont commis aucun crime contre les Etats-Unis ni ne représentent une menace contre la sécurité nationale de ce pays, sont emprisonnés depuis 12 ans. Ils s’informaient des activités violentes d’exilés cubains à Miami qui ont provoqué la mort de milliers de cubains. Ils protégeaient simplement leur pays d’actions terroristes futures ».

D’autres acteurs et artistes qui ont ajouté leurs noms au document comme : James Cromwell, Mike Farrell, Bruria Finkel, Richard Foos, Elliott Gould, Greg Landau, Francisco Letelier, Esai Morales, Betty et Stanley K. Sheinbaum et Andy Spahn.

La missive sera envoyée à Obama le 12 septembre.


http://www.jornada.unam.mx/2010/09/12/index.php?section=mundo&article=031n3mun
traduction: ASC-Genève
Journal La Jornada
Dimanche 12 septembre 2010, p. 31

Écrit le 14/09/2010 à 11:10:42

UNE PROUESSE ROMANESQUE TRES POLITIQUE


Le journaliste et romancier Maurice Lemoine, ancien rédacteur en chef du "Diplo", vient de réussir un pari risqué: écrire un roman (trois ans de travail), un roman !!, sur l'histoire des "Cinq héros cubains prisonniers de l'Empire": "Le roman de la guerre secrète entre Cuba et les Etats-Unis. Cinq Cubains à Miami"(Don Quichotte éditions).
Je l'ai lu de bout en bout, sans le lâcher, en perdant la notion du temps. La vraie fausse fiction sert ici une réalité plus vraie que vraie, celle de la guerre de basse intensité que livrent les Etats-Unis ,depuis cinquante ans, en faisant feu de tous leurs services, réseaux, CIA, mercenaires, moyens colossaux, contre une révolution "communiste de merde", contrainte de se défendre avec ses agents secrets, ses "espions" qui se sacrifient pour pénétrer les entrailles du monstre, les organisations terroristes de Miami...En 1998 , cinq d'entre-eux ont été arrêtés par le FBI alors même que La Havane avait transmis à Washington un dossier sur les projets et agissements criminels de la mafia contre-révolutionnaire de Floride.
Depuis, emprisonnés dans les pires conditions, scandaleusement "jugés", et condamnés lourdement, brimés, humiliés, ces cinq révolutionnaires résistent sans se renier. Maurice Lemoine nous les rend proches. On partage leurs souffrances, l'inhumanité de leur sort et leur fragile humanité, leur calvaire, leur quotidien, alors que les tueurs comme Posada Carriles, Orlando Bosch... bénéficient de protections officielles. Par un style nerveux, concis, de thriller,le narrateur nous plonge au coeur de cette guerre souterraine, permanente, "silenciée" par les médias occidentaux et qui n'en finit pas. On serre les poings de rage face à l'insupportable injustice, on s'émeut, on rit aussi... L'auteur ne fait pas dans l'épopée, mais dans la réalité du quotidien d'un affrontement inégal, dans la fiction vraisemblable et terriblement efficace. Il met avec jouissance les pieds dans les clichés, connaît mieux que quiconque le terrain, les lieux, et bouscule la  bienpensance, remet la révolution cubaine à sa place: historique, malgré tous les malgrés...
La littérature au service du combat politique ne va pas de soi. L'enfer littéraire est souvent pavé de bonnes intentions didactiques. Maurice Lemoine a réussi un roman UTILE, bien mené et passionnant. (à paraître le 7 octobre)


Jean Ortiz

Écrit le 14/09/2010 à 11:09:21

Appui enthousiaste pour les Cinq Cubains au Palais de Justice à Bruxelles


Ce 12 septembre, le comité belge pour la libération des Cinq Cubains a organisé à nouveau une grande action dans l'ombre du Palais de Justice à Bruxelles. C’est un endroit symbolique pour exiger justice pour les Cinq Cubains, 12 ans après leur détention arbitraire et procès illégitime.

 

Tôt le matin, sous une pluie battante, une quinzaine de militants construisit la prison et le podium à la Place Poelaert. Á 11 heures un groupe de personnalités flamandes, wallonnes et bruxelloises entra aux cellules. Les prisonniers symboliques Joke Devynck (actrice), Dirk Tuypens (acteur), Jonas Geirnaert (cinéaste), Sven Gatz (Open VLD, Parlement flamand), Celine Delforge (Ecolo, Bruxelles), Zoé Genot (Ecolo, Chambre), Sfia Bouarfa (PS, Bruxelles), Bart Staes (Groen!, Parlement européen), Karel Stessens (président national ACOD) et Rob Urbain (secrétaire provincial Centrale Générale, Limbourg) ont fait un ‘statement’ avec leur emprisonnement volontaire pendant cinq heures pour les Cinq, sous le slogan “Ils sont aussi innocents que nous”.

 

Heureusement, vers 14h le soleil apparut. À ce moment commencèrent les performances par une série d'artistes belges. Sur la scène improvisée se trouvait un Obama grandeur nature, outre les portraits des Cinq et une bannière avec les mots ‘Obama, libérez des Cinq, Oui vous pouvez!’ Nous remercions Marka, Lady Linn, Axl Peleman, Eric Baranyanka, Lize Accoe (Delavega) et Ludo Vandeau (Bodixel) pour leur concert fantastique de solidarité avec les Cinq Cubains. Le public a répondu avec beaucoup d’enthousiasme à leur engagement pour les Cinq.

 

Nous remercions aussi les 60 organisations sociales et personnalités qui ont soutenu cette action. Ensemble avec dix Prix Nobel et des milliers de sympathisants à travers le monde, ils appellent le président Obama à réparer l'injustice et rendre la liberté des Cinq. Ce pouvoir constitutionnel lui appartient, nous attendons sa signature!
Depuis la clause pénale des Cinq en décembre 2001 a commencé une campagne internationale pour exiger justice. En Belgique aussi il y a eu beaucoup de soutien des plus diverses familles politiques et de tous mouvements sociaux importants.

 

Trois ministre des affaires étrangères belges, Karel De Gucht, Yves Leterme et Steven Vanackere se sont exprimés en soutenant la décision du Groupe de Travail contre les Détentions Arbitraires des Nations Unis, qui exige la libération des Cinq et ont confirmé d’ interpeller le gouvernement américain sur le cas. Récemment il y a eu un entretien entre le Comité belge pour la Libération des Cinq et le ministre Steven Vanackere.

 

Il est important de voir les victoires obtenues dans cette campagne

 

L’énorme soutien au niveau mondial, qui dépasse largement les cercles de solidarité avec Cuba.

 

La décision en 2005 du ‘Groupe de travail pour les détentions arbitraires’ des Nations Unies, qui déclare que l’emprisonnement des Cinq est en violation avec le droit international et ordonné aux États-Unis de se conformer à cette décision.

 

Le soutien, en utilisant la procédure de “amicus brief”, au moment de la demande du révision du procès par la Cour Suprême des Etats-Unis : douze amicus briefs ont été déposés, étant le plus grand nombre jamais déposé auprès de la Cour Suprême des Etats Unis pour appuyer la demande de revoir un jugement.

 

La réduction de peine de trois des cinq, fin de 2009, ou le procureur a avoué devant le juge qu’il demandait cette réduction sous la pression de l’opinion publique internationale.

 

Le récent déplacement de Gerardo Hernández d’une cellule d’isolation. Après10 jours il a été déplacé de nouveau dans les circonstances normales de détention, sous pression internationale.

 

Après l’action à la Place Poelaert, nous nous sommes encore dirigés avec environ soixante manifestants vers l’ambassade des Etats-Unis, ou nous exigeons depuis 2002 chaque 12 septembre ‘Justice pour les Cinq cubains, maintenant !’ 
Comme l’année passée nous aurions aimé remettre une lettre à Obama à l’ambassade. Comme l’année passé ces gens nous ont dit que c’était impossible de nous recevoir. Comme l’année passée nous allons l’envoyer par fax…
Et si Obama n’écoute pas notre voix cette fois, nous le promettons de revenir à cette même endroit le douze septembre prochain !

 

Ce 12 septembre, il y a eu manifestations pour la liberté des Cinq partout dans le monde. En Europe entre autres aussi en Espagne, Italie, la Suède, le Luxembourg, la France, la Tchéquie, les Pays-Bas, le Royaume Uni, Allemagne, l’Autriche et la Suisse.

 

En octobre prochain nous attendons de nouveau la visite de Adriana Pérez et Olga Salanueva, deux des épouses des Cinq qui se voient refusées depuis 12 ans le droit à la visite. Nous invitons cordialement à tous nos lecteurs à venir les rencontrer et soutenir leur lutte à Che Presente, au campus Jette de l’haute école Erasme, le 23 octobre.

 

K. Demuynck

Écrit le 14/09/2010 à 11:08:38

DECLARATION DELA COORDINATION DE DEFENSE DE LA REVOLUTION CUBAINE ET POUR LA LIBERATION DES CINQ HEROS CUBAINS PRISONNIERS AUX USA


Madame l’Ambassadrice, Messieurs les Ambassadeurs des Pays de l’Alliance Bolivarienne pour l’Amérique, c’est avec un grand plaisir et un immense honneur que nous venons nous exprimer devant vous en ce jour anniversaire de l’arrestation de nos 5 héros et aussi , en effet, c’est bien pendant ce week-end de la Fête de l’Humanité 2009 qu’Orlando Requeijo- Gual, a inauguré son ministère d’Ambassadeur  de Cuba dans notre Patrie par une visite inopinée aux combattants pour la justice que nous sommes en faveur de ces 5 héros  indûment emprisonnés  aux USA.  Cette marque de considération et de respect qu’il a voulut exprimer en notre faveur témoigne de l’intérêt majeur des dirigeants Cubains pour nos actions en Europe.

 

Notre Coordination se présente à vous plus unie que jamais, dans l’esprit du moment qui s’est exprimé dans les rues de Paris et des grandes villes de France ce mardi 7 septembre pour la défense des acquis en matière de retraite et pour une répartition plus juste des sacrifices réclamés par les dirigeants réactionnaires de notre gouvernement. En outre elle se présente renforcée par de nouvelles organisations rejoignant notre combat  solidaire pour la libération des 5 de Miami. Nous les  saluons ici au terme de cette manifestation de solidarité dans les allées de la Fête et les invitons à participer à nos actions à venir à Paris comme en Province.

 

Notre combat sans violences est celui du verbe face à l’arbitraire de l’Empire omnipotent et de ses  complices Européens. Dans cette bataille des idées nous possédons un atout majeur c’est votre exemple chers amis de l’ALBA qui nous avez démontré la force de vos idées, la pureté de vos sentiments de solidarité, l’efficience de votre politique, qui, s’appuyant sur l’expérience de nos frères cubain, a pu bruler les étapes en matière de développement dans l’enseignement par le système « yo si puèdo » et dans le domaine de la santé avec l’opération « milagro » et les brigades médicales.

 

Le chemin parcouru en quelques années est impressionnant et démontre qu’avec une réelle volonté politique, un Monde meilleur est possible, et, nous le bâtirons ensembles. Notre verbe retentira demain encore HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !

 

FETE DE L’HUMANITE SEPTEMBRE 2010

Écrit le 14/09/2010 à 11:08:06

Pour la Coordination Nationale


LES ORGANISATIONS FRANCILIENNES REUNIES AVEC LA COORDINATION NATIONALE EXTRAORDINAIRE à L'OCCASION DE LA FETE DE L'HUMANITE ONT DECIDE DE REITERER LE RASSEMBLEMENT DU PRINTEMPS DERNIER à MENILMONTANT (26 MARS) DONT LES VIDEOS SONT à VOTRE DISPOSITION SUR LES BLOGS DE MICHEL TAUPIN ET DE "NUESTRA AMERICA".  RENDEZ-VOUS DONC à PARTIR DE 18 HEURES LE VENDREDI 24 SEPTEMBRE à LA SORTIE DE LA STATION DE METRO "MENILMONTANT" AVEC BANDEROLES TRACS PETITIONS ET CARTES POSTALES.

Pour la Coordination Nationale
Jacques MILHAS

Écrit le 14/09/2010 à 11:07:09

Fin de l'injustice ! Liberté tout de suite !


Le 12 septembre prochain, cela fera 12 ans que nos cinq hermanos cubains prisonniers politiques aux États-unis : Gerardo Hernández, Ramón Labañino, René González, Antonio Guerrero et Fernando González, ont été injustement arrêtés pour avoir lutté contre le terrorisme.

Douze ans pendant lesquels Gerardo, Ramón et Antonio ont passé plus de 10 ans enfermés dans des prisons de très haute sécurité. Douze ans que Gerardo et René n’ont pas été autorisés à voir leur épouse. Douze ans pendant lesquels les Cinq ont été envoyés en cellule d’isolement total pendant plus de 635 jours.

Douze ans de souffrance pour cinq familles cubaines qui ont vu grandir leurs enfants sans la protection de leurs deux parents, qui ont perdu des êtres aimés sans la consolation de leurs fils. Douze ans d’octroi de visas au compte-gouttes, sans savoir quand arriverait « l’autorisation tant attendue » pour aller les voir une nouvelle fois. Douze ans de honte pour la justice du pays qui prétend donner des leçons en matière de droits de l’Homme au monde entier.

Le Comité international pour la liberté des cinq Cubains se joint à la Journée internationale qui débutera le 12 septembre et se poursuivra symboliquement jusqu’au 8 octobre, date de la tombée au combat du Che, dans le cadre de la bataille permanente pour la vérité, la justice et la liberté des Cinq.

Cette journée rappellera au monde que le 21 septembre 1976, à Washington DC, l’ancien ministre des Affaires étrangères OrlandoLetelier et sa secrétaire, la jeune nord-américaine Ronnie Moffitt, étaient assassinés. Une fois de plus, nous dénoncerons l’explosion en plein vol, voilà 34 ans au-dessus des côtes de la Barbade, d’un avion civil de Cubana de aviación. Un attentat qui provoqua la mort de 73 personnes et dont les auteurs avérés, Orlando Bosch et Posada Carriles jouissent des privilèges attribués par les différentes administrations des États-Unis, se promènent en toute liberté dans les rues de Miami et sont considérés comme des « citoyens honorables », au lieu de criminels internationaux. Aujourd’hui, 4 septembre, date du 13e anniversaire de la mort, à 32 ans seulement, de Fabio di Celmo, le jeune italien, tué dans l’explosion d’une bombe posée pendant la vague d’attentats, commanditée par Luis Posada Carriles, dans les hôtels de La Havane en 1997, nous nous joignons aux actions des amis solidaires dans le monde entier.

En mémoire de Fabio, des victimes de la Barbade, de tous ceux qui sont morts, des personnes mutilées à la suite d’attentats perpétrés par des groupes terroristes installés à Miami. Au nom du droit des peuples à vivre en paix, élevons nos voix avec tous les hommes et toutes les femmes honnêtes du monde, en réaffirmant notre engagement à multiplier nos efforts, jour après jour, pas à pas, pour qu’ensemble, nous obtenions le prompt retour des Cinq Cubains dans leur foyer, dans leur famille et dans leur Patrie.

Exigeons au président Obama qu’il mette un terme à l’injustice et qu’il ordonne la libération immédiate des Cinq patriotes cubains.

Comite Internacional para la Libertad de los 5 Cubanos
Pour avoir les dernières nouvelles de l’affaire, visitez: www.thecuban5.org

Écrit le 09/09/2010 à 11:03:58

Une visite à Gerardo en prison


Depuis l’aéroport Ontario en Californie, à quelque 100 km à l’est du centre de Los Angeles, nous sommes partis en voiture vers le Nord par la Route numéro 15, en direction de Las Vegas. Des voitures remplies de joueurs impatients et de longs camions chargés montent et descendent les montagnes, dans la région de Los Angeles et de la Forêt nationale de San Bernardino.

Le haut désert se trouve vers l’Est, à environ 1 200 m d’altitude. Entre les genévriers, les arbres de Josué et les armoises, nous abandonnons l’autoroute et nous nous dirigeons vers un centre commercial créé par un plaisantin, où nous retrouvons Chavela, la sœur aînée de Gerardo.

Nous passons devant des fast food à l’enseigne de grandes chaînes, des salons de coiffure, des boutiques de tatouages, des stations services, et des mini-centres commerciaux (une balade à travers la culture nord-américaine), en direction de l’Ouest, puis vers le Nord par la 395, jusqu’au Complexe pénitentiaire fédéral, une prison de haute sécurité de 192 000 m2, construite voilà six ans ( pour un coût de 101,4 millions de dollars), prévue pour 960 prisonniers.

Dans le vestibule des visiteurs, peint d’un gris institutionnel, un gardien nous remet des formulaires portant des numéros, nous indique d’un signe de tête un livre et un tas de stylos. Nous remplissons les ormulaires, les lui remettons et nous nous asseyons dans la salle grise avec d’autres visiteurs, tous des Noirs ou des Latinos.

Nous attendons 20 minutes. Un gardien appelle notre numéro. Nous vidons le contenu de nos poches, sauf l’argent. Nous passons par une machine de détection, semblable à celles des aéroports, nous récupérons nos ceintures et nos lunettes passées préalablement aux rayons X, et nous tendons notre avant-bras sur lequel un autre gardien appose un tampon. Deux femmes noires et un couple de Latinos déjà âgés subissent le même traitement. Nous échangeons des sourires nerveux, entre visiteurs en terre étrangère.

Il dépose nos papiers d’identité dans un tiroir qui donne dans une autre pièce fermée de l’autre côté d’une fenêtre de plastique épais. Là, un gardien vérifie les documents puis il appuie sur les boutons qui ouvrent une lourde porte de métal. Le groupe passe dans un couloir extérieur. Le soleil aveuglant de la matinée et la chaleur du désert frappent nos corps après l’air conditionné du vestibule. Nous attendons. Un gardien parle à travers une petite rainure de la porte de l’édifice où se trouvent les prisonniers. On apprécie de chaque côté des tours avec des gardiens armés; un amas de barbelés recouvre la partie supérieure des murs de béton.

Nous attendons dans la chaleur; ensuite nous entrons dans une autre pièce climatisée. Enfin, une porte s’ouvre et nous entrons dans la salle des visites. Un gardien nous désigne une minuscule table en plastique, avec trois simples chaises de plastique d’un côté (pour nous), et de l’autre, une pour Gerardo. Des hommes en uniforme kaki de la prison discutent avec leurs épouses, tandis que les enfants afro nord-américains et latinos passent des genoux de l’un à ceux de l’autre.

Vingt minutes plus tard, Chavela le voit arriver de loin. Il avance en souriant, d’un pas vif. Au bord des larmes, Chavela dit: «Il a maigri». Il semble avoir le même poids que lorsque Saul Landau l’a vu au printemps. Gerardo prend sa sœur dans ses bras et l’embrasse, puis Saul et Danny. Il le remercie pour tous les efforts déployés pour le faire sortir du «trou», où il est resté pendant 13 jours entre fin juillet et début août.

Gerardo nous explique que deux agents du FBI qui enquêtent sur un incident qui n’a rien à voir avec son affaire étaient venus l’interroger dans la prison. Tout de suite après, les autorités de l’administration pénitenciaire l’avaient envoyé au «trou», sans preuves, ni argument ni indice qui pourraient laisser penser qu’il était impliqué dans le soi-disant incident. La température dans le «trou» approchait les 40°. «J’ai dû me rafraîchir la tête avec l’eau qu’on me donnait pour boire», nous raconte Gerardo. «Cela n’a pas été facile avec mon hypertension. Je ne pouvais même pas prendre mes médicaments. Mais je crois qu’ils m’ont sorti du trou à cause des milliers d’appels téléphoniques et de cartes postales envoyées par des personnes du monde entier.»

Chavela entasse sur la table de la nourriture de restauration rapide –la seule disponible dans les distributeurs automatiques. Nous mastiquons compulsivement tandis que Gerardo nous fait le récit des moments qu’il a passés dans ce «sauna» pendant presque deux semaines. «Il n’y avait aucune aération», et il rit, l’air de dire: «Ce n’était pas si grave…»

Nous parlons de Cuba. Il est au courant des nouvelles grâce à la lecture, à la télévision et aux visiteurs qui lui donnent des informations. Il est confiant dans les mesures prises par le président Raul Castro pour faire face à la crise. A la télévision de la prison, il a vu une partie du discours de Fidel et les questions-réponses lors de la réunion à l’Assemblée nationale. Il a vu Adriana (son épouse) assise dans le public. Son sourire s’estompe. «Cela fait mal. Elle a 40 ans et moi 45. Il nous reste peu de temps pour pouvoir fonder une famille. Les Etats-Unis refusent de lui donner un visa pour me rendre visite. Elle a eu beaucoup de courage et de dignité pendant cette épreuve difficile.»

Gerardo Hernandez, un des Cinq de Cuba, est condamné à deux peines à perpétuité plus 15 ans pour conspiration en vue de commettre des actes d’espionnage et complicité d’assassinat. Le Ministère public n’a présenté aucune preuve d’espionnage lors du procès qui s’est déroulé à Miami. L’accusation de complicité présuppose une preuve, non démontrée, que Gerardo avait envoyé des informations sur le vol des avionnettes de Frères à la rescousse détruits par des MIG cubains enfévrier 1996 – ce qu’il n’a pas fait. L’accusation a également considéré qu’il était au courant des ordres secrets du gouvernement cubain de détruire les avions, ce qui n’a pas été prouvé non plus.

Les cinq hommes avaient infiltré les groupes terroristes cubano-américains exilés à Miami, et informaient le gouvernement cubain de leurs activités, de leurs plans de sabotages et d’assassinats à Cuba. Cuba communiqua ces informations au FBI. Larry Wilkinson (colonel à la retraite de l’armée et ancien chef du personnel du secrétaire d’Etat Colin Powell) compara la probabilité que les Cinq aient un procès impartial à Miami avec « la probabilité qu’un accusé israélien soit jugé en toute justice à Téhéran ».

Nous avons bu du thé glacé en bouteille, écœurant à souhait. Chavela a apporté d’autres sachets de frites.

Gerardo nous redonna le sourire en racontant une anecdote des années 80, alors qu’il était lieutenant au Cabinda, en Angola, et qu’il devait accompagner de officiers cubains de haut rang à un dîner avec d’importantes personnalités soviétiques en visite. «J’ai dit à mon colonel que je me souvenais d’un court poème de Maïakovski en russe (appris pendant ses études) et que je pourrais le réciter devant les officiers.

Il récita donc le poème en russe. Tout le monde l’applaudit. Il sourit. «Ils faisaient cuire un porc, avaient de quoi boire, une vraie fête…»

«J’ai dit le poème. Le colonel soviétique m’a pris dans ses bras, m’a embrassé sur les deux joues, -très ému-. J’ai dû le refaire devant les autres officiers. A la fin, le colonel cubain m’a dit que tout était au mieux et je suis parti.»

Les deux heures sont passées rapidement. Nous avons attendu que les gardiens nous permettent de sortir. Gerardo était debout, adossé à un mur, avec un autre prisonnier, près d’une porte qui donne sur le bloc des cellules. Nous l’avons salué avec le poing levé. Il a fait de même. Sa sœur lui a envoyé un baiser. Il a eu un large sourire, très rassurant, comme pour nous dire: «Restez fermes!»

* Danny Glover est militant et acteur. Saul Landau est membre de l’Institut des études politiques.

 

source Granma

Écrit le 24/08/2010 à 15:58:31

Une requête de remise en liberté pour les Cinq antiterroristes cubains va être remise au Procureur Général nord-américain


Le Comité National nord-américain pour la Libération des Cinq demandera au Procureur Général Eric Holder de procéder à la libération des antiterroristes cubains prisonniers depuis déjà près de 12 ans dans ce pays.

Un communiqué publié samedi dernier indique que l’initiative du comité de solidarité aura l’appui d’autres organisations civiles pacifistes avec lesquelles il forme une coalition pour exiger de Holder qu’il « agisse immédiatement ».

Prensa Latina ajoute que les membres du comité demanderont au Secrétaire de Justice qu’il s’occupe de leur requête d’ « apporter remède » et de « réparer par la libération des cinq cubains».Cette requête se fonde sur les transgressions du Gouvernement et les opérations secrètes qui ont privé Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González de leur droit élémentaire à un procès juste.

C’est la semaine dernière que, pour la première fois, le Comité National a présenté des preuves démontrant que l’Administration avait payé secrètement des dizaines de milliers de dollars à des journalistes de Miami pour créer une atmosphère de propagande en préjudice des Cinq qui, en réalité, n’ont rien fait d’autre que de lutter contre le terrorisme.

Les preuves obtenues sont le résultat d’une enquête de 18 mois réalisée par le Comité. En conséquence ont été déposées deux demandes légales basées sur la Loi de Liberté de l’Information  (Freedom of Information Act, FOIA).En cette occasion, les noms des reporters qui ont été rétribués durant la période de la détention et du procès des Cinq ont été rendus publics, ainsi que les sommes versées qui, au total, parviennent à un montant de près de  74 400 dollars.

 

La Havane, 6 juin (AIN)

Écrit le 09/06/2010 à 11:30:50

Invitation soirée évènement avec Alberto Granado, l'ami d'enfance et compagnon du Che


Sous le haut parrainage de M. Orlando Requeiro Gual Ambassadeur de Cuba en France,

Invitationa vec la participation active de l’Association PACHAMAMA
et de
la Coordination Nationale pour la Défense de la Révolution Cubaine et pour la Libération des 5

Soirée EVENEMENT à ne pas manquer le 31 mai à 19h

Alberto Granado à Paris

L’ami d’enfance : le compagnon du Chea.

dans leur périple à travers l’Amérique Latine, d’Argentine à la Mer des Caraïbes, sur le dos de leur vieille moto « la vigoureuse »,

aventure épique magnifiée dans le film de Walter Salles « Carnets de Voyage »

La soirée aura lieu à
l’Ambassade de Cuba en France
16 rue de Presles, Paris 75015

Écrit le 22/05/2010 à 11:34:40

Ce que je pense de Cuba


J'entends depuis maintenant plusieurs semaines des voix, auto-proclamées bien pensantes, nous dire toute l'horreur que leur inspire la situation de Cuba.

A l'origine de cette énième campagne de condamnations visant cette île des Caraïbes, le décès d'un prisonnier à la suite d'une grève de la faim.

Chaque disparition est un malheur en soi qui mérite le recueillement, mais il est notable de constater que ce regrettable décès soit pour certains encore plus détestable car il pourrait être politique.

Je ne sais pas ce qui les autorise à le dire avec autant de conviction, à moins bien sûr qu'ils y soient pour quelque chose !!!!!

Je me méfie par nature des unanimismes confortables; j'ai encore en mémoire les pseudos informations concernant les usines d'armes nucléaires que l'on devait découvrir en Irak. Je sais ce que cela nous a apporté, les informations nous le rappellent tous les jours, aujourd'hui encore des «bavures» concernant des journalistes de l'agence Reuter.

A tous ceux qui mêlent leurs voix à cette dernière opération de déstabilisation et qui, le plus souvent, le font avec naïveté (je veux le croire), ignorent tout de la réalité cubaine; je voudrais apporter à leur sagacité un certain nombre d'arguments dont je ne doute pas qu'ils soient de nature à favoriser une meilleure appréciation.

Le premier élément, tout à fait essentiel, est d'ordre géographique. Il ne faut jamais oublier que Cuba est à quelques dizaines de kilomètres seulement des USA et que, longtemps, cette île a été perçue, et continue de l'être, comme un territoire totalement réservé. A telle enseigne que certain l'ont même imaginée comme une étoile supplémentaire à la bannière américaine.

Il y a cinquante ans le peuple cubain a mené sa révolution, comme nous l'avons fait nous, Français, il y a deux siècles, contre ce qu'ils ont estimé être une oppression insupportable. Cette révolution, elle a été menée par des Cubains pour des Cubains.

Situation inacceptable pour leur géant voisin qui, après avoir tenté d'envahir le pays, a depuis cinquante ans et de façon pratiquement unilatérale ordonné un blocus complet.

L'ONU a, à deux nombreuses reprises, voté la levée de cet embargo inique: 187 pays l'ont approuvé contre l'avis de trois, les Etats-unis, Israël et les îles Marshall ! Je n'ai pas entendu beaucoup d'indignations !!

Mesure-t'on bien la réalité de vivre depuis cinquante ans sous embargo et les significations économiques que cela suppose !!!!! Interdiction de commerce avec le monde entier, pire: condamnation de toutes les entreprises qui iraient à l'encontre des dispositions américaines, aucune possibilité de s'inscrire dans un système monétaire. Les observateurs les plus partiaux ont ainsi beau jeu de souligner les difficultés Cubaines !

Cinq Cubains emprisonnés

Cinq Cubains sont aujourd'hui emprisonnés dans les geôles américaines au prétexte de complot contre la sécurité de l'état (y aurait-il un risque que la Havane envahisse Washington?). Les très nombreuses ONG qui demandent la tenue de procès équitables ne sont pas entendues. Que penser de la décision de refuser depuis dix ans aux familles de ces hommes de pouvoir leur rendre visite, y a t'il eu indignation internationale ?

Comment ces «bien-pensants» jugent-ils la situation de Guantànamo et de ceux qui y sont incarcérés en dépit de toutes règles juridiques ?

Que dire de ces millions de dollars votés par le congrès américain avec pour but affiché de renverser le gouvernement cubain. N'y a t'il pas là matière à s'interroger sur certaines révélations ?

La situation à Cuba serait-elle aussi merveilleuse ? C'est la question que l'on ne manquera pas de m'objecter. Bien sûr que non et dans quel pays aujourd'hui l'est-elle ? Mais ça n'est pas parce que la philosophie politique choisie par un pays est différente de la mienne que je dois m'exonérer de la considérer avec un minimum d'objectivité et ne pas reconnaître un certain nombre de réussites.

Le président de la république Française, Nicolas Sarkozy, a fait grincer quelques dents outre-atlantique quand devant des étudiants Américains il a déclaré que la sécurité sociale et les soins gratuits nous les avions en France depuis cinquante ans; il aurait pu ajouter qu'à Cuba aussi !

On peut demander à Cuba de faire plus vite et mieux; encore faut-il lui ôter les boulets qu'on lui a mis aux pieds.

L'expérience nous a montré qu'il fallait parfois se montrer suspicieux à l'endroit de campagne de presse trop bien orchestrée, c'est à un examen minutieux que j'appelle, sachant que pour prêcher la vertu il faut être un peu vertueux soi-même.

 

09/04/2010
Patrick TREMEGE/ Ancien Député, Conseiller de Paris, Vice président du groupe UMP au conseil de Paris

Écrit le 09/04/2010 à 10:21:13

Appel lancé à la solidarité internationale par le Comité pour la liberté des Cinq aux Etat-Unis et à Cuba


La campagne de cartes postales multiplie le soutien international

L’an dernier la Cour suprême de justice des États-Unis a ignoré le nombre sans précédent d’ «amis de la Cour»,  envoyés en soutien aux cinq Cubains. De la même façon l’administration d’Obama continue d’ignorer les messages en provenance de tous les coins du monde, qui sous des formes différentes, demandent la libération des Cinq et le droit aux visites familiales.
Cependant, l’absence de réponse ne pourra pas interrompre le mouvement de solidarité internationale qui se renforce en défense des Cinq cubains. Nous savons que le gouvernement des États-Unis  connaît bien l’affaire et la pression exercée par notre mouvement doit être permanente.
En janvier, notre comité a lancé une Campagne de cartes postales adressées au président Barack Obama, signées par 10 Prix Nobel, exigeant la libération des Cinq avec le message : « Président Barack Obama, nous attendons votre signature ! »
La réponse ne s’est pas fait attendre, partout et aux États-Unis. La proposition d’envoyer des cartes mobilise de nombreuses personnes dans le monde. Nous avons reçu des demandes de cartes d’Argentine, d’Autriche, du Botswana, du Canada, de Cuba, d’Italie, du Liban, du Mexique, du Pérou, de Panama, de Porto Rico, du Québec, d’Ukraine, de Russie, d’Afrique du sud, d’Espagne, de France, de République dominicaine, du Guatemala, du Salvador, du Chili et du Venezuela.
Dans le même temps, des comités et des amis solidaires ont demandé le modèle de la carte pour l’imprimer dans leur pays, dans leur langue respective. Plusieurs milliers de cartes sont imprimées en Allemagne, en Espagne, en Belgique, au Belize, en Bolivie, au Salvador, en France, au Mexique, au Panama, au Pérou, à Porto Rico, en Suède, en Suisse, en Turquie, en Uruguay et au Venezuela.
Aux États-Unis, nous avons reçu des demandes de nombreux Etats : Arkansas, Colorado, Floride, Illinois, Indiana, Kentucky, Massachusetts, Oregon, Nouveau Méxique, Minnesota, New York, Texas, Washington DC et Wisconsin. En Californie,  nous avons reçu des demandes de Banning, Berkeley, Chula Vista, Long Beach, Los Ángeles, Oakland, Paso Robles, Redwood City, San Diego, San Francisco, San José, Santa Barbara y Santa Rosa.
Les 20 000 cartes postales imprimées en janvier, en anglais et en espagnol sont épuisées.
Nous devons imprimer 20 000 nouvelles cartes pour répondre à la demande aux États-Unis et dans d’autres pays.
Grâce à l’aide solidaire des amis de certains comités, nous avons pu couvrir le coût de la première édition et nous avons pu aider les comités qui en Amérique latine ne peuvent pas les imprimer, faute de ressources. Les cartes ont été envoyées gratuitement aux comités de ces pays.
Nous avons besoin de milliers de cartes pour les événements où nous seront présents: le Forum social de Detroit, diverses manifestations publiques, et donner une réponse à celles qui continuent de nous parvenir de divers pays.
Au-delà du silence des grands médias et de l’actuelle administration, Obama ne pourra pas ignorer les milliers de cartes, dans différentes langues, qui lui parviennent du monde entier, et qui inondent le Bureau ovale de la Maison Blanche.
N’oublions pas que le gouvernement lui-même a reconnu l’appui international aux cinq Cubains, en octobre dernier, pendant l’audience de nouvelle sentence d’Antonio à Miami, quand il a déclaré qu’il était nécessaire «de calmer les eaux qui tourbillonnaient autour de l’affaire».
Nous avons besoin de poursuivre la campagne de solidarité : envoyer des vagues de vérité et de dignité débordant la campagne de diffamation orchestrée depuis l’Europe et les États-Unis contre Cuba, qui prétend tromper, usurper et vider de contenu jusqu’au nom de la solidarité, et dont un des objectifs est de faire le silence sur l’affaire des Cinq.
De tous les coins de la planète, continuons à faire entendre la juste exigence de liberté pour René, Gerardo, Fernando, Antonio et Ramón, prisonniers depuis près de 12 ans pour avoir défendu la vie et s’être opposés au terrorisme.
Tout ce que fait notre mouvement aujourd’hui est crucial. Face à tant de mensonges et de silence honteux : Multiplions la solidarité !

 

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Écrit le 01/04/2010 à 17:27:06

Poème


Miércoles, 10 de febrero de 2010
 
Seguro en medio del temporal,
me imagino yendo por el mundo
como si caminara conmigo
una unidad de brazos invencibles.
Pasaran con sus alas oscuras
otros cientos de gélidas noches
sin poder aniquilar la aurora
del día final de la injusticia.
Hermanos y hermanas de lucha:
su solidaridad se multiplica
como las hojas de la primavera.
¡Ustedes nos darán la victoria!
Ustedes estarán con nosotros 
en esa gran jornada del regreso

A.G.R

Mercredi 10 février 2010

Solide au milieu de la tempête,

je m’imagine allant de par le monde

comme si avec moi cheminait

une troupe de bras invincibles.

Avec leurs ailes sombres passeront

par centaines d’autres nuits glacées

sans qu’elles puissent tuer l’aurore

de ce jour où finira l’injustice.

Frères et sœurs de ce combat:

votre solidarité se multiplie

comme feuilles du printemps.

C’est vous qui nous donnerez la victoire!

Vous serez avec nous

lors du grand jour de notre retour.

                  Antonio Guerrero Rodríguez

Écrit le 24/03/2010 à 18:43:33

D’importantes personnalités des États-Unis demandent des visas pour les épouses des Cinq


Quatorze personnalités nord-américaines ont sollicité aujourd’hui au gouvernement de Barack Obama que soient délivrés des visas aux épouses de deux des cinq anti-terroristes cubains emprisonnés aux États-Unis depuis 1998.
Dans la lettre qui a été envoyée à la Secrétaire d’État Hillary Clinton et à la Secrétaire du Département de Sécurité Interne Janet Napolitano, les signataires ont plaidé pour la délivrance de visas à Olga Salanueva, épouse de René González et à Adriana Pérez, épouse de Gerardo Hernández. 
Parmi les signataires du document se trouvent le linguiste, philosophe, analyste et activiste politique Noam Chomsky, l’historien et intellectuel marxiste Michael Parenti, la maire de Richmond Gayle McLaughlin, l’ex- congressiste Esteban Torres et l’acteur Danny Glover.
On y trouve également les noms de la poète et écrivain Alicia Walker, d’Angela Davis, professeur d’Histoire de l’Université de Santa Cruz (Californie), de l’ex-chef de la section d’intérêts des États-Unis à Cuba Wayne Smith et de l’activiste des droits civils Yury Kochiyama.
Depuis plus de dix ans, l’administration nord-américaine a refusé à Olga et à Adriana le droit d’entrée aux États-Unis, bien que le seul objectif de leur voyage soit de rendre visite à leurs époux emprisonnés. René accomplit actuellement une peine de 15 ans de prison et Gérardo a été condamné à une double peine de prison à vie, plus quinze ans.
René, Gerardo, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et Fernando González ont été condamnés, à Miami, à des peines de prison démesurées pour avoir pénétré des organisations d’extrême droite d’origine cubaine installées en Floride, afin de pouvoir alerter l’île de la préparation d’actions terroristes. 
Tous les signataires de la missive sont membres de la Commission Internationale pour le Droit aux Visites Familiales, intégrée par 170 personnalités reconnues de 27 pays différents. 

La Havane, 8 mars

Écrit le 20/03/2010 à 14:35:16

Députés, Parlementaires, Congressistes


La Havane, le 16 mars 2010.
Année 52 de la Révolution.

A: Députés, Parlementaires, Congressistes.

Cher(e)s ami(e)s,
En ma qualité de député à l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire de la République de Cuba (le Parlement), je veux partager respectueusement avec vous l’injustice infligée à nos cinq frères cubains actuellement prisonniers aux Etats-Unis pour avoir lutté contre le terrorisme.
Il y a quelques mois un procès de reconsidération de peines pour trois d’entre eux a été réalisé donnant comme résultat des modifications de leurs sentences. Un fait d’importance vitale a vu le jour: le gouvernement des Etats-Unis a reconnu l’existence d’un mouvement international de solidarité avec les Cinq qui l’obligea à faire preuve de flexibilité, ce qui permit d’éliminer la prison à vie qui pesait sur Ramón et Antonio.
Cette rectification sous la pression internationale, ajoutée au fait que la lutte sur le plan juridique pour rendre justice à nos Cinq compatriotes s’est terminée, toute possibilité de trouver une solution au sein du système judiciaire étasunien s’est épuisée.
C’est alors que se présente le moment d’entreprendre des actions spécifiques de solidarité dans le monde entier pour leur libération. Nous vous demandons, si ainsi vous le considérez, que vous participiez à ces actions qui, entre autres, pourraient être:
    - De présenter dans vos Parlements respectifs des documents de solidarité pour la libération immédiate des cinq prisonniers cubains;
    - Demander à vos collègues étasuniens d’intercéder auprès du Président des Etats-Unis pour qu’il libère les Cinq;
    - Rechercher toutes les voies possibles depuis vos fonctions pour faire connaître au peuple étasunien la réalité de nos cinq frères afin qu’il se joigne à nos actions.
Par ailleurs, pendant toutes ces années la dilation de l’octroi de visas aux membres de leurs familles s’est révélé inhumain: en effet dans la majorité des cas ceux-ci ont pu leur rendre visite une seule fois par an en moyenne, bien que selon les règles des prisons respectives ils auraient pu s’y rendre tous les mois.
Pour deux d’entre eux, Gerardo Hernández et René González, la visite de leurs épouses, Adriana Pérez et Olga Salanueva, leur fut refusée, de même qu’on leur a systématiquement nié le permis d’entrer sur le territoire étasunien pour effectuer ces visites. Résultat : Adriana y Olga n’ont pas vu leurs époux depuis 11 et 9 ans respectivement.
Au delà de l’insensibilité humaine de ceux qui permettent la réalisation de tels actes, l’interdiction de visas pour Adriana et Olga est une violation des droits humains de ceux que l’Empire promeut tellement, j’en appelle en tant que médecin que je suis à cette sensibilité humaine que nous professons des millions de personnes dans le monde.
Face à des situations comme celle que je vous commente, le gouvernement des Etats-Unis reste indifférent, et l’indifférence devant la douleur et la souffrance de l’homme est le pire ennemi de la sensibilité humaine.
Voilà pourquoi j’en appelle à vous toutes et tous pour vous joindre à notre cause. C’est le moment de l’unité internationale pour cette juste cause.

Je profite de l’occasion pour remercier toutes les personnes qui ont déjà contribué dans la lutte pour la libération de nos cinq frères.

Vive la solidarité entre les peuples!

Vive l’unité!.
Raimundo
Fraternellement,

Dr. Raymundo Navarro Fernández

Députè.

Écrit le 20/03/2010 à 14:33:28

René González, un des cinq prisonniers politiques cubains aux États-Unis, interviewé par la BBC


 «Il est injuste de maintenir une personne en prison pour avoir lutté contre le terrorisme»
BBC∕traduit de l’espagnol par Gloria Gonzalez Justo

René González, fait partie des « Cinq », un groupe d’agents envoyés aux Etats-Unis par Cuba, pour infiltrer les groupes d’exilés cubains qui, selon La Havane, préparaient des attentats terroristes contre le gouvernement de Fidel Castro.

Les Cinq ont été arrêtés à Miami en 1998, et ils ont été jugés coupables de s’être infiltrés dans les bases militaires des Etats-Unis et dans des groupes d’exilés cubains, et d’avoir passé des informations à Cuba.

M. Gonzalez a été condamné à 15 ans de prison. La Havane déclare que les Cinq sont des prisonniers politiques et demande à l’administration d’Obama de les libérer.

Or, la Cour suprême des Etats-Unis a refusé de revoir l’affaire l’an dernier, mettant un terme ainsi à leurs espoirs de révision.

M. González a parlé avec un journaliste de la BBC, depuis sa cellule de la prison de Marianna, en Floride, lors d’une rare interview.



Extrait de son interview avec Matt Frei, de la BBC

Je suis entré en contact avec certaines des organisations à Miami qui, depuis des années, ont mené des actions violentes contre le gouvernement de Cuba. J’ai contacté Brothers to the Rescue (Frères à la rescousse, une organisation extrémiste située aux Etats-Unis, opposée au gouvernement de Fidel Castro) et d’autres organisations avec des noms magnifiques, mais qui en réalité se consacrent à commettre des actions violentes contre Cuba […] Mon travail était d’informer le gouvernement cubain de leurs activités.

Nous n’apprécions pas l’utilisation du terme «épier », car ce terme est facilement manipulable. En Droit, « épier » signifie rechercher les renseignements secrets d’un gouvernement […] Je n’épiais pas un gouvernement. Je dirais que je travaillais sous couverture dans certaines organisations criminelles.

Il est injuste de maintenir quelqu’un en prison pour avoir lutté contre le terrorisme. J’ai informé mon gouvernement sur des activités terroristes, et je me retrouve condamné à… 15 ans de prison. Ce serait de la folie si cette condamnation n’était pas hautement politique.

Refus à son épouse du visa pour lui rendre visite.

Mon épouse ne m’a pas vu depuis 8 ans, et celle de Gerardo Hernandez ne l’a pas vu depuis 12 ans. C’est une des manœuvres les plus cruelles que le gouvernement des Etats-Unis a utilisées contre nous. Je ne sais pas : peut-être tentent-ils de détruire nos couples pour nous briser le moral. C’est très cruel. La dernière fois que j’ai vu Olga, c’était pour mon anniversaire, en 2000, et Gerardo, la dernière fois qu’il a vu Adriana, c’était en 2007 ou 2008.

Elle a sollicité le visa 8 fois et 8 fois, on le lui a refusé. Les raisons varient, mais en gros, ils lui disent qu’elle est une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

La vie en prison au début et aujourd’hui

Après notre arrestation, nous avons été placés en cellule d’isolement […] le traitement était très dur. C’était un des moyens utilisés pour nous diviser. Cela a duré 17 mois, mais cela fait partie du passé maintenant. Je suppose que c’était leur façon de concevoir leur travail afin de nous faire céder avant le procès. Ensuite, nous sommes allés dans des prisons « normales ».

Je traite tout le monde avec impartialité et je reçois le même traitement en retour. Certains prisonniers sont plus au courant que d’autres des problèmes politiques, ils me posent des questions et essaient de comprendre mon point de vue.

Obama et les relations entre Cuba et les États-Unis

A une époque, j’ai eu quelques espoirs, pour sa façon de s’exprimer et de se présenter. Mais à mon avis, il a été un peu trop sensible à l’aile droite de son pays. Et en ce moment, je ne vois aucune amélioration.

Ils demandent des concessions au gouvernement cubain que nous ne pouvons pas accepter […] nous n’imposons aucune condition à leur gouvernement pour améliorer les relations. Ce que nous voulons c’est maintenir des relations normales, dans le respect du système de chacun. Nous n’essayons pas de renverser leur gouvernement, nous ne faisons aucune pression pour un changement de régime aux États-Unis. Nous avons notre propre gouvernement et ils devraient respecter cela.

Ma génération a vécu pendant des années sous les agressions des Etats-Unis contre Cuba –nous parlons de terrorisme, de bombardements, de fusillades – si bien que ma génération comprend très bien que nous avons le droit de défendre Cuba contre tous ces crimes. Ainsi, ce n’est pas seulement le gouvernement cubain, mais toute la société qui comprend notre cause. Et personne à Cuba ne serait d’accord pour rétablir des relations normales avec un pays qui maintient cinq de ses fils en prison pour avoir défendu leur patrie.

Écrit le 12/03/2010 à 14:40:35

Les Rassemblements doivent se multiplier


La Coordination réunie à l’Ambassade ce 9 mars 2010 a enregistré avec plaisir le succès du premier rassemblement pour la libération des 5 dans la belle ville de Lille en écho de ceux qui se déroulaient dans le même instant à Paris et à Arras. En outre Leyde nous annonce une très prochaine initiative dans la même optique des amis de Cuba de la région Bordelaise. Il va s’en dire que la Coordination s’en trouve encouragée pour la suite de ses combats à mener. De mon côté, au niveau de mes contacts par internet relatifs à ma fonction de coordinateur, je reçois beaucoup de messages qui témoignent de cette volonté qu’ont les militants  pro-cuba de sortir de la sempiternelle réunion entre initiés autour d’un mojito pour aller au contact du Public et, l’informer de la réalité Cubaine.

Il est clair que ce qui est possible à Arras Paris Lille et Bordeaux l’est autant à Toulouse Bayonne Nantes Marseille Lyon Strasbourg Metz ou ailleurs ! Les beaux jours revenus, j’invite toutes les Organisations de Province à s’unir sur cet objectif.

Pour sa part la Coordination Nationale a décidé de déposer une autorisation préfectorale pour son prochain rassemblement du 26 Mars à 18 h30 à MENILMONTANT PARIS 20ème  Métro Ménilmontant.

D’ores et déjà, les organisations peuvent inviter leurs adhérents et leur amis à y participer avec badges et drapeaux, la carte à envoyer à Obama sera disponible à l’Ambassade pour chacune d’entre elles (20 000) Les Provinciaux de passage à Paris sont invités à s’y approvisionner.

Pour la Coordination Nationale

Jacques  MILHAS

Écrit le 10/03/2010 à 19:38:11

D’importantes personnalités des États-Unis demandent des visas pour les épouses des Cinq


La Havane, 8 mars (AIN)  -  Quatorze personnalités nord-américaines ont sollicité aujourd’hui au gouvernement de Barack Obama que soient délivrés des visas aux épouses de deux des cinq anti-terroristes cubains emprisonnés aux États-Unis depuis 1998.
Dans la lettre qui a été envoyée à la Secrétaire d’État Hillary Clinton et à la Secrétaire du Département de Sécurité Interne Janet Napolitano, les signataires ont plaidé pour la délivrance de visas à Olga Salanueva, épouse de René González et à Adriana Pérez, épouse de Gerardo Hernández.  
Parmi les signataires du document se trouvent le linguiste, philosophe, analyste et activiste politique Noam Chomsky, l’historien et intellectuel marxiste Michael Parenti, la maire de Richmond Gayle McLaughlin, l’ex- congressiste Esteban Torres et l’acteur Danny Glover.
On y trouve également les noms de la poète et écrivain Alicia Walker, d’Angela Davis, professeur d’Histoire de l’Université de Santa Cruz (Californie), de l’ex-chef de la section d’intérêts des États-Unis à Cuba Wayne Smith et de l’activiste des droits civils Yury Kochiyama.
Depuis plus de dix ans, l’administration nord-américaine a refusé à Olga et à Adriana le droit d’entrée aux États-Unis, bien que le seul objectif de leur voyage soit de rendre visite à leurs époux emprisonnés. René accomplit actuellement une peine de 15 ans de prison et Gérardo a été condamné à une double peine de prison à vie, plus quinze ans.
René, Gerardo, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et Fernando González ont été condamnés, à Miami, à des peines de prison démesurées pour avoir pénétré des organisations d’extrême droite d’origine cubaine installées en Floride, afin de pouvoir alerter l’île de la préparation d’actions terroristes.  
Tous les signataires de la missive sont membres de la Commission Internationale pour le Droit aux Visites Familiales, intégrée par 170 personnalités reconnues de 27 pays différents. 

Écrit le 10/03/2010 à 19:37:23

Forum Débat : Parlementaire : Une injustice qui dure depuis douze an


La Commission des Relations internationales de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire de la République de Cuba appelle les commissions des droits de l’homme et des relations internationales, les groupes parlementaires d’amitié avec Cuba et tous les parlementaires du monde à participer au FORUM DÉBAT PARLEMENTAIRE : Une injustice qui dure depuis douze ans qui aura lieu le 18 mars 2010, de 09 :00 h à 12 :00 h sur le site http://foro.jovenclub.cu/

Cinq Cubains – Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Fernando González, Antonio Guerrero y René González – purgent depuis maintenant douze ans de longues et injustes peines dans des prisons étasuniennes pour le seul crime d’avoir défendu Cuba contre les actions des groupes terroristes installés aux États-Unis.

Leur procès dure depuis dix ans sans que justice ait été faite, bien que la cour d’appel d’Atlanta et la cour de Miami qui les a jugés aient reconnu qu’aucun d’eux n’avait causé de préjudices à la sécurité nationale des États-Unis.

Ils ont été victimes durant tout ce temps-là de nombreuses violations de la loi et des droits de l’homme : emprisonnement cellulaire à plusieurs reprises sans cause justifiée ; retard dans la délivrance de visas à leurs parents, si bien que ceux-ci n’ont pu leur rendre visite qu’une fois par an en moyenne, et déni réitéré et systématique de la part du gouvernement étasunien de délivrer des visas aux femmes de Gerardo Hernández et de René González, Olga Salanueva et Adriana Pérez, respectivement.

Durant toutes ces années-ci, de nombreuses prises de position ont exigé la libération des Cinq : des parlements, des centaines de parlementaires, de prestigieuses organisations juridiques, religieuses et des droits de l’homme, des dirigeants de gouvernements et des personnalités éminentes du monde entier, dont dix Prix Nobel.

A ce jour, les autorités étasuniennes n’ont fait aucun cas de ces requêtes. En juin 2009, la Cour suprême des USA a annoncé sans autres explications qu’elle ne réviserait pas le cas des Cinq, ce qui veut dire que les ressources légales dans leur cas ont conclu.

Au terme de douze années de réclusion, il est temps que l’administration Obama sente le poids de cette réclamation internationale et mette fin à cette injustice et aux souffrances infligées à ces cinq hommes et leurs familles.

La Commission des Relations internationales du parlement cubain appelle tous les parlementaires du monde à ouvrir à travers ce forum un autre espace de propositions et d’actions concrètes adressées au gouvernement et au Congrès des USA afin d’exiger que le président Obama libère les cinq Cubains antiterroristes et délivre des visas à Olga Salanueva et à Adriana Pérez, de façon à faire cesser ce qu’Amnesty International a qualifié de « punition gratuite, qui viole aussi bien les normes concernant le traitement humain des prisonniers que l’obligation des pays de protéger la vie familiale ».

Écrit le 03/03/2010 à 18:34:23

Déclaration de Nadine Gordimer en faveur de la libération des cinq cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis


Par Gloria Gonzalez Justo

Nadine Gordimer, écrivaine sud-africaine, prix Nobel de littérature, qui se trouve à Cuba en qualité d’invitée d’honneur de la Foire internationale du livre 2010, a lu cette déclaration au Centre de presse internationale.

Hier, mardi 16 février, j’ai rencontré les familles des cinq prisonniers politiques cubains incarcérés aux États-unis depuis 11 ans. J’ai pu ainsi constater le drame que traverse ces familles. Les renseignements qui m’ont été fournis confirment ceux que je possédais déjà.

Le 16 et le 17 juin 1998, le gouvernement cubain a invité deux importants responsables du FBI afin de leur remettre de nombreux documents prouvant la dangerosité de plusieurs personnes résidant en Floride, impliquées dans des actes terroristes contre Cuba. Jusqu’à ce jour, aucune d’entre elles n’a été interpellée par les autorités étasuniennes, malgré les preuves en leur possession.

Trois mois plus tard, le 12 septembre 1998, le FBI a arrêté cinq cubains : Antonio Guerrero, Fernando González, Gerardo Hernández, Ramón Labañino et René González. Leur crime ? Avoir infiltré, au péril de leur vie, des groupes d’origine cubaine responsables de nombreux attentats violents qui ont coûté la vie à de nombreux innocents. Depuis 1959, le terrorisme contre le peuple cubain a causé la mort de 3 478 personnes, et 2099 autres sont restées handicapées à vie.

Après un procès émaillé de nombreuses violations juridiques, les Cinq ont été condamnés à un total de 4 condamnations à perpétuité plus 77 ans, pour avoir combattu le terrorisme.

Depuis  plus de 11 ans, ils sont enfermés dans différentes prisons des États-Unis.

Ces cinq cubains ont été soumis  à plusieurs reprises à des traitements cruels, inhumains et dégradants. Du jour de leur arrestation au 3 février 2000, c’est à dire pendant 17 mois, ils ont été maintenus dans des cachots, sans aucun contact avec les autres détenus ou leurs gardiens.

Le 27 mai 2005, le Groupe de travail sur les détentions arbitraires des Nations unies a dénoncé le caractère « arbitraire » de la détention des cinq cubains, soulignant le fait que celle-ci violait les normes internationales et il exigeait un nouveau procès.

Le 9 août 2005, trois juges de la Cour d’appel du 11e  Circuit d’Atlanta, ayant plus de 80 ans d’expérience, ont décidé à l’unanimité d’annuler le verdict de première instance et ils ont requis un nouveau procès.

Le 28 septembre 2005, le gouvernement des États-Unis a demandé à l’ensemble de la Cour composé de 12 juges, de reconsidérer la décision du
9 août 2005, une démarche très rare, selon les spécialistes juridiques étasuniens.

Le 9 août 2006, après de très fortes pressions politiques, la Cour d’appel d’Atlanta a rejeté la décision des 3 juges et elle a renvoyé l’affaire devant le panel [des 3 juges]

Le 27 août 2007, la défense a présenté un nouveau procès en appel. En 2008, le panel des 3 juges de la Cour d’appel d’Atlanta a ratifié les verdicts de culpabilité des Cinq, confirmant les sentences contre Gerardo et René. Il a annulé celles de Ramón, d’Antonio et de Fernando, les considérant comme incorrectes, et il a renvoyé leur affaire devant la Cour du district de Miami pour que de nouvelles sentences leur soient appliquées.

A cette occasion, la Cour d’appel a conclu à l’unanimité qu’il n’existait aucune preuve d’obtention ou de transmission de renseignements secrets ou relevant de la défense nationale.

En 2009, la Cour Suprême des États-Unis, à la demande de l’administration Obama, a refusé de reconsidérer l’affaire.

Les témoignages des familles démontrent la torture psychologique et morale à laquelle elles ont été soumises par le gouvernement et les autorités judiciaires étasuniens. Olga Salanueva, épouse de René González, ainsi qu’Adriana Pérez épouse de Gerardo Hernández, n’ont toujours pas été autorisées à rendre visite à leur époux. Le 25 juin 2002, après cinq ans d’attente, Adriana Pérez a obtenu un visa pour aller voir son époux emprisonné à Los Angeles. Mais à son arrivée aux États-Unis, le FBI l’a arrêté, l’a interrogée pendant 11 heures, puis l’a expulsé à Cuba, sans qu’elle ait pu rendre visite à son compagnon. Cela fait plus de 11 ans qu’Adriana n’a pas vu Gerardo et 10 ans qu’Olga n’a pas vu René. Une telle cruauté est inacceptable!

Aujourd’hui, après ma rencontre avec les familles, j’ai pu mesurer la dignité et le courage de ces mères et de ces épouses qui endurent, avec une force de caractère saisissante, cette brutalité inhumaine, depuis plus d’une décennie.

Je veux me joindre à leur exigence de justice en faveur de ces cinq cubains innocents. Je demande au gouvernement du président Obama leur libération immédiate. Je lance également un appel aux citoyens du monde : le moment est venu de mettre un terme à la souffrance des cinq cubains et de leur famille.

Nadine Gordimer

La Havane, 17 février 2010

 

Une autre voix s’est faite entendre dans la même salle en faveur des Cinq: celle de Rask Morakabe, un ancien prisonnier politique pendant l’apartheid sud-africain, qui s’est dit particulièrement sensible à la situation des Cinq, expliquant qu’«en Afrique du Sud, cette affaire est très importante car nous avons vécu pendant des décennies l’emprisonnement de Nelson Mandela, et tout comme nous avons lutté pour sa libération, nous sommes persuadés que nous obtiendrons celle des Cinq.»

La veille, dans la ville de Neuquen, en Argentine, Emir Kusturica, cinéaste et musicien serbe, a aussi réclamé que justice soit faite, et a sommé le président étasunien de lever les condamnations.

Écrit le 22/02/2010 à 18:17:31

Message des Cinq au peuple haïtien


Les cinq héros cubains prisonniers aux USA pour avoir tenté de prévenir des actions terroristes contre leur pays ont envoyé un message d’espoir et de solidarité au peuple d’Haïti, récemment dévasté par un puissant séisme.

Dans ce message publié sur le site Cubadebate, les Cinq signalent qu’en ce moment particulièrement tragique et douloureux que traversent les Haïtiens, les patriotes cubains incarcérés tiennent à faire part de leurs condoléances aux familles des victimes de cette catastrophe.

«Nous sommes persuadés que le peuple haïtien saura se montrer ferme et qu’avec le concours de l’aide internationale, il pourra reconstruire son pays. Dans cette tâche, vous pourrez toujours compter sur l’aide solidaire du peuple cubain», précise le document.

Ramon Labañino, René Gonzalez, Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez et Antonio Guerrero terminent en adressant leurs salutations chaleureuses et fraternelles au peuple martyr d’Haïti.

Écrit le 21/01/2010 à 19:12:54

«Le président Obama doit libérer les cinq héros cubains»


Olga Salanueva, la compagne d'un des cinq anti-terroristes cubains injustement incarcérés aux Etats-Unis, a adressé à La Havane une demande de liberté au président Barack Obama en faveur de ces compatriotes.

«Il est grand temps que le président Obama nous dise pourquoi des hommes qui combattaient le terrorisme sont en prison. Lui seul peut les remettre en liberté», a dit l'épouse de René Gonzalez au siège de l'Institut cubain d'amitié avec les peuples (ICAP).«Le président Obama doit libérer  les cinq héros cubains»

Lors d'une rencontre avec le groupe de solidarité Cuba Global Exchange, des Etats-Unis, Olga Salanueva a expliqué plusieurs aspect du parcours juridique tortueux auquel ont été confrontés les avocats de la défense des Cinq afin d'obtenir de nouvelles sentences pour trois d'entre eux (Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et Ramon Labañino).

Après avoir fait un bilan des actions terroristes lancées contre Cuba pendant 50 ans, Magalis Llort, la mère de Fernando, a mis l'accent sur la situation paradoxale dans laquelle se sont retrouvés son fils, ainsi que Antonio, René, Ramon et Gerardo, pour avoir aidé à déjouer ce genre d'actions.

«Vous n'avez peut-être pas beaucoup entendu parler de Luis Posada Carriles, d'Orlando Bosch et de Félix Rodriguez, mais nous savons très bien qui ils sont, car ils ont ourdi et continuent d'ourdir des actions criminelles contre Cuba», a déclaré Rosa Aurora Freijanes, la compagne de Fernando, avant de demander à l'assistance de renforcer leur solidarité avec la cause des Cinq.

«Il faut informer les gens de cette affaire, et nous vous invitons à exhorter vos congressistes à s'y intéresser et à œuvrer en faveur de la justice», a-t-elle dit.

Kenia Serrano, présidente de l'ICAP, Mirta Rodriguez et Irma Sehwerert, mères d'Antonio et de René respectivement, étaient également présentes.

Global Exchange, qui à cette occasion a fait le voyage à Cuba avec une centaine de membres, est un organisme de solidarité qui œuvre à la promotion des visites et des échanges avec divers secteurs sociaux cubains. (AIN)

MIGUEL MAURY GUERRERO
Gramna du 30.12.2009

Écrit le 04/01/2010 à 18:46:54

La Distinction pour l’Education cubaine aux Cinq


Le ministère de l'Enseignement supérieur a attribué à nos cinq héros la Distinction pour l'Education cubaine, en reconnaissance de leurs mérites exceptionnels dans la défense de la souveraineté et du droit à l'autodétermination de notre peuple, les considérant comme des exemples pour notre jeunesse, porteurs des valeurs humaines les plus nobles dans la lutte contre le terrorisme, et d'une loyauté absolue à leur patrie et à leur Révolution.La Distinction pour l’Education cubaine aux Cinq

Ricardo Alarcon de Quesada, membre du Bureau politique et président de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, a remis la décoration aux familles des Cinq au cours d'une cérémonie pour la Journée du personnel enseignant de l'enseignement supérieur qui s'est déroulée au Mémorial José Marti, sur la Place de la Révolution de La Havane.

«Nous sommes une nation d'enseignants: Varela, Mendive, Luz y Caballero, Marti (...); les conseillers dans divers endroits du monde (...) René, Gerardo, Ramon, Antonio et Fernando, militants exemplaires de la dignité; nos professeurs universitaires et Fidel, qui a exercé le plus brillant magistère politique, social et culturel que nous n'ayons jamais connu», a déclaré Miguel Diaz-Canel, membre du Bureau politique et ministre de l'Enseignement supérieur.

«Nous vous félicitons parce que vous êtes, fort heureusement, d'incorrigibles rêveurs, des sculpteurs opiniâtres de l'âme, de ceux qui croient aux possibilités de perfectionnement de l'être humain», a-t-il dit.

La cérémonie a également comporté la remise de l'Ordre de Frank Pais 1er et 2e Classes, la médaille José Tey, la Distinction pour l'Education cubaine et la Distinction Rafael Maria de Mendive à une vaste représentation d'enseignants.

Etaient également présents José Ramon Fernandez, vice-président du Conseil des ministres; Olga Lidia Tapia, membre du Secrétariat du Comité central; Ena Elsa Velazquez, ministre de l'Education, et Christian Jiménez, président de l'Institut des sports et des loisirs (INDER).

Joel Mayor Loran
Gramna du 23.12.2009

Écrit le 04/01/2010 à 18:43:28

Visa refusé à Olga Salanueva


 

2010

UNE NOUVELLE ANNEE DE LUTTE POUR LA LIBERATION DES CINQ

 

LE 18 DECEMBRE 2009, LE DEPARTEMENT DE LA SECURITE DU GOUVERNEMENT DES ETAT-UNIS A REFUSE UNE NOUVELLE FOIS LE VISA HUMANITAIRE  A OLGA SALANUEVA AFIN QU'ELLE PUISSE RENTER DANS LE PAYS POUR RENDRE VISITE A SON MARI, RENE GONZALEZ, CONDAMNE A 15 ANS DE PRISON.

 

EXIGEONS LE DROIT DE VISITE POUR OLGA ET ADRIANA

LIBERTE POUR LES CINQ

Écrit le 31/12/2009 à 12:32:16

Pour les Cinq Cubains : trois grimpeurs escaladent l’Aconcagua


Santiago Vega, animateur radio et télévision, Aldo Bonavitta, banquier, et Alcides Bonavitta, militante sociale, ont commencé ce 25 Décembre l’escalade de l’Aconcagua.

Ces trois brigadistes de Patagonie espèrent ainsi attirer l’attention sur la demande mondiale de la libération immédiate des Cinq cubains emprisonnés injustement depuis onze ans aux US. Les grimpeurs portent une drapeau orné d’un logo, créé par Gerardo Hernandez, qu’ils planteront au sommet du toit des Amériques : l’Aconcagua qui culmine à... 6959 mètres d’altitude !!! Ce sera une façon supplémentaire d’exiger la liberté pour les cinq et de faire connaître leur cause, malgré la presse silencieuse. Les trois grimpeurs qui relèvent ce défi marchent sur les traces d’un autre jeune argentin, Ernesto Guevara, qui, dans le milieu du siècle dernier avait tenté d’escalader le célèbre Popocatepetl du Mexique. Comme prévu, l’expédition sera de retour le 18 Janvier 2010 dans la ville de Neuquén, après avoir défié les températures extrêmes et les dangers que cela entraîne.

L’Aconcagua est situé à la frontière de l’Argentine et du Chili...

Lou Florian

Source « le grand soir »

Écrit le 28/12/2009 à 18:52:11

Le peuple d'ARRAS solidaire des 5 Cubains : 4 décembre 2009


« Une très belle journée d'amitié franco-cubaine, un beau combat !
Le 4 décembre 2009, l'UL-CGT d'Arras a organisé en plus de sa 14ème manifestation mensuelle en faveur de la Libération des Cinq Cubains injustement embastillés aux E-U, une réception chaleureuse suivie d'une Conférence de Presse avec M. Orlando Requeijo Gual, Ambassadeur de Cuba en France. Pour cette occasion, une délégation de la Coordination Nationale pour la Défense de la Révolution Cubaine et la Libération des Cinq, s'est rendue à Arras. Merci aux militants Arrageois ! »

 

 

Documentaire de Michel Taupin pour Cuba Si (http://www.lesamisdecuba.com/)

Écrit le 15/12/2009 à 21:47:32

De l’injustice à… l’injustice pour les cinq Cubains de Miami


Incarcérés depuis 1998, les cinq Cubains Fernando González, Antonio Guerrero, Gerardo Hernández, René González et Ramón Labañino ont été condamnés en décembre 2001, lors d’un procès inique tenu à Miami, à des peines exorbitantes pour avoir « conspiré » en vue d’espionner les Etats-Unis. En réalité, ils n’avaient fait qu’infiltrer les groupes anticastristes radicaux qui, depuis la Floride, multiplient attaques armées et attentats contre Cuba.

Le 4 juin 2008, tout en ratifiant leur « culpabilité », la cour d’appel d’Atlanta constatait qu’aucun délit « contre la sécurité nationale des Etats-Unis » n’avait été commis et estimait les peines infligées à trois d’entre eux disproportionnées. Elle ordonna donc qu’ils soient rejugés. Ils l’ont été, toujours à Miami, par la même magistrate qu’en 2001, Mme Joan Lenard.

Reconnaissant de facto l’injustice flagrante qu’elle avait commise lors du premier procès, et au vu de l’indignation internationale qui s’exprime autour du cas des « cinq », elle n’a eu d’autre solution que de réduire les sentences.

Le 13 octobre 2009, Antonio Guerrero, qui purgeait une condamnation à perpétuité plus dix ans, a vu son châtiment ramené à vingt et un ans plus dix mois de prison.

Le 8 décembre, Ramón Labañino (perpétuité plus dix-huit ans) s’est vu sanctionner de trente ans d’incarcération. Fernando González a, quant à lui, été condamné à dix-sept ans plus neuf mois (contre dix-neuf ans initialement).

Ces réductions de peine, pour positives qu’elles soient, ne mettent nullement un terme à l’injustice dont sont victimes les « cinq », qui continuent à clamer leur innocence. Par ailleurs, René González (quinze ans d’emprisonnement) et Gerardo Hernández (deux peines de perpétuité plus quinze ans) n’ont pas bénéficié d’un nouveau jugement.

Tandis que se déroulaient les audiences, entre le 13 octobre et le 8 décembre, le Secret Service (chargé de la sécurité du chef de l’Etat américain) a lancé une enquête sur une station de radio de Miami, Radio Mambi (WAQ1-710 AM). Le 19 novembre, durant l’émission « A chaud », animée entre 9 heures et 10 heures du matin par Armando Pérez Roura (directeur de la station), Ninoska Pérez Castellón et Enrique Encinosa, un auditeur a, en direct, par le biais d’un appel téléphonique, affirmé que le président Barack Obama devait être éliminé « d’une balle dans la tête ». Ce n’est pas la première fois que, sur cette antenne, des interventions « non filtrées » s’en prennent avec virulence au chef de l’Etat américain. MM. Pérez Roura et Encinosa, ainsi que Mme Pérez Castellón sont liés aux groupes les plus extrémistes de l’exil anticastriste – Conseil pour la liberté de Cuba (CLC), Unité Cuba, Front de libération nationale de Cuba (FLNC) – que les Cinq étaient précisément chargés d’infiltrer.

Maurice Lemoine

Justice, Prison, Terrorisme, États-Unis (affaires extérieures), Cuba

Écrit le 14/12/2009 à 17:19:00

Les trois anti-terroristes cubains frappés de nouvelles sentences dénoncent l’injustice dans l’affaire des 5


La Havane, 8 décembre, (RHC-Antiterroristas.cu)- Antonio Guerrero, Fernando González et Ramón Labañino, trois des 5 Cubains prisonniers politiques aux États-Unis qui ont reçu de nouvelles sentences injustes ont émis une déclaration réaffirmant leur innocence et dénonçant l’injustice dont ils ont, tous les 5 victimes.
Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de peines de prison aux Etats-Unis. Ils ont été condamnés par la même juge en 2001 au terme d’un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d’espionner bien que des hauts gradés étasuniens aient déclaré à la barre des témoins que les 5 n’avaient en rien cherché à porter atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis. Ils n’avaient fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des actes de terrorisme la prenant pour cible.

La Ramon Labañino a été condamné à 30 ans de prison. Il avait été condamné en 2001 à une perpétuité plus 18 ans.
Fernando Gonzalez a, quant à lui, été condamné à 17 ans plus 9 mois. La juge Lenard l’avait condamné en 2001 à 19 ans.
L’audience de nouvelle sentence contre Antonio Guerrero, qui purgeait une perpétuité plus 10 ans, a eu lieu le 13 octobre. Il a été condamné à 21 ans plus 10 mois de prison.
Nous vous offrons le texte intégral de la déclaration traduite du texte en espagnol paru sur le site www.antiterroristes.cu:

Chers frères et sœurs de Cuba et du monde:

Nous avons déjà purgé plus de 11 ans de prison sans que justice ait été faite dans aucune des instances du système judiciaire étasunien.

Trois d’entre nous, avons été transférés à Miami pour recevoir de nouvelles sentences en vertu d’un ordre du Onzième Circuit de la Cour d’Appel d’Atlanta, qui a déterminé que nos sentences avaient été imposées de façon erronée.

Notre frère Gerardo Hernandez, qui purge deux perpétuités plus 15 ans de prison a été arbitrairement exclu de ce processus de nouvelles sentences. Sa situation reste la principale injustice dans notre affaire. Le Gouvernement des États-Unis connaît la fausseté des accusations portées contre lui et le caractère injuste de sa condamnation.

Celui-ci a été un procès complexe dont chaque détail a fait l’objet d’une analyse minutieuse à laquelle nous avons participé aux côtés de nos avocats. Nous n’avons pas cédé d’un pouce dans nos principes, notre dignité et notre honneur et nous avons toujours défendu notre innocence et la dignité de notre Patrie.

Comme lors de notre arrestation et en d’autres occasions durant ces longues années, nous avons reçu, de la part du gouvernement des États-Unis, plusieurs propositions de collaboration en échange de sentences plus souples. Nous avons une fois de plus rejeté ces propositions. C’est quelque chose que nous n’accepterons jamais en aucune circonstance.

Les résultats de ces audiences de nouvelle sentence sont le fruit du travail de l’équipe juridique et de la solidarité indestructible de vous tous.

Signalons un fait significatif : le gouvernement des États-Unis a été obligé de reconnaître, pour la première fois en 11 ans, que nous n’avons porté aucune atteinte à sa sécurité nationale.

Pour la première fois aussi, le procureur a reconnu publiquement l’existence d’un puissant mouvement international d’appui à notre libération immédiate qui terni l’image du système judiciaire des États-Unis aux yeux de la communauté internationale.

Le caractère absolument politique de cette affaire est confirmé une fois de plus.

On nous puni, nous 5, pour des accusations qui n’ont jamais été prouvées. Bien que trois sentences aient été partiellement réduites, l’injustice se maintient contre nous tous.
Les terroristes cubano-étasuniens continuent à bénéficier d’une impunité totale.

Nous le réitérons: Nous, les 5, nous sommes innocents!

Nous sommes profondément émus et reconnaissants en raison de la solidarité permanente qu’on nous apporte et qui est tellement décisive dans cette longue bataille pour la justice.

Nous lutterons à vos côtés jusqu’à la victoire finale qui ne sera remportée que lorsque le retour des 5 à la Patrie sera obtenu.

 

 

 

 

 

Antonio Guerrero Rodríguez
Fernando González Llort
Ramón Labañino Salazar

Miami, le 8 décembre 2009

Écrit le 10/12/2009 à 16:57:04

« Pour la libération des Cinq Héros et contre le terrorisme »


Déclaration des participants au 5e Colloque international
« Pour la libération des Cinq Héros et contre le terrorisme »


A toutes les femmes et les hommes du monde, épris de justice.
Au peuple des Etats-Unis

Cinq Cubains courageux : Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et René sont injustement incarcérés, depuis plus de 11 ans, dans des prisons aux Etats-Unis pour le seul délit d’avoir combattu le terrorisme et d’avoir défendu le droit de leur peuple à vivre en paix.

Ces Cinq Héros, qui luttaient contre le terrorisme, qui défendaient les plus justes causes de la dignité et de la liberté humaines, ont gagné le respect de tout leur peuple, de toute l’humanité progressiste.

Ce long procès politisé a permis de commettre contre eux et leur famille les tortures physiques et mentales les plus inconcevables, en violation flagrante des principes les plus élémentaires du droit international, des normes du procès juste et des règles sur le traitement des détenus.

Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique poursuit sa politique de double morale et de deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit de lutter contre le terrorisme : il héberge, protège et soutient les organisations terroristes qui agissent en toute impunité depuis leur territoire, provoquant des victimes, non seulement parmi le peuple cubain mais aussi dans celui d’autres pays.

Pour les raisons exprimées précédemment

Les participants au 5e Colloque international « Pour la libération des Cinq Héros et contre le terrorisme » : militants sociaux, syndicalistes, parlementaires, pacifistes, étudiants, représentants de partis politiques, intellectuels, leaders religieux, ont adopté la Déclaration suivante :

1.    Nous exigeons du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique :

  • Qu’il respecte ses propres lois et qu’il adapte ses actes aux normes du Droit international
  • Qu’il cesse immédiatement les violations systématiques et répétées des droits de l’Homme commises contre les Cinq Héros et leurs familles, notamment la violation du droit de visites familiales des épouses Olga Salanueva et Adriana Perez et qu’il délivre à chacune d’elle un visa pour entrer aux Etats-Unis.
  • Qu’il mette fin à son soutien logistique et financier à des groupes et à des organisations terroristes, établis dans ce pays et qu’il juge le terroriste notoire, Posada Carriles, pour la destruction en vol d’un avion cubain dans laquelle 73 civils ont perdu la vie.


2.    Nous demandons au président Barack Obama et au gouvernement des Etats-Unis d’Amérique qu’ils rendent la liberté, immédiatement, aux Cinq Héros, car ils sont innocents.

3.    Nous lançons un appel à toutes les personnes honnêtes du monde, tout spécialement au noble peuple des Etats-Unis afin qu’ils travaillent intensément à la divulgation de la juste cause pour laquelle luttent les Cinq Héros et qu’ils exigent leur libération, en hommage à l’honnêteté et à la vérité.

4.    Nous affirmons aux Cinq Héros et à tous ceux qui luttent pour leur libération que nous ne nous lasserons pas de dénoncer cette injustice et que nous poursuivrons le combat jusqu’à ce qu’ils soient de retour dans leur Patrie.

 

Participants au 5e Colloque international
« Pour la libération des Cinq Héros et contre le terrorisme »
Holguín, 21 novembre 2009.

Écrit le 30/11/2009 à 17:58:13

Déclaration des participants au 5e Colloque international


« Pour la libération des Cinq Héros et contre le terrorisme »


A toutes les femmes et les hommes du monde, épris de justice.

Au peuple des Etats-Unis


Cinq Cubains courageux : Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et René sont injustement incarcérés, depuis plus de 11 ans, dans des prisons aux Etats-Unis pour le seul délit d’avoir combattu le terrorisme et  d'avoir défendu le droit de leur peuple à vivre en paix.
Ces Cinq Héros, qui luttaient contre le terrorisme, qui défendaient les plus justes causes de la dignité et la liberté humaines, ont gagné le respect de tout leur peuple, de toute l’humanité progressiste.
Ce long procès politisé a permis de commettre contre eux et leur famille les tortures physiques et mentales les plus inconcevables, en violation flagrante des principes les plus élémentaires du droit international, des normes du procès juste et des règles sur le traitement des détenus.
Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique poursuit sa politique de double morale et de deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit de lutter contre le terrorisme : il héberge, protège et soutient les organisations terroristes qui agissent en toute impunité depuis leur territoire, provoquant des victimes, non seulement parmi le peuple cubain mais aussi dans celui d’autres pays.
Pour les raisons exprimées précédemment
Les participants au 5e Colloque international « Pour la libération des Cinq Héros et contre le terrorisme » : militants sociaux, syndicalistes, parlementaires, pacifistes, étudiants, représentants de partis politiques, intellectuels, leaders religieux, ont adopté la Déclaration suivante :

   1. Nous exigeons du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique :

  • Qu’il respecte ses propres lois et qu’il adapte ses actes aux normes du Droit international
  • Qu’il cesse immédiatement les violations systématiques et répétées des droits de l’Homme commises contre les Cinq Héros et leurs familles, notamment la violation du droit de visites familiales des épouses Olga Salanueva et Adriana Perez et qu’il délivre à chacune d’elle un visa pour entrer aux Etats-Unis.
  • Qu’il mette fin à son soutien logistique et financier à des groupes et à des organisations terroristes, établis dans ce pays et qu’il juge le terroriste notoire, Posada Carriles, pour la destruction en vol d’un avion cubain dans laquelle 73 civils ont perdu la vie.


   2. Nous demandons au président Barack Obama et au gouvernement des Etats-Unis d’Amérique qu’ils rendent la liberté, immédiatement, aux Cinq Héros, car ils sont innocents.

   3. Nous lançons un appel à toutes les personnes honnêtes du monde, tout spécialement au noble peuple des Etats-Unis afin qu’ils travaillent intensément à la divulgation de la juste cause pour laquelle luttent les Cinq Héros et qu’ils exigent leur libération, en hommage à l’honnêteté et à la vérité.

   4. Nous affirmons aux Cinq Héros et à tous ceux qui luttent pour leur libération que nous ne nous lasserons pas de dénoncer cette injustice et que nous poursuivrons le combat jusqu’à ce qu’ils soient de retour dans leur Patrie.


Participants au 5e Colloque international
« Pour la libération des Cinq Héros et contre le terrorisme »
Holguín, 21 novembre 2009.

Écrit le 25/11/2009 à 15:27:26

Alarcon souligne l’importance de la solidarité internationale dans l’affaire des Cinq


« Si Barack Obama veut vraiment tenter de nous convaincre qu’il souhaite un nouveau début dans les relations avec Cuba et l’Amérique latine, je n’ai rien d’autre à lui demander que d’utiliser ses pouvoirs et de libérer les Cinq », a affirmé Ricardo Alarcon de Quesada, président de l’Assemblée nationale du Pouvoir Populaire, qui a informé les participants à la 8e Conférence  internationale  des  études  américaines des dernièrs développements concernant l’affaire des antiterroristes cubains injustement incarcérés aux Etats-Unis.

« C’est une responsabilité qu’il ne peut pas esquiver, il en a la capacité légale et l’obligation morale, les autres recours judiciaires étant épuisées », a-t-il déclaré.

Il a souligné que le processus d’imposition de nouvelles sentences à Antonio – celles de Fernando et de Ramon sont en attente – a démontré l’importance du mouvement de solidarité international « car c’est le seul argument qui a poussé le gouvernement nord-américain à essayer de chercher un accord avec la défense, pour proposer conjointement une condamnation moins sévère pour le prétendu délit que Tony aurait commis ».

Il a aussi assuré que la bataille juridique allait se poursuivre, malgré que les possibilités soient restreintes, surtout dans les cas de Gerardo et de René, auxquels on a refusé une nouvelle sentence.

« En particulier celui de Gerardo, qui ne peut pas être résolu sans une annulation complète, en ayant recours à l’habeas corpus pour lequel nous avons un délai jusqu’au 4 juin 2010. Selon les spécialistes, il y a une possibilité très lointaine, mais nous allons l’explorer », a-t-il précisé.

Écrit le 24/11/2009 à 13:37:09

Déclaration d'Eurodéputés et Euro et Déclaration d’eurodéputés et eurodéputées en soutien aux cinq cubains arbitrairement incarcérés aux Etats Unis et à leurs épouses


Considérant que la condamnation à de très lourdes peines de prison pour « conspiration en vue d'espionnage » prononcée, en l’absence de toute preuve, entre le 12 et le 27 décembre 2001, de Fernando Gonzalez , René Gonzalez, Antonio Guerrero, Gerardo Hernandez et Ramon Labañino par le tribunal de Miami ( Etats-Unis) constitue une aberration judiciaire et une détention arbitraire (comme l’a d’ailleurs affirmé, le 27 Mai 2005, le groupe de travail sur les détentions arbitraires de l’ONU).


Considérant que les délais imposés aux familles des cinq prisonniers pour obtenir un visa leur permettant de se rendre aux Etats-Unis et ainsi rendre visite à ceux-ci constituent une torture psychologique.


Considérant que le refus de visa répété qui empêche depuis plus de onze ans Adriana Perez et Olga Salanueva de rendre visite à leurs maris Gerardo Hernandez et René Gonzalez constitue une violation des droits les plus essentiels des personnes incarcérées qui doit être vigoureusement dénoncée.

  • Nous demandons que Adriana Pérez et Olga Salanueva, épouses de Gerardo Hernandez et René Gonzalez, puissent leur rendre visite en prison.
  • Nous demandons que le verdict du Groupe de travail sur les détentions arbitraires de l’ONU du 27 Mai 2005 qui qualifie l’incarcération des Cinq d’arbitraire, soit appliqué.
  • Nous demandons que le gouvernement des Etats-Unis, et particulièrement le président Obama, utilise ses pouvoirs constitutionnels et rende leur liberté aux Cinq.
  • Nous appelons l’Union européenne à user de toute son influence, notamment lors du sommet UE-USA des 2 et 3 Novembre prochains, pour que les Etats-Unis d’Amérique respectent les droits de l'Homme et appliquent leur propre Constitution et libèrent Fernando Gonzalez, René Gonzalez, Antonio Guerrero, Gerardo Hernandez et Ramon Labañino.

 

Premiers signataires:
Jean-Luc Mélenchon (France - Vice Président de la Commission des Affaires Etrangères), Marie-Christine Vergiat (France - militante des Droits de l'Homme), Willy Meyer (Espagne - Vice Président d'EUROLAT), Patrick Le Hyarick (France- Directeur du Journal l'Humanité), Nikolaos Chountis (Grèce), Elie Hoarau (France- Île de la Réunion), Gabriele Zimmer (Allemagne), Kyriacos Triantaphyllides (Chypre), Jacky Hénin (France),

Écrit le 28/10/2009 à 13:09:09

La juge réduit la sentence d’un des Cinq cubains


Sur le New York Times, l’ex-conseiller de Carter reconnait qu’à Miami, il est impossible qu’un procès juste puisse se dérouler

 

Le 14 octobre 2009,

Nous publions ci-après la traduction de l’article qui est sorti aujourd’hui à la page A22 du quotidien nord-américain The New York Times.

Antonio Guerrero et son avocat

Photo du dessin réalisé par l’artiste de la Cour Fédérale de Miami, Shirley Henderson ce 13 octobre 2009,
de Antonio Guerrero et son avocat de la défense, Leonard Weinglass. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS/Shirley Henderson

La juge réduit la sentence d’un des Cinq cubains

Mardi 13 octobre, une juge de la Cour Fédérale de Miami a accordé une peine plus clémente pour un des cinq cubains condamnés en 2001 pour avoir espionné des exilés cubains anticastristes.


Le cas de ces hommes, plus connu sous le nom des « Cinq », a rendu pendant plus de dix ans, les relations très tendues entre les USA et Cuba.


L'an passé, un Tribunal d'Appel a annulé les condamnations de trois d'entre eux, jugeant que la sentence imposée était trop sévère, puisque le gouvernement n'avait pas démontré qu'ils avaient pu obtenir un quelconque « secret » d'État.

Antonio

Photo du dessin réalisé par l’artiste de la Cour Fédérale de Miami, Shirley Henderson ce 13 octobre 2009,
de Antonio. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS/Shirley Henderson

Vers la fin des années 1990, ils avaient infiltré des organisations cubano-américaines qui s'opposaient au gouvernement de Castro, y compris certains des groupes les plus activistes comme les Frères à la Rescousse, qui effectuaient régulièrement des vols non autorisés sur Cuba en larguant des tracts pamphlétaires.


Cuba dit que les Cinq sont des prisonniers politiques, et le gouvernement cubain a insisté pour leur libération, en faisant valoir le fait qu'ils n'espionnaient pas les USA, mais qu’ils étaient chargés d’enquêter et de découvrir les terroristes d'extrême droite qui voulaient attaquer Cuba.


Mardi, la juge Joan A Lenard, du Tribunal du District Fédéral, a remplacé la condamnation à perpétuité contre Antonio Guerrero, par une peine de 262 mois, ou presque 22 ans de prison, ce qui signifie qu’il sera libéré dans sept ans, en tenant compte de son incarcération depuis son arrestation en 1998 et d’une réduction de peine pour son bon comportement en prison. Les avocats de M. Guerrero avaient demandé une peine réduite à 240 mois.


« C’est curieux », avait exprimé Leonard Weinglass, l’avocat de Guerrero. « Il s'agit d'un homme qui était dans une base militaire, mais qui n’a jamais emporté aucun document classé et personne n'avait déclaré qu'il nuisait à la Sécurité Nationale des USA. Et pourtant, la Juge a quand même rejeté la demande des avocats d’alléger encore plus la condamnation ».


M. Guerrero, citoyen des Etats-Unis, a été condamné pour avoir été un espion de Cuba, alors qu'il travaillait dans une base aéronavale de Cayo Hueso.

En mai 2005, le Groupe de Travail sur les Détentions Arbitraires de la Commission des Nations Unies pour les Droits Humains avait analysé que le jugement avait violé les normes internationales d’un procès adéquat et que les USA devraient revoir leur jugement ou les libérer.


Les Cinq cubains ont été arrêtés en 1998 et ont été déclarés coupables d'avoir agis en tant qu’agents étrangers non déclarés (en certains cas. N.de la rédaction), et de conspirer pour commettre des crimes contre les USA.


L'audience de la sentence pour deux des autres condamnés a été prorogée.


Robert A Pastor, professeur de relations internationales de l'American University, a dit que le cas est préoccupant. « Un jugement contre cinq agents de l'intelligence cubaine se déroulant à Miami est aussi juste qu’un jugement contre un agent de l'intelligence israélienne qui aurait lieu à Téhéran », a dit le docteur Pastor. Celui-ci a été conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter pour l'Amérique latine. « C’est beaucoup plus que d’un bon avocat dont nous aurions besoin pour que nous soyons pris au sérieux ».

• Téléchargez le document de l’audience au format PDF (51 Kb) Sentence de Tony (en anglais)
• Téléchargez le document de l’audience au format PDF (370 Kb) Déclaration de la nouvelle sentence
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Mirta Rodriguez

Mirta Rodriguez (en fauteuil roulant), mère d’Antonio Guerrero, sortant de la Cour Fédérale de Miami le 13 octobre 2009, où Guerrero, après avoir été condamné à perpétuité en 2001, a reçu ce mardi une nouvelle condamnation de 21 ans et dix mois de prison. Andres Gómez, de la Brigade Antonio Maceo à Miami, poussant le fauteuil roulant. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS

Source: New York Times- “Judge Reduces Sentence for One of Cuban Five
Article publié le 13 octobre 2009

Traduit en espagnol par CubaDebate et publié le 14 octobre 2009- “Reduce el Juez la sentencia de uno de los Cinco cubanos

Écrit le 26/10/2009 à 19:26:24

Libération aux Etats-Unis du terroriste Santiago Alvarez, complice et bienfaiteur de Posada Carriles.


Le  gouvernement des Etats-Unis  persiste dans sa politique du deux poids deux  mesures. La prison pour les cinq antiterroristes cubains, et la belle vie  pour  Luis  Posada  Carriles,  et  à  présent pour un autre terroriste notoire  répondant  au  nom  de  Santiago Alvarez Fernandez-Magriña, qui se promène librement dans les rues de Miami.

Alvarez  est sorti d’une prison fédérale ce mercredi, après avoir purgé une peine  de  moins  de  quatre ans. Il avait été condamné après la découverte d’un  stock de centaines d’armes et de munitions à son domicile dans le Sud de  la  Floride,  et  pour  obstruction  à la justice après avoir refusé de témoigner  contre  son  ami  et  complice, le terroriste international Luis Posada Carriles.

Alvarez  avait  admis sa culpabilité aux accusations de possession illégale d’armes.  Son arsenal a été découvert en 2005 à la suite d’une perquisition par  les  autorités fédérales d’un luxueux appartement qu’il possédait dans le nord de Miami, dans le comté de Broward.

Alvarez  a  également  plaidé  coupable du délit d’obstruction à la justice pour  avoir  refusé de déposer comme témoin sur le coup de main qu’il avait donné  en  2005  à Posada Carriles pour lui permettre d’entrer illégalement aux Etats-Unis.

Malgré l’important stock d’armes saisi, le Ministère public avait décidé de ne  pas  retenir  le  chef d’accusation de terrorisme contre Alvarez, et le juge l’avait condamné à quatre ans de réclusion. Le juge fédéral James Cohn lui  a  ensuite accordé une réduction de peine en échange de renseignements sur l’emplacement d’un autre dépôt d’armes que la police n’avait pas trouvé
lors des perquisitions précédentes.

Outre  l’armement  saisi  lors  de  son  arrestation,  Alvarez  a remis aux autorités  fédérales 30 mitrailleuses automatiques et semi-automatiques, un lance-obus, plusieurs grenades, près de 100 kg de dynamite, 7 kg d’explosif C-4  et  environ 1 200 m de câble pour détonateurs. Une quantité d’armement sans précédent dans le Sud de la Floride. Le parfait arsenal pour commettre des attentats contre Cuba.

Cet  assassin est membre fondateur de l’organisation terroriste Alfa 66, et l’un  des  criminels qui ont attaqué, en avril 2001, un petit village de la province  de  Villa  Clara,  dans  le centre de l’île. Santiago Alvarez fut également l’un des principaux complices de Posada dans le projet d’attentat avorté contre le leader de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz à Panama en l’an 2000.

Et  pour  mémoire, rappelons que Santiago Alvarez s’enrôla comme mercenaire de  la  Brigade  2506  dans le débarquement de la Baie des Cochons en 1961. Voilà les vrais terroristes que les Etats-Unis protègent et chérissent.

Source Granma International 23/10/2009

Lionel DAMMARETZ

Écrit le 26/10/2009 à 17:21:03

Prix Nobel de l’injustice


Trois Cubains rejugés à Miami (Le Monde diplomatique)

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-10-12-Trois-Cubains-rejuges-a-Miami

A partir du 13 octobre, trois des cinq agents antiterroristes cubains incarcérés aux Etats-Unis depuis onze ans et condamnés, en l’absence de toute preuve, pour « espionnage » à des peines aberrantes assisteront aux audiences au cours desquelles pourraient être modifiées leurs sentences.

Organisés par les réseaux de l’extrême droite cubano-américaine, depuis Miami, les agressions, attaques et attentats menés contre Cuba, souvent en lien avec la Central Intelligence Agency (CIA), ont fait trois mille quatre cents morts au cours des cinquante dernières années. La plus spectaculaire de ces actions, dirigée par MM. Orlando Bosch et Luis Posada Carriles, eut lieu le 6 octobre 1976, lorsque deux bombes firent exploser, à la Barbade, le vol CU 455 de la Cubana de Aviación, provoquant la mort de soixante-treize passagers.

Pour avoir infiltré les réseaux cubano-américains qui ont perduré depuis cette époque, cinq Cubains, arrêtés à Miami le 12 septembre 1998, ont été condamnés, entre le 12 et le 27 décembre 2001, toujours à Miami, à de très lourdes peines – René González : quinze ans d’emprisonnement ; Fernando González : dix-neuf ans ; Ramón Labañino : perpétuité, plus dix-huit ans ; Antonio Guerrero : perpétuité plus dix ans ; Gerardo Hernández : deux peines de perpétuité plus quinze ans.

Ces cinq hommes avaient été envoyés au début des années 1990 par le gouvernement cubain pour recueillir des informations sur les plans meurtriers d’une nébuleuse d’organisations – Alpha 66, Brigade 2506, Cuba indépendant et démocratique, Comandos F4, Comandos L, Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), Conseil militaire cubano-américain (Camco), Ex-Club, Parti d’unité nationale démocratique (PUND), Commando uni pour la libération (CLU), Hermanos Al Rescate (HAR), etc.

En 1997, après une vague d’attentats à la bombe dans les hôtels de La Havane, le gouvernement cubain, sur la base des informations transmises par « les cinq », communique au gouvernement des Etats-Unis, et particulièrement au Federal Bureau of Investigation (FBI), un dossier exhaustif et précis sur les commanditaires de ces opérations résidant en territoire américain. De même que sur le rôle joué, en Amérique centrale, par M. Posada Carriles dans l’organisation de ces actions.

L’information filtre. L’extrême droite cubaine et certains éléments dévoyés du bureau du FBI de Miami allument en hâte un contre-feu. Le 12 septembre, le FBI procède à l’arrestation… des cinq Cubains.

Pour la loi américaine, s’il est évident que le climat hostile et impartial d’un lieu peut avoir une quelconque influence sur le bon déroulement d’un procès, le juge doit en tenir compte et transférer le procès en un autre lieu. Le climat d’intimidation permanent entretenu par l’extrême droite cubano-américaine à Miami interdisait un jugement impartial des « cinq » dans cette ville. Néanmoins, et malgré les demandes de leurs avocats, qui présentèrent une motion commune pour un déplacement du siège, la juge Joan Lenard refusa le changement de juridiction.

Mis au secret pendant dix-sept mois, les accusés ne purent préparer correctement leur défense.

Après avoir confisqué plus de vingt mille pages de documents appartenant aux inculpés, l’accusation (le gouvernement des Etats-Unis) classa chacune de ces pages sous le sceau « secret » en invoquant les dispositions de la Classified Information Procedures Act (CIPA) – réglementation destinée à empêcher que des accusés puissent rendre publique une information qui, d’une manière ou d’une autre, peut affecter la sécurité nationale des Etats-Unis. Ces documents ne présentaient, en la matière, aucun danger : ils se référaient aux activités des groupes d’extrême droite cubano-américains. En tout état de cause, ils n’ont pu être divulgués et utilisés par la défense pendant le procès, alors qu’ils constituaient précisément la raison d’être de l’action des « cinq ».

Les charges se révélant à l’évidence insuffisantes pour obtenir un verdict de culpabilité, le gouvernement des Etats-Unis dut avoir recours à un subterfuge légal : le délit de « conspiration ». Une conspiration est, en droit, un accord illégal établi entre deux personnes ou plus pour commettre un délit. Point n’est besoin que le délit soit commis. Tout ce que doit faire l’accusation est de démontrer, sur la base d’une preuve circonstancielle, qu’un accord « doit » ou « peut » avoir existé.

A la demande de la défense, plusieurs militaires américains de haut rang ont été appelés à témoigner : le contre-amiral en retraite Eugene Carroll, ex-vice-chef des opérations navales ; le général de division Edward Breed Atkison, instructeur de l’Ecole du renseignement pour la défense pendant dix ans ; le général Charles Elliott Wilhelm, ex-chef du Southern Command (le commandement sud de l’armée des Etats-Unis) ; le général James Clapper, ex-directeur de la Defense Intelligence Agency – les services secrets du Pentagone. Tous ont affirmé à la barre qu’aucun des inculpés n’avait obtenu ou recherché des informations pouvant porter préjudice à la sécurité nationale des Etats-Unis. Ainsi, le contre-amiral Carroll déclarera-t-il : « Beaucoup plus d’informations que tout ce qui a été mentionné par le ministère public peut être acquis par la simple lecture de revues spécialisées telles que Jane’s Defense Weekly . »

La déroute de l’accusation fut telle que, le 25 mai 2001, le gouvernement présenta un appel extraordinaire (Emergency petition for write prohibition) devant une cour supérieure, reconnaissant qu’il avait échoué à prouver les charges principales de « conspiration » d’espionnage et alléguant qu’il rencontrait « un obstacle insurmontable » pour obtenir le gain du procès. Cet appel fut rejeté. Les condamnations n’en tombèrent pas moins. Démesurées.

La plus sévère concerne M. Gerardo Hernández (deux peines de perpétuité plus quinze ans) pour « conspiration d’assassinat ». Celle-ci se réfère à l’opération au cours de laquelle, le 24 février 1996, deux avions Cessna de l’organisation Hermanos Al Rescate (frères du sauvetage : HAR) furent abattus pas la chasse cubaine, dans l’espace aérien de l’île, qu’ils avaient violé. Officiellement, HAR avait pour objet de prêter assistance aux « balseros » — des Cubains cherchant à gagner la Floride sur des embarcations de fortune. Parallèlement à cette action humanitaire, HAR et son fondateur, M. José Basulto (qui fut pilote au sein de la contra nicaraguayenne), s’entraînaient à larguer des explosifs (en particulier au large des Bahamas), dans le but de rééditer l’opération en territoire cubain qu’ils survolaient régulièrement en toute illégalité. S’appuyant sur le droit international, Cuba avait officiellement protesté auprès du gouvernement des Etats-Unis à de multiples reprises. Des représentants officiels de la Federal Aviation Agency (FAA) confirmeront lors du procès qu’ils avaient averti sept fois M. Basulto et son organisation du grave danger que représentaient les vols qu’ils organisaient sur La Havane. Quant à l’accusation, elle ne put prouver que M. Hernández, vivant alors à Miami, avait pu de quelque manière que ce soit transmettre ou exécuter l’ordre d’abattre les avions.

En 2005, le Groupe de travail sur les détentions arbitraires des Nations unies a qualifié d’« arbitraire » la détention des « cinq ». Le 9 août de cette même année, étayant leur décision par une argumentation de quatre-vingt-treize pages constituant la décision la plus élaborée jamais vue sur « l’influence de l’endroit où se déroule un procès », trois juges de la cour d’appel d’Atlanta ont frappé celui-ci de nullité et accordé un nouveau jugement au « cinq ». Mais, décision extrêmement rare, le procureur général des Etats-Unis, M. Alberto González, fit à son tour appel et obtint gain de cause : le 9 août 2006, la cour plénière d’Atlanta rejeta le jugement d’août 2005 et, par dix voix contre deux, ratifia le jugement de Miami. Elle renvoya néanmoins de nouveau les « cinq » devant la Cour d’appel pour statuer sur un certain nombre de points connexes.

Le 4 juin 2008, un panel de trois juges du 11e circuit de la cour d’appel d’Atlanta, par deux voix contre une, a rejeté l’appel présenté par les « cinq » concernant leur non culpabilité et la tenue d’un nouveau procès hors de Miami. Toutefois, il a reconnu officiellement qu’il n’y avait pas eu espionnage et qu’aucune information secrète n’avait été obtenue et transmise par les cinq Cubains. Constatant que, lors du procès de Miami, de nombreuses erreurs ont été commises par la juge Joan Lenard concernant MM. Ramon Labañino, Fernando Gonzalez et Antonio Guerrero, il a annulé les sentences et décidé qu’ils devaient comparaître à nouveau devant cette même juridiction – et donc devant la même juge – pour que leurs condamnations soient revues à la baisse.

M. René González n’ayant pas été reconnu coupable d’espionnage, mais de délits « mineurs », il n’est pas concerné par la révision des sentences. Quant à M. Gerardo Hernández, il est sous le coup d’une double perpétuité. Quand bien même serait annulée la première, pour « espionnage », resterait la seconde pour « conspiration en vue d’assassinat ». Provoquant une grande préoccupation sur son sort, les juges ont donc estimé que son cas ne méritait pas d’être réexaminé.

A Miami, il semblerait que la juge Lenard persiste et signe. Alors qu’un magistrat de cette juridiction a ordonné que le gouvernement américain produise une évaluation précise de la mise en danger de la sécurité nationale des Etats-Unis par les accusés, Mme Lenard s’y est opposée. Elle a, de plus, accordé un délai sollicité par les procureurs fédéraux qui souhaitent davantage de temps pour faire appel de la décision du 11e circuit, estimant qu’elle « exige la divulgation d’informations secrètes du gouvernement ».

De ce fait, seul M. Antonio Guerrero comparaîtra le 13 octobre.

Pendant ce temps…

M. Posada Carriles, a inauguré, le 8 octobre, une exposition de ses peintures au CubaOcho Art and Research Center, à Miami.

Maurice Lemoine

Écrit le 16/10/2009 à 16:40:58

La juge condamne Antonio Guerrero à 22 ans d’emprisonnement


2009-10-13

Traduction Esteban Garcia

 Aujourd'hui, 13 octobre 2009, la Cour du District Sud de la Floride a rendu une nouvelle sentence contre Antonio Guerrero, injustement emprisonné depuis plus de 11 ans dans une des institutions pénitentiaires les plus dures, à Florence, dans le Colorado. Considérée par le Guinness des Records comme étant la prison la plus sûre du monde, dans laquelle les condamnés passent la plus grande partie du temps dans des cellules d’isolement. Elle est qualifiée par certains comme « l'Alcatraz des Rocheuses » et son régime carcéral comme « la tombe vivante ».

 Comme l’on sait, ce même tribunal avait déjà condamné une première fois, Antonio, à un emprisonnement à perpétuité plus 10 ans de prison. Cette peine avait été jugée excessive, contraire aux normes légales en vigueur et déclarée nulle par la Cour d'Appel du Onzième Circuit qui avait établi que l'accusé n'avait pas eu connaissance ni transmis quelque information que ce soit en rapport avec la sécurité nationale des USA.

 La nouvelle condamnation à presque 22 ans d’emprisonnement, est le résultat de la solidarité internationale et de la ténacité de son avocat, Leonard Weinglass. Bien que cette condamnation ne soit pas aussi absurdement exagérée que la première, elle est tout aussi injuste. Il est temps d'amplifier le combat pour la liberté immédiate et inconditionnelle de nos Cinq compatriotes.

 Cet épisode est une preuve parmi tant d’autres qui confirment l'arbitraire absolu du processus mené contre ceux qui sont emprisonnés aux USA pour combattre uniquement et exclusivement contre le terrorisme anti-cubain développé par les autorités américaines. La démesure irrationnelle des peines imposées était un des aspects réclamés par la défense par lequel il avait été possible de parvenir à un résultat partial, limité et contradictoire. En 2008 à Atlanta, la Cour d'Appel qui avait antérieurement ratifié les verdicts injustes de la culpabilité des Cinq, avait annulé les condamnations d’Antonio, de Ramón et de Fernando et avait ordonné qu’ils soient une nouvelle fois jugés.

 Comme preuve sur l’étrange façon de faire la justice dans ce pays, cette même Cour d'Appel ayant également reconnu qu'il convenait d'agir sur le cas de Gerardo Hernández Nordelo, au lieu d'ordonner le révision du procès elle décida de ratifier la sentence barbare qui pesait sur lui, à savoir, deux condamnations à perpétuité plus 15 ans d'emprisonnement.

 Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et René sont innocents et ils n’auraient jamais dû être privés de liberté. Chaque jour qui passe, durant lequel ils seront maintenus en prison, sera la confirmation honteuse de la complicité avec le terrorisme de l'Administration usaméricaine.

 http://www.antiterroristas.cu/lang/sp/index.php?tpl=./interface.sp/design/reading/breaking-news.tpl.html&aNews_lang=sp&aNews_obj_id=1002077

Écrit le 16/10/2009 à 16:37:29

Déclaration du Mouvement aux Etats-Unis pour la libération des Cinq envers la solidarité internationale


Nous faisons cette Déclaration au nom des organisations suivantes: le Comité national des Etats-Unis pour la libération des Cinq, le Comité international pour la libération des Cinq et les organisations de l’émigration cubaine regroupées à Miami au sein de l’Alliance martiste: la Brigade Antonio Maceo, l’Alliance martiste (en tant qu’organisation individuelle), l’Alliance des travailleurs de la communauté cubaine (ATC), l’Association José Marti et le Cercle bolivarien de Miami, en représentation de toutes les organisations et partis politiques qui aux Etats-Unis font partie du mouvement de solidarité avec les Cinq.

A travers cette Déclaration nous réaffirmons notre engagement inébranlable de maintenir et de renforcer nos efforts pour exiger la libération immédiate de nos cinq frères Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez, innocents des chefs d’accusation que le gouvernement leur impute.

Aujourd’hui, 13 octobre 2009, a eu lieu dans cette ville de Miami, à la Cour fédérale du district Sud de la Floride, l’audience de réduction de peines d’un de nos cinq frères, Antonio Guerrero, une des trois qui ont été ordonnées en septembre 2008 par l’ensemble de la Cour d’appel du onzième circuit. La Cour fédérale de district n’a pas encore fixé de dates pour les deux autres audiences de réduction des peines: celles infligées à nos frères Ramon Labañino et Fernando Gonzalez.

En septembre 2008 l’ensemble de la Cour d’appel du onzième circuit a annulé les peines à perpétuité d’Antonio et de Ramon, accusés de complot pour commettre un délit d’espionnage, et elle a aussi annulé la peine de 19 ans de prison de Fernando pour d’autres délits, des peines qu’on leur a infligées en décembre 2001.

Indépendamment du procès judiciaire et des décisions qui en émanent, dans lequel nos cinq frères sont impliqués, notre engagement pour exiger la libération immédiate des Cinq demeure et demeurera inébranlable jusqu’à l’obtention de leur libération.

Le procès judiciaire engagé contre nos cinq frères n’a rien n’à voir avec la justice. Il s’agit, et il s’est toujours agi d’une affaire politique.

Depuis le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, les gouvernements des Etats-Unis, ont maintenu contre le peuple de Cuba une politique d’agression permanente. Le recours à la violence contre le peuple cubain a constitué une part fondamentale de cette politique d’agression. Les gouvernements des Etats-Unis ont été durant ces décennies impliqués directement ou indirectement, à travers des organisations terroristes de l’extrême-droite cubano-américaine, dans d’innombrables actions terroristes contre le peuple cubain, qui ont causé la mort de plus de 3 478 Cubains, et handicapé à vie plus de 2 099 autres, mettant en danger la paix, la sécurité et le bien-être de ce peuple.

Dans un acte d’autodéfense de son peuple, le gouvernement cubain, comme le ferait n’importe quel autre gouvernement responsable, a confié à ces cinq Cubains la tâche d’infiltrer les organisations terroristes de l’extrême-droite cubano-américaine qui à Miami, pendant des décennies, ont impunément mené des campagnes de mort et de terreur contre le peuple cubain. Telle était la tâche des Cinq, la seule.

Au lieu d’arrêter les terroristes et de les traduire devant les tribunaux pour leurs crimes, le gouvernement des Etats-Unis, complice de ces funestes campagnes de mort et de terreur, a arrêté les Cinq, cela fait 11 ans depuis le mois de septembre dernier, et les a maintenu jusqu’ici arbitrairement en prison.

C’est pour ces raisons qu’aujourd’hui à Miami nous réaffirmons et nous faisons savoir à nos cinq frères, à leurs familles, à tous nos camarades du mouvement pour la libération des Cinq aux Etats-Unis et dans le monde, ainsi qu’au peuple cubain, notre décision inébranlable de continuer et d’accroître nos efforts pour obtenir leur libération immédiate.

 

A Miami, le 13 octobre 2009.       

       

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Écrit le 16/10/2009 à 16:35:44

Le dernier mot n’a pas encore été dit dans l’affaire des Cinq


Compte-rendu de la séance du procès de « resentence » d’Antonio Guerrero

 

compterenduMirta Rodríguez (en chaise roulante), mère d’Antonio Guerrero, à la sortie de la Cour fédérale de Miami, le 13 octobre, accompagnée d’Andrés Gómez, président de la Brigade Antonio Maceo à Miami.

Selon les dires, la salle de la Cour de Miami où Antonio Guerrero a reçu une nouvelle  sentence, ce mardi 13 octobre, est petite. Du moins elle le paraissait, à 10h du matin,  quand les amis du héros-poète qui ont pu assister à la séance s’y sont pressés pour le soutenir ainsi que sa famille, dans ces moments cruciaux.

Certains venaient de l’étranger, d’autres avaient traversé le pays depuis la côte Ouest, le reste vit dans la ville même. Tous ont mis le meilleur d’eux-mêmes et leurs maigres ressources personnelles pour témoigner leur solidarité à cette cause tout au long de ces dix dernières années.

Ils étaient là pour représenter les milliers de personnes unies dans un mouvement qui s’étend sur les cinq continents et qui compte sur le soutien clair de 10 prix Nobel, de plus de 800 intellectuels éminents et de plusieurs chefs d’Etat.

Pour représenter la famille d’Antonio, trois femmes: Mirta, sa mère, Maruchi, sa sœur et Maggie, son amie. Toutes trois, émues et émouvantes, dans leur admirable présence auprès de l’être aimé, qui allait s’asseoir à seulement quelques mètres d’elles. Roberto, le frère de René Gonzalez, avocat et membre de l’équipe d’avocats cubains qui représente les familles, était également présent.

On raconte que quand le héros-poète a traversé la salle, il portait les chaînes au pied, mais on lui avait enlevé les menottes, qu’il s’est avancé droit et digne, sans dévier le regard du lieu qui lui était assigné. La Cour interdit les salutations. C’est pourquoi, cherchant un signe dans son regard profond, quelqu’un crut apercevoir un léger clignement de paupières en signe d’affection. Rien de plus.

Au début de la séance, la juge Lenard annonça qu’elle n’avait pas lu le texte de l’accord entre les procureurs et la défense et elle demanda une interruption de 35 minutes. Ensuite, ce fut le tour des questions de routine et des précisions techniques, la confirmation orale que les termes de l’accord étaient connus et un premier signe que la séance ne serait ni brève ni facile : la juge déclara que la Cour n’avait pas l’obligation de suivre l’accord passé entre les parties, mais le dénommé « Guide des sentences » – le règlement fédéral qui établit la durée et le type de peines -.

Ensuite ce fut le tour de Weinglass, l’avocat de Tony. Tout le monde s’accorde pour dire que sa plaidoirie fut remarquable. Il a parlé de la prouesse unique d’Antonio: pas une seule infraction à la discipline, aucune. Inlassablement, il a mis son savoir au service des autres prisonniers pour permettre leur réhabilitation ; il s’est perfectionné lui-même pendant ces sept années de confinement dans la très dure prison de Florence, placée 30% du temps en lock down (châtiment collectif de la population pénale pour des infractions commises dans le centre, dans lesquelles il n’était pas impliqué), ce qui a entraîné si souvent l’annulation des visites de sa famille. Jamais il ne s’est mis en colère malgré ces conditions et le fait qu’il était condamné à perpétuité, ce qui signifiait qu’il ne serait plus jamais réuni avec sa famille.

Quelqu’un a noté une phrase de Weinglass: «Vous condamnez un homme, un individu, un pays», a-t-il dit à un moment à la juge, avant d’expliquer comment il était arrivé à une négociation avec le Ministère public, ce qui n’a pas été facile du tout. Et il a exhorté la juge Lenard à accepter cet accord entre les deux parties : 240 mois (20 ans), ce qui était une sentence raisonnable.

Ici, il convient de donner une explication : On ne doit pas oublier qu’aucun des Cinq n’a pu obtenir de vraie justice, lors des différents appels depuis juin 2001 où ils ont été déclarés coupables de tous les chefs d’accusation.

La dernière décision d’un tribunal supérieur a été celui de la Cour d’appel d’Atlanta, qui annula les sentences à perpétuité d’Antonio, de Ramon et celle de 19 ans de Fernando, considérant qu’elles étaient démesurées, du fait qu’ils n’avaient ni obtenu ni transmis de renseignements susceptibles de porter atteinte à la sécurité des Etats-Unis.

Ce district ordonna donc de leur dicter de nouvelles sentences en accord avec un nouveau « barême » et la Cour suprême l’a confirmé. C’est-à-dire que les Cinq ont été renvoyés devant la Cour de Miami, là où en était resté le procès en juin 2001, quand ils avaient été déclarés coupables par le tribunal qui en quelques minutes avait décidé du verdict.

La différence cette fois, c’était les onze années de prison accomplies et la certitude que leurs condamnations seraient moins élevées. Mais pas juste. Comme on le sait, depuis que la Cour suprême a fermé les portes de la révision du procès, la liberté des Cinq n’est plus du ressort judiciaire : elle dépend uniquement de l’exigence internationale de justice.

Et on peut affirmer que le résultat obtenu ce mardi se doit principalement à cette revendication morale du monde entier. La Procureure Katherine Heck Miller, l’a confirmé elle aussi d’une certaine manière. En réponse à une question très insistante de la juge qui lui demandait de s’expliquer sur le fait que dans un premier temps, le Ministère public avait demandé une peine à perpétuité plus 10 ans pour Antonio et qu’aujourd’hui il était d’accord pour considérer 20 ans comme une sentence raisonnable, la représentante du gouvernement a reconnu le pouvoir du « retentissement international» autour de cette affaire, au-delà de toutes autres considérations.

Et pourtant, malgré cela, la juge s’est obstinée à suivre le «Guide des sentences» et ce faisant, elle est allée au-delà de l’accord entre les deux parties, ajoutant un an et 10 mois à la condamnation. Elle décidait toute seule de changer une sentence.

C’est pour cela peut-être, que les dernières paroles de l’avocat dans la petite salle ont été pour demander un peu d’humanité dans la décision finale. Combien de personnes seraient capables de sacrifier la meilleure partie de leur vie pour le bien collectif ? a-t-il demandé et il a mis en garde : « Nous parlons ici de couper le cœur de la vie d’un homme qui a deux fils qui l’attendent et pour qui accepter une sentence de 20 ans, après avoir vécu ce qu’il a déjà vécu dans une des prisons les plus dures, n’a pas été du tout facile. Personne ne cède rien ici. Vous ne concédez rien », a-t-il précisé à la juge.

A la sortie du tribunal, peu après midi, Weinglass déclarait à la presse que c’était la première fois, dans sa longue et intense carrière d’avocat qu’une juge n’acceptait pas les accords entre les parties. Et il a annoncé que l’équipe de la défense présenterait un Habeas Corpus l’année prochaine. Il existe de nouvelles preuves qui justifient la réouverture de l’affaire.

Hors de la Cour, les amis envoyaient leurs premières informations à ceux qui attendaient des nouvelles et les détails de ces quelques heures pendant lesquelles la solidarité a pu évaluer le poids déterminant de son pouvoir. Comme l’a dit Gerardo Hernandez il y a un an : dans la lutte pour toute la justice, c’est la solidarité qui aura le dernier mot.

 

 (*) Ecrit  à partir d’annotations et de commentaires de Gloria La Riva et les impressions d’Andrés Gómez et d’Alicia Jrapko, et d’autres amis présents dans le tribunal. Il n’y a pas eu de câbles de presse et aucune citation n’est textuelle.

Antonio Guerrero

Antonio Guerrero avec un de ses dessins, représentant deux Boliviennes. Photo prise dans la prison par un garde. (archive CubaDebate)

 

Traduction Gloria Gonzalez

Traduit de CubaDebate

Écrit le 16/10/2009 à 16:34:02

APPEL INTERNATIONAL


CINQ ACTEURS FLAMANDS CONNUS VONT S’IMPRISONNER POUR SUPPORTER LA CAUSE DES CINQ CUBAINS.


L’année passée, cinq acteurs flamands connus en collaboration avec le Comité Free the Five Belgique, on décidé de lutter pour la libération des Cinq cubains. Ils veulent utiliser leurs notoriété pour convaincre l’opinion publique de réagir contre ce cas injuste. Le 12 septembre, le jour du 11ième année de imprissonement pour Gerardo, Hernando, Ramón, René and Fernando, ils veulent attirer l’attention de s’imprissoner dans une cellule avec le slogan ‘Rejoindre les cinq cubains ‘.  ' Cinq heures en prison, pour supporter les Cinq' Ils veulent convaincre des belges pour les rejoindre dans la cellule. Les acteurs seront en contact direct avec l’internet. Sera impressionnant d’avoir aussi des activités similaires partout dans le monde. Nous pouvons publier sur des autres actions sur le même site.


Si il y a un comité intéressé dans cette action international , n’hésitez pas de à contacter : free-the-five@cubanismo.net.

Si vous avez déjà planifier une action durant le weekend 11-13 septembre, prenez contact avec nous !


Merci de nous rejoindre

Free the Five Comité Belgique

Écrit le 02/09/2009 à 18:15:06

L’Assemblée de l’ONU évoquera l’affaire des Cinq Héros cubains


Le président de l’Assemblée Générale des Nations Unies (ONU), Miguel D’Escoto, évoquera au sein de cette institution l’affaire des cinq antiterroristes cubains prisonniers politiques aux Etats Unis. Dans des déclarations faites à Prensa Latina, publiées dans Juventud Rebelde, Miguel D’Escoto a annoné que dans son discours de clôture de l’actuelle periode ordinaire de sessions de l’ONU il évoquera la lutte contre le terrorisme et spécialement, l’injustice dont ces Cubains sont victimes.

L’homme politique nicaraguayen, qui est également prêtre, dénoncera le fait que Washington, après avoir été informé par les autorités cubaines des activités terroristes découvertes par les Cinq – dont l’unique délit a été de protéger leur peuple de ces activités – les a arrêtés et ensuite injustement condamnés.
Il a signalé que, parmi d’autres sujets, il abordera à cette occasion la situation en Palestine et la politique de pays como les USA et le Royaume Uni, que s’imaginent être les maîtres du monde et s’efforcent d’imposer leurs positions à la communauté internationale.

Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, René González et Fernando González sont incarcérés depuis presque 11 ans dans différents pénitenciers aux Etats Unis, incarcération que l’ONU a cataloguée d’arbitraire et d’injuste.

Les Cinq, nom sous lequel ils sont connus dans le monde entier à travers la campagne internationale pour leur libération- ont été arrêtés en 1998 pour avoir alerté Cuba au sujet d’actions violentes en préparation organisées par des groupes terroristes du sud de la Floride, et jugés en 2001 lors d’un procès qui s’est déroulé à Miami dans une atmosphère anticubaine virulente.

Écrit le 02/09/2009 à 18:11:15


Ce document PDF de Martin Koppel s'intitule : Comment le gouvernements des Etats-Unis a monté une machination contre les cinq cubains.

Écrit le 01/07/2009 à 19:19:50

Déclaration des Travailleurs cubains pour la libération des 5 héros


Travailleurs cubains et du monde :

 

Beaucoup d’Indignation, bien que pas de surprise, a causé dans nos travailleurs et travailleuses éduqués dans un profond sens de justice, la décision de la Court Suprême , organisme que devrait représenter l’ échelon le plus haut de la légalité aux Etats-Unis , de ne pas revoir l’affaire des cinq camarades injustement emprisonnés.

 

Jamais dans la histoire des processus judiciaires des Etats-Unis, autant des personnalités et des institutions de prestige reconnu avaient démontré avec des arguments si irréfutables les arbitrations dont ils sont été victimes cinq compatriotes pour le seul fait de défendre la vie de cubains et des nord-américains contre l’action criminelle des terroristes emparés par le gouvernement de ce pays-ci.

 

Des parlements, des organisations de juristes, des Prix Nobel de divers pays et l’ organisme spécialisé des Nations Unis contre les détentions arbitraires et même quelque juges nord-américains ont compris que les sanctions hors de mesure reçues par nos héroïques compatriotes, ne sont que le fruit d’ une vengeance politique contre un pays dont le pêche principal a été lever les bandières de sa dignité et sa souveraineté et autodétermination face la prétendue hégémonie d’un voisin puissant et insolent.

 

On n’est pas surpris parce que cette soi disante Court Suprême, n’a fait que suivre les indications d’un gouvernement dont le seul changement que a eu jusque au maintenant c’est son discours, mais vraiment n’a pas changé dans sa prépotence dell’ Empire dans son agir contre les peuples du monde, notamment contre le peuple cubain, contre  lequel maintient un blocus pendant plus de 50 ans.

 

C’est un Empire chaque fois plus irrationnel que se laisse entraîner par la haine accumulée contre notre peuple qui a résisté un nombreux arsenal des mesures de tout genre, pour avoir choisie le socialisme comme système social.

 

L’ Empire , le principal coupable de la catastrophe global que le monde vit aujourd’hui, continu a agir hypocritement, car pendant que maintient les injustes condamnes contre eux, hors de toute logique et en ayant violé leur propres lois, des garanties et des procédures légaux, protége a des vrais criminels ayant des contes a payer face la justice de plus d’ un pays , telle est le cas de Luis  Posada Carriles, l’auteur du sabotage en plein air d’un avion de CUBANA avec 73 personnes abord. C’est une honte impossible de cacher par plus de temps.

 

Appelons aux travailleurs et travailleuses du monde entier, ceux qui soufrent plus aujourd’hui les effets de la crise économique global engendrée par le système, imposé par l’ Empire , appelons les a s’ unir a nous dans la dénonciation et convocation de  l’ Opinion publique  internationale a cause de cette nouvelle action d’ injustice contre René, Antonio, Gerardo, Ramón et Fernando, cinq travailleurs cubains qui ne méritent rester né un jour de plus en prison , par des crimes qu’ ils n’ ont pas commis. L’Empire que les tient en prison c’est le même que doit assumer la responsabilité maxime pour la instabilité que nous les peuples de ce monde sommes en train de subir.

 

     Nous avons le devoir et l’occasion de faire entendre nos voix, de montrer notre force et volonté pou que la justice soit faite.

 

Nous faisons un appel en spécial au peuple des Etats-Unis, victime des grandes difficultés économiques et plein d’espoir, pourvue qu’il rejoint cette demande de justice et ne permit pas que l’on continu a agir dans son nom contre un peuple et cinq de ses fils les plus dignes, qui ne veulent que vivre en paix pour battre un avenir mieux au bénéfice de toute l’Humanité.

 

¡JUSTICE POUR NOS CINQ COMPATRIOTES PRISIONIERS AUX ETATS-UNIS !   

 

¡LIBERTE POUR NOS CINQ HEROS !

 

Conseil National

 

Central des Travailleurs de Cuba.

Écrit le 29/06/2009 à 17:58:42

Vidéo du rassemblement !



Écrit le 30/05/2009 à 02:08:02

Déclarations de Ricardo Alarcón sur les Cinq.


 

Ricardo Alarcón de Quesada, membre du Bureau Politique et Président de l’Assemblée Générale du Poder Popular, a informé la presse de ce qu’aux Etats Unis des documents de soutien avec la défense ont été présentés dans l’affaire des Cinq.

Connus comme Amicus Curiae (Amis de la Cour), ces documents comprennent la participation de dix prix Nobel, de plusieurs parlementaires américains, de députés européens et de collèges d’avocats de différents pays, y compris des Etats-Unis.

« D’après ce que disent les spécialistes, c’est un fait sans précédent, jamais au cours de l’histoire du Tribunal Suprême un groupe d’accusés n’avait reçu autant de marques de soutien que dans ce cas précis. Maintenant nous attendons que le tribunal décide s’il accepte ou non de réviser ce cas ; c’est un pouvoir qu’ont [les membres de la Cour Suprême]. Ils vont devoir tenir compte du fait, démontré par des documents, qu’il y a là une demande qui ne vient pas seulement des avocats de la défense, c’est maintenant une demande du monde entier. »

L’affaire des cinq héros cubains condamnés à des peines de très longue durée pour avoir infiltré des organisations terroristes sur le territoire nord-américain est en attente d’une possible révision par le Cour Suprême des Etats-Unis.

YOSVANI ALVELO. NTV

(trad. A.Arroyo)

Écrit le 29/05/2009 à 12:59:32

Infiltré dans Alpha 66


Interview de Gerardo Hernández, leader des Cinq Cubains

prisonniers aux Etats-Unis 

Infiltré dans Alpha 66

Traduit de l’anglais par Rebelión et Tlaxcala par Ulises Juárez Polanco et revu par Caty R.

Traduit de l’espagnol par Gloria Gonzalez  Justo

Cette conversation a eu lieu le 1er avril 2009. Le Département de justice a autorisé notre équipe d’enregistrement à parler avec « le prisonnier » en présence d’un gardien de sécurité dans la pièce. Avant sa détention en 1998, Gerardo Hernández dirigeait les opérations des autres agents de sécurité de l’Etat cubain infiltrés dans de dangereux groupes dans la région de Miami. Ils avaient pour objectif d’empêcher les attaques terroristes contre des sites touristiques à Cuba. Nous avons pris avec soin des notes détaillées.

Quelle était votre mission et pour quelles raisons ?

Aux Etats-Unis en général, et spécialement en Floride, de nombreux groupes organisaient et perpétraient des actes terroristes à Cuba. Notre mission était de rassembler des informations sur Alfa 66, Les Commandos F-4, la Fondation nationale cubano-américaine et Hermanos al Rescate. De nombreuses années ont passé et j’espère ne rien avoir oublié, mais je crois que ce sont les principaux groupes dans lesquels nous avons travaillé (nous étions infiltrés).

 Quelles informations avez-vous tirées de votre infiltration ?

Ce qui m’a d’abord impressionné, c’est l’impunité dans laquelle ces groupes opéraient, alors qu’ils violaient les propres lois des Etats-Unis : les Lois de neutralité (de 1790) qui stipulent qu’aucune organisation ne peut utiliser le sol étasunien pour commettre des attentats terroristes contre un autre pays. Dans le cas d’Alfa 66, les agents embarquaient sur une vedette rapide et tiraient contre des objectifs le long des côtes cubaines. Quand ils revenaient à Miami, ils organisaient une conférence de presse et déclaraient ouvertement ce qu’ils venaient de faire. Si quelqu’un leur demandait: « Mais, ce que vous faites, ne viole-t-il pas les Lois de neutralité ? ».  Ils répondaient : « En réalité non, parce que d’abord nous sommes allés sur un des cayos quelconque des Caraïbes et ensuite nous sommes allés à Cuba. Techniquement, nous ne sommes pas partis des Etats-Unis ». Ils faisaient cela publiquement et aucune agence étasunienne ne leur demandait des comptes.

 En quelle année ?

Cela s’est passé ainsi depuis 1959. Personnellement, j’ai commencé à combattre contre cela dans les années 90. Depuis que je suis ici, à la prison de Victorville (Californie), depuis trois ans, il me semble qu’en 2005, un cubain a été arrêté dans ce même comté avec un arsenal, toute sorte d’armes chez lui. La première chose qu’il a dite a été : «  Bon, je suis un membre d’Alpha 66 et j’utilise ces armes pour lutter pour la libération de Cuba ». Voilà ce que fut sa défense.

Les Cinq étaient-ils tous volontaires? Comment se prépare-t-on pour infiltrer un groupe ennemi dans un pays ennemi ? Et ensuite, pour agir comme si tu étais ennemi de ton pays et un de leurs amis ? 

Oui, nous sommes tous volontaires. Dans mon cas, je ne suis pas militaire de carrière. J’ai étudié la diplomatie. Il m’a fallu 6 ans pour terminer ma carrière dans les Relations politiques et internationales. Ensuite, je suis allé en Angola, en mission internationaliste volontaire. Alors que je me trouvais en Angola, il semble que j’ai attiré l’attention des services de renseignements cubains et à mon retour, ils m’ont proposé cette mission. Ils m’ont dit : « Nous savons que vous avez étudié la diplomatie, mais vous connaissez la situation particulière dont souffre notre pays, du fait de l’activité de ces groupes terroristes qui viennent de Floride pour commettre toutes sortes de crimes et nous avons besoin de quelqu’un qui aille là-bas pour accomplir cette mission ».

J’aurais pu leur dire: « Non, j’ai étudié la diplomatie, je veux être diplomate », mais les Cubains, ceux qui ont grandi avec la Révolution, nous savons que pendant ces dernières cinquante années, notre pays  s’est trouvé pratiquement confronté à une situation de guerre. À Cuba, celui qui ne connaît pas personnellement une victime du terrorisme, est au courant de l’avion qui explosa en plein vol au dessus de La Barbade et dans lequel sont mortes 73 personnes (octobre 1976). Qui n’est pas au courant de la bombe (en 1997) qui a tué Fabio di Celmo (un tourisme italien en vacance dans l’hôtel Copacabana à la Havane). La bombe avait été placée par un Salvadorien qui a affirmé avoir été engagé par Luis Posada Carriles, pour ne mentionner que ces deux exemples ? Une garderie d’enfants a également été incendiée avec une bonbonne de gaz. Ces événements font partie de la conscience collective cubaine. Si bien que j’ai répondu aux officiers de renseignements : « D’accord, je suis prêt à accomplir la mission ».

Comment avez-vous réussi à infiltrer ces groupes? Comment avez-vous réussi à convaincre des personnes comme José Basulto (leader de Hermanos al Rescate), par exemple ?

Pour les Cubains dans ce pays tout est organisé. Les Cubains aux Etats-Unis ont de grands privilèges, des privilèges qu’aucun autre citoyen n’a dans le monde. Les Cubains peuvent arriver par n’importe qu’elle voie, y compris avec de faux passeports. La seule chose qu’ils doivent dire, c’est : « Je viens chercher la liberté », et immédiatement les Etats-Unis leur donnent tous les papiers dont ils ont besoin. Ainsi, dans le cas de Basulto, par exemple, un des nos collègues qui s’est infiltré dans le groupe Hermanos al Rescate avait préalablement « dérobé » un avion de Cuba. René Gonzalez (un des cinq Cubains) a volé jusqu’ici avec son petit avion et, comme à l’habitude, il a été reçu comme un héros. On s’est très bien occupé de lui et ensuite il a rejoint Hermanos al Rescate. Sa mission était de rassembler des informations sur cette organisation. Si vous me demandez comment, je vous dirais que la méthode pour nous infiltrer, c’est d’utiliser ces mêmes privilèges que reçoivent tous les Cubains quand ils arrivent dans ce pays, y compris ceux qui ont séquestré d’autres personnes avec eux, qui ont détourné des avions, ou qui ont mis un pistolet sur la tempe du pilote. Regardez des personnes comme Leonel Matias : (en 1994, il a détourné un bateau à Cuba et a tué un officier naval au cours de son action), il a assassiné une personne sur un bateau, il est arrivé ici dans ce bateau, avec ce pistolet et on a même découvert le cadavre. Et bien, malgré tout cela, il n’a eu à répondre de rien devant la justice étasunienne. À ces personnes, tout leur est pardonné automatiquement. Alors, en utilisant ce même type d’avantages, nous avons réussi à nous introduire à un certain niveau de ces organisations.

Quand je fais référence à Hermanos al Rescate, certains doivent penser: « c’est une organisation humanitaire qui va secourir les balseros ». Pas du tout, si leurs activités se limitaient à secourir les balseros, ils n’auraient aucun problème avec les autorités cubaines. Ce que les gens ignorent, c’est que José Basulto, leader de cette organisation, a un long passé de terroriste. Il a été entraîné par la CIA et s’est infiltré à Cuba dans les années 60. En 1962, il est arrivé à Cuba dans une vedette rapide de laquelle il a tiré contre la côte cubaine, y compris contre un hôtel.  Même Basulto, avec cette histoire connue, n’avait pas de problèmes tant qu’il a limité ses actions à secourir les balseros. En 1995, cependant, les Etats-Unis et Cuba ont signé des accords migratoires, spécifiant que les embarcations interceptées en mer ne seraient pas amenées aux Etats-Unis mais qu’elles seraient rendues à Cuba. À ce moment-là, les gens ont cessé de donner de l’argent à Basulto et à son organisation. Ils disaient : «  Pourquoi va-t-on donner de l’argent à l’organisation de Basulto si quand la garde côtière sera informée, les balseros seront renvoyés à Cuba ? » Basulto, voyant son négoce en danger, a inventé cette intrusion (en 1995) de l’espace aérien cubain, de façon à ce que les gens continuent de lui donner de l’argent. Cette preuve a été présentée à notre procès. Si la presse n’a pas voulu porter beaucoup d’intérêt au sujet, eh bien, c’est qu’elle ne veut pas toucher un tel matériel, cela n’est pas de son ressort. Je veux parler des medias corporatifs. Les documents montrent parfaitement comment Basulto et Hermanos al Rescate essayaient des armes artisanales pour les introduire à Cuba. Quand Basalto a témoigné à notre procès (2001), nos avocats lui ont demandé ce qu’il comptait faire avec ces armes. Tout se trouve dans les enregistrements du procès, bien que personne ne veuille y prêter attention. Les gens ont tendance à parler de Hermanos al Rescate comme si c’était une organisation humanitaire ; ils omettent la partie sur le terrorisme, de la même manière qu’ils omettent le fait que le FBI était lui aussi infiltré dans ces organisations. Le FBI avait également quelqu’un dans le groupe qui informait sur les activités de Los Hermanos. Pourquoi le FBI irait-il infiltrer une organisation humanitaire ?

_________________________

Saul Landau est écrivain, journaliste, réalisateur de documentaires et universitaire étasunien qui a centré son travail principalement sur l’Amérique latine. Actuellement, il réalise (avec Jack Willis) un documentaire sur les cinq Cubains. Ses travaux sont disponibles en DVD chez roundworldproductions@gmail.com. Il est membre de l’Institute for Policy Studies et auteur de A BUSH AND BOTOX WORLD (Counterpunch A/K).

Écrit le 23/04/2009 à 17:06:43

Contact avec le Comite Libanais de Solidarité pour les Cinq


 

Nous avons reçu un petit message de la part du Comite Libanais de Solidarité pour les Cinq(http://www.lebanese4cuban5.com/french.html) :

Merci à vous camarades!

 

Ensemble nous arriverons à aboutir a la liberté des Cinq, pour la justice et l'humanité.

 

L'idée du rassemblement une fois par mois m'a plut beaucoup. C'est une idée excellente!! Nous allons faire quelques choses pareilles ici au Liban.

 

Votre Site est intéressant aussi.

Nous vous embrassons,

 

Vive la Solidarité internationale!

 

Liberté pour les Cinq!

 

Membres du Comite Libanais de Solidarité pour les Cinq L4C5

 

Écrit le 18/04/2009 à 15:52:06

Rassemblement le 17 avril, à la Fontaine St Michel


JUSTICE ET LIBERTE POUR LES 5!

le Vendredi 17 Avril à partir de 18h30, à la Fontaine St Michel

A l'instar de l'Union Locale CGT d'Arras qui en a créé le principe, la Coordination de Solidarité avec Cuba a inauguré à Paris un rassemblement mensuel pour la libération des 5 héros Cubains retenus illégalement aux USA depuis dix longues années. Devant le succès enregistré à la Fontaine des Innocents, nous convoquons à nouveau les amis de la Révolution Cubaine le Vendredi 17 Avril à partir de 18h30, à la Fontaine St Michel.Les Organisations signataires, outre l"ULCGT d'Arras et nos amis de Cuba Linda sont: AAW-France,AMULP, ALBA France, les Alternatifs, l'ARAC, ATTAC,le Cercle Bolivarien de Paris,Comité Valmy,Consejo pro-Bolivia,Cuba Si France,Cuba SiBretagne,Droit et Solidarité,Espace Che Guevara,FAL,Forum pour un autre Monde,France Cuba, IJAN, La Plume, MJCF,MRAP,NPA,PCF, PG,PH, PRCF,RACINES CUBAINES, Réseau Frantz Fanon,Terre et Liberté pour Arauco,TIO France.Liste non exaustive il va s'en dire.

Téléchargez-le au format PDF !

Rendez-vous donc Vendredi soir au quartier Latin de Paris!

Et aussi le :

15 mai 2009
Place de la Concorde - Paris
devant l'Ambassade des USA

Venez nombreux
Manifester en Soutien
des 5 Prisonniers Politiques Cubains
détenus injustement par les USA  

 

 

Écrit le 14/04/2009 à 20:42:15

Exigeons le respect du droit de visite !


EXIGEONS LE RESPECT DU DROIT DE VISITE

 IL EST ENCORE TEMPS D’ENVOYER UN FAX AUX ETATS-UNIS

POUR DEMANDER L’OCTROI DE VISA

A ADRIANA PEREZ ET OLGA SALANUEVA

Avant le 10 avril

Quelques exemples d’une longue histoire de déni de justice, d’humiliation, et de non-respect du droit international… par le pays qui se prétend « défenseur des droits de l’homme. »

Pendant toutes ces années d’injuste prison, le retard dans la délivrance des visas aux membres des familles des Cinq cubains prisonniers aux Etats-Unis depuis septembre 1998, a été tel que, dans la majorité des cas, les parents n’ont pu leur rendre visite, en moyenne qu’une seule fois par an, même si, conformément aux règlements des prisons respectives, ils auraient pu leur rendre visite tous les mois.

À partir de 2006, la mise en place d’une nouvelle procédure pour les demandes de visas temporaires d’entrée aux Etats-Unis a aggravé cette situation. En effet, le temps d’attente d’un visa s’est considérablement allongé, et de ce fait les périodes pendant lesquelles les Cinq n’ont pas reçu de visites.

 Quelques précisions à titre d’exemple :

 Gerardo Hernández Nordelo (condamné à deux peines à perpétuité plus 15 ans) : il n’a pas reçu la visite de sa femme, Adriana Pérez, depuis son arrestation, le12 septembre 1998.

 -         à 9 reprises, Adriana Pérez a sollicité un visa pour lui rendre visite et à 9 reprises le gouvernement des Etats-Unis le lui a refusé.

 -         En 2002, un visa lui a été accordé. A l’arrivée à l’aéroport de Houston, Texas, les autorités l’ont maintenue en état d’arrestation arbitraire pendant 11 heures, les fonctionnaires du Consulat cubain n’ont pas été autorisés à la rencontrer, son visa lui a été retiré,ce qui l’a empêché d’entrer sur le territoire nord-américain.

-         Sa sœur, Isabel Hernandez Nordelo, a présenté une demande de visa le 2 novembre 2006. Elle a dû attendre jusqu’au 21 novembre 2007 pour que le visa lui soit accordé, soit une attente de 12 mois.

René González Sehwerert (condamné à 15 ans de prison : Le 16 août 2000, il a reçu la visite de son épouse, Olga Salanueva, pour la dernière fois.

Depuis 2002 et jusqu’à la date d’aujourd’hui, le gouvernement des Etats-Unis a refusé à son épouse, Olga Salanueva, l’autorisation d’entrer sur le territoire étasunien pour effectuer les visites à la prison. A 9 reprises, elle a demandé un visa et à 9 reprises le gouvernement des Etats-Unis le lui a refusé. Lors du dernier refus – le 16 juillet 2008 – il lui a été spécifié par écrit que « son illégibilité avait un caractère permanent ».

Sa mère, Irma Sehwerert a dû attendre 17 mois (depuis le 12 septembre 2006, date à laquelle elle a fait la demande jusqu’au 5 février 2008 pour obtenir son dernier visa.

 Son père, Candido René Gonzalez, a demandé un visa le 16 avril 2007, qui lui a été accordé le 5 février 2008, soit 10 mois après l’avoir sollicité.

Ramón Labañino Salazar (condamné à une peine à perpétuité plus 18 ans : cela fait exactement deux ans, depuis juin 2006 jusqu’à ce jour, qu’il n’a pas reçu de visites familiales, à cause des retards dans l’octroi des visas.

-         Son épouse, Elisabeth Palmiero et ses deux filles Laura Labañino et Lisbeth Labañino attendent l’octroi d’un visa depuis septembre 2006, date à laquelle elles ont présenté leurs demandes de visas auprès du Bureau des Intérêts des Etats-Unis à La Havane (SINA), sans qu’ils le leur aient été accordés.

 

-         La fille aînée de Ramón, Ailí Labañino, a présenté sa demande de visa le 2 septembre 2006. Il lui a été accordé 12 mois plus tard, le 6 septembre 2007. En arrivant à la prison, celle-ci a été totalement fermée pour des problèmes de désordres, dans lesquels Ramon Labañino n’était pas impliqué. De ce fait, les 29 jours de séjour autorisé se sont écoulés sans qu’elle puisse faire aucune visite.

 

Fernando González Llort ( condamné à 19 ans de prison) : Il a passé presque un an sans pouvoir recevoir de visites familiales de sa mère, Magali Llort, et de son épouse, Rosa Aurora Freijanes, en raison du retard d’octroi de visa.

 

-         Depuis son transfert à la prison dOxford (Wisconsin) jusqu’en 2007, sa mère et son épouse, les seules personnes à lui rendre visite, n’ont pas été reconnues comme telles par les autorités de la prison, et par conséquent ne figurent pas sur la liste des visiteurs. Outre les difficultés pour obtenir les visas, leurs visites à la prison dépendent d’une autorisation spéciale de la prison.

 

-         Sa mère attend l’octroi d’un visa depuis le 19 mars 2007.

 

-         Sa femme, Rosa Aurora, a présenté sa demande de visa le 15 décembre 2006 ; elle a dû attendre 9 mois jusqu’en novembre 2007, pour obtenir son visa.

 

Antonio Guerrero Rodríguez (condamné à une peine à perpétuité plus 10 ans) : Il a passé 17 mois sans recevoir de visites familiales à cause du retard dans l’octroi de visa à sa mère, Mirtha Rodriguez et à son fils, Antonio Guerrero.

 

-         En décembre 2003, après avoir reçu les visas et être rentrés aux Etats-Unis, sa mère Mirtha Rodriguez et son fils Antonio Guerrero n’ont pas pu effectuer les visites prévues, car Antonio venait d’être transféré de façon imprévue vers une autre prison. Ils n’obtinrent de nouveau un visa qu’en 2005.

 

-         Mirtha Rodriguez, sa mère, a présenté sa sollicitude de visa le 8 mars 2007. Elle  lui a été accordée 10 mois après la demande.

 

-         Son fils Antonio Guerrero Cabrera, a présenté sa sollicitude de visa le 8 mars 2007. Elle lui a été accordée le 5 février 2008, soit 11 mois plus tard.

 

Etant donné le caractère humanitaire de ces visites et l’obligation morale et légale de les accorder et de les faciliter, aggravés par le temps écoulé depuis leur arrestation en septembre 1998, le gouvernement des Etats-Unis a le devoir d’accorder les visas qu’il n’a cessé de refuser à Olga Salanueva et Adriana Perez, et doit garantir leur octroi au reste des membres des familles dans les délais les plus courts prévus pour les permis d’entrée aux Etats-Unis

 

Un nombre important d’institutions internationales, y compris des parlements ont condamné l’empêchement et les entraves aux visites familiales des Cinq, considérés comme des violations du droit international.

 

Dans une lettre adressée au Département d’Etat des Etats-Unis, Amnesty International a déclaré : « Ce refus des visites familiales à des prisonniers condamnés représente, dans tous les cas, un privation fondamentale. Dans le cas présent, la préoccupation est encore plus urgente étant donné les doutes sérieux qui ont surgi à propos de l’impartialité du verdict et elle a ajouté : «  cette mesure est inutilement punitive et en violation des normes pour le traitement humain des prisonniers et de l’obligation faite aux Etats de protéger la vie familiale ».

 

Rappel : Action urgente pour les visas des familles des Cinq

 

 Comité International pour la Liberté des Cinq  

Envoyer des FAX avant le 10 avril

 

Renvoyer une copie de vos courriers à Graciela Ramirez, présidente du Comité international pour la liberté des Cinq :

Courriel : trebol@enet.cu

 

 

A tous ceux qui défendent les justes causes:

Le 10 avril, plusieurs membres des familles des Cinq Cubains prisonniers aux Etats-Unis ont rendez-vous à la Section des Intérêts Américains à La Havane pour solliciter leurs visas.

Adriana Pérez, épouse de Gerardo Hernández, viendra pour la dixième fois demander qu’on lui accorde un visa pour rendre visite à Gérardo dans la prison où il purge une peine injuste.

Depuis dix ans, le gouvernement des Etats-Unis refuse à ce couple la possibilité de se retrouver.

Nous vous demandons de participer de toute urgence à une action pour eux et pour leurs familles en envoyant avant le 10 avril des télégrammes, des FAX  à la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton en demandant ce qui suit :

1) Que soit immédiatement accordé un visa humanitaire à Adriana Pérez pour rendre visite à son mari Gerardo Hernández y mettre fin à la violation du droit de visite des familles.

2) Que soient accordés des visas multiples à l'ensemble des membres des familles des Cinq Cubains prisonniers aux USA.

Pour contacter le Département d'Etat, s'adresser à:

Hillary Clinton
State Secretary of USA
U.S. State Department
2201 C Street, NW
Washington, DC 20520


Fax: 1-202-647-2283

 

Concernant le cas d’Olga Salanueva

Nous vous demandons également de contacter la Secrétaire du Département de la Sécurité Intérieure, Janet Napolitano, en lui demandant ce qui suit:

1) Que soit immédiatement accordé un visa humanitaire à Olga Salanueva. En juillet 2008, Olga a été injustement déclarée "indésirable de façon permanente". Demandez à la Secrétaire pour la Sécurité Interne que cette décision concernant Olga Salanueva soit annulée et qu'on lui accorde immédiatement un visa humanitaire pour rendre visite à son mari René González dans sa prison.

Pour contacter le Département de la Sécurité Intérieure, s'adresser à:

Janet Napolitano
Department of Homeland Security
U.S. Department of Homeland Security
Washington, DC 20528


Fax: 202-282-8401

 


Envoyer copie des courriers à:

Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies:


courriel: InfoDesk@ohchr.org


Action Urgente: Email: urgent-action@ohchr.org


Procédure des Requêtes 1503: Email: 1503@ohchr.org

 

 

 

 

 

 

 

 



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Comité Français LIBEREZ LES CINQ

 

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Écrit le 09/04/2009 à 17:29:08

Le Parlement européen soutient Cuba dans l’affaire des Cinq.


Le Parlement européen soutient Cuba dans l’affaire des Cinq

Le Parlement européen a manifesté son appui à Cuba dans l’affaire des cinq accusés d’espionnage par des cours de justice des Etats-Unis, dit une radio cubaine. Le sujet pourrait être évoqué lors de la prochaine réunion d’euro-parlementaires avec Barack Obama.

Le vice-président du Parlement européen, Miguel Angel Martínez, a affirmé que cet organisme soutient une requête qui demande à la Cour Suprême des Etats-Unis de revoir le cas de cinq Cubains condamnés à de longues peines de prison, a révélé aujourd’hui une radio locale.

Lors d’une rencontre à La Havane avec des membres des familles des cinq Cubains accusés, entre autres charges, de “conspirer à fins d’espionnage », Martínez s’est félicité de la volonté manifestée par le Parlement Européen pour la révision de l’affaire, qui est inscrite dans son agenda comme « thème prioritaire », lors d’une prochaine entrevue avec le président Barack Obama.

“Aucun de nos représentants ne doit cesser de transmettre au nouveau mandataire étatsunien la solidarité de l’Europe avec la cause du peuple cubain ni de dénoncer tous les aspects arbitraires et les irrégularités du procès judiciaire contre ces cinq jeunes gens de l’île », a affirmé Martínez.

Ramón Labañino, Fernando González, Gerardo Hernández, Antonio Guerrero et René González sont en prison depuis plus de dix ans et ont été condamnés en 2001 pour conspiration à fins de commettre des assassinats au premier degré, des actes d’espionnage et des délits contre les Etats-Unis, outre une fausse identité et l’usage de faux papiers.

Cuba reconnaît que les cinq sont ses agents, mais que leur travail consistait à surveiller des groupes anticastristes de Miami, ce pour quoi ils sont considérés comme des « combattants antiterroristes » auxquels Cuba a conféré le titre de « héros ».

Une douzaine de personnalités mondiales, parmi lesquelles les Prix Nobel José Ramón Horta, Adolfo Pérez Esquivel, Darío Fo et José Saramago, plus tous les sénateurs de Mexico et des membres du Congrès du Brésil, de Belgique et du Japon, ont demandé à la Cour Suprême des Etats-Unis de reconsidérer l’affaire.

Un des avocats des Cubains, Léonard Weinglass, qui était en visite à La Havane cette semaine, a signalé que le tribunal suprême nord-américain ne reçoit que 2 pour cent des requêtes qui lui sont présentées, raison pour laquelle il a exhorté à fortifier la solidarité avec les prisonniers.

Selon Weinglass, l’affaire des “Cinq” comme on les désigne dans les campagnes pour leur libération « est en attente et on cherche [à obtenir] une révision des jugements qui ont mené à leur condamnation ».

Il a rappelé que « le problème est que 98 pour cent des cas proposés pour une révision sont écartés, «c’est pourquoi l’espoir consiste à obtenir la faveur de voir révisés les jugements et les sentences”.

Écrit le 25/03/2009 à 16:15:44

Action Urgent pour des Visas auxfamilles des Cinq Cubains


Comité International pour la Liberté des Cinq

19 mars  2009

ACTION URGENTE POUR DES VISAS AUX FAMILLES DES CINQ CUBAINS

A tous ceux qui  défendent les justes causes:

 Le 10 avril, plusieurs membres des famillas des Cinq Cubains prisonniers aux Etats-Unis ont rendez-vous à la Section des Intérêts Américains à La Havane pour solliciter leurs visas.

Adriana Pérez, épouse de Gerardo Hernández, viendra pour la dixième fois demander qu’on lui accorde un visa pour render visite à Gérardo Dans la prison où il purge une peine injuste.

Depuis dix ans, le gouvernement des Etats-Unis refuse à ce couple la possibilité de se retrouver.

Nous vous demandons de participer de toute urgence à une action pour eux et pour leurs familles en envoyant avant le 10 avril des télégrammes, des fax ou des appels téléphoniques à la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton en demandant ce qui suit :

1)      Que soit immédiatement accordé un visa humanitaire à Adriana Pérez pour rendre visite à son mari Gerardo Hernández y  mettre fin à la violation du droit de visite des familles.

2)     Que soient accordés des visas multiples à l’ensemble des membres des familles des Cinq Cubains prisonniers aux los USA.

Pour contacter le Département d’Etat, s’adresser à:

Hillary Clinton

State Secretary of USA

U.S. State Department

2201 C Street, NW

Washington, DC 20520

Numéro de Fax: 1-202-647-2283    /    Numéro de Téléphone: 1-202-647-4000

Nous vous demandons également de contacter la Secrétaire du Département de la Sécurité Intérieure, Janet Napolitano, en lui demandant ce qui suit:

1)      Que soit immédiatement accordé un visa humanitaire à Olga Salanueva. En juillet 2008, Olga a été  injustement déclarée “indésirable de façon permanente”.  Demandez à la Secrétaire pour la Sécurité Interne que cette décision concernant Olga Salanueva soit annulée et qu’on lui accorde immédiatement un visa humanitaire pour rendre visite à son mari René González dans sa prison. 

Pour contacter le Département de la Sécurité Intérieure, s’adresser à:

Janet Napolitano

Department of Homeland Security

U.S. Department of Homeland Security

Washington, DC 20528

Numéro de Fax: 202-282-8401            Numéro de téléphone: 1- 202-282-8000    

Si possible, envoyez une copie de ces actions à:

Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies:

Email: InfoDesk@ohchr.org

Action Urgente:    Email: urgent-action@ohchr.org

Processus de Requêtes 1503:    Email: 1503@ohchr.org

Écrit le 25/03/2009 à 16:12:16

Alarcon dénonce le silence de la presse autour du soutien international apporté aux Cinq


Alarcon dénonce le silence de la presse autour du soutien international apporté aux Cinq

Juan Diego Nusa Peñalver

Ricardo Alarcon, le président du Parlement cubain, a dénoncé, à La Havane, le silence de la majorité des médias nord-américains et internationaux concernant l’immense soutien international apporté à la requête des avocats auprès de la Cour suprême, en vue d’obtenir le réexamen de l’affaire des Cinq.

Au cours de la célébration de la Journée de la presse cubaine par les députés, Ricardo Alarcon  a fait allusion aux antiterroristes cubains Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero et René Gonzalez, qui purgent des condamnations injustes et démesurées aux Etats-Unis, depuis dix ans.

Il a rappelé la présentation à la Cour, le 6 mars, de 12 documents d’amis de la Cour (amici curiae brief),  appuyant la requête de la défense des Cinq présentée le 30 janvier dernier, et demandant à la Cour d’accepter la révision de l’affaire.

Le président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire a signalé que le nombre élevé d’amici constitue un fait sans précédent dans la jurisprudence nord-américaine. En effet, il s’agit du plus grand nombre de documents de cette nature jamais présenté devant la Cour suprême des Etats-Unis.

Il a précisé que parmi les signataires figurent 10 prix Nobel : José Ramos Horta, président du Timor oriental, Adolfo Perez Esquivel, Rigoberta Menchu, José Samarago, Wole Soyinka, Zhores Alferov, Nadine Gordimer, Gunter Grass, Dario Fo et Mairead Maguire.

A ces noms s’ajoutent le Sénat mexicain en séance plénière, l’Assemblée nationale du Panama et  Mary Robinson, présidente de l’Irlande de 1992 à 1997 et Haut Commissaire de droits de l’Homme des Nations Unies, de 1997 à 2002, entres autres.

La grande presse occidentale, notamment celle des Etats-Unis, a passé sous silence ce soutien international et le fait que chaque ami de la Cour a dû payer deux mille dollars pour que son document soit accepté.

Alarcon a précisé que ces documents doivent être présentés par un avocat nord-américain et que tous ceux qui ont œuvré à cette cause ont renoncé à leurs honoraires, un fait sans précédent dans ce pays, également passé sous silence par l’ensemble de la puissante presse.

Il a rappelé qu’un des Cinq, Gerardo Hernandez Nordelo, membre de l’Union des journalistes de Cuba, a été arbitrairement condamné à deux peines à perpétuité, plus quinze ans de prison.

Celui-ci mérite une reconnaissance toute spéciale à l’occasion de cette journée, a conclu Alarcon. (AIN)

Écrit le 21/03/2009 à 11:03:36

Ambassade des Etats-Unis en France


Ci dessous le courrier reçu de l'Ambassade des Etats-Unis de France, suite à l'envoi des pétitions. Les 5.org tient à remercier les camarades qui de toute les régions nous envoient des pétitions que nous retransmettons à l'Ambassade US. Continuons cette mobilisation par voie de pétitions et amplifions les rassemblements mensuels pour les 5 partout dans le pays. Après Arras chaque 1er vendredi du mois, Paris organise désormais son rassemblement chaque 3ème vendredi de 18 à 20 h, devant la Fontaine au Chatelet.

 

Ambassade des Etats-Unis

 

Écrit le 17/03/2009 à 18:26:39

Justice et Liberté pour les 5 !


JUSTICE ET LIBERTE POUR LES 5 !

Qui sont les 5 Cubains prisonniers aux États-Unis ?

Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez, Gerardo Hernandez, Ramon Labañino et René Gonzalez avaient infiltré des groupes d’extrème droite tels que « Alpha 66 », « Omega 7 », « Brothers to the Rescue », et la « Cuban American National Foundation » impliqués dans des activités violentes et terroristes : attentats à la bombe, assassinats et actions de sabotage dirigés contre des civils Cubains.

En 1997 une série de sabotages et d’attentats perpétrés à Cuba contre des hôtels de la capitale, coûta la vie à un jeune touriste italien, Fabio di Celmo. A la suite de ce drame Fidel Castro envoya une note au président des Etats-Unis de l’époque, Bill Clinton, par le biais de l’auteur colombien Gabriel García Márquez.

Les conséquences ont été immédiates parce que -fait peu commun- s’est instaurée une sorte de coopération formelle entre La Havane et Washington. Vers la mi-juin, des spécialistes cubains et des officiels du FBI se sont réunis dans la capitale cubaine pour analyser les preuves et les documents sur les actions terroristes qui avaient comme cible Cuba. La sécurité d’État cubaine a fourni au FBI 230 pages, ainsi que des enregistrements et conversations téléphoniques et des vidéos sur les plans en cours. Les agents du FBI ont quitté La Havane avec la promesse de donner une réponse rapide aux inquiétudes cubaines …et… 3 mois plus tard, le 12 septembre 1998, le FBI a procédé à l’arrestation des cinq Cubains : Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez, Gerardo Hernandez, Ramon Labanino et René Gonzalez. Leur crime ? Avoir infiltré, au risque de leur vie, les groupuscules criminels d’origine cubaine responsables de plusieurs attentats violents qui ont coûté la vie à de nombreux innocents. Depuis 1959, le terrorisme contre le peuple cubain a fait 3.478 morts et a rendu infirme 2.099 personnes.

À l’injustice s’ajoute le caractère inhumain avec lequel sont traitées les familles des prisonniers. Les Etats-Unis font tout pour ne pas donner de visas aux familles. Olga Salanueva, l’épouse de René González, et Adriana Pérez, la compagne de Gerardo Hernández, attendent depuis dix ans un visa. Leonard Weinglass, célèbre avocat étasunien qui défend Antonio Guerrero, a souligné que la façon avec laquelle a agi la Justice étasunienne viole toutes les conventions existantes.

En mai 2005, le groupe de Travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires a justement considéré que l’arrestation de ces cubains constituait une détention arbitraire. En août 2005, après que les 5 cubains aient fait appel du jugement devant la 11ème Cour d’Appel d’Atlanta(Géorgie) 3 juges de cette Cour ont rendu public un document de 93 pages dans lequel ils annulaient le verdict. La Troïka a estimé que les 5 cubains n’avaient pas eu un procès équitable à Miami et a ordonné un nouveau jugement. Bien que la Troïka ait ordonné la tenue d’un autre procès, les 5 cubains continuent à attendre. Alberto González, ex conseiller de George Bush et ministre de la Justice des Etats-Unis, est intervenu ensuite devant le tribunal pour lui demander qu’il révise la décision de la Troïka d’Atlanta. Et le 31 décembre 2005 les juges ont accepté de réviser ce qui était déjà révisé.

Les irrégularités du procès contre les 5 sont innombrables, en particulier la première : les accusés n’ont commis aucun crime, n’ont pas attenté contre la sécurité des Etats-Unis, le procès contre eux s’est déroulé à Miami, une ville que la même Cour Fédérale d’Appels des Etats-Unis a considérée comme « hostile et irrationnelle » avec le gouvernement cubain.

Pire encore, les cubains peuvent rester dans ces limbes d’injustice pour un temps indéfini. Nous avons donc décidé d'organiser comme le comité d'Arras,

Contre l’oubli, pour la libération des 5, chaque mois, Rassemblement de Solidarité avec les 5.

1er Rendez-vous : Vendredi 20 Mars 2009 de 18H à 20H,

Place de la Fontaine des Innocents, à Paris

Métro Chatelet – RER Chatelet Les Halles

Écrit le 17/03/2009 à 18:15:26

Pétition Obama pour les 5


Pétition à envoyer à : UL CGT Arras – 16 rue Aristide Briand 62000 Arras

 

LIBERTE POUR LES 5 CUBAINS !

INJUSTEMENT INCARCERES DEPUIS 10 ANS

DANS LES PRISONS DES ETATS-UNIS.

LIBERTE POUR LES CINQ PATRIOTES CUBAINS !

 

 

 Télécharger la pétition au format PDF : petition_les5.pdf

les 5

 

« Monsieur Barack OBAMA, Président des Etats-Unis,

 

Nous vous demandons d’interférer dans la libération des cinq Cubains, Antonio Guerrero Rodriguez, Fernando Gonzalez LIort, Gerardo Hernàndez Nordelo, Ramon Labinino Salazar, René Gonzàlez Sehwerert, qui ont été emprisonnés aux USA pour avoir défendu le peuple de Cuba contre des actes de terrorisme. »

            Nom, Prénom                                Ville                       Pays             Signature

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Cette pétition internationale sera adressée par Les 5.org, à Monsieur l’Ambassadeur des Etats Unis en France, avec copie à Free for Five, le comité international pour la libération des 5

 

Écrit le 24/02/2009 à 17:45:43

Pétition Obama pour les 5


Pétition à envoyer à : UL CGT Arras – 16 rue Aristide Briand 62000 Arras

 

 

LIBERTE POUR LES 5 CUBAINS !

INJUSTEMENT INCARCERES DEPUIS 10 ANS

DANS LES PRISONS DES ETATS-UNIS.

LIBERTE POUR LES CINQ PATRIOTES CUBAINS !

 

 

\"les

 

 

« Monsieur Barack OBAMA, Président des Etats-Unis,

 

Nous vous demandons d’interférer dans la libération des cinq Cubains, Antonio Guerrero Rodriguez, Fernando Gonzalez LIort, Gerardo Hernàndez Nordelo, Ramon Labinino Salazar, René Gonzàlez Sehwerert, qui ont été emprisonnés aux USA pour avoir défendu le peuple de Cuba contre des actes de terrorisme. »

            Nom, Prénom                                Ville                       Pays             Signature

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Cette pétition internationale sera adressée par Les 5.org, à Monsieur l’Ambassadeur des Etats Unis en France, avec copie à Free for Five, le comité international pour la libération des 5

Écrit le 24/02/2009 à 17:34:51

Pétition Obama pour les 5


Écrit le 16/02/2009 à 20:09:10

Lettre ouverte au gouvernement canadien concernant les Cinq Cubains et la visite d'Obama le 19 février


Premier Ministre Stephen Harper

28 janvier 2009

Référence : La visite du 19 février du Président Obama à Ottawa, au Canada et la question des violations des Droits de l'Homme aux Etats-Unis envers les Cinq Cubains et leurs familles.

Monsieur Harper,

Dans une entrevue, le 27 janvier 2009, le Dr. Nuris Piñero, un avocat des Cinq Cubains qui sont injustement incarcérés dans des prisons américaines depuis plus de dix ans, a mentionné que les autorités américaines continuent d'imposer des obstacles aux visites des familles de ces Cubains. 

Un autre avocat des Cinq Cubains, l'Américain Leonard Weinglass, a écrit abondamment sur ce sujet. Dans une entrevue, il a souligné que la question des droits des familles à visiter des prisonniers fédéraux a été examinée récemment par la Cour Suprême des Etats-Unis. Dans une décision remarquable, la Cour Suprême a maintenu sans équivoque que si un intérêt est protégé par la Constitution des Etats-Unis, c'est l'intérêt du maintien de la famille.

Et dans ce cas, poursuit Weinglass, ils ont maintenu qu'un agence gouvernementale ne pouvait briser une famille en empêchant le détenu qui est en garde à vue de maintenir une relation avec son épouse et ses enfants. Je crois que la Constitution des Etats-Unis l'emporte sur toutes les autres lois, y compris les lois sur l'immigration. Empêcher le maintien de cette unité constitue une violation claire et fondamentale de la Constitution des Etats-Unis.

En ce qui concerne les règlements du Bureau Fédéral des Prisons, ils exigent que les familles soient autorisées à faire des visites, pour la simple raison que les prisons ont constaté par expérience que quand un détenu est visité régulièrement par sa famille, ce détenu devient un meilleur détenu, moins problématique, moins colérique, moins hostile et meilleur pour l'institution.

Ainsi, la Constitution des Etats-Unis et la réglementation pénitentiaire enchâssent clairement les visites des familles. De plus, le gouvernement des Etats-Unis a reçu une lettre de protestation de la part d'Amnistie Internationale indiquant que le droit international exige qu'un détenu soit autorisé à voir les membres de sa famille. Il conclut, sur cette question, en indiquant qu'il s'agit très clairement d'une exigence du droit international humain. Donc, tant sur le plan international qu'au niveau constitutionnel, ainsi que selon les règlements du Bureau Fédéral des Prisons, les familles devraient être autorisées à faire des visites. 

À la veille de la visite du Président Obama au Canada, je vous exhorte à aborder cette question avec votre homologue américain.

J'aimerais profiter de l'occasion pour vous rappeler que, l'an dernier, cinquante-six députés du parlement canadien ont pris position publiquement, par écrit, en faveur de la libération des Cinq Cubains et du droit de visite des familles.

Arnold August, Écrivain\Conférencier, Montréal

cc: Lawrence Cannon, Ministre des Affaires Étrangères, Fax: (613) 996-9709

Peter Kent, Ministre d'État des Affaires Étrangères pour les Amériques, Fax: (613) 996-9709.

Écrit le 12/02/2009 à 23:31:23

Interview de Thomas Golstein, avocat chargé de présenter l'affaire des Cinq Cubains devant la Cour suprême des Etats-Unis


Interview de Thomas Golstein, avocat chargé de présenter l'affaire des Cinq Cubains devant la Cour suprême des Etats-Unis, par Amy Goodman pour DEMOCRACY NOW¹

6 février 2009

Thomas Golstein est avocat des Cinq Cubains et associé du cabinet Akin Gump. Co-fondateur d'un des blogs les plus lus concernant la Cour suprême, le SCOTUSblog,  il donne également des cours dans les facultés de droit des universités de Harvard et Stanford. La revue spécialisée National Law Journal le considère comme un des meilleurs avocats de moins de 40 ans des Etats-Unis.

Présentation de l'affaire par AMY GOODMAN: Les avocats des Cinq Cubains ont présenté une demande d'appel devant la Cour suprême des Etats-Unis pour réclamer un nouveau procès. Les Cinq ont été condamné en 2001 en Floride sous l'accusation de conspiration pour commettre des actes d'espionnage dans le sud de la Floride. Les Cinq sont emprisonnés dans des prisons fédérales du pays. Ils affirment qu'ils n'espionnaient pas les Etats-Unis mais qu'ils surveillaient des groupes de cubano-américains d'extrême-droite qui organisent des attentats contre Cuba. Le jugement des Cinq a été le seul procès judiciaire de l'histoire des Etats-Unis condamné par la Commission des droits de l'Homme. Plusieurs Prix Nobel ont également demandé au Procureur général de Etats-Unis la libération des Cinq. Le leader cubain Raul Castro a proposé le mois dernier de libérer des prisonniers cubains en échange de ces cinq hommes.

AMY GOODMAN: Pouvez-vous présenter cette affaire, l'appel devant la Cour suprême ? Vous êtes un des principaux avocats à la Cour suprême, devant laquelle vous avez déjà présenté 40 cas.

THOMAS GOLDSTEIN: En réalité, il n'y en a pas autant, mais c'est très aimable de votre part de converser avec moi à propos de la Cour. Les juges ont l'autorité de choisir les affaires qu'ils vont entendre, à la différence des tribunaux d'appel ou des tribunaux en général. Ainsi, notre première démarche est de leur demander de décider s'ils vont ou non entendre les arguments de l'affaire. Nous avons dit que l'affaire présente réellement des questions incroyablement importantes concernant la justice, et dans le contexte des relations internationales, en particulier, qu'il est essentiel qu'ils s'intéressent à ce cas. Nous pensons que le fait de croire qu'un procès juste pouvait se tenir dans l'ambiance anticastriste qui règne à Miami était une folie, alors qu'il est question de juger des agents du gouvernement de Castro. Nous sommes également très préoccupés par le problème de la sélection du jury. Nous sommes donc dans la première étape qui est d'obtenir que les juges de la Cour suprême s'intéressent à l'affaire.

AMY GOODMAN: Maintenant, expliquez-nous qui sont les Cinq Cubains, Thomas Goldstein.

THOMAS GOLDSTEIN: Vous l'avez très bien expliqué dans l'introduction que vous avez faite de l'affaire. Ce sont cinq personnes qui travaillaient pour le gouvernement de Cuba. C'était des agents non enregistrés, ce qui fut à l'origine de l'affaire contre eux. Mais ces accusations se traitent généralement sur une base, beaucoup, mais alors beaucoup moins grave. Dans ce cas, nous sommes en présence de personnes, dont 3 d'entre eux sont condamnés à des peines de prison à perpétuité, alors qu'ils n'ont commis aucun acte de violence ni tenter de voler des secrets d'Etat nord-américains. Ils étaient chargés de réunir des informations sur des personnes qui s'opposent de façon violente au gouvernement de Fidel Castro. Selon moi, ils ont été jugés dans une atmosphère où les jurés se sont vengés, dans une certaine mesure, influencés par leur colère contre le gouvernement de Fidel Castro et  par leur opinion sur les événements à Cuba.

AMY GOODMAN: Pouvez-vous expliquer le thème du siège du procès ?

THOMAS GOLDSTEIN: Certainement. La Constitution des Etats-Unis demande que vous soyez jugé dans le lieu où le crime est ou a été commis, mais il existe une série de lois qui disent que vous ne pouvez être jugé que là où vous pouvez avoir un procès juste. Nous ne pouvons accepter que vous soyez jugé dans une communauté où il existe une immense hostilité envers vous ou une hostilité envers le groupe dont vous êtes un des membres. Vous pouvez imaginer certains procès dans des communautés fortement racistes à une époque où, disons, un accusé noir était accusé d'un crime violent dont la victime était blanche, ce genre de choses… C'est pourquoi, une loi a été promulguée : celle du « procès juste et équitable » (due process of law), qui dit que vous avez le droit d'avoir un procès juste et équitable, et pas seulement un procès. Nous pensons que cette affaire implique réellement ce principe. De fait, la première fois que la Cour d'appel a entendu l'affaire, elle a révoqué les verdicts de culpabilité, en disant, regardez, dans cette atmosphère anticastriste, particulièrement alors quece procès avait lieu en même temps que l'échec retentissant de l'affaire de Elian Gonzalez, [ Enfant cubain rendu par la Cour suprême des Etats-Unis à son père à Cuba ] , les Cinq devaient avoir un nouveau procès juste. Et pourtant la Cour d'Appel réunie en plénière a rejeté ce jugement et a confirmé leurs condamnations. C'est pourquoi nous devons faire appel devant la Cour suprême.

AMY GOODMAN: Thomas Goldstein, qu'en est-il des jurés qui ont été supprimés du jury?

THOMAS GOLDSTEIN: Et bien, la Cour d'appel a déclaré que le gouvernement était en droit de refuser les jurés sur la base de leur race, pour autant qu'elle n'utilise pas tous ses droits de veto et qu'elle n'élimine pas tous les jurés appartenant à des minorités. Nous pensons que cela est réellement très préoccupant. La Clause de Protection d'égalité (Equal Protection Clause) de la Constitution dit que personne ne peut éliminer de jurés sur la base de leur race. La Cour suprême a toujours préservé ce principe. Réellement, elle réprouve toute forme de discrimination raciale, y compris dans la sélection du jury. Si bien que nous pensons que, dans cette affaire, la Cour d'appel a donné une sorte d'autorisation pour écarter du jury des personnes sur la base de leur race, ce qui est terrible, même si elle l'a fait de manière assez habile. C'est pourquoi nous lui avons demandé d'analyser également ce thème.

AMY GOODMAN: Gerardo Hernandez, un des Cinq Cubains, pouvez-vous nous parler de son accusation pour commettre un assassinat ? Pourquoi dites-vous qu'elle est basée sur une preuve viciée ?

THOMAS GOLDSTEIN: Evidemment. Bien, c'est l'accusation la plus grave présentée contre l'un des Cinq. Les Etats-Unis soutiennent que Gerardo Hernandez, quand il rassemblait des informations sur les vols de Hermanos al Rescate — en fait c'est une organisation très anticastriste, qui vraiment, s'opposait vraiment au gouvernement cubain et qui tentait réellement de réaliser un changement de gouvernement à Cuba, notamment en effectuant des vols qui survolaient le territoire cubain —. En fait Gerardo Hernandez informait Cuba des plans des vols des avions. De toutes façons, les avions étaient visibles sur les radars, et ces informations ne représentaient pas grand-chose. Lorsque Cuba a détruit deux des avions, Gerardo a été accusé de conspiration pour commettre un assassinat, même s'il n'a rien eu à voir avec un quelconque plan pour les détruire, encore moins pour les détruire dans l'espace aérien des Etats-Unis. Vous savez, ceci est inexact, et, il n'existe littéralement aucune preuve de cela. Nous pensons que nous avons là un des meilleurs exemples qui prouve que ce jury, dans cette atmosphère, n'était pas capable d'analyser de façon juste cette affaire. Regardez, il se peut que les Cinq aient été des agents étrangers non enregistrés et on suppose que c'est un acte à ne pas commettre. [Au Etats-Unis], nous avons une manière de traiter ce type d'affaires, mais dans ce cas les accusations étaient beaucoup plus graves. En général, ces affaires se résolvent par la voie diplomatique, et non à travers d'accusations criminelles.

AMY GOODMAN: Et le calendrier ? Nous n'avons plus que dix secondes…

THOMAS GOLDSTEIN: Très bien.

AMY GOODMAN: Pour quand attendez-vous une décision de la Cour suprême concernant l'appel ?

THOMAS GOLDSTEIN: Ils décideront très certainement au mois de mai s'ils entendent l'affaire ou non. S'ils le font, nous aurons une réponse pour la fin de cette année ou en 2010.

AMY GOODMAN: Bien, je veux vous remercier d'avoir été présent parmi nous, Thomas Golstein.

Democracy Now! est une émission nord-américaine d'actualités, d'analyse et d'opinion diffusée en anglais et en espagnol. Elle prête une attention particulière aux sujets que ses producteurs considèrent comme ignorés ou insuffisamment traités par les médias de masse. Democracy Now! est diffusée par plus de 700 radios, chaînes de télévision, bouquets de télévisions (satellites et câblés). (Wikipedia)

Écrit le 12/02/2009 à 15:24:27

Libérez-les cinq !


Chers amis,
A la fin du mois de janvier, les avocats des Cinq présenteront leur affaire devant la Cour suprême des Etats-Unis. C'est pour Gerardo et René le dernier recours légal.
Pour Ramon, Antonio, et Fernando, ils sont en attente de nouvelles sentences, avant ou après la décision de la Cour suprême de revoir l'affaire.
La Cour n'accepte de revoir que très peu de cas, autour de 2% de ceux qui lui sont présentés.
La solidarité internationale doit continuer de faire pression à travers des pétitions, des amicus curiae, des manifestations, ce qui pourrait éventuellement l'inciter à s'intéresser à l'affaire. Dans tous les cas,  il est important que les Etats-Unis et leur nouveau président sachent que les Cinq ne sont pas seuls et que plus de 340 comités de solidarité dans le monde veillent sur eux et attendent que justice soit enfin rendue.
J'ai trouvé sur Internet une lettre-type d'amicus curiae - merci à ceux qui l'ont mise en ligne-(cette lettre permet de s'adresser directement à la Cour suprême). Chacun peut l'envoyer à la Cour, demander à des amis avocats, à des associations, des organisations de le faire. Nous ne pouvons rien faire d'autre que cela: nous manifester de toutes les manières possibles.
Les juges n'ont pas d'adresse mail, il faut donc leur écrire. Voici l'adresse prise sur le site de la Cour et leurs noms tirés d'Internet.

 

Justice (or Chief Justice) (Justice's Full Name)
Supreme Court of the United States
One First Street N.E.
Washington, DC 20543

 

Je ne vous dirais pas l'importance extrême de cette démarche.

Les familles des Cinq que nous venons de rencontrer à La Havane avec le FORUM POUR UN AUTRE MONDE comptent sur nous et placent tous leurs espoirs dans notre soutien et nos actions pour avoir une minime influence sur la décision des juges.

Fraternellement à tous,

Pour la libération des Cinq, Hasta siempre!

 

 

Mr ..................................

Adresse ..........................

A Mr John Glover Roberts, Jr. président de la Cour suprême

John Paul Stevens, juge

Antonin Scalia, juge                                                                                        

Anthony Kennedy, juge                                                                                   

David Souter, juge                                                                                            

Clarence Thomas, juge

Ruth Bader Ginsburg, juge

Stephen Breyer, juge                                                                                            

Samuel Alito, juge

Cour Suprême des Etats-Unis

Demande de constitution comme Amicus Curiae auprès de la Cour.

J'ai l'honneur, en tant que citoyen français exerçant la profession de ....... ........................... et attaché au respect des droits de l'homme tels qu'ils sont exposés dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948, de me proposer comme Amicus Curiae auprès de votre haute juridiction afin d'appuyer la défense dans les affaires des cinq Cubains Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Ramon Labanino, Fernando Gonzalez et René Gonzalez qui font l'objet d'un procès qui dure depuis maintenant plus de dix ans.

A ce titre, je souhaite faire les observations ci-dessous, afin que votre haute juridiction les prenne en considération, dans sa décision sur ces affaires.

Chacun des 5 Cubains a été privé, lors de son procès, de droits universellement reconnus comme essentiels à toute bonne justice et réunis sous le vocable de « droit à un procès équitable ».

L'article 10 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, repris par l'article 14.3 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 19/12/1966 que votre pays a ratifié, dispose que : « toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de tout accusation en matière pénale dirigée contre elle ».

Les très lourdes condamnations prononcées à l'encontre des cinq Cubains, pour certains d'entre eux la perpétuité, l'ont été par un tribunal de Miami. Or Miami est le siège d'organisations liées à l'extrême droite cubano-américaine telles que la FNCA, Brothers to the Rescue, Alpha 66, et d'autres, impliquées dans l'organisation et la réalisation d'attentats et d'agressions terroristes contre Cuba et sa population, et que les cinq Cubains étaient justement chargés, par leur gouvernement, d'infiltrer afin de prévenir de nouveaux actes terroristes. L'influence locale de cette extrême droite a pesé sur le travail des juges de Miami, enlevant à ces derniers la neutralité, la sérénité et l'impartialité requises. Contre toute logique juridique, la décision des juges de Miami a été confirmée le 4 juin dernier par la 11ème section de la Cour d'Appel d'Atlanta.

Selon l'avis n° l9/2005 du Groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire « le Gouvernement (des États-Unis) n'a pas nié le fait que ( ... ) le climat de prédisposition et les préjugés envers les accusés ont persisté à Miami et ont contribué à ce qu'ils soient présentés comme coupables depuis le début ( ... ) et que Miami n'était pas l'endroit approprié où organiser un procès pour lequel il était prouvé qu'il était quasiment impossible de sélectionner un jury impartial dans une affaire concernant Cuba ( ... ) ».

Le respect des articles 10 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et 14.3 du Pacte relatif aux droits civils et politiques commande donc que les condamnations soient annulées et qu'un nouveau jugement ait lieu, cette fois en dehors de Miami.

Par ailleurs, l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme, repris par l'article 14.3 du Pacte ci-dessus, pose que la culpabilité d'une personne ne peut être légalement établie qu' « au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées ». Or, le Groupe de travail de l'ONU indique, dans son avis, que « le gouvernement (des États-Unis) n'a pas démenti le fait que les avocats ont eu un accès très limité au dossier d'accusation à la suite de l'attribution de la catégorie de « sécurité nationale » à l'affaire, ce qui a influé de manière négative sur leurs possibilités de présenter une argumentation contraire ( ... ) ». L'accès au dossier d'accusation - et aux avocats - a été également limité par les 17 mois d'isolement pendant lesquels les cinq ont été maintenus après leur arrestation. Des pièces non communiquées à la défense auraient été utilisées par le parquet.

Le Groupe note que « ce déséquilibre - compte tenu des lourdes peines édictées contre les personnes concernées par cette affaire - est incompatible avec l'article 14.3 du Pacte relatifs aux droits civils et politiques ( ... ) ». Là encore, le rétablissement des droits de la défense nécessite l'annulation des condamnations prononcées.

Les cinq Cubains n'ont pas eu droit à un procès juste et équitable. Or ce droit, garanti par les textes internationaux cités ci-dessus est universel et doit s'appliquer également à toute personne jugée aux États-Unis. La France et les États-Unis n'ont pas la même culture ni les même systèmes juridiques. Mais ces différences ne font en aucun cas obstacle à une compréhension commune de ce que signifie le droit de tout accusé à un tribunal indépendant et impartial ainsi qu'à l'accès de l'accusé à toutes les facilités requises pour préparer sa défense.

En son temps, le capitaine Dreyfus avait été, en France, privé de ces mêmes droits et condamné à perpétuité. Ce n'est qu'au bout d'une grande campagne publique initiée par Émile Zola que l'affaire a été réexaminée et Dreyfus innocenté. La triste affaire Sacco et Vanzetti, qui s'est déroulée dans votre pays, a fait le tour du monde, et est encore présente dans les mémoires.

Les cinq Cubains on été accusés de conspiration en vue de commettre de l'espionnage, des crimes contre les États-Unis, voire un meurtre (pour Gerardo Hernandez), or la justice n'a pu démontrer qu'ils aient volé ou accédé à des secrets d'État ou attenté à la vie d'autrui. Dans ce contexte, il ne serait pas acceptable qu'ils n'aient pas leurs condamnations annulées et n'aient pas droit à un nouveau jugement.

Merci aux juges de la Cour Suprême des États Unis de bien vouloir accepter de prendre en compte ces observations.

Fait à le ………………………..

signature

 

Écrit le 21/01/2009 à 20:13:49

Free the Five – Yes you can!


 

Aujourd’hui, le monde est témoin q'un nouveau président est arrivé aux Etats-Unis. C'est le premier président noir dans l'histoire des Etats-Unis. Le comité belge pour les Cinq à décidé de boire un petit
verre de rhum ‘Havana Club’ à la santé du Président Obama afin de lui faire passer le message suivant : “Free the Five, yes you can!”. Entre 17h et 18h, environ 80 personnes ont participé à l’activité, organisée en face de l'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles. Les 5 acteurs qui ont accepté d'être les parrains des Cinq, Dirk Tuypens, Chris Lomme, Joke Devynck, Daan Hugaert et Jonas Geirnaert, ont adressé une lettre à Obama via l’ambassade des Etats-Unis. Les participants de l’action ont tous signé 5 cartes de voeux pour les Cinq afin de leur souhaiter une meilleure année et afin de les assurer que nous continuerons à lutter inconditionnellement pour leur liberté.

On the 20th of Janary, the world witnessed the inauguration of a new president of the United States. It's the first black president in the history of this country. The Belgian Free the Five committee has therefore decided to drink a toast to the new president. We chosed to have a good Cuban rhum
'Havana Club'. We also wanted to give Obama this message: "Free the Five, yes you can!". Between 17 and 18 o'clock, about 80 persons did join this nice activity, organised in front of the U.S. embassy in Brussels. 5 well known Belgian actors, Dirk Tuypens, Chris Lomme, Joke Devynck, Daan Hugaert and Jonas Geirnaert, have recently accepted to be gothfathers of the five heroes. They have written a letter for Obama and during the action they went to the embassy to deliver this letter. The people who joined the action all signed five greeting cards for the Cuban Five. We wanted to wish them a good newyear and we wanted to assure them, that we keep on fighting unconditionally for their freedom.

Free the Five committe Belgium

Écrit le 21/01/2009 à 20:12:50

Le 20 Janvier 2009 : Pour les Cinq - Para los Cinco - For the Five


 

Bonjour,
en Belgique nous  accueillons le 50e anniversaire de la Révolution Cubaine avec une action pour la liberté des Cinq le 20 janvier. Nous vous invitons à faire quelque chose à cette date dans votre pays, selon vos possibilités.
Meilleurs Veux pour 2009
Katrien Demuynck
Coordination européenne pour la Liberté des Cinq

yesyoucan


20 janvier de 17h à 18 h : action pour les Cinq devant l'ambassade des Etats-Unis
(boulevard du Régent, 27, entre la rue de la Loi et la rue Belliard – métro Arts-Loi)


Nous saluons Barack Obama  pour son élection en tant que premier président noir des Etats-Unis, et nous offrons un petit verre de Havana Club à sa santé, avec l’appel « libérez les cinq, ‘yes you can’ ! »
Les artistes belges, parrains et marraines des Cinq, remettront une lettre à Obama à l’ambassade pendant l’action, pour lui rappeler le cas des Cinq et notre demande en vue d’obtenir leur libération.
                                                                           

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Hola,
en Belgica vamos a celebrar el 50 aniversario de la Revolución Cubana con una acción para la libertad de los Cinco Heroes, el 20 de enero. Les invitamos a hacer algo en esta fecha en su pays, segun sus posibilidades.
Les deseamos un feliz año 2009
Katrien Demuynck
Coordinación europea para la Libertad de los Cinco

20 de enero de 17 a 18h delante de la embajada de los EEUU en Bruselas:
Saludamos a Barack Obama como primer presidente negro de los EEUU con un traguito de Habana Club, recordandole: "Libertad para los Cinco, yes you can!"
Artistas belgas, padrinos de los cinco, entregaran una carta a Obama en la embajada, demandando la libertad de los Cinco


Hi,
en Belgium we will celebrate the 50th aniversary of the Cuban Revolution with an action for the Five, on january 20. We invite you to do something in your country on the same date, according to your possibilities.
We wish you a happy 2009
Katrien Demuynck
European Coordination to Free the Five

January 20, from 5 till 6 PM in front of the US embassy in Brussels
We will greet Barack Obama as first black president of the USA, with a glass of Havana Club, reminding him of our demand: "Free the Five, yes you can!"
Belgian artists, gothfathers of the Five, will hand a letter to the embassy demanding the freedom of the Five.

 

Source : free the five katrien demuynck coor europ pour les 5
Écrit le 31/12/2008 à 16:17:02

L’affaire des Cinq en appel devant la Cour suprême des Etats-Unis


WASHINGTON, 25 décembre. — L’appel sur l’affaire des cinq Cubains anti- terroristes, prisonniers politiques aux Etats-Unis, sera présentée devant la Cour suprême avant le 30 janvier, a déclaré un des avocats de la défense.

René Gonzalez, Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Ramon Labañino et Fernando Gonzalez sont emprisonnés depuis le 12 septembre 1998, pour avoir infiltré des organisations contre-révolutionnaires en Floride, afin d’éviter des actes terroristes contre Cuba, rapporte l’agence PL.

Au cours d’une interview accordée au Comité national pour la libération des Cinq des Etats-Unis, l’avocat Richard Klugh, a précisé que l’appel portera sur la révision de toutes les sentences, face au refus du 11e Circuit de la Cour d’appel d’Atlanta d’autoriser le changement de siège du procès, sur la mauvaise conduite du Parquet et le choix incorrect et discriminatoire du jury.

Selon Klugh, le sujet de la révision du siège est un des éléments fondamentaux, au regard de la propre législation nord-américaine et quel que soit le système juridique.

« Si le juge ou le jury est prédisposé à se laisser influencer par les passions ou les pressions locales, alors la sentence sera arbitraire et aucune justice ne sera possible», a-t-il affirmé en référence au procès qui s’est tenu à Miami.

Klugh a ajouté que l’avocat Thomas Goldstein, du cabinet Akin Gump, spécialiste des affaires portées devant la Cour suprême, apportait son concours à la défense.

Écrit le 29/12/2008 à 13:15:17

Du fond des entrailles du monstre


Du fond des entrailles du monstre,

message de fin d’année
de Ramón Labañino

L’année 2008 se termine et nous voulons profiter de cette occasion pour vous dire que nous vous remercions du fond du cœur, que nous vous sommes très reconnaissants et fiers de vous tous.

En plus de dix années de prison, nous ne nous sommes jamais sentis seuls, car vous nous avez toujours accompagnés. Notre solitude a été peuplée de la plus belle des façons.

Sachez que nous avons besoin de vous pour gagner cette bataille et que nous sommes certains que nous vaincrons. La vie est en train de changer, le monde a besoin de changer et nous sommes sûrs que le futur sera meilleur pour tous.

Nous souhaitons à tous une nouvelle année d’amour, de bonheur et de liberté. Nous vous aimons beaucoup.

Joyeux Noël et Bonne Année 2009 à vous et à ceux que vous aimez.

Cinco abrazos de sus hermanos
Antonio, René, Gerardo, Fernando
y Ramón.

Écrit le 24/12/2008 à 11:38:27

Ex-Colonel de l'armée de l'air témoigne sur l'attaque cubaine


Wall-Street Journal, Mercredi 21 Mars, 2001

Ex-Colonel de l'armée de l'air témoigne sur l'attaque cubaine

Dow Jones Newswires



MIAMI (AP) - Contrairement aux conclusions de l'enquête de l'ONU, un ex-colonel de l'armée de l'air de l'US Air Force a témoigné mercredi, au procès de 5 cubains accusés d'espionnage, que les deux avions américains avaient été abattus loin à l'intérieur de l'espace aérien cubain. 

George Buchner, un expert en questions de défense appelé à témoigner sur les circonstances de l'incident de 1996 (où deux avions furent abattus par la chasse cubaine), a indiqué que le pilote du MIG (cubain) a "fait preuve de retenue" en interrompant sa poursuite du troisième avion lorsque celui-ci se dirigea vers l'espace aérien international. 

(...) 

Buchner s'appuya en premier sur les conversations entre le commandant au sol et les pilotes des MIGs. Il dévoila pour la première fois que la transcription de la conversation provenait de l'agence super-secret NSA, le service d'écoute de l'intelligence US. 

L'enquête de l'ONU avait conclu que les avions en provenance de Miami et appartenant au group Brothers to the Rescue avaient été abattus dans l'espace aérien international. Au cours du procès, des témoins à charge avaient affirmé que seul l'avion survivant, piloté par José Basulto, le fondateur de l'organisation, avait effectivement violé l'espace aérien cubain. 

Buchner témoigna que les trois avions volaient "de concert" et que Cuba exerçait son droit de souveraineté en les attaquant - y compris dans un espace aérien international - suite à l'incursion de l'avion de Basulto. 

"Le point de départ fut lorsque le premier avion traversa la limite territoriale de 12 miles" dit Buchner. "Ceci autorise le gouvernement cubain à exercer son droit souverain à la protection de son espace aérien". 

La retranscription en provenance du MIG indique à de nombreuses reprises des distances de moins de 12 miles à partir des côtes cubaines, indiquant que la chasse débuta à l'intérieur de l'espace aérien cubain et que les avions furent abattus à 5 ou 6 miles de Cuba. 

Un officier à bord d'un bateau de croisière basé à Miami, appelé à témoigner par les procureurs, avait estimé que les avions étaient entre 20 et 23 miles des côtes cubaines. 

L'avocat de la défense, Paul McKenna, souligna que ces chiffres pouvaient être mis en doute parce que le bateau, qui n'avait signalé aucun combat aérien à aucune autorité, naviguait peut-être trop près des côtes cubaines et avait menti sur sa position réélle. 

Les avions de Brothers ont été abattus le 24 février 1996 par des missiles après des viols répétés de l'espace aérien cubain par Brothers depuis 1994, et après des avertissements répétés de la part des gouvernements etats-uniens et cubains que les avions pouvaient être abattus. 

(...) 

Hernandez est le seul accusé inculpé pour cette fusillade. Lui et les autres, qui ont tous avoué être des agents cubains, sont accusés de tentative d'infiltration de bases militaires US et de groupes d'exilés. 

Ils nient avoir cherché à obtenir des secrets des US et affirment que l'information rassemblée sur les activités terroristes des exilés était transmise à la FBI. 

Copyright 2000 Dow Jones & Co., Inc. All rights reserved. 


Le 24 février 1996, 2 avions de l'organisation Hermanos al Rescate (Frères à la Rescousse) furent abattus par la chasse cubaine. A cette occasion, l'ex-président Bill Clinton approuva - en partie - la loi Helms-Burton. Qualifiée de "meurtre dans les eaux internationales", l'affaire empoisonna, comme il se doit, les relations entre Cuba et les Etats-Unis. Les plaintes déposées (pour meurtre) par les familles des victimes ont aboutis à l'indemnisation des familles par les tribunaux des Etats-Unis, indémnisations ponctionnées sur les avoirs cubains gelés dans les banques etats-uniennes depuis 1959. 

A l'écart des premières pages des grands médias, que reste-t-il de cette affaire ? Comme souvent, il reste que la version donnée par les autorités cubaines dés le début soit de plus en plus admise et évidente, mais PAS en première page... 


Lettre de Jane Franklin

[Note de Cuba Solidarity Project : Jane Franklin est auteur du livre "USA-Cuba a Chronological History"
 

Le journal Wall Street Journal a publié cette lettre le 13 mars 2001. Elle fut écrite le 26 février en réponse au Représantant républicain Christopher Smith qui écrivit un long editorial appelant à la constitution d'un "grand jury" pour décider si les éléments d'indices étaient suffisantes pour procéder à l'inculpation pour meurtre du Président Fidel Castro dans l'affaire des deux avions abattus par les cubains le 24 février 1996.


( site de Jane Franklin : http://ourworld.compuserve.com/homepages/jbfranklins

Le sauveteur viole l'espace aérien cubain.

L'éditorial du 26 février du représentant Christopher Smith ne donne pas au lecteur ne serait-ce que la plus élémentaire information sur le contexte de l'incident où deux chasseurs MIG cubains ont abattus deux avions le 24 février 1996. 

Brothers to the Rescue [Freres à la rescousse - en francais, et Hermanos al Rescate - en espanol] n'est pas simplement un "groupe de pilotes qui recherchent les refugiés perdus en mer". José Basulto, fondateur et dirigeant de l'organisation, a une longue histoire de viols de l'espace aérien cubain et dirigeait le vol le jour de l'incident. Son avion fut celui qui en rechappa. 

[Note de Cuba Solidarity Project : l'auteur de cette traduction désir apporter le témoignage suivant. Le lendemain de l'incident, la radio française France Inter, à son bulletin de 7 heures du matin, diffusa un interview de Basulto qui expliquait comment il avait réussi à échapper à deux MIG : "en se cachant derrière les nuages". La prochaine fois que deux MIG vous attaquent, vous saurez quoi faire.

A la suite d'une enquête, le FAA retira - le 16 Mai 1996 - la licence de pilotage à Basulto pour avoir violé l'espace aérien cubain le 13 juillet 1995 et le 24 février 1996. L'Organisation de l'Aviation Civile des Nations-Unies, dans un rapport publié en Juin 1996, déclare que les données fournies par les radars etats-uniens indiquent que N2506 (l'avion de Basulto) se trouvait "à environ 1.5 miles nautiques à l'intérieur de l'espace aérien cubain". L'Organisation a noté aussi que, ce jour là, les trois avions s'étaient écartés de leur plan de vol. 

Depuis cinq ans, M. Basulto tente de rejetter la faute sur à la fois le gouvernement des Etats-Unis et celui de Cuba mais les faits accusent Basulto lui-même. Que se passerait-il si les mêmes provocations devaient être entreprises par des avions cubains au-dessus de la capitale Washington, ou même Miami ? 

Jane Franklin 

Note de CSP :
Il faut préciser quelque chose à propos des "1.5 miles nautiques à l'intérieur de l'espace aérien cubain" que les autorités etats-uniennes sont disposés à concéder. Cet espace auquel ils se réferent, est l'espace que les Etats-Unis reconnaissent unilatéralement comme étant l'espace aérien cubain. Cuba, comme la plupart des pays dans le monde, revendique une espace de 20 miles. Les Etats-Unis sont un des très rares pays qui refusent d'appliquer la "Loi des traités maritimes" de l'ONU qui fixe ces limites. Les Etats-Unis ont "décidé" dans leur infinie arrogance de ne reconnaitre qu'une limite de 3 miles autour de Cuba.
Merci à "mart" pour cette précision.


Comme résultat plutot inattendu de cette affaire, voici celui d'un groupe de 5 cubains actuellement en procès à Miami pour espionnage au profit de Cuba. Un des accusés risque la peine de prison en vie pour complicité de "meurtre" pour ces avions abattus par la chasse cubaine... 

Des questions au tribunal provoquent la colère d'un dirigeant cubain exilé
par JOSE DANTE PARRA HERRERA 

Publié par le journal Sun-Sentinel 12 mars 2001, MIAMI 

Au cours de ces deux derniers jours, le président de Brothers to the Rescue, José Basulto, a été interrogé sur les tentatives d'acheter des avions de combat et de fabriquer des explosives. L'avocat de la défense (des cubains accusés d'espoinage - NDT) a tenté de ternir son idéalisme en posant des questions précises et en faisant des allusions à son implication dans des actes terroristes. 

Durant la deuxième journée d'audition, les questions posées par Paul McKenna ont fait perdre son sang froid à M. Basulto qui s'en est pris au défenseur de Gerardo Hernandez, accusé d'espoinnage. Lorsque McKenna interrogea Basulto sur un voyage effectué en 1995 à Cancun pour y rencontrer une figure politique Mexicaine, Basulto aboya "Monsieur, êtes-vous en train de faire le travail des services secrets cubains ? Parce que je n'y suis jamais allé".

(...)

Basulto, qualifié de témoin clé par la défense, comparait dans le procès de 5 cubains accusés d'espoinnage au service du gouvernement Cubain. Ils sont accusés d'avoir infiltrés des installations militaires états-uniennes et des groupes d'exilés, y compris Brothers to the Rescue.

Hernandez, accusé d'être le dirigeant du réseau, est accusé de conspiration en 1996 dans l'affaire des 2 avions abattus qui appartenaient à Brothers To the Rescue (BTR) et où 4 hommes trouvèrent la mort. Depuis la comparution de Basulto, McKenna le traite comme un témoin à charge en lui posant des questions tendancieuses. Les avocats de la défense argumentent que Cuba n'avait pas d'autre choix que d'envoyer des agents aux Etats-Unis parce que ces derniers ne freinent pas les groupes d'exilés que Cuba accuse de préparer des actes terroristes.

Avant la colère de Basulto, l'avocat lui avait demandé des précisions sur les plans pour fabriquer des engins explosifs à partir de tubes de PVC. Basulto répondit qu'elles étaient destinées à servir de fusée de détresse et être larguées auprès de réfugiés cubains dérivant sur des radeaux. Il dit qu'il avait pensé plus tard à s'en servir comme défense contre les requins en cas de naufrage ou pour abattre des mouettes pour se nourrir, mais décida finalement que c'était trop dangereux et laissa tomber l'idée.

McKenna interrogea ensuite Basulto sur une tentative d'acheter un avion de combat tchéque. Basulto répondit que cela avait été une initiative de Juan Pablo Roque et qu'il n'avait pas été mis au courant.

Le jour précédant l'incident, Roque s'enfuit des Etats-Unis et refit surface à Cuba quelques jours plus tard. "J'ai dit (à Roque) qu'on n'avait pas besoin d'un tel avion. Roque faisait ce genre de choses. C'est un espion." 

(...) 

(article suivant le lendemain, même source

Les avocats accusent Basulto de provocation

Après trois mois passés à observer les procureurs marteler leurs accusations sur l'activité d'espionnage des accusés, l'avocat (de la défense) Paul McKenna a concentré ses questions sur un des principaux accusateurs du procès des cinq cubains : José Basulto, président de BTR. Son client, Gerardo Hernández, est souconné d'etre le chef du reseau et est accusé d'avoir infiltré des groupes d'exilés (cubains) et des installations militaires. Hernandez risque la prison à vie s'il est jugé coupable des deux avions abattus en 1996, provoquant quatre morts. Deux des accusés avaient infiltré BTR.

(...)

Les questions posées par McKenna à Basulto semblaient destinées à ternir la crédibilité de ce dernier et à prouver que c'etait bien Basulto qui avait provoqué l'incident. McKenna expliqua comment Basulto avait systématiquement violé l'espace aérien cubain en incident les cubains à se rebeller contre le régime communiste. "Vous vouliez que les cubains vous voient en train de violer la loi, défier les militaires cubains", dit McKenna. "Le message que vous vouliez faire passer était 'regardez-moi'. Vous avez déclaré lors d'un rassemblement que le régime n'était pas invincible".

L'avocat faisait allusion à un incident daté du 13 juillet 1995, lorsqu'une flotille de bateaux naviguérent vers les eaux cubaines en guise de commémoration du nauvrage du remorqueur 13 marzo. L'avion de Basulto survola la Havane, malgré les avertissements du contrôle aérien Cubain, et lacha des tracts appelant la population à lutter pour sa liberté. 

Basulto indiqua aux jurés qu'il avait survolé la Havane pour créer une diversion alors que les militaires cubains éperonnaient un des bateaux de la flotille en dessous. (...) Les avions de BTR ont été abattus 6 mois plus tard alors qu'ils cherchaient des naufragés dans le détroit de Floride.

(...)

Basulto admit que le but de son organisation n'était pas seulement de porter secours aux réfugiés en mer, mais aussi de favoriser la démocratie à Cuba. Il dit que ce n'était pas un secret BTR accordait un soutien à Concilio Cubano - un regroupement d'organisations dissidentes de l'île.

Écrit le 18/12/2008 à 18:18:36

Comité Français Libérez les cinq - 10 ans d'injustice


 

COMITE FRANÇAIS LIBEREZ LES CINQ

liberezlescinq@gmail.com

 

 

 

10 ANS D’INJUSTICE

 

Les cinq Cubains sont prisonniers aux Etats-Unis depuis le 12 septembre 1998.

 

 

Que faisaient-ils aux Etats-Unis ? Ils étaient infiltrés et donnaient des renseignements au gouvernement de Cuba sur les activités des groupes terroristes qui depuis près de 50 ans organisent des attentats à Cuba et dans le reste du monde, depuis le sud des Etats-Unis ; ceci avec le soutien du gouvernement nord-américain qui les a formés et financés, graciant et libérant leurs principaux leaders, des terroristes notoires comme Orlando Bosch et Posada Carriles.

 

Les Cinq arrivent au bout d’un long procès au cours duquel la politique anticubaine du gouvernement des Etats-Unis a pris le pas sur la justice et au cours duquel les lois de justice internationale, les lois des Etats-Unis ont été systématiquement violées.

Après un procès truqué, ils ont été condamnés à des peines sans commune mesure avec les faits qui auraient pu leur être reprochés, dans le cas d’un procès juste. Les Cinq étaient sans armes et n’ont jamais tenté d’avoir accès à des documents touchant à la Défense nationale des Etats-Unis. Leurs peines, comme agent de renseignement d’un gouvernement étranger, selon les lois mêmes des Etats-Unis, ne devaient pas dépasser 10 ans d’emprisonnement.

 

Et cependant :

 

Gerardo Hernández Nordelo     2 peines à perpétuité plus 15 ans

Ramón Labañino Salazar          1 peine à  perpétuité plus 18 ans

Antonio Guerrero Rodríguez     1 peine à perpétuité plus 10 ans

Fernando González Llort           19 ans

René González Sehwerert         15 ans

 

Aujourd’hui … après 7 ans de procès

 

Pour Antonio, Fernando et Ramon, c’est un nouveau procès qui doit se tenir de nouveau à Miami, avec la même juge qui les a condamnés une première fois à des peines exorbitantes.

 

Pour Gerardo et René, les peines ont été confirmées. Leur seul espoir : la Cour suprême des Etats-Unis qui a le pouvoir discrétionnaire d’accepter ou  de refuser de reconsidérer leur cas.

 

A cette injustice s’ajoute la torture psychologique infligée aux familles 

 

Les visas d’entrée aux Etats-Unis ont été systématiquement refusés à Adriana, épouse de Gerardo et Olga, épouse de Ramon, qui n’ont pas pu revoir leur époux depuis 10 ans.

Les visas des autres membres sont accordés après des mois d’attente.

 

 

 

L’ ESPOIR DES CINQ

 

LA SOLIDARITE INTERNATIONALE

qui fera bouger

L’OPINION PUBLIQUE NORD-AMERICAINE

 

 346 comités de soutien dans 109 pays, l’appel des intellectuels, artistes, étudiants, députés, gouvernants du monde, doivent continuer de faire pression sur le gouvernement des Etats-Unis et sur la Cour suprême à laquelle l’affaire sera bientôt soumise et devra décider la recevabilité du cas de Gerardo et de René.

 

La bataille aujourd’hui :

 

Exiger que le droit des Cinq d’avoir un procès juste soit respecté, conformément aux lois des Etats-Unis concernant le droit à un procès légal pour tout accusé ; droit qui a été violé dans leur cas.

 

Ce droit a été reconnu par le panel du 11e Circuit de la Cour d’Atlanta en août 2005 en décidant de révoquer les condamnations des accusés et en ordonnant la tenue d’un nouveau procès. Déjà en mai 2005, le Groupe de détentions arbitraires des Nations Unies avait déclaré que les cinq Cubains étaient prisonniers illégalement.

 

 

Où agir ?

 

Prioritairement aux Etats-Unis où se déroule l’affaire des Cinq et où le cas a été systématiquement passé sous silence auprès de l’opinion publique. 

 

Objectif : Aider à faire connaître l’affaire des Cinq dans l’opinion publique étasunienne

Moyens : Aider matériellement aux campagnes organisées par le

 

National Committee to "Free the Five"
2489 Mission St., #24
San Francisco, CA 94110
www.freethefive.org

 

et envoyer des pétitions et autres courriers aux responsables des Etats-Unis et aux grands medias nord-américains

 

Dans chaque pays: continuer à informer

 

  • La presse nationale et locale, les medias alternatifs, les associations, syndicats, pour qu’ils fassent connaître l’affaire des Cinq à l’opinion publique,
  • les représentants locaux et nationaux, les partis politiques, les organisations humanitaires et de masse,  pour qu’ils se prononcent sur l’injustice commise dans le silence aux Etats-Unis.
  • Envoyer nos pétitions aux grands medias nord-américains afin qu’ils sachent que les Cinq ne sont pas seuls et que nous demandons justice.
  • Envoyer lettres et pétitions au différentes adresses et aux medias aux Etats-Unis

 

 

 

 

Adresses du gouvernement des Etats-Unis

 

Secrétaire d’Etat

USD Department of State

2201 C Street NW

Washington DC 20520

USA

 

US Department of Homeland Security

Washington DC 20528

USA

 

Attorney General

US Department of Justice

950 Pennsylvania Avenue, NW

Washington, DC 20530-001

AskDOJ@usdoj.gov

 

Ambassades, consulats des Etats-Unis dans chaque pays.

 

Organisations internationales

 

Nations unies

 

Bureau du Haut-Commissariat pour les droits de l’Homme

Palais des Nations

CH-1211

Genève 10

Suisse

1503@ohchr.org

 

Bureau du Haut-Commissariat pour les droits de l’Homme

Comité contre la torture

CH-1211

Genève 10

Suisse

urgent-action@ohchr.org

 

Amnesty International

 

Susan Lee

Directrice Ameritas Regional Programme

FAX : 44 (207) 833 1510

slee@amnesty.org

 

Debbie Jewwell

USA Research Team

Email: djewell@amnesty.org

 

Division for the Advancement of Women (DAW)

FAX: (212) 963-3463

daw@un.org

 

North America Research Team

Internacional Secretariat

Meter Benenson House

1 easton Street, London WC1X ODW, United Kingdom

Fax: 44 (0)207956 1157

amnesty.org-namrteam@amnesty.org

 

Ces actions viennent s’ajouter à toutes celles organisées par les différentes organisations : distributions de tracts, manifestations, concerts solidaires, conférences, entre autres …

 

 

Toutes les informations sur les Cinq en français, espagnol et anglais

www.freeforfive.org

 

En espagnol et en anglais

www.antiterroristas.cu

www.freethefive.org

www.thecuban5.org

www.demandfreetofive.org

 

Journaux aux Etats-Unis

 

 

Washington post

ombudsman@washpost.com.

 

New York Times

public@nytimes.com

Adresse: Public Editor
The New York Times
620 Eighth Avenue
New York, NY 10018

 

Journaux en espagnol aux Etats-Unis

 

ImpreMedia : principal éditeur de la presse espagnole aux Etats-Unis

 

• ImpreMedia, LLC

345 Hudson Street 13th Floor

New York, NY 10014

Tel: (212) 807-4785

http://www.impremedia.com/

 

 

Pour communiquer avec le journal La opinión

contacto@impremedia.com

 

avec l’éditeur

editorial@impremedia.com

 

 

 

Publications en espagnol

 

• El Diario La Prensa

1 Metrotech Center, 18th floor

Brooklyn, NY 11201

Tel: (212) 807-4600

editor@eldiariony.com

           

• La Prensa

685 S. Ronald Reagan Blvd,

Longwood, Florida, 32750

Tel: (407) 767-0070

editor@laprensaorlando.com

 

Hoy Nueva York

330 West 34th Street

17th floor

New York, NY 10001

Tel: (917) 339-0800

editor@hoynyc.com

                       

 La Raza

6001 N Clark Street

Chicago, IL 60660

Tel: (773) 273-2900

editor@laraza.com

 

El Mensajero

333 Valencia Street

4th Floor, Suite 410

San Francisco, CA 94103

Tel: (415) 206-7230

Le grand patriote nord-américain Nathan Hale a un jour déclaré : « je regrette seulement de n’avoir qu’une seule vie à donner pour ma Patrie ». C’est cette phrase lourde de sens qui a été choisie par le Héros cubain Gerardo Hernández Nordelo pour finaliser sa plaidoirie lors du procès truqué par lequel il a été condamné à rien moins que deux condamnations à perpétuité plus quinze ans de prison.

 

Une spectaculaire opération – dans le style des films policiers made in Hollywood – avait été orquestrée le 12 septembre 1998 pour conduire à son arrestation en même temps que celle de quatre autres cubains dont la mission était de protéger non seulement le peuple de leur pays mais aussi le peuple nord-américain des actions de groupes terroristes qui opèrent depuis Miami.

Comme nous le signale le professeur Julio Fernández Bulté, récemment décédé, « toutes les actions terroristes dont Cuba a été victime ont été conçues, organisées, financées et dirigées par différentes agences du gouvernement des États-Unis qui bien souvent ont agi ou se sont cachées derrière des organisations contre-révolutionnaires anticubaines ».

A partir du jour de son arrestation, Gerardo, comme les autres patriotes illicitement détenus, a dû passer par un rosaire d’injustices violant non seulement les normes juridiques des États-Unis mais même les instruments légaux de la communauté internationale en matière de droits humains.

Il suffit de deux exemples pour s’en rendre compte. Paul McKenna, son avocat, s’est référé pendant une audience à l’isolement auquel il a été soumis, en langage des prisons, une « mise au trou ». L’avocat a expliqué : « L’accusé a passé presque un an, peut-être même plus, dans une cellule de la taille d’une coquille de noix, en confinement solitaire. L’espace à sa disposition n’était pas plus grand qu’un placard, mais il devait y manger, s’y laver et utiliser le service sanitaire tout en étant privé de tout contact humain normal dans une prison ».

Une autre évidence : en Juin 2002, Adriana OÇonnor, l’épouse de Gerardo, qui pourtant possédait un visa pour aller le visiter en prison, a été arrêtée par le FBI lorsqu’elle est arrivée à l’aéroport de Houston, Texas. Elle y a été isolée et fichée puis, onze heures plus tard, elle a été obligée de retourner directement à Cuba via Mexico. Depuis cette date il lui a été refusé toute autorisation de revoir son mari.
Le 11 décembre 2001, Gerardo a expliqué au tribunal qui le jugeait : « On nous accuse d’avoir conspiré pour faire de l’espionnage et porter atteinte à la sécurité nationale des États-Unis. On nous a mis au niveau des pires espions sans qu’il existe une seule preuve de poids et sans qu’aucun dommage n’ait été causé, seulement sur la base de suppositions ».

Le docteur Rodolfo Dávalos a affirmé, en se référant à toute la publicité qui a été faite autour du procès, que « le jugement des ‘espions’, comme on les appelle dans la presse et à la télévision de Miami, est devenu le sujet de toutes les conversations dans les bars, les restaurants, et sur les bancs de tous les parques où se réunissent de sinitres personnages rongés par la haine et assoiffés de vengeance ».
Vaillamment et sans aucune peur, Gerardo Hernández Nordelo a déclaré ce jour-là devant le tribunal : « Sachez, messieurs les procureurs, que le seul sang qui pourrait être sur mes mains serait le sang de mes frères tombés ou assassinés lâchement au cours des nombreuses agressions et des actes terroristes perpétrés contre mon pays par des personnes qui, aujourd’hui marchent tranquillement dans les rues de cette ville ».

Gérardo est un homme digne, honnête et simple qui se sent toujours vivre aux côtés du peuple qui l’a vu naître. Malgré la longue condamnation, il se sent sûr de lui-même et de la bataille que livrent pour sa libération un grand nombre de personnes honnêtes de son pays et du monde entier. Il ressent l’immense joie d’aimer et d’être aimé. Même dans les pires circonstances, comme Nathan Hale, il se lamente seulement de n’avoir pas plus d’une vie pour pouvoir l’offrir à son pays.

Écrit le 17/12/2008 à 19:57:56

Ricardo Alarcon appelle au respect des droits de l’Homme sans discrimination ni manipulation


RICARDO Alarcon de Quesada, président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, a insisté sur la nécessité absolue de faire en sorte que les droits de l’Homme soient respectés sans discrimination, sans sélectivité et sans manipulation, lors de la clôture de l’Atelier international «La Déclaration universelle des Droits de l’Homme: 60 ans après», qui s’est déroulé au Palais des Conventions de La Havane.

«Le chemin à parcourir pour que les principes de cette Déclaration soient respectés est encore long et demandera beaucoup de ténacité et beaucoup d’efforts de la part des peuples du monde. Cette date ne doit pas être oubliée ni minimisée. Elle doit nous servir de stimulant pour poursuivre la lutte jusqu’à la victoire», a-t-il dit.

Au cours de la rencontre convoquée par les chapitres cubain et vénézuélien du Site Internet Pour la défense de l’humanité et la Commission nationale cubaine de l’UNESCO, de prestigieux intellectuels, députés, religieux et militants sociaux ont exigé des Etats-Unis la fermeture immédiate de la prison qu’ils maintiennent illégalement dans la base navale de Guantanamo, la restitution de ce territoire à Cuba, ainsi que la libération des cinq antiterroristes incarcérés aux Etats-Unis.

A cet égard, le président du Parlement cubain a signalé que l’affaire des Cinq est une preuve irréfutable de la véritable nature de la pratique du deux poids deux mesures de la politique de Washington, étant donné que le même régime qui fait preuve d’une extrême dureté à l’encontre de René, Fernando, Ramon, Gerardo et Antonio, a envahi des pays souverains au nom d’une prétendue guerre contre le terrorisme, foule aux pieds les droits de ses citoyens, et protège et défend des groupes qui se sont livrés à des actions terroristes contre Cuba et contre le peuple des Etats-Unis.

A la journée des débats inaugurée par le ministre des Relations extérieures Felipe Pérez Roque, ont participé, entre autres personnalités, la militante pacifiste Cindy Sheehan, mère d’un soldat tué en Irak; le théologien brésilien Frei Betto; le chanteur et compositeur espagnol Luis Eduardo Aute, et le dirigeant nationaliste portoricain Rafael Cancel Miranda.

A la séance de clôture ont été rendu publics des messages d’adhésion à cette rencontre adressés par Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix; José Saramago; Prix Nobel de littérature, et Alfredo Guevara, président du Festival du Nouveau cinéma latino-américain de La Havane.

Par ailleurs le Nord-américain Saul Landau a donné lecture d’une déclaration de la délégation de son pays signée, entre autres, par Cynthia McKinney, ex-candidate à la présidence pour la Parti des Verts, qui critique l’utilisation par les pays riches du thème des droits de l’Homme comme un instrument de politique extérieure contre les nations plus pauvres et faibles.

Écrit le 17/12/2008 à 19:56:40

RÉFLEXIONS DE FIDEL : La loi de la jungle


Le commerce au sein d’une société et entre les pays consiste en échanges des biens et services que produisent les êtres humains. Les maîtres des moyens de production s’approprient les profits. Ils dirigent, en tant que classe, l’État capitaliste et se vantent d’impulser le développement et le bien-être social par marché interposé, ce dieu infaillible auquel il voue un culte.

Dans chaque pays, la concurrence se livre entre les plus forts et les plus faibles, entre ceux qui ont le plus de vigueur physique, qui s’alimentent le mieux, qui ont appris à lire et à écrire, qui ont faits des études, qui accumulent plus d’expérience, plus de relations sociales, plus de ressources, et ceux qui sont privés de tous ces avantages.

Entre les différents pays, elle se livre entre ceux qui jouissent d’un meilleur climat, de plus de terres arables, de plus d’eau, de plus de ressources naturelles dans l’espace où il leur est échu de vivre maintenant qu’il n’existe plus de territoires à conquérir, qui maîtrisent les technologies, qui possèdent plus de développement et manipulent des ressources médiatiques incalculables, et ceux qui ne bénéficient pas au contraire de ces prérogatives. Les fossés sont parfois abyssaux entre les nations qui se qualifient de riches et les nations pauvres.

C’est la loi de la jungle.

Il n’y a pas de différences entre les ethnies sous le rapport des facultés mentales. Ce que la science a largement prouvé. La société actuelle n’est pas la forme naturelle selon laquelle la vie humaine a évolué : elle est une création de l’homme déjà mentalement développé sans laquelle il ne pourrait concevoir sa propre existence. Il s’agit donc maintenant de savoir si l’être humain pourra survivre au privilège de posséder une intelligence créatrice.

Le système capitaliste développé, dont le plus bel exemple est le pays à la nature privilégiée où l’homme blanc européen a apporté ses idées, ses rêves et ses ambitions, est aujourd’hui en pleine crise. Ce n’est pas la crise cyclique qui revient périodiquement, ni même la crise traumatique des années 30 : c’est la pire de toutes depuis que le monde suit ce modèle de croissance et de développement.

Le système capitaliste développé entre en crise alors que l’Empire est sur le point de changer de chef à l’occasion des élections qui se dérouleront dans vingt-cinq jours : il ne manquait plus que ça !

Les candidats des deux partis qui décident de ces élections tentent de persuader les électeurs déconcertés – dont beaucoup ne se sont jamais inquiété de voter – qu’ils sont capables, en tant qu’aspirants à la présidence, de garantir le bien-être et la consommation forcenée d’un peuple qu’ils qualifient de couches moyennes. Ni l’un ni l’autre ne propose le moindre changement véritable à ce que tous deux considèrent comme le système économique le plus parfait qu’ait connu le monde, un monde qui est bien entendu, dans leur mentalité, moins important que le bonheur de trois cents millions et quelque de personnes, soit moins de 5 p. 100 de la population de la planète. Or, le sort des 95 p. 100 restants, la guerre ou la paix, l’atmosphère respirable ou non, dépendront dans une grande mesure des décisions du chef institutionnel de l’Empire, si tant qu’un pouvoir réel soit associé à ce poste à l’époque des armes nucléaires et des boucliers spatiaux gérés par ordinateur en des circonstances où les secondes sont décisives mais les principes moraux de moins en moins en vigueur. On ne saurait ignorer toutefois le rôle plus ou moins néfaste que joue un président de ce pays.

Il existe un racisme profond aux Etats-Unis, où des millions de Blancs ont beaucoup de mal à se faire à l’idée qu’un Noir avec sa femme et ses enfants occupent la Maison qui s’appelle justement ainsi : Blanche.

C’est un miracle que le candidat démocrate n’ait pas subi le sort de Martin Luther King, de Malcom X et d’autres qui nourrissaient des rêves d’égalité et de justice voilà à peine quelques décennies. Il a par ailleurs l’habitude de regarder l’adversaire d’une manière sereine et de rire des embarras dialectiques d’un opposant qui fixe le vide.

De son côté, le candidat républicain, qui cultive sa renommée d’homme belliqueux, a été l’un des plus mauvais élèves de sa promotion à West Point. Il ignorait tout des maths, de son propre aveu, et à plus forte raison, peut-on supposer, des complexes sciences économiques.

Son adversaire le dépasse sans aucun doute en intelligence et sérénité.

Ce qui abonde le plus chez McCain, ce sont les années, et sa santé n’est pas non plus absolument sûre.

Si je mentionne ce dernier point, c’est qu’il se pourrait bien – en cas de problème de santé pour le candidat républicain, s’il était élu – que la dame au fusil et l’inexperte ancienne gouverneure d’Alaska devienne présidente des Etats-Unis. Et elle, alors, elle ne sait rien de rien.

Réfléchissant au sujet de la dette publique étasunienne que le président Bush fait retomber sur les épaules de nouvelles générations dans ce pays – dix mille deux cent soixante-six millions de millions de dollars – il m’est venu à l’idée de calculer combien quelqu’un mettrait à compter cette dette qui a pratiquement doublé en huit ans.

A supposer une journée de travail ininterrompu de huit heures, sans perdre une seconde, donc, et une année de travail de trois cents jours, à raison de cent billets d’un dollar par minute, ce qui est un rythme rapide, notre homme mettrait 710 milliards d’années.

Je ne trouve pas de manière plus imagée de me représenter cette somme d’argent dont on ne cesse de parler tous les jours ces derniers temps.

L’administration étasunienne, pour éviter une panique généralisée, déclare qu’elle garantira les dépôts des épargnants ne dépassant pas 250 000 dollars, qu’elle gérera des banques et des sommes d’argent que Lénine, avec son boulier, n’aurait jamais envisagé de compter.

Nous pourrions nous demander maintenant quelle contribution l’administration Bush fera au socialisme. Mais ne nous faisons pas d’illusions. Quand le fonctionnement des banques se normalisera, les impérialistes les rendront à des mains privées, comme tel ou tel pays l’a déjà fait sur ce continent. En fin de compte, c’est toujours le peuple qui paie.

Le capitalisme tend à se reproduire sous n’importe quel système social, parce qu’il part de l’égoïsme et des instincts de l’homme.

La société humaine n’a pas d’autre choix que surmonter cette contradiction. Sinon, elle ne pourra pas survivre.

Les flots d’argent que les banques centrales des pays capitalistes développés déversent de nos jours dans les finances mondiales frappent fortement les bourses des pays qui tentent de sortir du sous-développement économique et qui recourent à ces institutions. Cuba n’a pas de bourse de valeurs. Des formes de financement plus rationnelles, plus socialistes, verront sans doute le jour.

La crise actuelle et les mesures brutales de l’administration étasunienne en vue de se sauver se traduiront par plus d’inflation, plus de dévaluation des monnaies nationales, plus de pertes douloureuses sur les marchés, plus de chute des cours des marchandises d’exportation, plus d’échange inégal. Mais elles apporteront aussi aux peuples plus de connaissances de la vérité, plus de conscience, plus de rébellion et plus de révolutions.

Nous verrons bien comment se déroulera la crise et ce qu’il se passera aux Etats-Unis dans vingt-cinq jours.

Fidel Castro Ruz
Le 11 octobre 2008
18 h 15

Écrit le 02/12/2008 à 18:15:22

REFLEXIONS DE FIDEL : La grande crise des années 30


C’est un thème malaisé à expliquer, même s’il paraît très simple. La Réserve fédérale des États-Unis (FED), fruit du capitalisme en plein essor, remonte à 1913. Salvador Allende, que nous évoquons tous comme homme de notre époque, avait déjà quinze ans.

La première guerre mondiale éclata en 1914 après que le prince héritier de l’Empire austro-hongrois, situé en plein cœur de l’Europe centrale et méridionale, fut assassiné à Sarajevo. Le Canada était encore une colonie de la Grande-Bretagne. La livre sterling anglaise jouissait du privilège d’être la monnaie de paiement international. Elle était fondée sur l’or, qui avait déjà été la base métallique, plus de mille ans auparavant, dans la capitale de l’Empire romain d’Orient, Constantinople. Les chevaliers féodaux des royaumes chrétiens d’Occident qui déclenchèrent des guerres sanglantes contre les croyants musulmans au Proche-Orient, arguant de prétextes religieux, visaient en fait à contrôler les routes commerciales et se proposaient des fins terrestres bien moins avouables que je pourrais aborder à une autre occasion.

Les Etats-Unis entrèrent dans la Première Guerre mondiale presque à la fin, en 1917, deux ans après le torpillage du paquebot Lusitania, qui emportait des passagers étasuniens partis de New York, par un sous-marin allemand dont le commandant avait reçu des instructions absurdes : attaquer un bâtiment battant pavillon d’un pays lointain, riche et potentiellement puissant dont le gouvernement, prétendument neutre, cherchait toutefois des prétextes pour entrer en guerre aux côtés de la Grande-Bretagne, de la France et de leurs alliés. Le torpillage avait eu lieu le 7 mai 1915, dans le détroit qui sépare l’Irlande de l’Angleterre. Le paquebot coula en à peine vingt minutes, si bien que peu de passagers purent l’abandonner : 1 198 perdirent la vie.

L’économie étasunienne continua d’enregistrer une croissance soutenue après cette guerre, hormis des crises cycliques que la Réserve parvenait à surmonter sans de trop lourdes conséquences. C’est le 24 octobre 1929, que l’histoire des États-Unis rappelle comme le « jeudi noir », que la crise économique éclata. La Banque de réserve de New York, dont le siège, comme bien d’autres banques et entreprises, est à Wall Street, réagit « à l’instinct », de l’avis de l’Étasunien Milton Friedman, théoricien de droite, économiste réputé, Prix Nobel d’Économie en 1976, et adopta les mesures qu’elle jugea les plus correctes : « mettre de l’argent en circulation ». La Banque de réserve de Washington, accoutumée à faire prévaloir ses critères, finit par imposer le sien qui était tout à l’opposé et qui fut appuyé par le secrétaire du Trésor du président Hoover. La banque de New York céda alors. « Mais le pire allait arriver plus tard », écrit Friedman, qui retrace avec plus de clarté que tous les autres économistes éminents, dont plusieurs de tendances opposées, la séquence des événements :

« Jusqu’à l’automne 1930, la récession économique, bien que grave, ne fut pas alourdie par des difficultés financières ou par les tentatives des épargnants de retirer leur argent. Elle changea radicalement de nature quand une série de faillites dans le Middle-West et dans le Sud des États-Unis mina la confiance envers les banques et entraîna de nombreuses tentatives des épargnants de convertir leurs dépôts en argent liquide.

« La Banque des États-Unis ferma le 11 décembre 1930. Date fatidique : c’était la plus grosse banque commerciale à se déclarer en banqueroute dans l’histoire des États-Unis. »

Trois cent cinquante-deux banques fermèrent leurs portes rien qu’en décembre 1930.

« La FED aurait pu trouver une meilleure solution en achetant à grande échelle les titres de la dette publique sur le marché libre.

« Elle suivit une politique encore plus négative jusqu’en septembre 1931, date à laquelle la Grande-Bretagne renonça à l’étalon-or.

« La Réserve fédérale, au terme de deux années de dure dépression, réagit en élevant le taux d’intérêt à des niveaux sans précédents dans son histoire. »

On peut constater que Friedman reflète là des vues qui continuent de prévaloir dans les milieux officiels étasuniens presque quatre-vingts ans après.

« En 1932, sous les pressions du Congrès, la FED clôtura sa session et annula aussitôt son programme d’achats.

« L’épisode final fut la panique bancaire de 1933.

\"La peur s’intensifia durant l’interrègne entre Herbert Hoover et Franklin D. Roosevelt, élu le 8 novembre 1932, mais ne devant entrer à la Maison-Blanche que le 4 mars 1933. Celui-là ne souhaitait pas prendre de mesures draconiennes sans la coopération du président élu, tandis que celui-ci ne voulait assumer aucune responsabilité avant d’avoir occupé son poste. »

Cet épisode rappelle l’attitude du président élu le 4 novembre, voilà moins d’un mois, Barack Obama, qui succédera à Bush le 20 janvier 2009 : seul le délai de l’interrègne a changé, puisqu’il se prolongeait au moins cent dix-sept jours dans les années 30 et qu’il n’en dure aujourd’hui que soixante-dix-sept.

En plein essor économique, signale Friedman, les États-Unis comptaient jusqu’à vingt-cinq mille banques. Début 1933, il n’en restait plus de dix-huit mille.

« Quand le président Roosevelt décida d’annuler, dix jours après, la mesure de fermeture des banques, un peu moins de douze mille furent autorisées à rouvrir leurs portes, à quoi s’ajoutèrent plus tard seulement trois mille. Bref, environ dix mille des vingt-cinq mille banques existant en 1929 disparurent durant ces quatre années par faillite, fusion ou liquidation.

« La fermeture d’entreprises, la baisse de la production, la montée du chômage, tout alimentait la nervosité et la peur.

« Une fois en marche, la dépression gagna d’autres pays, ce qui provoqua bien entendu une influence réflexe, nouvel exemple de la rétroaction si omniprésente dans une économie complexe. »

Le monde de 1933 dont parle Friedman dan son livre, ne ressemble en rien à celui d’aujourd’hui, absolument globalisé, formé de plus de cent quatre-vingt-dix États représentés à l’ONU, dont les habitants sont tous menacés par des risques que les scientifiques, même les plus optimistes, ne sauraient ignorer et que connaissent et partagent toujours plus de gens dans le monde, dont des hommes politiques étasuniens éminents.

Les efforts désespérés d’importants dirigeants mondiaux traduisent bien les retombées de la crise actuelle.

Selon l’agence Chine nouvelle, le président Hu Jintao de République populaire de Chine, dont l’économie enregistre une croissance soutenue de deux chiffres ces dernières années, a averti hier : « La Chine se trouve sous une pression croissante, du fait de sa population énorme, de ses ressources limitées et de ses problèmes environnementaux. » Il s’agit du seul pays à posséder, que je sache, des réserves en devises de presque deux billions de dollars. Le dirigeant chinois, après avoir énumérer « une série de mesures incontournables en vue de protéger les intérêts fondamentaux de la population et de préserver l’environnement dans le cadre de l’industrialisation et la modernisation de la Chine », signale pour conclure que « la propagation de la crise financière a fait chuter considérablement la demande de produits mondiale ».

Ces mots du dirigeant du pays le plus peuplé de la planète me dispense d’ajouter d’autres arguments pour signaler la profondeur de la crise actuelle.

Fidel Castro Ruz

Le 30 novembre 2008

18 h 15

(Traduction ESTI)

Écrit le 02/12/2008 à 17:53:12

A vos pupitres ! Ensemble exigeons la libération des 5 en envoyant un mail à Obama


Obama demande qu’on lui envoie des suggestions à travers sa page web. Pour cela, il faut entrer l’adresse suivante: http://change.gov/page/s/yourvision

Quand la page s’ouvre, vous trouverez un formulaire à remplir avec vos coordonnées. Seuls sont obligatoires les champs marqués d’un astérisque rouge. L’un d’entre eux correspond au code postal. Inutile de marquer le vôtre, ni votre pays d’origine, seuls les codes postaux des états US peuvent y figurer. A la place, entrez 1046, 10462, 10463 ou 11219. Il y a aussi un champ où on peut inclure une image ou une vidéo. Si vous avez quelque chose en relation avec les Cinq, ce serait bien de l’y inclure.  Si tout se passe bien, vous recevrez un mail comme accusé de réception. C’est un bon moment pour le faire, alors que nous attendons d’un jour à l’autre le transfert de Fernando, de Ramon et de Tony à Miami pour une révision des sentences.

Écrit le 02/12/2008 à 17:50:47

Vendredi 5 décembre


Le vendredi 5 décembre, aura lieu le 4ème rassemblement mensuel de soutien aux 5 patriotes cubains incarcérés depuis plus de 10 ans aux Etats-Unis.

Ce 4ème rassemblement aura une connotation encore plus officielle, puisque des représentants de la République de Cuba en France, seront présents de 16h30 à 17h30 devant la stèle en mémoire des martyrs de la Resistance antifasciste sous les arcades du Beffroi d’Arras.

Nous rappelons que ces rassemblements ont lieu depuis le 12 septembre (date anniversaire des 10 ans d’emprisonnement des 5) chaque 1er vendredi du mois de 16h30 à 17h30 devant le Beffroi d’Arras, avec un seul slogan, celui qui exige la libération des Cinq cubains.

Les Cinq ont été condamnés à de lourdes peines de prison, dont pour deux à perpétuité.

Ils l’ont été pour acte d’antiterrorisme, c\'est-à-dire pour avoir infiltré le milieu contre révolutionnaire cubain installé depuis 50 ans à Miami. Depuis des années, cette mafia organise en toute impunité et sans être inquiété par le gouvernement des Etats-Unis, des attentats meurtriers dans l’ile, qui ont notamment tués un journaliste italien, il y a quelques années.

Ramon Labaninio Salazar, René Gonzalez Sehwerert, Gerardo Hernandez Nordelo, Fernando Gonzalez LLort, Antonio Guerrero Rodriguez sont des pères de famille mais surtout des patriotes qui ont menés un combat pacifique pour empêcher que les intérêts de la nation cubaine et de son peuple ne soient des cibles des bombes aveugles.

Toute la nation cubaine défend depuis 10 ans ses 5 héros et exige que les USA les libèrent immédiatement.

Les militants du Pas de Calais et d’ailleurs qui soutiennent ce combat pour la libération des 5 depuis des années, appellent à grossir les rangs de ce rassemblement mensuel arrageois.

Écrit le 21/11/2008 à 18:20:35